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Vladimir Volkoff (Éditeur scientifique)
EAN : 9782253063612
989 pages
Le Livre de Poche (08/12/1993)
  Existe en édition audio
4.38/5   129 notes
Résumé :
Le choix établi donne au lecteur un aperçu de toutes les facettes de Tchekhov nouvelliste : le farceur, le psychologue, le peintre de mœurs, le visionnaire.
A travers tous ces textes, les plus gros, comme Le Général à la noce, ou les plus raffinés, comme La Dame au petit chien, Monseigneur ou La Steppe, circule une qualité à la fois humaine et littéraire que jamais auteur n'a mieux maniée que Tchekhov : la compassion.
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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dourvach
  30 octobre 2021
Cet imposant recueil segmenté en trois "Parties" quelque peu... artificielles [PREMIERE PARTIE — "L'APPRENTI" (1880-1887) / DEUXIEME PARTIE — "L'OUVRIER" (1888-1894) / TROISIEME PARTIE — "LE MAÎTRE" (1895-1903)] comprend une sélection de "seulement" quatre-vingt sept [87] nouvelles parmi les six cent quarante-neuf [649] récits et nouvelles connues d'Anton TCHEKHOV (1860-1904), traduites du russe par Vladimir Volkoff pour les éditions L'âge d'Homme (Lausanne) en 1993 — éditions L.G.F. /Le Livre de Poche (Paris), collection "La Pochothèque", 1.000 pages. S'y ajoutent une passionnante préface du traducteur puis — en appendice — Notices, Table des rangs, Repères biographiques, Bibliographie. ///
[Et maintenant, à votre seule intention, suit "le détail"...]
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(1°) "Lettre à un voisin érudit" /"Письмо донского ..." [1ère parution : revue "Strekoza" / "La Libellule", 1880] : un sous-officier des Cosaques du Don profite d'inviter son voisin, homme de science, pour se moquer (en sous-texte) des savants et des intellectuels. le style parodique épistolaire est alerte, les formules font mouche, l'ironie est cruelle pour toutes les couches de la société tsariste, si inégalitaire dans son essence... le plus cruel restant peut-être l'évocation de la cervelle rigidifiée du "pontex maximus" local, le père Guérassime... [pages 19-23]
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(2°) "Elle et lui" / "Он и она" [1ère parution : revue "Mirskoj Tolk" / "Potins mondains", 1882] : le décalage entre la vie (les coulisses) et le mystère sublimé de toute représentation théâtrale. Ce qui se cache derrière les apparences d'une actrice de théâtre boulotte et vieillissante et de son impresario voyageant en faux couple dans toutes les prestigieuses capitales européennes... La trivialité face au rêve-sur-scène représenté chaque soir... Une nouvelle réellement fascinante. [pages 24-32]
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(3°) "Une idylle — hélas et hourra !" / "Идиллия - увы и ура" [1ère parution : revue "Oskolki" / "Eclats", 1882] : Gricha et son oncle cousu d'or (du moins présumé), la fiancée de Gricha attirée par le neveu bientôt héritier puis déçue... Les désarmantes petitesses humaines, l'attraction de l'argent, la pauvreté d'âme... Tout est dit — sans jugements superflus — ou plutôt "diagnostiqué" en trois pages. [pages 33-35]
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(4°) "Les déguisés" ou "Masques" [1ère parution : 1883] : en ce bas monde, tout le monde ment (ou se ment, ce qui revient au même), joue un rôle tout en redoutant les lendemains ou le pire... Que ce soit dans la rue au sortir du théâtre, dans une loge de théâtre, le joueur à sa table de jeu, l'avocat et son accusée, l'ivrogne jouant avec sa faim, le professeur de médecine dans son premier amphithéâtre, le Temple de l'Art qu'est le théâtre.... Traduisons le "Satire et Morale" de son frontispice par "Libertinage et Bouffonnerie". [pages 36-38]
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(5°) "Une joie" ou "Une grande joie" [1ère parution : revue "Zritel'" / "Le Spectateur", 1883] : le jeune fat Mitia Kouldarov recherche la notoriété, soudain fier d'avoir fait les gros titres des Journaux grâce aux conséquences prévisibles de ses états d'ébriété... Lors de cette fière lecture impromptue — à très haute voix — par l'intéressé flatté par cette "publicité", nous verrons ses bourgeois paisibles de père et mère peu à peu bien évidemment effondrés... [pages 39-41]
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(6°) "L'imbécile" [1ère parution : revue "Zritel'" / "Le Spectateur", 1883] : le jeune naïf Prokhor Prokhorytch ferait bien de se méfier de son patron, auquel on s'adresse par "Votre Excellence" : il pique les fiancées à son employés. La jeune Mariachka lui sera aisément soufflée... Les filles semblent si vénales en Russie tsariste... le père pensera de son fils qu'il a reçu là "l'une des meilleures leçons de sa vie"... Bref, Prokhor se promettra de devenir plus malin, désormais... [pages 42-45]
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(7°) "Une nature mystérieuse" ou "Une nature énigmatique" / "Загадочная натура" [1ère parution : revue "Oskolki" / "Eclats", 1883] : si les femmes en "Tsarie" pré-poutinienne semblent si vénales, souvent "Nécessité fait Loi".... L'alter ego de l'auteur-médecin-psychologue-thanatopracteur de la société tsariste que fut Tchekhov se trouve face à une femme alanguie dans un wagon de chemin de fer de Première Classe... La belle se confie : la "vraie vie" viendra à la mort du riche vieillard qu'elle a dû épouser... le luxe n'est-il pas le masque mortuaire d'une terrible souffrance à vivre, n'est-ce pas ? Il faudra juste trouver un autre riche vieillard à la disparition du premier protecteur... Et n'y a-t-il pas de quoi gémir toute une vie de ce triste choix, n'est-ce pas ? [pages 46-48]
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(8°) "Madame est une héroïne" [1ère parution : revue "Oskolki" / "Eclats", 1883] : Lidia Iégorovna se lève un matin avec le sentiment d'avoir été doublement trompée par son époux ; celui-ci parti à Odessa "pour affaires" a vendu pour son propre compte sa propriété à elle... puis a rejoint sa maîtresse : tout cela elle le comprend dès réception d'une lettre conjugale... Elle tentera de donner le change à ses visiteurs de la journée jusqu'au lapsus fatal :
— Excellents radis ! remarqua le professeur. Où les achetez-vous ?
— Il est à Odessa... avec cette femme ! répondit Lidia.
— Plaît-il ?
Le comique d'une réplique toujours intimement mêlé au tragique d'une situation... L'art de Tchekhov, son ironie jamais "malmenante" ni encore moins méprisante pour ses "modèles" ordinaires... ses patients... ses sujets... On ne sait comment les nommer. [pages 49 à 53]
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(9°) "Comment j'ai convolé en justes noces" [1ère parution : revue "Oskolki" / "Eclats", 1883] : ils ne s'aiment pas mais devraient se marier (puisque leurs parents en ont décidé ainsi)... Ils s'avoueront in extremis leur aversion réciproque mais la mécanique des fiançailles les réunira comme un licou... Ils formeront ce couple qu'on retrouvera vingt-cinq années et quelques marmots plus tard : en un geste de tendresse, Zoïa embrassera le crâne désormais chauve du narrateur... "Tempus fugit" et le destin des êtres se scelle parfois bien étrangement... [pages 54 à 57]
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(10°) "Mort d'un fonctionnaire" / "Смерть чиновника" [1ère parution : revue "Oskolki" / "Eclats", 1883] : un éternuement malencontreux au théâtre peut vous amener à en mourir... Il ne s'agit ni du SRAS-Covid 19 ni du bacille de Koch (dont périt l'auteur au terme des 44 années d'une existence menée en surrégime), non ! Il s'agit simplement ici de la folie du respect des convenances, de l'impossibilité de s'excuser suffisamment d'une bourde impardonnable (avoir malencontreusement arrosé de ses miasmes la calvitie et la nuque de son voisin de théâtre physiquement en contrebas mais socialement plus haut placé)... Toute mort paraît absurde, mais celle-ci (celle de l'éternueur, tabelion de son état social) tient une place de choix dans les facéties du diable... A noter que la pièce jouée — semblant si peu propice au déchaînement d'un tel "fatum" — se nomme "Les cloches de Corneville"... [pages 58 à 60]
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(11°) "Un méchant garnement"
(12°) "Petites annonces mélangées"
(13°) "Extrait du journal d'une jeune fille"
(14°) "Maria ivanovna"
(15°) "Deux lettres"
(16°) "Le registre de réclamations"
(17°) "Au cimetière"
(18°) "Un mariage de raison"
(19°) "Le général à la noce"
(20°) "Une énigme"
(21°) "Une nuit terrible"
(22°) "Un diplomate"
(23°) "Bien eu"
(24°) "Extrait des souvenirs d'un idéaliste"
(25°) "Un nom de cheval"
(26°) "Le fiancé et papa"
(27°) "Les femmes ont de la chance"
(28°) "La cuisinière se marie"
(29°) "Le chagrin"
(30°) "Sainte simplicité"
(31°) "L'art"
(32°) "Un concours"
(33°) "La marmaille"
(34°) "Une découverte"
(35°) "Histoire sans fin"
(36°) "Une petite blague"
(37°) "Agafia"
(38°) "Au printemps"
(39°) "Un cauchemar"
(40°) "Gricha"
(41°) "L'amour"
(42°) "Toi et vous"
(43°) "Un malheur"
(44°) "Un passager de première classe"
(45°) "Dans le noir"
(46°) "Un incident sans importance"
(47°) "Une personnalité lumineuse"
(48°) "Un détail de l'existence"
(49°) "Aïe, mes dents !"
(50°) "Une vengeance"
(51°) "Le vase"
(52°) "Calchas"
(53°) "L'objet d'art"
(54°) "A qui la faute ?"
(55°) "En chemin"
(56°) "Vanka"
(57°) "Le gel"
(58°) "Un bon allemand"
(59°) "Chez soi"
(60°) "Illégitimité"
(61°) "Dans la remise"
(62°) "La sirène"
(63°) "Le pipeau"
(64°) "Le lion et le soleil"
(65°) "Kachtanka"
(66°) "La steppe"
(67°) "Un désagrément"
(68°) "Une histoire ennuyeuse"
(69°) "La cigale"
(70°) "Après le théâtre"
(71°) "Extrait"
(72°) "Les voisins"
(73°) "Récit d'un inconnu"
(74°) "Au royaume des femmes"
(75°) "Le violon de Rotschild"
(76°) "L'épouse"
(77°) "Ariadna"
(78°) "Le meurtre"
(79°) "La maison avec un attique"
(80°) "Ionytch"
(81°) "Un homme dans un étui"
(82°) "Les groseilliers"
(83°) "De l'amour"
(84°) "Petite chérie"
(85°) "La dame au petit chien"
(86°) "Monseigneur"
(87°) "La future"
[Attention : ARTICLE EN PERPETUELLES MODIFICATIONS & EXTENSION AU FIL DE NOTRE LECTURE !!!]
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najnaje
  30 août 2014
Je n'est lu qu une trentaine de nouvelles et j'aperçois déjà le talent de Tcheckov, un écrivain qui a l'art de manier la nouvelle et ça c'est déjà un exploit en soi, je ne sais pas si il était chirurgien, il était médecin, mais il manie la plume comme le chirurgien le scalpel, ses histoires sont universelles à tel point que l'on a le sentiment de les avoir déjà lu, mais sa touche est exceptionnelle, on y trouve de l'humour, de la psychologie, et il dénonce des moeurs archaïques. Un vrai délice. J'ai hâte de lire d'autre livres de lui. Son style est proche De Maupassant. J'aime beaucoup sa citation " la médecine est ma femme et la littérature ma maîtresse". Ne passez pas à côté d'un aussi grand écrivain.
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Junie
  22 août 2012
Faut-il classer Tchékhov parmi les écrivains russes?
Question absurde, ne nous parle t-il pas dans toute son oeuvre de la Russie éternelle? de ses paysages, de ses coutumes, de ses fonctionnaires et de ses moujiks, de ses nobles gentilshommes campagnards et de ses intellectuels exaltés, de ses languides jeunes filles romanesques, cela n'est-il pas totalement et exclusivement russe?
Après m'être immergée dans l'univers tchékhovien à maintes reprises,
je préfère le ranger dans les écrivains universels; car comme dans Shakespeare ou Balzac, ses personnages reflètent toute la complexité des sentiments et des comportements humains.
Il s'adresse à chacun de nous et chacun peut se reconnaitre dans ses tableaux la fois réalistes et pétris d'humanité.
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gege1968
  13 janvier 2022
Cette édition propose une sélection de nouvelles, un peu moins d'une centaine parmi plus de 600 publiées, offrant ainsi un aperçu des nombreuses facettes du talent de Tchekhov, et surtout de l'évolution de son style et de ses sources d'inspiration. Légères et amusantes au départ, ces nouvelles deviennent de plus en plus graves, à mesure qu'il prend conscient de ses immenses aptitudes littéraires, et sans doute aussi de sa maladie. On pourra regretter une trop forte représentation des récits de jeunesse, au détriment des oeuvres de la maturité, déséquilibre qui laisse de côté quelques-uns de ses chefs-d'oeuvre, comme la Salle n° 6 ou le Moine noir. On notera également que certaines nouvelles n‘ont pas leurs titres habituels : l'Evêque est ainsi devenu Monseigneur et la Fiancée, la Future. Ces réserves mises à part, voilà tout de même près de 1 000 pages de plaisir de lecture, qui culmine avec la Steppe, chef-d'oeuvre absolu de la littérature russe, et même de toute la littérature.
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PascalMalosse
  12 avril 2022
Cet imposant ouvrage permet de se rendre compte de l'immense talent de nouvelliste d'Anton Tchekov. Dès les textes de sa jeunesse, il étonne, charme, avec si peu. Avant Maupassant, il s'intéresse à des détails, à des fragments qui sont révélateurs de l'âme humaine. Il est un auteur plein de compassion pour ses sujets, mordant, ironique, mais jamais condescendant. C'est un sondeur, un portraitiste, un observateur hors pair, qui parvient à saisir l'essentiel en quelques phrases. On retrouve ce qui fera la grandeur de son théâtre : la précision, le minimalisme, la maitrise des effets. Un mot sur les chutes : nul besoin de clore les récits. Ils demeurent longtemps après, en suspension dans nos esprits...
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
OttoDidaktOttoDidakt   18 décembre 2020
Dans le parc, il faisait tranquille, frais, et les ombres foncées et paisibles s'étendaient sur la terre. Loin, très loin, à la campagne sans doute, on entendait coasser les grenouilles. C'était le joli mois de mai, cela se sentait ! On respirait profondément et on avait envie de penser que, non pas ici, mais quelque part sous le ciel, au-dessus des arbres, loin à la campagne, dans les champs et dans les forêts, la vie propre du printemps se déroulait, mystérieuse, sublime, riche et sainte, inaccessible à la compréhension de l'homme, faible et pêcheur. Et, Dieu sait pourquoi, on avait envie de pleurer.
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najnajenajnaje   01 septembre 2014
Sa mère, femme nerveuse et excentrique, un jour qu'elle était avec lui et qu'elle avait croisé dans l'escalier je ne sais quel homme ivre et hideux, lui avait baisé la main . "Maman, s'ettonna-t-il, pourquoi fais-tu cela ? _ C'est un poète !" répondit-elle. D'après lui, elle avait eu raison. Si elle avait baisé la main d'un général ou d'un sénateur, cela aurait été de la servilité, de la bassesse, on n'aurait pu inventer pire conduite pour une femme cultivée, tandis que baiser la main d'un poète, d'un peintre ou d'un compositeur, c'était naturel...
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najnajenajnaje   01 septembre 2014
Et le tourneur pleure. C'est moins de chagrin que de dépit. Il se dit : comme tout se fait vite en ce bas monde ! Son malheur n'est pas encore commencé que déjà il se dénoue. Il n'a pas eu le temps de vivre avec sa vieille, de lui parler, de prendre soin d'elle, et la voilà morte. Il a vécu avec elle pendant quarante ans, mais ces quarante années sont passées comme un brouillard. La vie était masquée par la boisson, les bagarres et le besoin. Et, comme par un fait exprès, la vieille est morte juste au moment où il avait senti qu'il l'aimait, qu'il ne pouvait vivre sans elle, qu'il était effroyablement coupable devant elle.
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najnajenajnaje   02 septembre 2014
Tout cela, bien sûr, ce sont des vétilles, et le philosophe ne s'en serait pas soucié, il les aurait négligées, mais Makar se sent comme sur des charbons ardents. Son âme se sent solitaire, orpheline, elle se languit de cette langueur que n'éprouvent que les personnes très solitaires ou les grands pécheurs. Jamais, pas une fois dans sa vie, il n'a mis les poings sur les hanches comme le jardinier. Rarement, une fois tous les cinqs ans peut-être, il lui arrive de rencontrer dans la forêt, ou sur la route, ou dans un wagon, un original malchanceux comme lui, et, ayant lu dans ses yeux, il s'anime un peu, et l'autre s'anime aussi. Ils causent longtemps, ils discutent, ils s'enthousiasme, ils s'extasient, ils rient aux éclats, si bien que, à les regarder, on pourrait les prendre pour des fous.
Mais d'ordinaire même ces brèves minutes ont leur poison. Comme par un fait exprès, Makar et le malchanceux qu'il a rencontré nient leurs talents respectifs, ne s'estiment pas, s'envient, se haïssent, s'agassent, se séparent ennemis. Ainsi s'use, ainsi font leur jeunesse, sans joies, sans amour ni amitié, sans paix à l'âme, sans rien de ce que, le soir, aux heures d'inspiration, aime décrire le morose Makar. Et, avec la jeunesse, s'en va le printemps.
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najnajenajnaje   01 septembre 2014
L'air est gris et bourru, mais tranquille. une église blanche sourit derrière les isbas disséminées sur la rive. Autour de ses croix d'or, des choucas tournoient sans cesse. A quelque distance du village, là où la rive se brise et devient escarpée, au dessus de l'escarpement même, se tient immobile un cheval entravé qui a l'air d'être en pierre : il doit dormir ou méditer.
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Videos de Anton Tchekhov (47) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Anton Tchekhov
Anton Tchekhov : La Cerisaie - mise en scène par Jean-Louis Barrault (1955 / France Culture). Diffusion sur la Chaîne Nationale (France Culture) le 9 janvier 1955. Peinture : Anton Tchekhov à Nice, en 1898 • Crédits : Portrait d'Osip Braz / Galerie Tretiakov, Moscou - Radio France. Mise en scène par Jean-Louis Barrault au théâtre Marigny dans des décors de Georges Wakhevitch, avec dans les rôles principaux : Jean Desailly (Lopakine), Nathalie Nerval (Douniacha), André Brunot (Firss), Nicole Berger (Ania), Madeleine Renaud (Mme Ranievski), Pierre Bertin (Gaiev), Simone Valère (Varia), Jean Servais (Pistchik), Jean Juillard (Epikodov), Marie-Hélène Dasté (Charlotte), Jean-Pierre Granval (Iacha), Jean-Louis Barrault (Trofimov), Régis Coutin (Le passant), Jacques Galland (Le chef de gare), Jacques Sempey (L'employé des postes), etc. Traduction de Georges Neveux. Direction musicale de Pierre Boulez. En introduction, André Ransan retrace l'histoire de la pièce, créée en 1904 au Théâtre d'Art de Moscou. En 1903, Tchekhov est à Yalta en Crimée pour soigner sa tuberculose. Il termine "La Cerisaie" en octobre de la même année. Elle sera créée au Théâtre des Arts Stanislavski de Moscou le 17 janvier 1904, le jour même du 44ème anniversaire de l’auteur. Ce sera la dernière sortie officielle de Tchekhov. Profondément affaibli par la maladie, il meurt le 17 juillet de la même année. "La Cerisaie" est une des œuvres les plus représentatives de la manière de Tchekhov. Jean-Louis Barrault la résumait ainsi : Premier Acte, La Cerisaie risque d'être vendue ; Deuxième Acte, La Cerisaie va être vendue ; Troisième Acte, La Cerisaie est vendue ; Quatrième Acte, La Cerisaie a été vendue. "La Cerisaie" est un vaste et beau domaine appartenant à la famille Ranievski qui doit être mis aux enchères pour rembourser les dettes de la famille. Selon Barrault toujours : « La pièce n'appartient ni au naturalisme selon la mode de 1904, ni même au réalisme, elle appartient à la vérité. Une vérité qui, selon ses deux visages, est faite à la fois de réel et de poésie. C'est, si l'on veut, du réalisme poétique, comme dans Shakespeare. »
00:25 : Présentation de la pièce par André Ransan 07:21 : Début de la pièce
Source : France Culture
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Je m'appelle .............?..........." je suis un jeune homme de dix-sept ans, laid, maladif et timide", je passe mes étés dans la "maison de campagne des Choumikhine", et je m'y ennuie.

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