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Daniel Struve (Traducteur)
ISBN : 2070304078
Éditeur : Gallimard (01/01/2004)

Note moyenne : 3.46/5 (sur 151 notes)
Résumé :
Lors d'une promenade autour d'un ancien palais impérial, le sanctuaire de Minase, le narrateur rencontre un homme étrange. Est-ce un fantôme, un esprit qui hante les lieux ? Celui-ci lui offre du saké et lui raconte l'histoire de la belle O-Yû, perverse et inaccessible..
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Critiques, Analyses et Avis (35) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
  28 mai 2017
Enclin à la rêverie et à la nostalgie depuis qu'il approche de la cinquantaine, le narrateur part se promener au sanctuaire de Minase qui s'élève sur l'emplacement du palais impérial de l'empereur Gotoba. le lieu n'a rien d'exceptionnel a priori mais il est chargé d'Histoire et le promeneur se remémore des vers, des haïkus, des extraits d'oeuvres anciennes. La nature environnante, la proximité du fleuve Yodo sont propices à la contemplation de la pleine lune du huitième mois. Aussi s'attarde-t-il pour admirer l'astre, au milieu du fleuve, sur un banc de sable où il s'imagine revenu à l'époque où les geishas, rivalisant de beauté, voyageaient en bateau pour le plaisir des riches riverains. Soudain sa solitude est troublée par un homme surgi des roseaux qui lui propose du saké et une histoire. L'histoire d'amour de son père et de la belle et inaccessible O-Yû. Un amour impossible car O-Yû étant veuve et mère, la tradition rendait impossible un remariage. C'est donc avec O-Shizu, la soeur d'O-Yû, qu'il finit par se marier. Un mariage non consommé, un triangle amoureux, chaste et respectueux, dominé par O-Yû, gracieuse certes, mais aussi égoïste, narcissique, capricieuse, un brin perverse.
Au rythme lent du marcheur, Junichirô Tanizaki nous convie dans le sanctuaire de Minase pour une promenade entre passé et présent, rêve et réalité. Après la mise en jambe tout en douceur dans le lieu saint et près des vestiges du palais impérial, accompagné par la musique des poèmes anciens, le lecteur flâne à la rencontre d'un conteur pour une douce échappée dans les temps anciens. A cette époque, la famille et les traditions pesaient sur les couples et l'amour n'avait pas forcément voix au chapitre. Enfant choyée par une famille en pâmoison devant sa beauté, O-Yû a été traitée pareillement dans sa belle-famille, toujours soucieuse de lui plaire et de la contenter. Habituée à voir tous ses voeux exaucés, la jeune fille se complaît dans un état de satisfaction permanente et se soucie finalement peu de son entourage. Elle accepte avec naturel le sacrifice de sa soeur et de l'homme qui l'aime. Il est question ici d'amour courtois, de chasteté, de désir bridé, de jeux sensuels, de caresses interrompues par le sens de l'honneur. Bien sûr, cette histoire d'amour finira, mais les sentiments de l'homme ne s'éteindront jamais. Longtemps encore après la rupture, il rôdera près de chez O-Yû, à chaque pleine lune du huitième mois, pour revoir encore une fois sa cruelle bien-aimée...
Une nouvelle poétique, onirique et langoureuse inspirée d'un conte populaire et servie par la plume sensuelle et délicate d'un auteur qui excelle à décrire un Japon idéal, fantasmé et révolu.
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Malaura
  19 décembre 2011
Un beau soir de septembre, le narrateur se décide à une promenade méditative et poétique au sanctuaire de Minase, lieux où s'élevait jadis un ancien palais impérial. La beauté chaleureuse de ces lieux porteurs d'un passé majestueux, évoque au marcheur solitaire des réminiscences d'oeuvres traditionnelles, de poèmes anciens, de haïkus consacrés, ainsi que le désir de contempler la lune sur les rives toutes proches du fleuve Yodo.
Sa solitude est pourtant troublée par l'apparition d'un homme, surgi de derrière les roseaux tel un esprit des eaux.
Celui-ci, après lui avoir offert quelques verres de saké, entreprend de lui faire le récit des amours contrariés de son père avec la belle et distinguée O-Yû. A l'époque, la tradition nippone ne permettant pas à O-Yû, jeune veuve avec un enfant, de se remarier,
le père du conteur s'était résolu à épouser O-Shizu, la soeur cadette d'O-Yû, afin de rester proche de celle qu'il avait épousée dans le secret de son coeur. Une curieuse relation triangulaire, fondée sur la chasteté, s'était alors établie entre O-Yû et le couple, chacun sacrifiant sa vie par amour et par respect pour les deux autres.
A la fin de cette étrange confession, la silhouette de l'inconnu se fond dans le clair de lune, laissant planer comme l'ombre d'un doute sur la réalité de cette rencontre…
Dans ce court roman inspiré d'un vieux conte japonais, Tanizaki prend tout son temps pour camper son décor.
Posément, graduellement, l'auteur japonais crée une atmosphère tout en délicatesse, établit une ambiance douce, éthérée, qui vous happe et vous enivre comme ces coupelles de saké offrant une légère ivresse, un trouble nimbé de bien-être.
Par un lent, long et beau préambule, paisible promenade au bord d'un fleuve un soir de pleine lune, le lecteur sera peu à peu conduit au coeur du récit.
Le promeneur solitaire accompagné d'un lecteur serein, se laissent tout d'abord envahir par la beauté calme des lieux, baignés de douce mélancolie, sorte d'attente contemplative nimbée de poésie nippone, de haïkus, d'histoires traditionnelles.
Puis, avec cette magie que confèrent les bords brumeux d'un fleuve seulement éclairé par l'astre lunaire, l'apparition du deuxième personnage, surgi d'entre les roseaux, ouvre la voie à un autre récit tout aussi délicat et raffiné, l'histoire d'un amour impossible.
Dans la narration de ce récit, l'auteur japonais révèle l'étendue de son érudition des us et coutumes de la tradition nippone et des arts traditionnels (instruments de musique, poésie, oeuvres anciennes).
Apparaît alors un monde où le raffinement et l'élégance le disputent aux devoirs et contraintes imposés par des codes sociaux extrêmement restrictifs.
Le grand auteur japonais, au demeurant souvent bridé par la censure dans d'autres ouvrages, compose ici un tableau d'une exquise subtilité, traduisant à la fois la soumission et le respect aux règles ancestrales, et le rapport triangulaire ambigu et sensuel des personnages.
Ainsi, dans un style imagé, auréolé d'une poésie claire et mélodieuse, il réussit à évoquer les thèmes qui lui sont chers – les passions amoureuses, les relations triangulaires, la beauté, la sensualité - sans toutefois heurter les bonnes consciences.
A la recherche d'un esthétisme gracieux, élégant et raffiné, l'auteur de « La clef », « Eloge de l'ombre » ou « le tatouage », compose « le coupeur de roseaux » à la manière dont les artistes japonais réalisent leurs estampes à l'époque Edo, avec cette portée philosophique que l'écrivain japonais du XVIIème siècle Asaï Ryôi mentionne ainsi : « vivre uniquement le moment présent, se livrer tout entier à la contemplation de la lune, de la neige, de la fleur de cerisier et de la feuille d'érable […], dériver comme une calebasse sur la rivière, c'est ce qui s'appelle ukiyo. »
Les descriptions finement nuancées de la nature, des paysages, des costumes, le mouvement suspendu d'un geste féminin, le sentiment d'évanescence et d'éphémère qui se dégagent des êtres et des choses, sont peints au plus fin pinceau et, sous la plume de l'auteur, se dévoilent détail après détail au gré d'une écriture soignée, souple et soyeuse. Si bien que, tout comme les artistes pratiquant l'Ukiyo (ou l'art de l'estampe), l'on pourrait aisément qualifier de « peintre d'un monde flottant » le grand écrivain japonais Junichirô Tanizaki (1886 – 1965).
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kuroineko
  04 décembre 2018
Après le grand tremblement de terre du Kantô en 1923, Tanizaki Junichirô partit s'installer dans la région du Kansai (Kyoto-Osaka). Lui qui s'était intéressé de près à l'occidentalisation de son pays depuis le début de l'ère Meiji, il revint alors vers le Japon d'avant et ses traditions.
Le coupeur de roseaux appartient à cette veine. le narrateur qui approche de la cinquantaine est un double parfait de Tanizaki. Une fin d'après-midi, à la mi-septembre, ce personnage partit pour une promenade vers le sanctuaire de Minase, dressé en l'honneur de Gotoba, empereur caché du XIIIème siècle. le sanctuaire se dresse à l'endroit où le souverain possédait une vaste demeure, pas très loin de sa capitale Heian-Kyo, le nom de l'ancienne Kyoto. le narrateur compte profiter du spectacle de la pleine lune de ce mois, qui fait l'objet au Japon d'une célébration appelée "Tsukimi" (littéralement, "regarder la lune") où l'on contemple l'astre lunaire, si possible sur l'eau pour bénéficier des reflets, et avec du saké.
L'âme empreinte de nostalgie douce, le narrateur évoque chroniques et poèmes de l'époque médiévale. Assis près des roseaux sur un banc de sable au milieu de la rivière, il est accosté par un homme sensiblement du même âge que lui. Cet inconnu partage son saké avec le narrateur avant de lui confier l'histoire de son père et de sa relation avec la superbe et raffinée O-yū, jeune veuve et mère d'un petit garçon, dont il épouse la soeur cadette O-Shizu. S'ensuivent des relations très ambiguës non dénuées d'une certaine perversité entre le trio.
Tanizaki met tout son talent d'évocation dans ce récit très contemplatif. Comme son double fictionnel, on se laisse bercer par la poésie fantasmatique de cette nuit d'automne où une légère brume floute et adoucit les contours des choses. On se laisse prendre à l'histoire narrée par linconnu, au charme vénéneux d'O-yū et du trio. Tanizaki aime et excelle à mettre en scène des personnages aux comportements troubles (cf. sa première nouvelle "Le Tatouage" ou son roman le chat, son maître et ses deux maîtresses, entre autres).
L'ensemble forme une sorte de conte onirique dont on ressort comme d'un rêve.
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Croquignolle
  24 janvier 2017
Ce livre est un joli voyage émouvant et dépaysant au bord d'un petit étang près du sanctuaire de Minase. Bercée par la mélodieuse musique de la voix de cet ami rencontré en chemin, je suis émerveillée de notre complicité naissante. Sa confiance en moi me touche. Il me révèle sans pudeur ce qui le fascine en ce lieu à la beauté privilégiée : une femme inaccessible, O-Yû, qui hante ce sanctuaire et qui laisse une trace mystérieuse et délicieuse dans sa vie d'homme.
Et voilà que je me prends pour le narrateur...
Si je mets trois étoiles seulement à ce récit, c'est parce qu'il m'a fallu un temps fou pour entrer au coeur de l'histoire. Dans la première partie, j'avais l'impression d'assister à un cours de géographie, tentant de situer Minase sur la carte d'un Japon aux mille vies.
Petit à petit pourtant, la magie de la plume de Junichirô Tanizaki a opéré et j'ai été séduite...
Mais certainement trop tard pour faire de cette lecture un vrai coup de coeur.
Je souris en lisant l'avis de Woland qui rejoint mon point de vue : l'intensité, la force, les trésors de ce roman se cachent certainement lors de la première lecture. Je ne vais donc pas hésiter à le relire pour en goûter chaque mot, chaque émotion, chaque merveille.
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BazaR
  01 février 2015
A mon grand regret, je suis passé complètement à côté de ce récit. Vu que ce n'est pas mon genre de prédilection je dois faire un effort non négligeable, être dans un état de réception important pour en tirer l'essence. A deux reprises j'ai cru que j'accrochais aux descriptions lentes et soignées des paysages. Mais non. Au final, l'aspect trop contemplatif à mon goût, le manque d'action de cette romance à trois voix mêlant le père du conteur, la belle veuve O-Yû et la soeur adepte du sacrifice O-Shizu m'ont écarté du jeu. J'ai lu la deuxième moitié du récit en diagonale, en prenant des raccourcis, voulant malgré tout atteindre la fin.
J'ai raté quelque chose ici je pense, les critiques d'autres babéliotes comme Malaura ou LiliGalipette me le font bien sentir. A ma décharge, je n'étais pas au mieux de ma forme. Cela a indubitablement joué sur ma réception du roman.
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Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
CroquignolleCroquignolle   23 janvier 2017
Il est vrai qu'en matière de paysages, les goûts varient selon les dispositions de chaque spectateur, et il s'en trouverait sans doute pour dénier toute valeur à ce lieu. Quant à moi, des montagnes et des cours d'eau ordinaires sans rien de grandiose ou d'inattendu, tels que ceux-ci, m'invitent à une douce rêverie et me donnent l'envie de m'attarder indéfiniment auprès d'eux. S'ils ne surprennent pas l'oeil et ne ravissent pas l'âme, de tels paysages attirent le voyageur par leur abord amène et souriant. A un regard rapide, ils ne livrent rien, mais celui qui s'attarde longuement auprès d'eux se sent entouré de chaleur et d'une douce affection, comme dans les bras d'une tendre mère. Dans la solitude du soir, surtout, on voudrait se fondre dans la fine brume qui flotte au-dessus de l'eau, et qui semble de loin nous faire signe.
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WolandWoland   25 septembre 2010
...] ... ( ... ) mon père, lorsqu'il aperçut O-Yû, sentit qu'elle était le type de femme dont il rêvait depuis longtemps. Je ne sais ce qui fit naître en lui ce sentiment, mais sans doute dans le ton qu'elle prenait lorsqu'elle s'adressait à ses servantes et qu'il pouvait entendre puisqu'elle était placée immédiatement derrière lui [dans une loge, à l'opéra], tout comme dans le reste de son comportement et de ses attitudes, il avait perçu cette aisance qui appartient aux femmes des grandes familles. Telle qu'on peut la voir sur les photographies, O-Yû avait des joues assez pleines et un visage rond et enfantin, mais à entendre mon père, si les lignes de son nez et de ses yeux étaient celles d'une belle femme comme il s'en trouve un assez grand nombre, son visage paraissait estompé par une légère brume, ses yeux, son nez, sa bouche, tous ses traits étaient imprécis, comme tendus d'un mince voile, dépourvus de toute ligne tant soit peu déterminée ou aiguë et celui qui la regardait fixement avait l'impression que ses propres yeux se voilaient et qu'un halo de brouillard venait envelopper la seule personne de cette femme. Selon mon père, l'expression "noblement raffiné" que l'on rencontre dans nos anciens ouvrages désignait précisément ce genre de visage et c'était, disait-il, cette particularité qui faisait le prix d'O-Yû sama. Sans doute avait-il quelques raisons pour penser ainsi. Les femmes au visage d'enfant ont souvent tendance à conserver longtemps leur air de jeunesse, si du moins les difficultés de la vie quotidienne ne viennent pas les flétrir, et, à en croire notamment ma tante, entre seize et quarante ans, le profil d'O-Yû n'avait pas subi le moindre changement, son visage restant toujours d'une fraîcheur aussi juvénile. ... [...]
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MahaDeeMahaDee   11 mars 2017
C'était un mois de septembre, quand j'habitais encore à Okamoto. Il faisait un temps superbe ce jour-là et vers le soir, ou plutôt peu après trois heures de l'après-midi, j'eus soudain envie de faire une promenade à pied dans la région. L'heure était trop tardive pour une excursion lointaine et je connaissais par ailleurs presque tous les environs immédiats, si bien que je réfléchissais à un endroit peu connu, auquel ni moi ni un autre n'aurait pensé spontanément, et qui conviendrait à une promenade de deux ou trois heures, lorsque je me rappelai que depuis quelques temps déjà j'avais le projet d'aller visiter le sanctuaire de Minase, sans que l'occasion ne s'en fût jamais présentée.
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WolandWoland   25 septembre 2010
[...] ... Tout en recherchant dans les replis de ma mémoire ces quelques passages [extraits de chroniques] dont je parvenais à faire remonter des bribes à la surface, je contemplais l'étendue déserte du fleuve, dont les eaux s'écoulaient sans bruit sous l'éclat de la lune. Quel homme n'avait jamais éprouvé un sentiment de nostalgie pour le passé ? Pourtant, rendu vulnérable comme je l'étais par l'approche de la cinquantaine, la simple tristesse sans raison que nous inspire l'automne m'envahissait avec une force prodigieuse, dont je n'avais pas soupçon dans ma jeunesse, et il suffisait du spectacle de feuilles de puéraire frissonnant au vent pour me remplir parfois d'une émotion que rien ne parvenait à dissiper. A plus forte raison, par une telle soirée et alors que j'avais trouvé refuge dans un endroit pareil, devais-je me montrer sensible à la fragilité de toute entreprise humaine, disparaissant sans laisser de trace, et me sentir attiré par le chatoiement d'une époque révolue ? Les "Notes sur les Courtisanes" rapportent le nom de femmes fameuses telles que Kannon, Nyoi, Kôro, Kujaku, ou encore Ko-kannon, Yakushi, Yuya, Naruto. Où sont donc toutes ces femmes qui passaient leur vie sur l'eau ? [sur des jonques aménagées où elles faisaient commerce de leurs divers talents : chants, danses et sexe.] Si, pour leur nom d'artistes, elles choisissaient des termes à consonance bouddhique, c'est, dit-on, qu'elles voyaient dans le commerce de leurs charmes une forme de compassion semblable à celle des bodhisattva [= celui ou celle qui a décidé de suivre la Voie de Bouddha]. Ces femmes qu'on regardait comme des réincarnations de Fugen [Fugen Bosatsu, disciple et assistant du Bouddha] et à qui il arrivait de recevoir l'hommage des moines les plus vénérables, ne pourrait-on en faire à nouveau sur ces flots apparaître les figures, telle de l'écume qui se forme pour se défaire aussitôt ? ... [...]
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BazaRBazaR   31 janvier 2015
Kaya est situé entre les trois provinces de Yamashiro, de Kawachi et de Settsu; c'est un port important que ne peuvent manquer les voyageurs, qu'ils viennent du nord, du sud, de l'est ou de l'ouest. Venues de tout le pays, jeunes et vieilles, les femmes qui font commerce de leurs charmes s'y rassemblent. Elles vont visiter les villages, attachent leurs barques devant les portails, attendent les clients sur le fleuve.
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