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Bimbo (Illustrateur)Noël Arnaud (Préfacier, etc.)
EAN : 9782253146964
125 pages
Le Livre de Poche (02/10/2002)
3.59/5   155 notes
Résumé :
Mot de l'éditeur sur "Conte de fées à l'usage des moyennes personnes" de Boris Vian

Conte de fées à l'usage des moyennes personnes, écrit en 1941, échappe simplement à la définition. C'est déjà du Boris Vian, bien avant L'Ecume des Jours, L'Arrache-Coeur ou L'Herbe Rouge. "Il était une fois un prince beau comme le jour. Il vivait entre son chien et son cheval, à l'orée d'un bois, dans un château aux murs gris et au toit mauve..."

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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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Il était une fois le prince Joseph qui, trouvant sa vie amère, partit à l'aventure avec son palefroi à la recherche de sucre.

Ecrit en 1943, alors que Boris Vian a une vingtaine d'années, ce petit conte pas du tout destiné à la publication mais écrit pour distraire sa femme Michelle convalescente, est un concentré d'optimisme et d'amusement, léger et plein de rebondissements. On y rencontre tout un tas de personnages loufoques (le palefroi en est un bel exemple), des princesses, des sorcières, des chinois (si si) et l'histoire poursuit son chemin sans grande logique mais avec un sens de l'absurde absolument certain.
Ce petit livre est dispensable, mais ravira les amateurs de l'auteur par ses propos absurdes (j'ai adoré le chapitre 3 !!), ses paragraphes truffé de jeux de mots, contrepèteries, et autres farces langagières dont est friand l'auteur ("la faim justifie les moyens" !).
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Écrit en 1943, ce très court texte de Vian m'a fait l'effet d'un anti-conte de fées absurde. Mais attention, absurde dans le genre et non dans la forme. J'ai trouvé ce texte brillant et désopilant. J'ai eu le sourire aux lèvres pendant toute la lecture, et j'ai même éclaté de rire à certains moments.
Conte de fées à l'usage des moyennes personnes a été écrit pour Michèle, la femme de Vian, convalescente. Qu'elle a du passer un bon moment en le lisant et remercier son mari pour ce texte chassant le gris de la maladie quelques instants. Il contient tout du conte de fées, mais les milles et unes péripéties ne se prennent pas au sérieux. Les personnages sont loufoques, les situations burlesques, les aventures improbables. Teinté d'humour brillant, de jeux de mots, de calembours, de dérision, ce texte vaut amplement le coup d'être lu. Vian est un grand auteur.
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Ecrit dans sa prime jeunesse, pour sa première femme, Michelle, alors malade, afin de la distraire.

Suis allée jusqu'au bout avec bien du mal. Heureusement, que 125 petites pages !

Histoire sans queue ni tête, même pas drôle, malgré quelques traits d'esprit un peu lourds, à mon avis.

Je rejoins totalement l'avis de Laetif sur ce livre.

Mais, ceci, n'est que mon avis
avis de peu ...
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En ce qui concerne l'intrigue, j'ai passé un bon moment avec Conte de fées: même si l'humour (dont je parlerai un peu plus loin) est forcément très présent dans ce livre (n'oublions pas que 1)il a été écrit à la base pour distraire une malade, et 2) c'est Boris Vian), l'auteur construit une vraie histoire autour de ses personnages, avec une ligne directrice (la quête du sucre) et de nombreux rebondissements qui font que l'on ne s'ennuie pas, et qu'il faut quand même rester accroché et lire ça d'un oeil attentif pour ne pas être perdu. Un bon point pour moi!


Les personnages sont très nombreux dans ce livre, même si Boris Vian s'attache surtout au trio formé par Joseph, Barthelemy, et le palefroi. Plutôt que de prendre beaucoup de temps à développer ses héros, il va à l'essentiel, et les présente un peu comme des caricatures, avec des traits simples mais efficaces qui leur donne ce qu'il faut de profondeur. Je sais que certains lecteurs aiment les livres où les personnages ont une psychologie très complète, détaillée, mais juste après avoir lu Maine, où tous les personnages sont fouillées et recherchées, la simplicité de Boris Vian fait du bien. N'oublions pas que la simplicité n'est pas un gros mot en littérature, si elle est bien utilisée, elle peut faire des merveilles!

Parlons maintenant du style: sachant qu'il s'agissait d'une oeuvre de jeunesse, je me demandais si j'allais retrouver ce que j'aime tant chez Boris Vian, et la réponse est oui! Dès les premières lignes, son humour si particulier est présent, et sous diverses formes: ça va du calembour et de la blagounette "Grosses Têtes" (comme, en parlant du palefroi: "moi non plus je ne crains pas le froid"), aux détails absurdes disséminés un peu partout (le roi qui met des lunettes noires pour ne pas être reconnu, alors que, concrètement, il a toujours sa couronne, donc tout le monde sait que c'est lui; ou Joseph qui, tombant dans un trou depuis un an, décide d'arrêter de tomber, et hop, il ne tombe plus!). L'absurde, l'improbable, c'est ce que je préfère chez Boris Vian, et que l'on retrouve à la pelle ici. le format, très court, avec des dessins, est adapté à l'univers absurde que Boris Vian nous présente: si il avait décidé de pousser plus loin et d'en faire un roman aussi long que les romans de chevalerie, je pense que l'ensemble aurait été moins agréable, peut-être même difficilement supportable.

Pour finir, je tiens à saluer le travail de l'édition du Livre de Poche, qui nous propose quelque chose de très complet ici, avec une préface très intéressante, les deux versions du conte, les dessins, ou encore le projet de suite. Je trouve que c'est une très bonne initiative!
Lien : http://livroscope.blogspot.f..
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Ce conte serait un des premiers écrits de Boris Vian. A mi-chemin entre le conte absurde et le rêve surréaliste, on y trouve quelques princes et princesses, trolls et autre dragons, et quelques calembours (très peu...) et du sucre (un peu trop ?).

Malgré toute la bonne volonté que j'ai essayé d'y mettre, je n'ai pas du tout aimé... Je n'ai pas réussi à déceler l'intérêt de ce livre. Resté opaque pour moi, il m'a laissée indifférente.... Ce conte étrange est suffisamment court pour ne pas se laisser le temps de l'abandonner...
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
Un carrosse passa, il sauta dedans et se trouva assis à côté d'une belle dame en robe de soie brochée d'or en laquelle il reconnut une des demoiselles de déshonneur qui hantent les bas quartiers des villes.
" Vous allez au festin ?" lui dit Joseph.
" Voui", répondit elle en lui tâtant les cuisses pour voir si son ramage répondait à son plumage.
"Alors on se mettra l'un à côté de l'autre", répartit Joseph qui se piquait de galanterie.
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Une nuit qu’il passait à flâner dans son parc, alors que la lune, sa douce et souriante compagne (je croyais qu’il était seul) caressait d’un tendre regard (septembre comme du poulet) les sommets des grands arbres agités par une brise tiède et embaumée (merde ! ce qu’il cause bien) il se prit à penser que la vie est amère quand il n’y a pas de sucre au fond. Une grande résolution s’empara de son cœur : Partir (c’est mourir un peu).
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la grève était de sable fin et les huîtres galopaient à perte de vue. Elles cherchaient des perles! En effet personne ne se demande jamais où les huîtres prennent leurs perles : c'était l'explication. Les perles avaient beau se cacher, les huîtres étaient entrainées et couraient plus vite qu'elles.
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Alors la terre s'ouvrit (pas à l'endroit où se tenait Joseph, heureusement) et une grosse bête écailleuse (Cécile Sorel elle-même) sortit dans un nuage d'encens.
Joseph ne la reconnut pas (elle était encore très jeune) et ne s'inclina pas (on se s'incline que devant les gens qu'on connaît. De Pomiane, page 92).
La fée (c'en était une) avait des souliers (comme tout le monde), une robe (comme beaucoup (les femmes)) et, une baguette (comme les sourciers et les aspirants qui la ramènent).
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comme la pluie tombait, il prit un para (pluie) et s'abrita (pis d'Orient). Ensuite la pluie ne tomba plus, mais la fatigue le prit et il fut bien heureux et bien aise de rencontrer un limaçon (de cloche)(merle)(un l'enchanteur)
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Vidéo de Boris Vian
Lecture par Judith ChemlaDans le cadre du cycle de lectures « À voix haute », la comédienne Judith Chemla lit des textes de jeunesse de Boris Vian, dont la nouvelle Les Fourmis qui met en scène de manière grinçante le débarquement en Normandie. C'est l'occasion aussi de découvrir un Boris Vian moins connu à travers ses « ballades » et les lettres à sa mère.Lecture enregistrée le 4 mars 2024 à la BnF I Richelieu.
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