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Louis Martinez (Éditeur scientifique)Olga Vieillard-Baron (Traducteur)Wladimir Troubetzkoy (Autre)
ISBN : 2080707140
Éditeur : Flammarion (07/01/1993)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.87/5 (sur 162 notes)
Résumé :
En 1888, Tchekhov a vingt-huit ans: récits et brèves nouvelles commencent à lui valoir une relative notoriété, mais il rêve de se mesurer à ses illustres aînés, Dostoïevski, Tourgueniev ou Tolstoï, et se lance dans une forme plus ample avec cette Steppe, chronique plutôt que roman, dont il puise la matière dans ses souvenirs d'enfance. On y trouve déjà, quoique exprimés avec une certaine timidité, les thèmes et les couleurs d'oeuvres plus abouties. Les vastes horizo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
Aela
  13 juillet 2012
La steppe Степь
Tchekhov disait de ce livre, écrit en 1888 après ses études de médecine, à l'âge de 28 ans, qu'il était son chef d'oeuvre.
L'idée de décrire la steppe lui est venue au cours de l'été 1887 ; année où il quitte Moscou pour retrouver sa ville natale de Taganrog, qui se situe à l'entrée de la baie de Taganrog, sur la mer d'Azov (Crimée) ; il retrouve alors les paysages de son enfance, les kourganes (tumulus, tombes de peuples éteints), la faune si diverse les outardes, les milans, les renards..
C'est cette immensité de la steppe, la steppe russe, la plaine immense avec son soleil brûlant, ses orages, ses ombres , sa faune et sa végétation d'une extraordinaire diversité, ses habitants robustes et pittoresques, c'est cette steppe qui est merveilleusement bien rendue dans ce livre et qui nous invite à voyager dans un paysage qui s'étire à l'infini ;
Dans ce livre, c'est le personnage de Iegorouchka, qui a dix ans et qui quitte sa mère pour retrouver son lycée, qui va représenter le petit Tchekhov enfant.
Le jeune garçon va voyager en compagnie de son oncle, Ivan Ivanytch Kouzmitchov, négociant, et en compagnie d'un prêtre orthodoxe bien pittoresque, le père Khristophor Syrisky, qui n'hésite pas à pratiquer des activités de négoce en laine pour arranger les affaires de son gendre, au grand dam de ses paroissiens.
Pour ce garçon, découvrir la steppe va être un émerveillement, même si les rencontres faites au cours du voyage ne sont pas toujours des rencontres faciles.
On se laisse prendre par la beauté du récit, on admire la beauté des descriptions de la nature, la virtuosité des croquis des personnages ;
Diversité de la faune, diversité de la végétation, diversité humaine aussi ; nous cotoyons au fil du récit les différents représentants des corps de métiers : négociants, paysans, ecclésiastiques, brigands…, sans compter les membres des communautés religieuses plus ou moins connues, comme les Vieux-Croyants (persécutés en raison de leur attachement à l'ancien dogme), et les « Molokhany »,ainsi appelés parce qu'ils se nourrissaient exclusivement de lait (moloko en russe) tout en vivant dans des communautés isolées qui essayaient de réaliser la vie de fraternité et de pureté originelle. Et les Cosaques, à l'allure toujours fière…
Une oeuvre magnifique, à lire et à relire, qui place Tchekhov dans la lignée des écrivains russes qui ont chanté la nature russe, tels Tourgueniev, Tolstoï et Gogol
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PhilippeCastellain
  18 mai 2019
Le malheur de l'art contemporain - outre d'être devenu largement spéculatif - est d'avoir oublié qu'il n'y a rien de plus difficile que de faire simple. Pourtant, Tchekov est là pour montrer la voie. Bâtir une pièce de théâtre sur une cerisaie qu'on abat, un vieil homme fatigué d'entretenir son beau-frère, une tentative de séduction à coup de mouette morte ? C'est avec si peu de matériaux qu'il a fait ses chefs-d'oeuvre. Qu'attendre alors de ce roman, qu'il considérait comme son meilleur texte ?

Rien.

Il ne s'y passe strictement rien. Un adolescent effectue un petit voyage jusqu'à la ville la plus proche, où il va entrer au collège. Son oncle et le pope de son village, associés dans une petite affaire de commerce de laine, l'ont pris avec eux. Devant faire un détour, ils le confient provisoirement à un convoi de marchandises. Il passe ainsi quelques jours en compagnie des charretiers, partageant leur vie simple. Un orage, une pêche à main nue, quelques rencontres, brisent la monotonie du quotidien. Il arrive à bon port, on lui trouve un logis. Et voila tout.

Et il n'y a besoin de rien de plus. Chaque chose est à sa place. Reculez-vous. Regardez un peu l'oeuvre dans son ensemble. Vous le voyez maintenant, n'est-ce pas ? C'est un hymne d'amour. A la steppe.
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aouatef79
  26 mars 2019
" La Steppe" est une longue nouvelle , d' Anton Tchekhov .Elle fut publiée , en1888.A cette époque , l' auteur est quasiment inconnu dans le monde littéraire .Lors de sa publication , la nouvelle reçue un accueil mitigé de la part des critiques littéraires russes .Cet accueil mi-figue mi-raisin , ne découragea point l 'auteur qui continuera à écrire .
La Steppe est le récit d' un jeune garçon , Légorouchka , âgé de dix ans ,à peu près .Il quitte sa ville natale , Taganrog pour une autre pour aller au lycée .Le voyage , il le fait en compagnie de son oncle maternel ,Ivan Ivanytch Kousmitchov , et d' un prêtre , le père Kristophor Syrisky .Ce dernier est aussi un marchand ambulant , il vend la laine .
Dans ce livre , Tchekhov , décrit de fort belle manière la nature qu 'observe ,le jeune garçon , émerveillé .La steppe est omniprésente dans ce récit .
L 'auteur , nous raconte , par l' intermédiaire de Legorouchka ,ses souvenirs d' enfance . A cette époque , il parcourait la campagne et nous décrit la nature dans toute sa diversité , la campagne , la beauté des paysages traversés .Le garçon est enchanté et il nous transmet sa joie de découvrir la nature , les arbres , la pureté du ciel . On partage la jouissance du garçon
Ce dernier , nous décrit à sa façon les gens qu' il rencontre : leur simplicité ,leur rudesse des fois aussi .
Ce récit est un hymne à la nature , à la beauté des paysages , à la création et à la jouissance de la vie .
Une lecture agréable. Beaucoup de poésie aussi .J ai apprécié ce récit et je découvre un grand auteur qui sera comparé aux écrivains russes de son époque .


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ninamarijo
  03 juin 2014
C'est dans une « charrette », en compagnie de paysans et juché sur un ballot de coton que Iégorouchka fait un long voyage pour se rendre au lycée ; nous découvrons la steppe à travers son regard.
La nature est omniprésente dans ce roman qui est un hymne à la beauté, à la création et à la jouissance de la vie : on observe, on écoute, on furète, on touche, on palpe, on goûte à la nature. Tchekhov met tous nos sens en éveil c'est terriblement romantique et sensuel, aussi loin que notre regard se pose on est étreint par l'effervescence de la vie dans l'infini de la steppe …
Les sons et les bruits sont omniprésents dans toutes les scènes, la vie grouille, les chevaux mâchonnent, les dormeurs ronflent, « un vanneau solitaire gémit, les bécasses piaulent et le « ruisseau murmure en grasseyant doucement » la steppe chante sa mélopée ! (J'en deviens lyrique !)
Les personnages que nous croisons sont hauts en couleurs admirablement mis en scène et dépeints avec une extrême minutie. Nous avons un foisonnement de tableaux vivants dans lesquels la nature tour à tour calme et apaisante ou violente et déchainée joue un rôle prépondérant.
Nous côtoyons l'âme slave avec ses croyances, ses superstitions, sa généreuse présence et sa mélancolie. Les interrogations, les peurs, l'admiration de ce petit garçon, sont les nôtres. Nous sommes happés par cet extrême réalisme et transportés au milieu de la steppe, hypnotisés par le chaleureux feu de camp et bercé par les chants.
J'ai adoré cette épopée des grands espaces, il faut la lire lentement écouter l'échos des mots qui se perd dans l'immensité de la steppe.
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ivredelivres
  28 octobre 2013
La steppe qui est plus une longue nouvelle qu'un roman et qui va à sa parution asseoir la notoriété de Tchekhov.
c'est à la fois un récit de voyage et un récit autobiographique. Tchekhov disait de ce récit « c'est mon chef d'oeuvre »

Un enfant de 9 ans Iégorouchka quitte sa famille « un matin de juillet » pour aller au lycée. Un long voyage de plusieurs jours dans une brika au cours duquel il va traverser la steppe russe. C'est l'été, le soleil est brûlant, il y a des orages violents mais parfois les nuits sont froides
La plus grande partie du voyage il la fait assis sur un tas de foin où parfois il s'ennuie un peu.
L'enfant va tout observer le travail des moujiks dans les champs, les bergers et leurs troupeaux, les oiseaux, les convois de marchands.
C'est un voyage d'est en ouest de quatre jours à travers les herbes verdoyantes de la steppe qui ondulent sous le vent et provoque l'émerveillement de l'enfant.
Un chant qui s'échappe d'une isba, une baignade, les petits pains aux pavots à l'auberge, « les repas à même le chaudron » tout est nouveau.
La peur aussi quand la calèche roule de nuit, c'est à la fois excitant et inquiétant et l'enfant devine des « images brumeuses et inquiétantes ».
C'est un poème en prose que Tchekhov voulait qu'on lise « comme un gourmet mange les bécasses »
Voici ce qu'en dit Vladimir Volkoff le traducteur :
« On ne pourrait ajouter ou soustraire une phrase sans rompre l'équilibre miraculeux de l'ensemble »
Si vous ne l'avez jamais fait je vous invite à essayer de traverser la Steppe avec ce livre audio.

Lien : http://asautsetagambades.hau..
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Citations et extraits (56) Voir plus Ajouter une citation
SachenkaSachenka   07 mai 2015
- À certains le savoir profite, il y a en a d'autres à qui il ne fait qu'embrouiller l'intelligence. Ma femme est une femme sans culture, elle cherche la distinction dans tout et elle veut que Iégor [son fils] devienne savant, sans comprendre que moi, avec mes affaires, je pourrais rendre Iégor heureux pour la vie. Je vous explique cela pour vous dire que si tout le monde veut être savant et distingué, il n'y aura personne pour faire du commerce et cultiver le blé. Tout le monde mourra de faim.
- Mais si tous font du commerce et cultivent du blé, il n'y aura personne pour s'instruire.
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HerveTUCHerveTUC   26 décembre 2011
Quand nous regardons longuement le ciel immense, nos idées et notre âme se fondent dans la conscience de notre solitude. Nous nous sentons irréparablement seuls, et tout ce que nous tenions auparavant pour familier et cher s'éloigne indéfiniment et perd toute valeur, Les étoiles, qui nous regardent du haut du ciel depuis des milliers d'années, le ciel incompréhensible lui-même et la brume, indifférents à la brièveté de l'existence humaine, lorsqu'on reste en tête à tête avec eux et qu'on essaie d'en comprendre le sens, accablent l'âme de leur silence; on se prend à songer à la solitude qui attend chacun de nous dans la tombe, et la vie nous apparaît dans son essence, désespérée, effrayante...
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AelaAela   13 juillet 2012
Pendant le repas, la conversation fut générale. De cette conversation Iégorouchka déduisit que ses nouveaux amis, malgré les différences d’âge et de caractère, avaient quelque chose en commun, qui les faisait se ressembler entre eux : c’étaient tous des gens avec un passé admirable et un présent déplorable ; sans exception, ils parlaient de leur passé avec enthousiasme et traitaient leur présent quasiment avec du mépris.
Le Russe aime se souvenir mais n’aime pas vivre ; Iegorouchka ne savait pas cela, et avant que la soupe ne fût mangée, il croyait fermement que les gens qui l’entouraient étaient des humiliés et des offensés du destin.
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ninamarijoninamarijo   02 juin 2014
Lorsqu'on regarde longuement un ciel profond, sans en détacher les yeux, on ne sait pourquoi les pensées et l'âme s'unissent en un sentiment de solitude. On commence à se sentir irréparablement seul, et tout ce qu'on avait naguère cru proche et cher devient infiniment lointain et perd tout prix. Ces étoiles, qui regardent du haut du ciel depuis des millénaires, ce ciel insaisissable et les ténèbres, indifférents qu'ils sont à la vie brève de l'homme, lorsqu'on demeure seul à seuls avec eux et qu'on essaye d'en comprendre le sens, accablent l'âme par leur silence. On songe à la solitude qui attend chacun dans la tombe, et l'essence de la vie apparaît désespéremment, atroce...
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mellahmellah   19 novembre 2013
Il y a des hommes à qui dieu donne 1 esprit, a d'autres 2, à certains jusqu’à 3 ...à certains même 3, c'est sûr. Le premier, c'est celui qu'on a en naissant , le second nous vient par l'intuition , le troisième nous est donné si on mène bonne vie. Et vois-tu, mon petit , qu'un homme ait 3 esprits, c'est rudement bien, À celui-là, non seulement la vie est facile, mais la mort aussi. Oui, la mort ...
Nous mourrons tous tant que nous sommes .
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Célia Houdart Villa Crimée éditions P.O.L : où Célia Houdart tente de dire comment et de quoi est composé son nouveau livre Villa Crimée, et où il est question notamment d'un ensemble construit par Sarah Bitter au 168 rue Crimée, à Paris 19e, de logements sociaux et d'ateliers d'artiste, d'architecture et d'écriture, de 212 fenêtres et de 212 fragments, de cuivre et de pavés, de couverture et d'ouvertures, de "La Vie mode d?emploi" et d'"Espèces d'espace", de Geroges Perec, d'admiration et des merveilles du monde, à l?occasion de la parution aux éditions P.O.L de "Villa Crimée", à Paris le 23 octobre 2018 "Un îlot en chantier, un labyrinthe de traits sur un plan d?architecte, un toit-manteau de cuivre gold. Un couple qui dort à la belle étoile sur une loggia, le piano d?Anton Tchekhov dans sa Datcha Blanche. Série de visions, de fictions. Fenêtres sur cour et vies rêvées, en même temps que coups de sonde dans le passé d?un quartier parisien"
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Je m'appelle .............?..........." je suis un jeune homme de dix-sept ans, laid, maladif et timide", je passe mes étés dans la "maison de campagne des Choumikhine", et je m'y ennuie.

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