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EAN : 9782824617923
320 pages
Éditeur : City Editions (04/11/2020)

Note moyenne : 3.38/5 (sur 59 notes)
Résumé :
Des trombes d’eau. Un vent infernal. En quelques minutes, la petite ville de Woodfoll dans le grand Nord canadien est balayée par une tempête d’une violence inouïe. Plus d’électricité, plus de téléphone, un paysage de fin du monde.

Comme le reste de la région, la prison de haute sécurité n’a pas résisté à l’ouragan. La panne électrique a ouvert les portes, libérant quatre tueurs, parmi les pires de leur espèce, des violeurs, pédophiles et meurtriers r... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
michaelfenris
  24 mai 2020
Woodfoll, petite ville du grand nord Canadien. On y fait pas grand chose dans cet univers glacé. Louise Grynspan, surnommée Lou, shérif de la ville, une ancienne profileuse de la police du Québec, est venue presque s'enterrer là pour renaître après des déboires familiaux et sentimentaux. Alors qu'elle est invitée par les autorités locales à découvrir le nouveau pénitencier très haute sécurité installé en bordure de ville, une tempête sans précédent balaie Woodfoll durant quelques heures. Lorsqu'enfin le calme revient, c'est pour découvrir que durant quelques minutes, le système de surveillance de la prison a été déconnecté, et que quatre frères, de dangereux criminels sociopathes, se sont échappés en massacrant leurs gardiens et qu'ils se baladent dans la nature.
En même temps, Lou Gryspan doit enquêter sur la mort d'une jeune fille indienne retrouvée sauvagement mutilée dans la forêt. Dans cette région où la population indienne s'estime avoir été spoliée par les Blancs, et où la localisation même de la prison est remise en question, la tension atteint rapidement son paroxysme…
Je n'avais jamais encore eu l'occasion d'ouvrir un roman de Maud Tabachnik. Je connaissais l'auteur de nom et de réputation, j'ai eu l'occasion de la croiser sur des salons, mais jamais je ne m'étais plongé dans ses pages. Voilà une erreur réparée avec ce « Jours de Glace » paru aux éditions City. Un thriller effectivement glacial. D'emblée, la situation est posée, l'auteure ne s'embarrasse pas de chapitres superflus pour planter le décor. Rappelant par certains aspects le film de Taylor Sheridan, Wind River, il met en exergue les difficultés de communications entre Indiens et Canadiens, leurs façons très différentes de gérer les problèmes, et cette impression constante d'incompréhension presque volontaire. Cette partie du roman est à mon sens la plus réussie. En particulier, les deux policiers Oka et Temiscouata, et surtout le chef Istinak Shaw, sont formidables de justesse. Inversement, le roman n'est pas totalement dénué de petits travers: d'abord, l'héroïne, Lou Gryspan. Intéressante à plus d'un titre, j'avoue ne pas avoir compris l'intérêt d'en faire une ex-profileuse, j'ai parfois l'impression que ce profession devient une condition sine qua non du thriller. D'autant qu'à la suite de l'histoire, on ne peut pas dire qu'elle use particulièrement de ses talents. Comme nous sommes au Canada, nous avons également droit à un certain nombre d'expressions locales, assez amusantes mais pas franchement indispensables.
Les chapitres qui se succèdent rapidement, alternent le point de vue du shérif, Lou s'exprimant alors au présent et à la première personne, avec ceux des autres protagonistes , à la troisième personne et au passé. J'avoue que cela peut paraître parfois déboussolant et peut casser le rythme. Par ailleurs, j'ai eu parfois du mal avec certaines phrases très longues et des répétitions qui auraient mérité d'être supprimées. Quelques considérations digressions m'ont également laissé perplexe, en particulier sur la politique et l'immigration…
Au final, Jours de Glace est un petit thriller agréable à lire, sans doute pas aussi terrifiant et additif que j'aurais pu l'espérer, en particulier en ce qui concerne la traque des quatre frères meurtriers, que j'aurais préférée plus longue peut-être plus dure voire plus sanglante. Ce n'était sans doute pas le propos du roman. Mais la description de l'univers des Premières Nations sonne très juste. Et surtout, il m'a permis de découvrir celui de l'auteure, dans lequel je n'exclue pas à l'avenir de retourner.
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Learenaud
  21 février 2021
C'est assez rare que je mette une note aussi basse pour une lecture. Je vais donc donner mes raisons.
Dès les premières pages j'ai été très surprise par des phrases très laborieuses, difficiles à lire, mal écrites. Des répétitions de mots, des verbes faibles, des phrases trop longues qui m'ont essoufflées. Des chapitres au présent, d'autre au passé... un passé simple c'est d'ailleurs perdu dans une narration au présent, probablement une coquille. J'ai compté 7 "et" dans une seule phrase par exemple.
Donc, dès les premières pages je me suis demander sur quoi j'étais tombé et comment on avait pu laisser publier ce livre avec de tels imperfections littéraires. Je me dis que l'intrigue va peut-être rattraper cela et que l'auteure n'est peut-être pas très douée pour les descriptions et sera plus convaincante dans l'action.
En effet, les dialogues sont le point fort du livre et les premiers échanges entre l'héroïne et les gardiens de prison 3AP m'ont fait espérer une lecture qui en vaille la peine. L'ambiance de grand nord canadien est plutôt très bien rendue, même si c'est un peu cliché et déjà vu.
Le résumé au dos du livre était mensongé (où alors les éditeurs n'ont pas lu le livre, possible au regard des coquilles que j'ai repérées). On dit qu'un meurtre sanglant est commis après l'évasion de quatre bandis et que les soupçons se portent sur eux naturellement, or, non, ledit meurtre est commis quatre jour plus tôt donc aucun soupçon ne pèsera sur eux. En fait, les deux intrigues (évasion des criminel du pénitencier et meurtre de la jeune indienne) du textes n'ont aucun lien l'une avec l'autre... et d'ailleurs rien n'a jamais de lien avec rien dans ce livre.
Les policiers ne trouvent pas d'indices, ne collectent pas de preuves, n'interrogent pas vraiment de témoin.
Le lecteur sait dès le départ qui est le meurtrier, donc pas de mystère et pas beaucoup de suspens.
La tempête au début ne sert à rien, on pourrait la retirer du livre sans que cela ne perturbe l'intrigue. C'est d'ailleurs le gros problème du livre, presque tout peut-être retiré sans perturber l'histoire. L'histoire du cimetière indien sous la prison : aucune conséquence. L'enquête de l'héroïne : aucune conséquence (elle ne débouche sur rien), le meurtre de l'indienne : aucune conséquence pour le meurtrier qui va périr pour d'autre raison, l'histoire d'amour de l'héroïne : aucune conséquence, la femme du meurtrier qui écrit des indices sur un carnet : aucune conséquence on en entendra plus parler, etc.
Bref, aucune cohérence dans ce roman, pas d'enquête, pas de résolution, pas de retournements inattendus de situation. Je n'ai jamais lu ça, on tue et on passe à autre chose, les affaires se résolvent toutes seules, les policiers ne servent à rien à part à découvrir les corps, tomber presque par hasard dans des précipice et prendre des balles perdues. Les méchants n'ont pas de mobiles et agissent pour le fun.
Je n'ai pas du tout aimé. Et je trouve même qu'on est pas loin de l'arnaque car ce n'est pas un travail abouti pour moi. Je dois reconnaître que ça se lit vite et facilement (passé les premières pages un peu compliquées), mais on se rend quand même compte une fois fini que le livre n'a pas tenu ses promesses de départ.
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Marilynzillah
  11 janvier 2021
J'ai déjà lu il y a des années plusieurs romans de Maud Tabachnik qui m'avaient beaucoup plu.
J'ai donc acheté celui-ci avec plaisir, surtout à la lecture de la 4ème de couverture qui promettait un thriller glaçant!
Je dois malheureusement admettre que je suis assez déçue: je n'arrive pas à accrocher avec le personnage principal la shérif Lou Gryspan ni avec son équipe. On a bien compris que l'on était au Canada, qu'il faisait froid, très froid et que le pénitencier abrite les pires monstres sur terre...
Cela ne m'a pas paru crédible ( les portes de la prison qui s'ouvrent toutes seules suite à une éruption solaire...bof...), l'écriture est assez hachée et décousue..
Bref, il ne restera pas dans mes annales et je ne le recommanderai pas car cette lecture m'a plutôt ennuyée..
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Patmarob
  02 mars 2020
Avec « Jours de glace », Maud Tabachnik transporte le lecteur au Canada, dans l'hiver du Manitoba. La petite ville de Woodfoll est le centre de vie d'un territoire où se côtoient des communautés indiennes et des canadiens aux origines diverses. Lou Grynspan y dirige la gendarmerie.
Une prison toute neuve et ultra-moderne accueille des détenus dangereux. Une tempête exceptionnelle isole la région. L'électricité, les communications sont coupées. Les portes de la prison, s'ouvrent, quatre tueurs s'enfuient. Une chasse à l'homme est ouverte, des policiers disparaissent.
Dans la communauté des indiens « Cris », une jeune fille a été assassinée. L'enquête s'ouvre, Lou Grynspan doit pactiser avec une police indienne à la culture différente.
L'auteur réussit à traduire, par des descriptions suggestives, l'ambiance glacée de ces espaces boisés et hostiles. le milieu est hostile, ses habitants peuvent être inquiétants et certaines scènes sont violentes.
Le contexte local et l'installation de l'intrigue nécessitent une centaine de pages .Le rythme de l'enquête se développe surtout dans la deuxième moitié du roman.
Les conditions naturelles (un espace et un contexte climatique particuliers), une double intrigue, des personnages très différents (les gendarmes, les amérindiens, les tueurs..) donnent au roman un souffle inégal. le livre de 318 pages demanderait un développement plus conséquent.
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AngeliqueLeslecturesdangelique
  07 février 2020
Dans ce roman, essentiellement raconté par Louise, nous découvrons un territoire canadien isolé et loin des grandes villes. Les Blancs doivent vivre avec les indiens, à moins que ce ne soit l'inverse. On sent tout de suite que les relations entre les deux peuples est très tendues. Louise prend des pincettes lorsqu'elle est en présence du chef Shaw. Ce dernier a du mal à accepter la présence des Blancs et leurs lois. Tout s'accélère lorsque la tempête éclate : les terribles frères Bernatchez se sont évadés. Ces quatre criminels sont des sauvages et sociopathes capables des pires actes. Leur interpellation est donc prioritaire, au grand dam des indiens qui pleurent la disparition de Sora, une jeune fille de leur peuple.
Dynamique, l'histoire découverte n'est pas vraiment celle que je m'étais imaginée en lisant le résumé. Ce livre évoque finalement de multiples intrigues, que je ne dévoilerai pas davantage au risque de trop en dire ; de ce fait, on se disperse un peu partout. J'ai été parfois perdue car les personnages, auxquels je me suis peu attachée, et les pistes étaient nombreux. de plus, j'ai trouvé parfois que le récit comportait parfois quelques longueurs. Enfin, j'ai aussi eu du mal avec la narration assez familière, trop « parler » à mon goût.
Cependant, l'auteure, par sa plume, a réussi a distiller une ambiance très sombre et angoissante. On se sent vite oppressé et glacé. L'atmosphère se charge en intensité au fil du temps, un sentiment d'urgence grandi. Les descriptions nous plongent complètement dans l'histoire : on s'imagine bien sur place aux côtés des policiers qui découvrent les crimes et les horreurs perpétrées par les suspects.
Même si j'ai pas été totalement transporté par ce roman, cela reste un thriller implacable et entraînant.
Lien : https://leslecturesdangeliqu..
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
AngeliqueLeslecturesdangeliqueAngeliqueLeslecturesdangelique   07 février 2020
Depuis, Woodfoll est devenu une communauté prospère de plus de vingt-cinq mille habitants où de l'avis de la plupart il fait bon vivre. Or, récemment, alléchés par de très importantes subventions, le lieutenant-gouverneur général et le Parlement provincial du Manitoba ont accepté du gouvernement fédéral l'implantation d'un asile pénitentiaire proposé à notre province en raison de son isolement, de son faible taux d'occupation, égal à un virgule neuf habitant au mètre carré, des cent dix mille lacs qui recouvrent quarante-cinq pour cent de son territoire, des immenses forêts de conifères boréaux, de mélèzes, de pins rouges et d'épicéas qui se partagent les quarante-huit pour cent restants de sa surface, de la rigueur de son climat d'hiver, rendant quasi impossible l'évasion d'une population carcérale dont les autorités apprirent trop tard qu'elle était jugée dangereuse.
On donna à ce centre particulier le nom de 3AP, qui signifie, en jargon administratif, « troisième asile pénitentiaire du pays », sans que personne se soit soucié de sa signification.
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Variation6Variation6   07 février 2021
Souvent, les gens croient que le mal n'existe pas. Que l'humain n'est pas mauvais, qu'il a des circonstances atténuantes, que ce sont les autres, la société, la famille, qui sont responsables de ce qu'il est devenu. Possible dans certains cas, mais il y a ceux qui choisissent le mal parce que ça semble plus facile, avec un bénéfice plus immédiat. Plus aiser de dealer que de travailler. Plus rentable de cambrioler que de s'échiner. Plus rapide de tuer un rival, un concurrent, votre femme ou votre mari qui vous trompe, que de partir ou de négocier. J'ai toujours pensé que le mal faisait partie de notre ADN.
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galyalaingalyalain   24 février 2020
- C’est drôle de laisser à un mort de la vaisselle pour qu’il se nourrisse, dit Sauvegarde au bout d’un moment.
- Et déposer des fleurs sur une tombe en pensant que le mort va sortir les respirer, ça vous semble plus logique ? Je lui retourne sèchement.
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galyalaingalyalain   24 février 2020
Des enquêtes ont prouvé que l’on tombe amoureux des gens qui vous ressemblent plus ou moins. Parce qu’avant tout, on s’aime soi-même. Pas les chiens. Les chiens aiment leur maître. Inconditionnellement. Jusqu’à la mort. Comme l’ancêtre d’Hachiko qui a attendu le sien sa vie durant devant la gare de Tokyo.
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LUKE59LUKE59   11 janvier 2020
Pour moi, la réincarnation n'est rien d'autre que ce que l'on transmet à ceux qui nous ont aimés et qui nous survivent. Nous continuons de vivre tant qu'ils se souviendrons de ce que nous avons été, des valeurs et des idées que nous leurs avons laissées, l'amour que nous avons partagé. Homère est immortel. ( p 153 )
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