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ISBN : 2070146197
Éditeur : Gallimard (18/08/2016)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 425 notes)
Résumé :
De retour d’Afghanistan où il a perdu plusieurs de ses hommes, le lieutenant Romain Roller est dévasté. Au cours du séjour de décompression organisé par l’armée à Chypre, il a une liaison avec la jeune journaliste et écrivain Marion Decker. Dès le lendemain, il apprend qu’elle est mariée à François Vély, un charismatique entrepreneur franco-américain, fils d’un ancien ministre et résistant juif. En France, Marion et Romain se revoient et vivent en secret une grande ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (164) Voir plus Ajouter une critique
Yassleo
  12 octobre 2016
Qu'il semble difficile de juger ce roman. Mais faut se décider, donc go : j'ai choisi de l'aimer. Non, de l'encenser.
J'ai choisi de me laisser captiver par les vies mouvementées de ce pdg de bonne famille juive ou pas, on ne sait plus. de sa femme journaliste amoureuse, plus amoureuse, re-amoureuse etc... bref une femme. de l'amant d'icelle (c'est joli icelle, je me fais plaisir), donc de cet amant banlieusard neuf-troisien converti en soldat et ravagé par la barbarie des guerres. de cet ex-animateur social blackos (quota oblige) devenu conseiller à l'Elysée (quota oblige), puis ex-conseiller, on ne sait plus.
Ok je l'accorde : l'encensement annoncé n'est pas évident à première vue. Oh, ben si quand même. Et allons plus loin, respirez donc cette belle odeur de clichés sociaux. Hmm, que ce roman fleure bon la caricature à pleines narines. le juif et son argent, la femme et la romance, le 93 et ses emmerdes, l'islam et le terrorisme, le média fouteur de m... trouble, le black et le racisme. Bref, ça transpire le trop. de là à le reprocher à madame Tuil, il n'y a qu'un pas. Pas que je ne franchirai pas et avis qui ne m'a même pas titillé l'azerty quelques secondes. Car j'ai choisi d'aimer ai-je dit. Faut suivre. Et donc d'aborder ce roman sous un angle différent que celui du cliché. Et ce, grâce au magistral talent narratif de Karine Tuil, son écriture accrocheuse, son oeil incontestablement juste sur une réalité sociétale qui dérange.
Place donc à quatre personnages aux parcours atypiques, progressivement brossés. Bien-né, mal-né, chacun porte sa croix et traîne son lot de casseroles. Qui forgeront des caractères forts, solides, ambitieux en apparence, mais aux fragilités qui exsudent subtilement sous une plume ingénieuse. Quatre personnages en quête d'un destin déjà écrit ou à écrire. Fil conducteur patiemment brodé : peut-on échapper à ses origines? Ceci au travers de thèmes de société bien actuels : rang social, religion, médias, pouvoir, identité, communautarisme sont scrupuleusement autopsiés avec intelligence et méthode. La fiction au service du cash investigation. Ne voir qu'une caricature serait être finalement bien aveugle à ce monde qui nous entoure...
Roman explosif ancré dans un XXIème siècle explosif.
Par une Karine Tuil impériale de précision.
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motspourmots
  18 août 2016
J'attendais ce livre avec impatience tant le précédent L'invention de nos vies m'avait impressionnée, annonçant un tournant passionnant dans l'écriture de Karine Tuil. Nous y voilà donc, trois ans plus tard, et le résultat est époustouflant. Une puissance narrative qui vous happe dès les premières pages pour ne plus vous lâcher, une tension parfaitement maîtrisée du début à la fin et surtout, un récit tellement ancré dans le 21ème siècle qu'il risque d'en devenir un témoignage de référence pour les générations à venir.
"J'écris parce que la vie est incompréhensible", dit Marion Decker, l'un des quatre personnages principaux du roman. le moins que l'on puisse dire c'est que Karine Tuil nous la rend compréhensible, la vie. Elle nous brosse un tableau à la fois juste, sans concession et terriblement lucide de notre société en se faufilant dans les arcanes du pouvoir, au plus près de ceux qui prennent les décisions. Une société où l'image prédomine, où la communication est reine, où le pouvoir se gagne et se perd en un rien de temps sur le terrain médiatique, où les apparences comptent plus que le mérite. Mondialisation, géopolitique, jeux de pouvoir... Ses héros n'ont pas forcément toutes les cartes de leur destin en mains.
Mais L'insouciance ne serait pas un livre de Karine Tuil si la question de l'identité n'était pas au centre. Chacun des personnages a son problème d'identité, d'appartenance et c'est une source de vulnérabilité. François Vély, le puissant patron du CAC 40 à qui tout semble réussir se voit soudain ramené à ses origines juives, lui qui les a toujours volontairement ignorées. Osman Diboula, le fils d'immigrés parvenu à se hisser dans les coulisses du pouvoir en tant que conseiller à l'Élysée s'aperçoit qu'il a peut-être servi de caution "diversité" dans un milieu qui le renvoie sans cesse à ses origines. Romain Roller, le militaire engagé sur les théâtres d'opérations les plus dangereux, se demande, de retour d'Afghanistan, à qui profitent ces guerres et si elles valent les sacrifices humains qu'elles induisent. Quant à Marion Decker, journaliste-écrivain, dont le mariage avec François Vély est assombri par un terrible drame, elle peine à trouver sa place dans un monde auquel ses origines sociales ne l'ont pas préparée et qu'elle cherche à comprendre. Origines ethniques, origines sociales, culture, éducation, appartenances religieuses... pas facile de se forger sa propre identité quand tout nous renvoie à ce que nous sommes censé être.
"Il y a quelque chose de très malsain qui est en train de se produire dans notre société, tout est vu à travers le prisme identitaire. On est assigné à ses origines, quoi qu'on fasse. Essaye de sortir de ce schéma-là et on dira de toi que tu renies ce que tu es ; assume-le et on te reprochera ta grégarité."
La violence est partout, sur les terrains de guerre, bien sûr (quelles pages sur la condition de militaire, sur les réalités du terrain... !) mais surtout dans les rapports sociaux qui régissent le quotidien. Dans les relations intimes comme dans les relations professionnelles. Dans le lynchage médiatique qui peut jaillir d'une simple étincelle. C'est ce que l'auteure nous montre de façon magistrale en démontant les mécanismes qui mènent aux pires excès. Et en nous rappelant que l'on n'échappe pas à ses origines, à son histoire.
La société que nous dépeint Karine Tuil, c'est la nôtre. Complexe, violente, hypocrite, clanique. Derrière les façades qui abritent les lieux de pouvoir, par-delà les discours qui prônent l'intégration et la tolérance, la réalité est toute autre. de quoi donner à réfléchir.
Mais je vous rassure, L'insouciance est un vrai page turner qui puise sa force dans un contexte très documenté et captive par sa structure narrative et ses personnages taillés à la serpe. L'auteure tisse une toile d'une incroyable densité, mêlant histoire d'amour et drame social, contexte politique et destins individuels. On plonge dans ce roman avec un plaisir croissant au fil des pages, on vibre, on se révolte, on s'attache aussi... On veut croire que François Vély est dans le vrai lorsqu'il affirme "J'ai toujours cru en la capacité de l'homme à inventer sa vie, je ne fais pas partie de ceux qui pensent que tout est figé, imposé". Tout en sachant que ce n'est pas gagné.
Un grand roman, c'est souvent celui qui, à travers le prisme romanesque permet de mieux voir le monde et de le questionner. Un grand roman c'est celui qui vous happe, vous tient en apnée, vous fait lever plus tôt pour retrouver plus vite les personnages quittés à regret la veille. Et vous marque, durablement. Pas de doute, L'insouciance est un grand roman.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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isabelleisapure
  18 septembre 2016
Romain est soldat, il revient d'Afghanistan meurtri et tombe amoureux de Marion, jeune journaliste mariée à un riche entrepreneur. Piégé dans un scandale politico-médiatique, ce dernier sera soutenu par Osman, conseiller à l'Elysée, ayant gravi les marches du pouvoir après avoir été animateur social en banlieue.
Le nouveau roman de Karine Tuil est une plongée dans notre 21ème siècle. L'auteure s'empare des questions qui bousculent et questionnent le monde d'aujourd'hui et la société française en particulier : la guerre contre le terrorisme, la montée de l'antisémitisme, les réseaux sociaux, l'intégration, l'Islam radical.
Karine Tuil aborde avec maestria des sujets douloureux, les malaxe avec talent et s'en sert avec brio. Pour un bon moment de lecture, elle concocte finalement un livre original et dense, écrit avec engagement et fermeté !
J'ai eu un grand plaisir à retrouver Karine Tuil qui m'a procuré mon premier coup de coeur de cette rentrée littéraire.
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palamede
  14 novembre 2016
L'insouciance du danger qui menace les héros de Karine Tuil en fait des imprudents lourdement pénalisés par leur manque d'anticipation, leur ignorance ou leur négligence des codes d'une société contemporaine narcissique, superficielle et violente.
Romain, après une mission en Afghanistan, revient avec des blessures aussi invisibles qu'indélébiles. Marion, une journaliste talentueuse née dans un milieu modeste, épouse un homme riche et influent, mais oublie que la sécurité matérielle sans amour est un piège. Son mari, François, capitaliste flamboyant, néglige qu'en France il ne fait pas bon être fortuné et surtout l'afficher. Osman, quant à lui, jeune homme issu de l'immigration devenu conseiller du président, il ignore qu'en politique pour durer il faut savoir encaisser, même des insultes racistes.
Quatre personnages donc, qui évoluent dans la France d'aujourd'hui en proie au cynisme des gouvernants et de leurs amis, au racisme, à l'antisémitisme et au communautarisme. Une négligence à l'égard des plus faibles et une intolérance à la différence (relayée et favorisée par des médias souvent aussi bavards qu'incompétents) qui favorisent l'émergence des partis extrêmes, et empoisonnent les relations sociales. Quatre personnages, confrontés à des problèmes identitaires, que Karine Tuil réunit à la fin de ce long roman qui fait un état des lieux réaliste et prenant (même s'il n'évite pas toujours les poncifs) en décrivant la fin d'une époque d'insouciance.
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Eve-Yeshe
  16 octobre 2016
Tout d'abord je tiens à remercier vivement Price Minister et son opération « Matches de la rentrée littéraire », ainsi que les Editions Gallimard qui m'ont permis de lire ce roman
C'est le premier roman de Karine Tuil et je suis sous le charme. Cette histoire est très forte, tous les personnages ont été étudiés dans le détail : leurs qualités, leurs défauts, leur zones d'ombre, leurs fragilités….Je me suis attachée à chacun d'eux.
Elle décrit très bien ces soldats qui reviennent de la guerre (quand ils reviennent) avec un syndrome de stress post traumatique, comme Romain, qu'ils ont tendance à ne pas vouloir reconnaître, le déni permettant de rester un soldat qui ne se plaint pas, fait son devoir et refuse toute aide car ce serait de la faiblesse, avec de surcroît, la culpabilité du survivant.
Marion, la journaliste, qui a suivi ce groupe de soldats, a participé au stage de décompression sur une île grecque, comme si passer de l'horreur des bombes, des attentats-suicide, à une île paradisiaque avec tout le confort pouvait les aider en seulement quelques jours. Pour que l'Etat se donne bonne conscience.

L'auteur égratigne au passage la « discrimination positive » pour montrer qu'on peut venir de la banlieue et accéder à de hautes fonctions, et dissèque les états d'âme, le ressenti de ces hommes qui accèdent au pouvoir et à l'ivresse qu'il leur confère, mais peuvent tout perdre parce qu'ils se sont rebiffer à la suite d'une remarque désobligeante. Doit-on en faire encore plus quand on est Noir, qu'on n'a pas fait d'études supérieures et qu'on est sur un siège éjectable en permanence ?
Je pourrais parler de ce roman pendant des heures car tout m'a plu, l'histoire, les vies bouleversées, les souffrances, la situation politique interne et extérieure, la guerre, les otages, la dérive de certains jeunes de banlieue vers la radicalisation, car ils cherchent autre chose pour donner un sens à leur vie et ne se rendent plus compte de ce qui est bien et ce qui est mal.
L'auteure ne caricature pas, elle décrit sans jugement, de façon parfois lapidaire, égratignant les médias, les réseaux sociaux au passage et pose une question importante : peut-on échapper à ses origines, à sa condition sociale ? Mais aussi, à la conséquence de ses actes, n'est-on pas toujours rattrapé par son passé ? (Cf. la loi de causalité dans le bouddhisme).
Et de manière sous-jacente : qu'est ce qui fait notre identité, vous savez ce terme que les politiques conjuguent en l'affublant d'un adjectif : « identité nationale ». On a déjà du mal à se trouver une identité au niveau familial, en se dépêtrant au mieux de l'héritage parental, de l'éducation, il faut maintenant qu'elle soit nationale… on peut lire cette phrase forte : « Il y a quelque chose de très malsain qui est en train de se produire dans notre société, tout est vu à travers le prisme identitaire. On est assigné à ses origines quoi qu'on fasse. Essaye de sortir de ce schéma-là et on dira de toi que tu renies ce que tu es ; assume-le et on te reprochera ta grégarité. »
Karine Tuil nous dresse, au passage, un tableau de la société actuelle et elle a su créer des personnages attachants pour l'illustrer cette société, lui donner vie. Elle a pris soin de se documenter, car les scenarii de vie sont vraiment captivants. 525 pages que j'ai lues de façon addictive, tant l'écriture est rythmée, le style percutant. C'est le livre que je préfère de cette rentrée mais je n'en ai pas lu beaucoup, car depuis deux ans, les livres de la rentrée littéraires me tentent…
Note : 9/10
« les matches de la rentrée littéraire » sur PriceMinister :mot-clé #MRL16
Lien : http://eveyeshe.canalblog.co..
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critiques presse (7)
LeDevoir   23 janvier 2017
Un livre empathique, L’insouciance. Si la littérature pour Karine Tuil est l’espace de la liberté, qu’elle permet par là de fouiller ouvertement, sans contrainte, les sources de conflits qui animent nos sociétés, c’est aussi un espace de réflexion sur l’altérité.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
Actualitte   11 octobre 2016
Une œuvre littéraire qui parvient à embrasser l’universalité de son sujet éponyme, en interrogeant notre vivre ensemble sans fard et en questionnant l’impact de la grande Histoire sur la petite histoire.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LeFigaro   05 septembre 2016
L'Invention de nos vies nous avait laissé le souvenir d'une excellente radiographie de l'imposture menée tambour battant. Ce dixième roman n'est pas moins palpitant, juste encore plus rageur, à l'image des êtres dont il suit les parcours parallèles.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeFigaro   02 septembre 2016
Difficile de résumer une telle entreprise romanesque en quelques lignes. Si Karine Tuil avait été un auteur américain, on aurait crié au génie.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LesEchos   02 septembre 2016
Le scénario avance de façon implacable avec une bonne technique, mais sans véritable surprise. Le style est efficace, mais manque de souffle.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Lexpress   30 août 2016
Un roman tour à tour d'amour et de politique-fiction, qui brosse avec véracité la violence du monde d'aujourd'hui. L'Insouciance, par Karine Tuil, un de nos coups de coeur de la rentrée littéraire.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lexpress   29 août 2016
Karine Tuil avait l'ambition de bâtir un gros roman multiethnique à la Tom Wolfe. C'est complètement raté.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (188) Voir plus Ajouter une citation
alainmartinezalainmartinez   01 février 2017
Devant le cercueil de son fils, cette femme âgée d’une cinquantaine d’années, droite et digne, prononça un discours qu’elle avait écrit à la main : « Dans la nuit de dimanche à lundi à quatre heures moins dix, on a sonné à notre porte et dans l’interphone, un officier s’est annoncé. Je suis allée ouvrir et j’ai pensé : ça y est, la vie est finie. L’officier nous a demandé si nous étions bien les parents du sergent José Vilar et nous avons répondu : oui, c’est nous. Lors de la première rentrée scolaire de José, il avait alors trois ans, son instituteur avait organisé une rencontre avec les parents d’élèves et, s’adressant à nous, il nous avait posé la même question : vous êtes bien les parents de José Vilar ? Avec quelle fierté nous nous étions levés pour répondre, oui, c’est nous, ces mots qui aujourd’hui, devant l’officier, nous exposaient à ce que tout parent de soldat redoute : la mort de son enfant. Ce qui nous avait si longtemps rendus heureux – être les parents de José Vilar – nous anéantissait à présent.
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LaBiblidOneeLaBiblidOnee   07 août 2016
Ce n’était pas une décharge de chevrotine, ils ne sont pas morts mais fêlés, disloqués – explosion intime, fracture interne, invisible, la radiologie ignore la géographie de la douleur morale ; ils continueraient à se lever, se coucher, ils se surprendraient à rire, ils feraient l’amour et ils aimeraient peut-être, mais ils ne seraient plus jamais ces jouisseurs adonisés, ces frondeurs, ils ne seraient plus ces ambitieux – ils oublieraient le temps où ils rêvaient d’un poste, d’un titre, d’une gloire honorifique, le temps de la compétition sociale où briller comptait plus que vivre – ils ont traversé l’épreuve, immobiles et fragiles, statufiés par la peur, puis alertés, réactifs, fuyant l’horreur, visage halluciné face à l’irrémissible, cœur percuté, corps terrassé, surpris par la violence de l’attaque – la défection du bonheur n’est précédé d’aucune annonce. Une part d’eux-mêmes est définitivement perdue. Une forme de légèreté. Ce qui restait de l’enfance. L’insouciance.
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PiatkaPiatka   02 octobre 2016
- Raconte-moi comment tu travailles.
- Je tourne autour du texte...J'avance à tâtons comme si je cherchais à prendre possession d'un territoire, je ne connais pas encore la zone, je progresse dans le noir...
- Qu'est-ce qui t'a amenée à l'écriture ? Est-ce que tu te demandes pourquoi tu écris ?
- J'écris parce que la vie est incompréhensible.
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popie21popie21   20 avril 2019
"(...) Tu te souviens de l'une de tes premières réunions dans le salon vert ? Le Président t'a présenté en posant sa main sur ta tête...
- C'était un geste affectueux, rien de plus.
- Non. C'était paternaliste ! Le Blanc qui caresse la tête du Noir, moi, j'appelle ça de la condescendance raciale."
Osman était tétanisé.
"C'est dur à entendre, Osman, mais ils t'ont placé là parce que ça les arrangeait ! Sur la photo de famille, avec ta belle gueule de Black, tu crées du contraste et c'est ce qu'ils veulent, maintenant, de la diversité !
(...)"
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PiatkaPiatka   03 octobre 2016
Il y a quelque chose de très malsain qui est en train de se produire dans notre société, tout est vu à travers le prisme identitaire. On est assigné à ses origines quoi qu'on fasse. Essaye de sortir de ce schéma-là et on dira de toi que tu renies ce que tu es ; assume-le et on te reprochera ta grégarité.
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Videos de Karine Tuil (36) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Karine Tuil
Dans Je me souviens, accompagné au piano par Richard Lornac, Karine Tuil se remémore le premier livre qui l'a marqué : "L'Étranger", d'Albert Camus et évoque ce qu'est pour elle la littérature. Sa littérature.
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