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Édouard Parayre (Traducteur)
ISBN : 2070359743
Éditeur : Gallimard (08/01/2009)

Note moyenne : 3.19/5 (sur 18 notes)
Résumé :

La jeune Anna Akimovna a hérité d'une usine dont elle doit assurer la direction. Mais, à vingt-cinq ans, quelle riche et jolie femme voudrait passer ses soirées à travailler ? D'autant que, parmi ses ouvriers, le beau Pimenov ne la laisse pas insensible. Et elle se prend à rêver. Deux nouvelles acides sur l'amour et ses malentendus par l'un des grands maîtres de la littérature russe.

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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
ninamarijo
  26 janvier 2017
Anna Akimovna, jeune femme sensible et romantique est l'héroïne de la nouvelle, elle a reçu en héritage l'usine de son père, une charge qu'elle essaie d'assumer mais trop lourde pour son jeune âge. A la veille de Noël, touchée de compassion par les conditions de vie des ouvriers, Anna veut aider les plus pauvres, c'est ainsi que Tchalikov retient son attention, ce sera l'heureux élu. Mais la honte et l'impuissance d'Anna ne seront pas pour autant soulagées, issue d'une famille d'ouvrier elle rêve de revenir avec ceux qui luttent pour leur existence. Ecrasée par le poids de la charge qui lui revient sa seule échappatoire est le mariage qu'elle voit comme unique porte de sortie, « Si je tombais amoureuse, pensait-elle en s'étirant, et cette seule pensée lui réchauffait la région du coeur. Et si je me débarrassais de l'usine…Elle rêvait, imaginant sa conscience débarrassée de tous ces ateliers qui lui pesaient, des baraquements, de l'école… »
Tchékhov est un portraitiste hors-pair, toujours avec cette pointe d'humour, il connaît et aiment ces gens laborieux des aciéries du XIX siècles, ces lieux sombres et, lugubres. Anna son héroïne est une femme généreuse, perdue à la tête de l'usine et Tchékhov, la remet à sa juste place, une femme épouse et mère, le monde des hommes n'est pas sa destinée, telle est sa conception il me semble.
Ces nouvelles de Tchékhov ont cette force et cette légèreté que j'aime tant chez lui.
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Aela
  09 octobre 2012
Anna Akimovna a hérité d'une usine. Elle a vingt-cinq ans, elle doit diriger l'entreprise. Elle est issue d'un milieu populaire, son père était un homme sorti du rang.
Elle doute de sa vocation.
Diriger cette usine est une tâche difficile, et elle n'est pas toujours sûre de vouloir passer sa vie à travailler à des cadences infernales.
Parmi ses ouvriers, de plus, le beau Pimenov ne la laisse pas indifférente.
Un livre plein de modernité et d'obervations subtiles sur la société , les rapports entre riches et pauvres au temps de Tchekhov.
Une autre facette de ce grand écrivain....
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nrisovics
  21 avril 2018
Anna Akimovna est une jeune femme de 27 ans dirigeant une usine. Elle était d'origine modeste mais a aujourd'hui des domestiques et se sent peu à l'aise dans un monde d'apparats. Elle est parfois bienfaitrice de ses ouvriers qui lui demandent de l'argent , afin de subvenir à leurs besoins plus ou moins enjolivés.
A 26 ans Anna n'est pas mariée et sa tante ou une soeur surnomée le Cafard lui disent que le temps presse. Très belle nouvelle sur les passions humaines, un changement d'époque, de société.
La seconde nouvelle est également très réussie et nous conte une histoire d'amour platonique entre Aliokhine et Anna Louganovitch
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mabertrand
  29 juin 2011
J'ai apprécié ce très court roman qui évoque les relations entre hommes et femmes et entre riches et pauvres dans la Russie du 19ème siècle. Cette première découverte me donne envie d'en savoir plus sur ce pays et cette époque.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
ninamarijoninamarijo   22 janvier 2017
Ces ateliers sombres, lugubres, ces entrepôts et ces baraquements où vivaient les ouvriers, Anna ne les aimait pas ; elle en avait peur. Après la mort de son père, elle n’était allée qu’une seule fois dans l’atelier principal. Les hauts plafonds à charpente de fer, la multitude de roues gigantesques qui tournaient à toute allure, les courroies de transmission et les leviers de commande, le chuintement strident, le grincement de l’acier, les trémulations des wagonnets, le souffle dur de la vapeur, les visages blêmes ou cramoisis ou noirs de poussier, les chemises trempées de sueur, l’éclat de l’acier, du cuivre et du feu, l’odeur de l’huile et du charbon, et les courants d’air, tantôt très chauds tantôt froids, tout cela lui avaient fait l’effet de l’enfer.
Elle n’était pas allée une seule fois dans les baraquements d’ouvriers. On disait que l’humidité́, les punaises, la débauche et l’anarchie y régnaient
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AelaAela   09 octobre 2012
"Laissez-moi parler à la fin! dit-elle. Personnellement, je ne comprends pas l'amour sans la famille. Je suis seule, seule comme la lune dans le ciel, et encore à son déclin, et, quoi que vous disiez, je suis sûre, je sens que seul l'amour au sens ordinaire du mot peut remplir ce vide du déclin.
Je crois que cet amour déterminera mes obligations, mon travail, éclairera ma conception du monde.
Je demande à l'amour la paix de l'âme, le repos,...
bref, dit-elle embarrassée, je veux un mari et des enfants.
- Vous voulez vous marier! Eh bien, c'est possible aussi, acquiesça Lyssevitch.
Vous devez tout goûter: le mariage, la jalousie, la douceur de la première infidélité, et même la maternité...
Mais hâtez-vous de vivre, hâtez-vous, ma chère, le temps passe, il n'attend pas.
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ninamarijoninamarijo   26 janvier 2017
Vous devez être aussi audacieuse que vos désirs . Ne vous laissez pas dépasser par eux;
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AelaAela   09 octobre 2012
Les employés mangeaient, bavardaient et jetaient sur Anna Akimova des regards interdits:
qu'elle avait grandi, qu'elle avait embelli!
Mais cette jeune fille élégante, élevée par des gouvernantes et des précepteurs, leur était étrangère, incompréhensible et, involontairement, ils se tenaient de préférence près de sa tante.
Anna Akimova craignait toujours qu'on ne pensât d'elle qu'elle était une orgueilleuse, une parvenue, une corneille parée de plumes de paon.
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AelaAela   09 octobre 2012
"Il faudrait tomber amoureuse, pensait-elle en s'étirant, et cette seule idée lui fit chaud au coeur. Et se débarrasser de l'usine...." rêvait-elle, voyant dans son imagination sa conscience délivrée du poids de ces lourdes bâtisses, de ces baraquements, de ces écoles...
Puis elle se souvint de son père et pensa que, s'il avait vécu plus longtemps, il l'aurait certainement mariée à un homme du peuple, à Pimenov par exemple.
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Vidéo de Anton Tchekhov
Célia Houdart Villa Crimée éditions P.O.L : où Célia Houdart tente de dire comment et de quoi est composé son nouveau livre Villa Crimée, et où il est question notamment d'un ensemble construit par Sarah Bitter au 168 rue Crimée, à Paris 19e, de logements sociaux et d'ateliers d'artiste, d'architecture et d'écriture, de 212 fenêtres et de 212 fragments, de cuivre et de pavés, de couverture et d'ouvertures, de "La Vie mode d?emploi" et d'"Espèces d'espace", de Geroges Perec, d'admiration et des merveilles du monde, à l?occasion de la parution aux éditions P.O.L de "Villa Crimée", à Paris le 23 octobre 2018 "Un îlot en chantier, un labyrinthe de traits sur un plan d?architecte, un toit-manteau de cuivre gold. Un couple qui dort à la belle étoile sur une loggia, le piano d?Anton Tchekhov dans sa Datcha Blanche. Série de visions, de fictions. Fenêtres sur cour et vies rêvées, en même temps que coups de sonde dans le passé d?un quartier parisien"
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Je m'appelle .............?..........." je suis un jeune homme de dix-sept ans, laid, maladif et timide", je passe mes étés dans la "maison de campagne des Choumikhine", et je m'y ennuie.

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