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EAN : 9782246758310
256 pages
Éditeur : Grasset (25/08/2010)

Note moyenne : 3.28/5 (sur 142 notes)
Résumé :
En Allemagne de nos jours. Juliana Kant, première fortune allemande, femme froide, retenue, secrète, mariée, a une aventure amoureuse avec un homme qui a tout du prédateur sexuel, Herb Braun.

Au bout de quelques mois, d'un hôtel l'autre, d'un rendez-vous clandestin l'autre, l’homme menace de révéler à la presse leur liaison : tous leurs ébats ont été filmés. La milliardaire dénonce le gigolo.

On l'emprisonne, la morale est presque sau... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (46) Voir plus Ajouter une critique
Ziliz
  22 septembre 2019
« L'histoire des Kant est celle d'un monde condamné, le monde de l'abstinence et du mensonge, du capitalisme meurtrier et de la connivence, asseyez-vous, et écoutez. »
Oui, écoutons Karl se confier à cette journaliste qui écrit sur les Kant, des industriels allemands riches et influents depuis plus d'un siècle.
Karl a longtemps été à leur service, homme à tout faire, homme de confiance. Il vient de se faire remercier, suite à un scandale qui a éclaboussé la famille.
Antipathique, agressif, imbu de lui-même, le vieillard se présente longuement, en préambule, interpellant et rudoyant la journaliste. Puis il en vient aux faits, à ce qui a défrayé la chronique : les déboires de l'héritière Juliana Kant, sa chute de 'six mois et six jours'.
« L'argent, les femmes, le pouvoir, la renommée. »
Ces thèmes sont au coeur des trois romans de Karine Tuil que je viens de découvrir. De même que ceux des relations homme-femme, de la famille & de la religion, de la responsabilité/culpabilité et de la justice.
Ce récit est plus court que les deux autres*, mais tout aussi intense, pertinent et percutant. L'écriture ciselée et le décor du point de bascule rappellent le talentueux Stefan Zweig.
L'auteur s'est visiblement inspirée d'une célèbre famille allemande au nom proche. Je ne sais pas si leur parcours est le même. Je n'ai aucun mal à croire, en revanche, à la funeste histoire...
___
* 'Les Choses humaines' (2019)
'L'Invention de nos vies' (2013)
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carre
  08 août 2012
En rencontrant Karine Tuil lors d'un salon, j'étais impatient de découvrir son dernier roman, d'autant que celui-ci revêtait une place particulière dans sa bibliographie dixit l'auteur. Je sais, vous allez me dire, mais quel grand naïf tu fais!!!
Et bien même si je n'ai pas adhéré à son histoire, je crois en sa sincérité.
A vrai dire, si le livre est pour moi une déception, je crois qu'il l'est avant tout dans sa construction même qui m'a empêché d'être en empathie avec le personnage, Julianna Kant est une femme riche, froide, manipulatrice. Mais aussi par le nombre de thèmes abordés (l'adultère, les secrets du passé, la vengeance, le chantage, la manipulation etc.) Karine Tuil survole plus qu'elle n'approfondit, son style m‘a gêné, rendant la lecture peu amène. Au final, un livre qui m'a laissé de marbre, vite lu et malheureusement vite oublié. Me reste un agréable échange avec une auteur dont j'apprécie d'autres romans (notamment « Douce France » ).
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lolols28
  20 juin 2020
Original! Un mélange étrange mais fascinant. Un vieil homme , porté flingue d'une famille très puissante se confie après son licenciement . Mais où sont les monstres, les secrets. Entre un petit gigolo et la biographie de Magda goebbels, le lecteur traverse plusieurs décennies allemandes . Surprenant petit livre a lire absolument .
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blandine5674
  20 juillet 2020
0riginal ! Premier mot écrit dans la critique de lolols28. Ce mot m'a attirée. Les premières pages ne sont pas avenantes. L'histoire démarre vraiment lorsqu'on comprend qu'un homme « de confiance » raconte à une scripte le scandale de la famille Kant, la plus riche d'Allemagne. Adultère, manipulation, escroquerie, remous de passé nazisme. Les enfants sont-ils responsables des actes de leurs parents ? Une prose bien menée et fluide. Quand même la sensation d'une relation à la manière de Hygiène de l'assassin dans le cynisme. Avec un peu de recul, on se dit 'C'est bien du roman'.
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Apikrus
  25 septembre 2019
Quand Juliana, distinguée mère de famille allemande de la 'haute société' s'encanaille, elle y prend son pied comme jamais auparavant. Mais des dommages collatéraux sur sa famille sont prévisibles ! Heureusement l'argent permet souvent de sauver les meubles, me direz-vous ? Rien n'est moins sûr pour la dynastie Kant. En effet, l'écart entre l'image médiatique de cette famille et la manière dont elle s'est constituée est un gouffre. Karine Tuil y précipite ses personnages, lentement mais sûrement...
Tuil nous amène à réfléchir à la notion d'héritage, au sens large du terme. Peut-on considérer que des personnes sont responsables des actes de leurs parents ? A priori non.
En est-il de même lorsqu'elles profitent largement des bénéfices de ces actes ? L'auteure ne donne pas son point de vue mais laisse à chacun le soin de se forger son opinion, et de se demander ce qu'il aurait fait, dans cette situation.
Dans le doute je préfère ne pas répondre à cette dernière question, n'étant pas sûr que la réponse soit à mon avantage ; nous sommes en effet toujours prompts à nous trouver de bonnes excuses lorsque cela nous arrange (nous ne sommes pas responsable de ce qu'ont fait nos parents, et maintenant qu'y changer ?).
L'histoire se passe en Allemagne, ce qui peut créer une certaine distance pour le lecteur français. J'appartiens cependant à une génération dont le père a l'âge d'avoir participé à la guerre d'Algérie. Ce n'est pas le cas du mien (bénéficiaire d'un sursis grâce à un frère aîné déjà sur le terrain), mais je sais que la plupart de ceux qui en sont revenus ont été 'étrangement' silencieux après leur retour en France (y compris certains qui estimaient que l'action de la France était légitime, pas toujours par honte pour ceux-là mais par crainte d'être accusés de crimes de guerre… ).
Malgré un style parfois volontairement décousu (seulement sur les premières pages), retraçant le témoignage d'un personnage à l'esprit torturé, ce roman vaut largement le détour. Sa portée ne se limite en effet pas au cadre historique de l'histoire, la réflexion étant aisément transposable à d'autres situations.
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critiques presse (1)
LeFigaro   08 septembre 2011
Il y a [...] le style de la romancière qui amène les lecteurs dans les profondeurs de l'histoire contemporaine avec maestria.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   19 septembre 2019
On avait peur de moi, je le sentais, ça m'excitait, un regard et ils tremblaient, je tenais des fiches sur tout le monde, ça m'occupait la tête, on m'insultait, on me critiquait, on pariait sur ma mort, ils me détestaient, Goldberg surtout dont le regard semblait exiger de moi un certificat d'exonération de tout passé nazi, et c'était très bien ainsi, aucun d'entre eux n'osait s'adresser à moi, le bras droit de la patronne, un trublion sadique et hostile - c'est plus fort que moi, quand je suis bien, j'emmerde tout le monde.
+ Lire la suite
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JuinJuin   25 septembre 2019
Au camp de Stöcken, on meurt en six mois ! ironisent les SS qui gardent le camp. Affamés, maltraités frappés à coups de gourdins et de fouets en fer, les hommes travaillent sans relâche. Dès qu'un homme meurt, il est aussitôt remplacé par un autre déporté qui mourra à son tour et sera remplacé par un autre déporté qui mourra à son tour et sera remplacé par un autre déporté qui mourra à son tour et sera remplacé par un autre déporté qui mourra à son tour et sera remplacé par un autre déporté qui mourra à son tour et sera remplacé par un autre déporté qui mourra à son tour et sera remplacé par un autre déporté qui mourra à son tour et sera remplacé par un autre déporté qui mourra à son tour et sera remplacé par un autre déporté qui mourra à son tour et sera remplacé par un autre déporté qui mourra à son tour et sera remplacé par un autre déporté qui mourra.
( p14)
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ZilizZiliz   19 septembre 2019
Une gueule d'ange, ça voile le reste. La perversion, le vice, l'intention de nuire, on ne voyait rien... rien que ce visage parfait, rieur, avec des éclats d'enfance qui vous sautaient aux yeux comme des fragments d'obus.
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ADAMSYADAMSY   16 janvier 2016
Dans l'anonymat d'une chambre d'hôtel, l'une des femmes les plus puissantes d'Allemagne se donna à un homme dont elle ne savait rien, qu'elle n'avait vu que deux fois dans sa vie, et qu'elle avait pourtant suivi sans lui poser aucune question, sans avoir obtenu le moindre renseignement, ignorante, inconsciente, sans résistance, violant nos impératifs sécuritaires, sa morale personnelle, ses convictions, elle l'avait suivi parce qu'elle ne pouvait pas lui dire "'non", mot abscons, imprononçable, qui limite et restreint, elle avait perdu tout contrôle, toute capacité de jugement, elle était une proie, une poupée de chiffon, une chose molle et sans volonté entièrement commandée par sa matrice, elle était cette femme qui capitulait sans avoir été torturée, violentée, elle se rendait, se soumettait avec une jubilation nouvelle, une excitation guerrière, elle était une machine à aimer, qui hurlait, haletait, et sa voix était un gémissement, un soupir qui gonflait, elle était cette femme résignée, égrotante, à genoux devant lui comme devant un prie-dieu, cherchant la protection, réclamant la servitude, inféodée au pouvoir d'un dieu étranger, cette femme qui se traînait à terre, nue, hirsute, échevelée - voilà pourquoi je déteste l'amour : les papillons redeviennent des larves.
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Cath_perrinCath_perrin   30 avril 2020
Je choisis mes amis en fonction de leur bibliothèque, c’est ainsi depuis soixante ans et je n’ai jamais eu à m’en plaindre.
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Vidéo de Karine Tuil
Rencontre avec Karin Tuil qui nous parle de son livre : "Les choses humaines" paru aux éditions Gallimard.
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