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Vladimir Volkoff (Éditeur scientifique)
EAN : 9782253063612
989 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (08/12/1993)
  Existe en édition audio
4.35/5   116 notes
Résumé :
Le choix établi donne au lecteur un aperçu de toutes les facettes de Tchekhov nouvelliste : le farceur, le psychologue, le peintre de mœurs, le visionnaire.
A travers tous ces textes, les plus gros, comme Le Général à la noce, ou les plus raffinés, comme La Dame au petit chien, Monseigneur ou La Steppe, circule une qualité à la fois humaine et littéraire que jamais auteur n'a mieux maniée que Tchekhov : la compassion.
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
dourvach
  23 mai 2021
(1°) "Lettre à un voisin érudit" /"Письмо донского ..." [1ère parution : revue "Strekoza" / "La Libellule", 1880] : un sous-officier des Cosaques du Don profite d'inviter son voisin, homme de science, pour se moquer (en sous-texte) des savants et des intellectuels. le style parodique épistolaire est alerte, les formules font mouche, l'ironie est cruelle pour toutes les couches de la société tsariste, si inégalitaire dans son essence... le plus cruel restant peut-être l'évocation de la cervelle rigidifiée du "pontex maximus" local, le père Guérassime... [pages 19-23]
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(2°) "Elle et lui" / "Он и она" [1ère parution : revue "Mirskoj Tolk" / "Potins mondains", 1882] : le décalage entre la vie (les coulisses) et le mystère sublimé de toute représentation théâtrale. Ce qui se cache derrière les apparences d'une actrice de théâtre boulotte et vieillissante et de son impresario voyageant en faux couple dans toutes les prestigieuses capitales européennes... La trivialité face au rêve-sur-scène représenté chaque soir... Une nouvelle réellement fascinante. [pages 24-32]
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(3°) "Une idylle — hélas et hourra !" / "Идиллия - увы и ура" [1ère parution : revue "Oskolki" / "Eclats", 1882] : Gricha et son oncle cousu d'or (du moins présumé), la fiancée de Gricha attirée par le neveu bientôt héritier puis déçue... Les désarmantes petitesses humaines, l'attraction de l'argent, la pauvreté d'âme... Tout est dit — sans jugements superflus — ou plutôt "diagnostiqué" en trois pages. [pages 33-35]
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(4°) "Les déguisés" ou "Masques" [1ère parution : 1883] : en ce bas monde, tout le monde ment (ou se ment, ce qui revient au même), joue un rôle tout en redoutant les lendemains ou le pire... Que ce soit dans la rue au sortir du théâtre, dans une loge de théâtre, le joueur à sa table de jeu, l'avocat et son accusée, l'ivrogne jouant avec sa faim, le professeur de médecine dans son premier amphithéâtre, le Temple de l'Art qu'est le théâtre.... Traduisons le "Satire" et Morale" de son frontispice par "Libertinage et Bouffonnerie". [pages 36-38]
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(5°) "Une joie" ou "Une grande joie" [1ère parution : revue "Zritel'" / "Le Spectateur", 1883] : le jeune fat Mitia Kouldarov recherche la notoriété, soudain fier d'avoir fait les gros titres des Journaux grâce aux conséquences prévisibles de ses états d'ébriété... Lors de cette fière lecture impromptue — à très haute voix — par l'intéressé flatté par cette "publicité", nous verrons ses bourgeois paisibles de père et mère peu à peu bien évidemment effondrés... [pages 39-41]
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(6°) "L'imbécile" [1ère parution : revue "Zritel'" / "Le Spectateur", 1883] : le jeune naïf Prokhor Prokhorytch ferait bien de se méfier de son patron, auquel on s'adresse par "Votre Excellence" : il pique les fiancées à son employés. La jeune Mariachka lui sera aisément soufflée... Les filles semblent si vénales en Russie tsariste... le père pensera de son fils qu'il a reçu là "l'une des meilleures leçons de sa vie"... Bref, Prokhor se promettra de devenir plus malin, désormais... [pages 42-45]
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(7°) "Une nature mystérieuse" ou "Une nature énigmatique" / "Загадочная натура" [1ère parution : revue "Oskolki" / "Eclats", 1883] : si les femmes en "Tsarie" pré-poutinienne semblent si vénales, souvent "Nécessité fait Loi".... L'alter ego de l'auteur-médecin-psychologue- thanatopracteur de la société tsariste que fut Tchekhov se trouve face à une femme alanguie dans un wagon de chemin de fer de Première Classe... La belle se confie : la "vraie vie" viendra à la mort du riche vieillard qu'elle a dû épouser... le luxe n'est-il pas le masque mortuaire d'une terrible souffrance à vivre, n'est-ce pas ? Il faudra juste trouver un autre riche vieillard à la disparition du premier protecteur... Et n'y a-t-il pas de quoi gémir toute une vie de ce triste choix, n'est-ce pas ? [pages 46-48]
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(8°) "Madame est une héroïne"
(9°) "Comment j'ai convolé en justes noces"
(10°) "Mort d'un fonctionnaire"
(11°) "Un méchant garnement"
(12°) "Petites annonces mélangées"
(13°) "Extrait du journal d'une jeune fille"
(14°) "Maria ivanovna"
(15°) "Deux lettres"
(16°) "Le registre de réclamations"
(17°) "Au cimetière"
(18°) "Un mariage de raison"
(19°) "Le général à la noce"
(20°) "Une énigme"
(21°) "Une nuit terrible"
(22°) "Un diplomate"
(23°) "Bien eu"
(24°) "Extrait des souvenirs d'un idéaliste"
(25°) "Un nom de cheval"
(26°) "Le fiancé et papa"
(27°) "Les femmes ont de la chance"
(28°) "La cuisinière se marie"
(29°) "Le chagrin"
(30°) "Sainte simplicité"
(31°) "L'art"
(32°) "Un concours"
(33°) "La marmaille"
(34°) "Une découverte"
(35°) "Histoire sans fin"
(36°) "Une petite blague"
(37°) "Agafia"
(38°) "Au printemps"
(39°) "Un cauchemar"
(40°) "Gricha"
(41°) "L'amour"
(42°) "Toi et vous"
(43°) "Un malheur"
(44°) "Un passager de première classe"
(45°) "Dans le noir"
(46°) "Un incident sans importance"
(47°) "Une personnalité lumineuse"
(48°) "Un détail de l'existence"
(49°) "Aïe, mes dents !"
(50°) "Une vengeance"
(51°) "Le vase"
(52°) "Calchas"
(53°) "L'objet d'art"
(54°) "A qui la faute ?"
(55°) "En chemin"
(56°) "Vanka"
(57°) "Le gel"
(58°) "Un bon allemand"
(59°) "Chez soi"
(60°) "Illégitimité"
(61°) "Dans la remise"
(62°) "La sirène"
(63°) "Le pipeau"
(64°) "Le lion et le soleil"
(65°) "Kachtanka"
(66°) "La steppe"
(67°) "Un désagrément"
(68°) "Une histoire ennuyeuse"
(69°) "La cigale"
(70°) "Après le théâtre"
(71°) "Extrait"
(72°) "Les voisins"
(73°) "Récit d'un inconnu"
(74°) "Au royaume des femmes"
(75°) "Le violon de Rotschild"
(76°) "L'épouse"
(77°) "Ariadna"
(78°) "Le meurtre"
(79°) "La maison avec un attique"
(80°) "Ionytch"
(81°) "Un homme dans un étui"
(82°) "Les groseilliers"
(83°) "De l'amour"
(84°) "Petite chérie"
(85°) "La dame au petit chien"
(86°) "Monseigneur"
(87°) "La future"
Ce recueil segmenté en trois Parties quelque peu... artificielles [PREMIERE PARTIE — "L'APPRENTI" (1880-1887) / DEUXIEME PARTIE — "L'OUVRIER" (1888-1894) / TROISIEME PARTIE — "LE MAÎTRE" (1895-1903)] comprend une sélection de quatre-vingt sept nouvelles parmi les six cent quarante-neuf récits et nouvelles connues d'Anton TCHEKHOV (1860-1904), traduites du russe par Vladimir Volkoff pour les éditions L'âge d'Homme (Lausanne) en 1993 — éditions L.G.F. /Le Livre de Poche (Paris), collection "La Pochothèque", 1.000 pages. S'y ajoutent une passionnante préface du traducteur puis — en appendice — Notices, Table des rangs, Repères biographiques, Bibliographie.
[Attention : ARTICLE EN PERPETUELLE CONSTRUCTION AU FIL DE NOTRE LECTURE !!!]
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najnaje
  30 août 2014
Je n'est lu qu une trentaine de nouvelles et j'aperçois déjà le talent de Tcheckov, un écrivain qui a l'art de manier la nouvelle et ça c'est déjà un exploit en soi, je ne sais pas si il était chirurgien, il était médecin, mais il manie la plume comme le chirurgien le scalpel, ses histoires sont universelles à tel point que l'on a le sentiment de les avoir déjà lu, mais sa touche est exceptionnelle, on y trouve de l'humour, de la psychologie, et il dénonce des moeurs archaïques. Un vrai délice. J'ai hâte de lire d'autre livres de lui. Son style est proche De Maupassant. J'aime beaucoup sa citation " la médecine est ma femme et la littérature ma maîtresse". Ne passez pas à côté d'un aussi grand écrivain.
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Junie
  22 août 2012
Faut-il classer Tchékhov parmi les écrivains russes?
Question absurde, ne nous parle t-il pas dans toute son oeuvre de la Russie éternelle? de ses paysages, de ses coutumes, de ses fonctionnaires et de ses moujiks, de ses nobles gentilshommes campagnards et de ses intellectuels exaltés, de ses languides jeunes filles romanesques, cela n'est-il pas totalement et exclusivement russe?
Après m'être immergée dans l'univers tchékhovien à maintes reprises,
je préfère le ranger dans les écrivains universels; car comme dans Shakespeare ou Balzac, ses personnages reflètent toute la complexité des sentiments et des comportements humains.
Il s'adresse à chacun de nous et chacun peut se reconnaitre dans ses tableaux la fois réalistes et pétris d'humanité.
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taganga2000
  25 mai 2019
4 nouvelles, admirablement lues par Pierre Bellemare, qui démontre tout le talent d'@Anton Tchekhov à nous conter avec humour ou gravité les petites scènes de la vie quotidienne.
Front Blanc est un conte pour enfant à la fois drôle et poétique !
L'épouse est une farce entre un mari trompé et sa femme qui ne veut pas perdre son statut.
L'étudiant est une réflexion sur le temps qui passe et le souvenir.
Le malheur est la nouvelle la plus tragique des quatre même si elle peut prêter à sourire.
Une très belle lecture de ce grand auteur dont la grandiloquente cacophonie de @la noce m'avait enchanté au théâtre.
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AxelRoques
  03 septembre 2014
J'ai adoré ce recueil de nouvelles de Tchekov.
Chaque nouvelle est concise et enlevée.
C'est un délice à consommer sans modération.
Pour les amateurs d'atmosphère russe, vous serez servis.
Axel Roques

Lien : http://axelroques.blogspot.fr/
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
najnajenajnaje   01 septembre 2014
Sa mère, femme nerveuse et excentrique, un jour qu'elle était avec lui et qu'elle avait croisé dans l'escalier je ne sais quel homme ivre et hideux, lui avait baisé la main . "Maman, s'ettonna-t-il, pourquoi fais-tu cela ? _ C'est un poète !" répondit-elle. D'après lui, elle avait eu raison. Si elle avait baisé la main d'un général ou d'un sénateur, cela aurait été de la servilité, de la bassesse, on n'aurait pu inventer pire conduite pour une femme cultivée, tandis que baiser la main d'un poète, d'un peintre ou d'un compositeur, c'était naturel...
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najnajenajnaje   01 septembre 2014
Et le tourneur pleure. C'est moins de chagrin que de dépit. Il se dit : comme tout se fait vite en ce bas monde ! Son malheur n'est pas encore commencé que déjà il se dénoue. Il n'a pas eu le temps de vivre avec sa vieille, de lui parler, de prendre soin d'elle, et la voilà morte. Il a vécu avec elle pendant quarante ans, mais ces quarante années sont passées comme un brouillard. La vie était masquée par la boisson, les bagarres et le besoin. Et, comme par un fait exprès, la vieille est morte juste au moment où il avait senti qu'il l'aimait, qu'il ne pouvait vivre sans elle, qu'il était effroyablement coupable devant elle.
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najnajenajnaje   02 septembre 2014
Tout cela, bien sûr, ce sont des vétilles, et le philosophe ne s'en serait pas soucié, il les aurait négligées, mais Makar se sent comme sur des charbons ardents. Son âme se sent solitaire, orpheline, elle se languit de cette langueur que n'éprouvent que les personnes très solitaires ou les grands pécheurs. Jamais, pas une fois dans sa vie, il n'a mis les poings sur les hanches comme le jardinier. Rarement, une fois tous les cinqs ans peut-être, il lui arrive de rencontrer dans la forêt, ou sur la route, ou dans un wagon, un original malchanceux comme lui, et, ayant lu dans ses yeux, il s'anime un peu, et l'autre s'anime aussi. Ils causent longtemps, ils discutent, ils s'enthousiasme, ils s'extasient, ils rient aux éclats, si bien que, à les regarder, on pourrait les prendre pour des fous.
Mais d'ordinaire même ces brèves minutes ont leur poison. Comme par un fait exprès, Makar et le malchanceux qu'il a rencontré nient leurs talents respectifs, ne s'estiment pas, s'envient, se haïssent, s'agassent, se séparent ennemis. Ainsi s'use, ainsi font leur jeunesse, sans joies, sans amour ni amitié, sans paix à l'âme, sans rien de ce que, le soir, aux heures d'inspiration, aime décrire le morose Makar. Et, avec la jeunesse, s'en va le printemps.
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OttoDidaktOttoDidakt   18 décembre 2020
Dans le parc, il faisait tranquille, frais, et les ombres foncées et paisibles s'étendaient sur la terre. Loin, très loin, à la campagne sans doute, on entendait coasser les grenouilles. C'était le joli mois de mai, cela se sentait ! On respirait profondément et on avait envie de penser que, non pas ici, mais quelque part sous le ciel, au-dessus des arbres, loin à la campagne, dans les champs et dans les forêts, la vie propre du printemps se déroulait, mystérieuse, sublime, riche et sainte, inaccessible à la compréhension de l'homme, faible et pêcheur. Et, Dieu sait pourquoi, on avait envie de pleurer.
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najnajenajnaje   01 septembre 2014
L'air est gris et bourru, mais tranquille. une église blanche sourit derrière les isbas disséminées sur la rive. Autour de ses croix d'or, des choucas tournoient sans cesse. A quelque distance du village, là où la rive se brise et devient escarpée, au dessus de l'escarpement même, se tient immobile un cheval entravé qui a l'air d'être en pierre : il doit dormir ou méditer.
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Videos de Anton Tchekhov (45) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Anton Tchekhov
Pendant toute la durée du Festival d'Avignon, la comédienne Isabelle Huppert se remémore un moment marquant de son histoire avec le plus grand rassemblement de théâtre au monde. On se souvient, en 2000, de son apparition magique dans la Médée d'Euripide. Dans l'obscurité grandiose de la Cour d'honneur du palais des Papes, Isabelle Huppert, dirigée par Jacques Lassalle, offrait à la matricide son calme souverain. Elle nous la rendait proche, presque familière, en faisait une femme déses-pérée comme une autre… À Avignon toujours, elle est même parvenue à nous faire sourire des terribles mésaventures de Justine, à travers ses lectures de Sade. L'égérie de Chabrol et de Haneke au cinéma sait au théâtre merveilleusement libérer les monstres et apprivoiser les détresses. Ses compagnonnages scéniques avec Peter Zadek, Claude Régy, Bob Wilson, Krzysztof Warlikowski et Luc Bondy l'ont forgée à la magie du plateau. Isabelle Huppert y rayonne comme personne, y attire la lumière. Dirigée par le Portugais Tiago Rodrigues, elle sera cette fois Lioubov Andréievna dans La Cerisaie, de Tchekhov…

ENTRETIEN FABIENNE PASCAUD
RÉALISATion PIERRICK ALLAIN BASILE LEMAIRE
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Le clafoutis de Tchekhov

Je m'appelle .............?..........." je suis un jeune homme de dix-sept ans, laid, maladif et timide", je passe mes étés dans la "maison de campagne des Choumikhine", et je m'y ennuie.

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