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Jacqueline Lenclud (Traducteur)
ISBN : 2266025465
Éditeur : Pocket (12/09/1999)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 111 notes)
Résumé :
A rester des mois terré dans un placard, il vous vient parfois de drôles d'idées.
Pauvre Ronald ! Une tentative de viol qui tourne mal et le voilà recherché pour meurtre. Sa mère le sermonne, mais elle comprend bien qu'il s'agit d'un accident et l'aide à se cacher de la police. Par chance, il y a dans la maison un petit réduit qui ne demande qu'à être aménagé. Le jeune meurtrier s'y installe. En principe, juste pour quelques semaines, le temps que l'affaire s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Ellane92
  09 décembre 2013
Ronald est un adolescent qui a du mal à comprendre que sa liberté finit là où commence celle des autres. Aussi, il n'hésite pas à violer la jeune fille qui lui plait (après tout, elle n'arrêtait pas de l'allumer) puis à la tuer (elle ne semblait pas avoir apprécié la prestation du jeune garçon). le problème, c'est qu'on a beau avoir les meilleures raisons d'agir, ça n'empêche pas de faire des erreurs d'inattention : Ronald a laissé des indices impliquant sa culpabilité sur le lieu du meurtre.
Ni une, ni deux, il raconte ses mésaventures à sa maman, qui voit déjà en lui un futur médecin et un parfait gentleman. Maman gronde un peu (franchement, il aurait pu éviter de laisser son blouson à côté de la tombe, même si bien sûr, creuser, ça donne chaud) et propose la solution idéale : elle va cacher Ronald au coeur de la maison, le temps que cette histoire de gamine violée et tuée se tasse. Pour ne pas perdre de temps, elle lui clôture un petit espace avec un point d'eau, un cabinet d'aisance, un lit, un passe-plat et un programme scolaire (maman a beau être cool, il faudrait voir à ne pas retarder bêtement l'entrée de Ronald dans le monde de la médecine !). Tout va mieux dans le meilleur des mondes, jusqu'au jour où maman est transférée d'urgence à l'hôpital, où elle décède. Voilà Ronald laissé à lui-même, jusqu'au jour où les nouveaux propriétaires de la maison emménagent. Un couple sympathique, avec trois jeunes adolescentes blondes et ma foi, fort aimables !
Jack Vance nous invite, avec "Méchant garçon", à regarder la réalisation perverse des fantasmes les plus basiques d'un adolescent sans morale. L'auteur explique le cheminement des pensées malsaines de Ronald (en même temps, ça ne vole pas très haut) pour nous donner les clés de son mode de fonctionnement, avec pas mal de complaisance, et fait jouer l'empathie du lecteur, si bien qu'il arrive, parfois, que le lecteur se demande s'il souhaite que Ronald se fasse prendre ou passe inaperçu !
J'ai été un peu sceptique au départ, avec l'impunité dont jouissait cet anti-héros boutonneux, puis mon intérêt s'est accru au moment de l'arrivée des nouveaux locataires, et le passage de l'écriture des pensées de Ronald à celles des filles de la familles. Il y a bien quelques incohérences, ou un manque (flagrant) de réalisme, mais rien qui ne gâche la lecture. Enfin, j'ai adoré la fin, que j'ai trouvée très amusante et libératrice des tensions accumulées par les pages précédentes.
Méchant garçon, c'est un essai réussi de Vance (auteur fantastique) dans le monde du suspens au travers d'un personnage pas très intelligent mais très malsain, et propose un moment de lecture plein de plaisantes tensions.
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Masa
  16 juillet 2014
Jack Vance est connu, mais surtout reconnu pour ses romans imaginaires de Science-Fiction et de Fantasy. Pourtant, comme décrit en avant-propos dans ce livre, Jack Vance à également écrit quelques récits à suspens comme Méchant Gaçon (Bad Ronald parut en 1973).
Je possède quelques livres de cet auteur, mais c'est le premier que je lis. La cause évidente est qu'il écrit, comme beaucoup de ses confrères, des cycles et sagas. Ce roman étant indépendant, j'ai pu me lancer dans sa lecture, dans l'attente de pouvoir compléter les autres livres que je possède.
Je ne lis quasiment plus jamais le quatrième de couverture suite à une très mauvaise mésaventure. Ainsi, je ne savais pas où je mettais les pied.
Bien que l'auteur nous narre des descriptions complètement inutile, comme le repas qui s'éternise sur les deux premières pages, je dois dire que j'ai plutôt bien apprécié ce huit-clos hormis ces dernières pages qui s'éternisent.
Nous avons donc un jeune hommes méprisables, mais dont l'auteur arrive néanmoins à humaniser (enfin une bonne partie du récit) sans toutefois le rendre aimable et une mère qui ferait tout pour l'amour qu'elle porte à son fils. Étonnante donc que ce récit sans prétention.
Jack Vance arrive ici, à rendre la tension palpable et l'imagination du jeune homme se terrant en écoutant son environnement est bien présente.
Je regrette toutefois que l'auteur se contente de rester uniquement sur l'aspect psychologique sans rentrer d'avantage sur quelques descriptions qui auraient pimenté la lecture.
Toutefois, Méchant garçon reste une lecture intéressante, il est court, mais juste ce qu'il faut.
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encoredunoir
  23 mai 2015
Connu essentiellement pour ses oeuvres de science-fiction, Jack Vance s'est aussi attelé au polar. Méchant garçon (Bad Ronald, 1973) est le seul à avoir été traduit en français, chez Red Label initialement, raflant au passage le prix Mystère de la critique en 1980.
Le méchant garçon en question, c'est Ronald Wilby, adolescent solitaire, grassouillet, qu'une mère surprotectrice a transformé en jeune homme egocentrique incapable de s'intégrer dans un quelconque groupe de jeunes de son âge. Ronald vit dans le fantasme, rêvant à la belle Laurel Hansen et à l'écriture d'une grande saga de fantasy. Pour ses dix-sept ans, il décide d'aller chez Lauren pour l'inviter à sortir. Cette tentative est bien entendu un échec, mais en rentrant chez lui, travaillé par ses hormones, Ronald croise la petite Carol Matthews, onze ans. Il la viole et la tue avant de rentrer chez lui et d'avouer son crime à sa mère. Celle-ci décide de croire à la version selon laquelle tout cela ne serait qu'un accident et de cacher son fils. C'est dans un réduit servant de salle-de bain d'appoint sous l'escalier de la maison que madame Wilby va désormais faire vivre son fils… jusqu'à ce qu'elle meure et que la maison soit vendue. Quand la famille Wood, avec ses trois filles adolescentes achète la maison des Wilby, elle ne se doute bien entendu pas qu'elle partagera désormais ses murs avec ce drôle de locataire.
L'idée de base du roman de Jack Vance est particulièrement retorse et séduisante bien que tirée par les cheveux. Elle préfigure par ailleurs en quelque sorte la vogue des slasher movies qui vont faire florès à partir du milieu des années 1970. Disons-le tout de suite, le lecteur épris de vraisemblance, sensible aux aspects techniques, à peu de chance d'être satisfait. Si Vance essaie de donner quelques explications pour donner un vernis de crédibilité à son histoire, il n'est pas toujours convaincant. Ce n'est d'ailleurs pas non plus le portrait psychologique de Ronald, tiré à grands traits, qui compte ici, mais bien le suspense qu'entretient l'auteur. Et de ce côté-là, Vance sait y faire. Il hameçonne bien vite son lecteur et se plaît à jouer avec ses nerfs. Il en ressort un roman tendu, accrocheur qui, s'il flirte parfois avec le scabreux n'en demeure pas moins assez addictif. On pourra sans doute regretter que les multiples rééditions de Méchant garçon n'aient jamais donné lieu à une nouvelle traduction, celle-ci étant pour le moins datée, mais on se consolera en se disant que cette curiosité est dorénavant disponible en poche.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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GabySensei
  10 août 2016
Jack Vance est très connu en France comme auteur de SF alors qu'il est inconnu pour ses romans policiers. C'est assez curieux car aux USA, son pays d'origine, il est plus connu comme auteur de romans noirs que pour sa SF. L'explication tient simplement au fait que les éditeurs français ont très peu traduits ses romans policiers. C'est pourquoi ce livre m'a attiré lors de sa parution en poche.
Il raconte la vie d'un jeune garçon de 15 ans surprotégé par sa mère, qui voit en lui l'homme idéal qu'il ne sera jamais. Il est en surpoids et il a bien du mal à se faire des amis. Tiraillé par ses hormones et frustré par une jeune pimbêche qui vient de se moquer de ses avances, il va agresser et tuer la jeune voisine d'à côté. Paniqué par les conséquences de cette impulsion désastreuse, il va se réfugier dans les jupons de sa mère, sur laquelle il sait qu'il peut compter. Celle-ci comprend que la meilleure solution pour sauver son fils est de le faire disparaître. Elle va donc aménager une pièce secrète à l'intérieur de sa maison, dans laquelle il devra vivre reclus le temps qu'il faudra. Cette solution lui permet en plus de garder auprès d'elle son fils bien aimé. Quelques mois plus tard, la mère meurt subitement d'une attaque, et notre criminel se demande ce qu'il doit faire : sortir de sa cachette et courir le risque d'être arrêté, ou bien rester dans son cocon qui lui offre une bonne autonomie ? Très vite la maison est vendue et une nouvelle famille vient s'y installer, sans se douter qu'il existe une pièce secrète. La famille comporte trois superbes jeunes filles, dont les charmes juvéniles suffisent à convaincre le prédateur de rester dans la maison...
Un bon polar, construit autour d'une idée originale.
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jyrille
  12 mai 2014
De Jack Vance, je ne connaissais qu'un seul roman, de SF, puisqu'il est surtout connu pour avoir inondé cette branche de la littérature. Et un ami m'apprend qu'il a également écrit de nombreux polars, dont ce Méchant garçon (Bad Ronald en version originale), qui semble être un de ses plus réussis.
Comme l'édition qu'on m'a prêtée est assez vieille, de nombreuses notes parsèment le livre, et peuvent paraître incongrues : oui, nous savons ce qu'est un cheese-burger et la fête de Halloween, désormais. La traduction de l'époque abîme peut-être le texte car il faut avouer que j'ai trouvé la plupart des dialogues empruntés, sonnant faux, artificiels. Ou alors les gens parlaient vraiment de cette façon à cette époque (le début des années 70), aux Etats-Unis.
Fantastiques Etats-Unis, bien croquées ici par Jack Vance : très religieuses, vouant un culte à l'effort et au travail, détestant les hippies, mais abritant des monstres tels que Ronald. Méchant garçon constitue un polar très original et très éloigné des productions récentes. Pas de course-poursuite, pas d'action échevelée, ni même d'enquête trépidante, délivrant ses secrets au fur et à mesure et nous tenant en haleine.
Mais de la vraie horreur. Devenant intime d'un jeune garçon lent d'esprit et totalement dépourvu de morale, le lecteur est face à un roman angoissant, déplaisant, horrifiant. Tout ce que je craignais arrive, et l'espoir n'a pas lieu d'être, pour tous les personnages - ceux qui s'en tirent n'ont pas forcément un avenir radieux. Les situations peuvent sembler un peu irréalistes, mais l'idée seule méritait l'écriture d'un roman.
Dérangeant, et ce sur plusieurs niveaux, Méchant garçon pousse à la réflexion. En passant outre la traduction vieillotte et le style parfois pompeux, sa lecture n'est pas du temps perdu.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
Ellane92Ellane92   09 décembre 2013
Il se tourna du côté du placard : les robes d’Ellen y étaient soigneusement suspendues. Ronald tendit la main et caressa ces exquis vêtements qui avaient touché ce corps non moins exquis. Un courant électrique lui parcourut le bras. Il quitta la penderie pour la commode, ouvrit un tiroir et se pencha pour examiner les sous-vêtements de la jeune fille. Quelle intimité ! Il en frissonnait d’aise. Il finit par refermer le tiroir et demeura immobile. Il respirait lentement et profondément, laissant l’atmosphère de la pièce envahir tout son corps. Partout ici il sentait la présence d’Ellen ; la glace avait reflété sa nudité, ici sur cette chaise elle avait brossé sa lumineuse chevelure ; cette couche avait connu la chaleur de son jeune corps et le flux brillant de ses rêves.
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TristhenyaTristhenya   26 août 2012
La main de Ronald, comme mue par sa volonté propre, se faufila sous sa jupe. Carol hurla de colère. Ronald lui plaqua la main sur la bouche puis regarda aux deux extrémités du chemin : personne en vue. Il grommela dans l’oreille de la jeune fille : « Est-ce que tu vas crier ? Hein ? Je ne te conseille pas ! »
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TristhenyaTristhenya   26 août 2012
Il entendit des pas légers et vit revenir Mrs Hansen qui haussa le sourcil et dit en articulant avec soin : « Laurel est derrière la maison. — Oh oui, s’empressa de répondre Ronald, j’étais simplement en train d’admirer cette pièce. » Sans paraître l’entendre, elle le guida, lui fit traverser le salon et l’introduisit dans le patio en le faisant passer par une porte coulissante. « Laurel ! Il y a quelqu’un pour toi. » Laurel, qui barbotait dans la piscine en compagnie de ses amis, ne tint aucun compte de ce que sa mère lui criait. Celle-ci dit à Ronald : « Tâchez de trouver le moyen de vous faire remarquer »
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TristhenyaTristhenya   26 août 2012
Ronald n’ignorait pas ces préoccupations qui rongeaient l’esprit maternel. Parfois quand elle lui refusait une seconde ration de glace, il disait : « J’ai vraiment de la chance d’avoir une maman qui veille sur ma petite santé ! Qu’est-ce que je deviendrai le jour où il faudra que je me débrouille tout seul ? » Et sa mère de répondre : « Ma foi, cela n’aura sans doute plus d’importance à ce moment-là mais pour l’instant il faut absolument que tu te mettes sérieusement au régime
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TristhenyaTristhenya   26 août 2012
— C’est vrai, cela coûterait sûrement très cher. » Mrs Wilby ajouta d’un ton péremptoire : « Cela n’empêche pas qu’il faut que tu apprennes à conduire, on ne sait jamais ce qui peut arriver. Tâche de chasser de ton esprit ces idées extravagantes d’auto ou de moto pour ton usage personnel. Si tu avais une moto à toi, cela t’empêcherait de penser à ton travail, tes notes ne sont pas si brillantes pour un garçon qui songe à aller à l’université et à faire l’école de médecine.
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Video de Jack Vance (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jack Vance
SORTIE LE 16 JUIN 2014
Sur une nouvelle planète, il n'y a pas de sentiers battus ; il n'y a place que pour les prouesses, la solitude, les découvertes et l'inconnu. Quel est le lien entre une explosion, un exploit, l'exploration d'un monde nouveau et son exploitation ?
Influencé par Jack Vance, Ursula K. le Guin, Robert Silverberg ou encore John Varley, Alfred Boudry nous livre un roman hommage à l'âge d'or de la science-fiction où l'espace est une invitation à l'introspection.
Exploration Totale nous emmène dans les tréfonds du temps et de notre univers... qu'il soit extérieur ou intérieur.
« Celui qui entre ici ne peut rebrousser chemin pas plus qu'aller de l'avant. Cloué sur place, il est envoûté, trop grand pour l'immensité, trop petit pour le grain de sable qui a sa place dans l'univers... » (B. Traven, le Vaisseau des Morts)
© lepeupledemu.fr
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