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Maurice Rambaud (Traducteur)
EAN : 9782070387656
128 pages
Éditeur : Gallimard (26/10/1993)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 199 notes)
Résumé :
Nous ne croyons pas à l’Enfer, nous sommes incapables de l’imaginer, et pourtant il existe, on peut s’y retrouver brusquement au-delà de toute expression. Telle est la leçon de ce petit livre magnifique et terrible.
Récit d’une dépression grave, avec son cortège d’angoisses, d’insomnies, de « rafales dévastatrices », de tentations de suicide, il nous montre pour la première fois ce qu’est réellement cette « tempête de ténèbres » intérieure qui peut frapper n’... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
babounette
  12 novembre 2012
C'est terriblement difficile de faire une critique sur ce livre tant le sujet traité, le suicide, est encore tabou. La dépression, pour beaucoup de personnes qui ne l'ont jamais vécue, est déjà difficile à comprendre, mais quand elle va dans les abysses d'une souffrance qui n'a pas de nom, elle est incompréhensible.
Pour l'entourage d'une personne atteinte de ce mal et qui n'a comme seule solution que se donner la mort, c'est tout simplement inimaginable.
Ce que nous livre ici William Styron dans son livre Face aux ténèbres-chronique d'une folie, est une plongée dans l'univers de cette souffrance innommable, mais avec cette note d'espoir que l'on peut -parfois- s'en sortir.
Quand cela arrive, quand on s'en sort, on n'est plus jamais le(la) même.
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kuroineko
  07 février 2020
Face aux ténèbres n'est pas seulement un livre fort; c'est aussi un beau livre, quoique le sujet en soit grave et perturbant. La dépression est un sujet qui continue à mettre beaucoup de monde mal à l'aise. Ça peut aller jusqu'au tabou.
William Styron rédige ici un récit autobiographique de sa propre lutte face aux ténèbres. Mais il élargit l'angle d'approche en parlant de la dépression en général et des rapports ambigus et malaisés entre la personne en souffrance et les proches. Démunis face à ce problème impalpable, il y a ceux qui le réfutent carrément avec des conseils inutiles et qui agressent un peu plus le blessé : "Bouge-toi un peu plus!", "Tu t'écoutes trop!" et autres. Quand simplement se lever du matin est déjà une bataille remportée de haute lutte contre la maladie et soi-même. Quand tenir un jour de plus est un exploit...
William Styron parle également de quelques personnalités du monde littéraire en prise avec cette maladie qui les a poussés jusqu'au suicide: Romain Gary, son ami, Sylvia Plath, etc.
Lui-même s'est retrouvé à friser le point de non-retour, cette terrifiante zone qu'il nomme "la désespérance au-delà de la désespérance".
Un témoignage âpre, sans fard mais non sans pudeur. L'auteur n'écrit pas pour faire pleurer dans les chaumières ni par ostentation. Il se veut éclairant sur la dépression et son emprise similaire à celle d'une immonde araignée sur sa proie engluée dans la toile. Son récit m'a touchée au coeur. Pour autant il n'est pas déprimant, sa lecture ne m'a pas plus plombé le moral. Juste fait ressentir une infinie compassion pour tous ces êtres en souffrance.
Je sais déjà que ce court texte, je le relirai.
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madameduberry
  23 décembre 2013
Magnifique témoignage du néant effroyable dans lequel se trouve happé l'être humain en proie à la dépression. le clinicien reconnaîtra ce qui fait parfois renoncer à la vie certaines personnes souffrant de ces tourments majeurs de l'âme.A lire pour ceux qui penseraient encore qu'il s'agit uniquement de tristesse, ou de sautes d'humeur ou encore de "fragilité" essentiellement féminine. J'ai laissé une étoile noire: celle de la mélancolie.
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Ariane84
  23 août 2017
Ce texte, témoignage de William Styron sur un épisode aigu de dépression qu'il a vécu à l'âge de 60 ans, est très intelligent et touchera quiconque se sent concerné par le sujet.
Le ton est extrêmement juste et l'auteur a su trouver des mots intelligents pour décrire cette maladie par essence insaisissable.
L'auteur n'est ni complaisant ni acerbe envers l'univers psychiatrique et a su garder une bonne distance critique vis à vis des médecins et des institutions, mais également vis à vis de leurs détracteurs.
En tant que personne touchée de près par le sujet c'est un récit dont la lecture fait du bien et que je trouve juste de bout en bout.
Pas de pathos dans ce texte qui est tout simplement vrai.
Un témoignage essentiel...
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bdelhausse
  07 novembre 2016
Avec une grande pudeur, une franchise assez bluffante, William Styron nous parle d'une compagne de toujours... la dépression. Et de ce qui l'accompagne, l'alcool, le suicide...
Il l'avoue sans ambage, il est familier de tout cela. Ce n'est pas à proprement parler un ouvrage scientifique, mais sa démarche est clairement logique, méthodique, pragmatique.
Il part d'une expérience personnelle, pour dériver sur la mélancolie, ses conséquences dramatiques, familiales, professionnelles... et le suicide. Il va citer ses mentors, et se rendre compte que, finalement, ils ont vécu ce qu'il a vécu aussi. Il retrace son parcours et nous montre à quel point la dépression est ancrée en lui, dans son oeuvre.
Il ne cherche pas d'excuse. Il ne peint pas tout en rose ou en noir. Il progresse tout en nuances. Il y a une porte de sortie. Oui. Il faut la trouver. Et il replace l'humain au centre des thérapies et de la pharmacopée d'usage.
C'est beau, même si le mot semble déplacé sur un tel sujet, car c'est vrai, sincère, honnête, sans fards. Et magnifiquement écrit, avec une économie de mots. Sans redondance. Sans effet de manche.
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Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
EtrangesHistoiresEtrangesHistoires   29 juillet 2014
La folie découle d'un processus biochimique anormal. Il a été établi avec une certitude raisonnable (non sans une résistance acharnée de la part de nombreux psychiatres, et il n'y a pas si longtemps d'ailleurs) que ce type de folie est chimiquement provoqué parmi les neurotransmetteurs du cerveau, probablement du fait d'un stress systémique, qui pour des raisons inconnues déclenche une déplétion de substances chimiques, la norépinéphrine et la sérotonine, et l'augmentation d'une hormone, le cortisol. Conséquence de ces perturbations dans les tissus du cerveau, de l'alternance d'imprégnation et de privation, il n'est pas surprenant que le cerveau en vienne à se sentir blessé, accablé, et que les processus confus de la pensée témoignent de la détresse d'un organe en convulsions. Parfois, pas très souvent cependant, un esprit à ce point perturbé nourrira des idées de violence à l'égard d'autrui. Mais en raison de cette effroyable tendance à l'introversion, les victimes de la dépression ne sont en général dangereuses que pour elles-mêmes. La folie de la dépression est, en règle générale, l'antithèse de la violence. Certes c'est une tempête, mais une tempête des ténèbres.
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fanfanouche24fanfanouche24   09 novembre 2013
Camus, me dit Romain (Gary), faisait de temps à autre allusion au profond désespoir qui l'habitait et parlait de suicide. Il en parlait parfois en plaisantant, mais la plaisanterie avait un arrière-goût de vin aigre, qui n'allait pas sans perturber Romain. Pourtant il n'avait apparemment jamais attenté à ses jours, aussi n'est-il peut-être nullement fortuit que malgré la constance de la tonalité mélancolique, un sentiment de triomphe de la vie sur la mort soit au cœur du -Mythe de Sisyphe- et de son austère message: en l'absence de tout espoir, nous devons néanmoins continuer à lutter pour survivre, et de fait nous survivons-de justesse. (p.43)
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GwordiaGwordia   13 avril 2012
La dépression de Camus et maintenant celle de Romain Gary - de toute évidence aussi celle de Jean (Seberg - ndlr) - étaient pour moi des maux abstraits, en dépit de ma compassion, et à l'instar de la majorité de ceux qui jamais n'ont personnellement fait l'expérience de la maladie, je n'avais pas la moindre idée de ses véritables dimensions ni de la nature de la souffrance qu'endurent tant de victimes à mesure que l'esprit poursuit son insidieuse déliquescence.
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PiertyMPiertyM   21 novembre 2014
La souffrance occasionnée par une dépression grave est tout à fait inconcevable pour qui ne l'a jamais endurée, et si dans de nombreux cas elle tue, c'est parce que l'angoisse qui l'accompagne est devenue intolérable.
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babounettebabounette   12 novembre 2012
(Le poète russe Maïakowski avait sévèrement jugé le suicide de son célèbre contemporain Essenine quelques années plus tôt, ce qui devrait constituer un avertissement pour quiconque se sent enclin à condamner l'autodestruction.)
Lorsque l'on pense à ces créateurs, ces hommes et ces femmes dotés de tant de talent, et voués à la mort, on est amené à s'interroger sur leur enfance, l'enfance où tout le monde le sait, les germes de la maladie plongent leurs racines; se peut-il que certains d'entre eux aient eu, alors, une intuition de la nature périssable de la psyché, de la subtile fragilité? Et pourquoi eu furent-ils détruits, tandis que d'autres- frappés de façon similaire - parviennent à s'en sortir?
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Videos de William Styron (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de William Styron

Seul le silence de RJ Ellory - Bande-annonce
Joseph a douze ans lorsquil découvre dans son village de Géorgie le corps dune fillette assassinée. Une des premières victimes dune longue série de crimes. Des années plus tard, alors que laffaire semble enfin élucidée, Joseph sinstalle à New York. Mais, de nouveau, les meurtres denfants se multiplient Pour exorciser ses démons, Joseph part à la recherche de ce tueur qui le hante. Avec ce récit crépusculaire à la noirceur absolue, RJ Ellory évoque autant William Styron que Truman Capote, par la puissance de son écriture et la complexité des émotions quil met en jeu.
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