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ISBN : 222121711X
Éditeur : Robert Laffont (19/09/2019)

Note moyenne : 3.21/5 (sur 24 notes)
Résumé :
Mois de juin de l’an 1348 : une épidémie monstrueuse s’abat sur le Dorset et décime peu à peu les habitants. Nobles et serfs meurent par milliers dans d’atroces souffrances.
Quand la pestilence frappe Develish, Lady Anne a l’audace de nommer un esclave comme régisseur. Ensemble, ils décident de mettre le domaine en quarantaine pour le protéger.
Bientôt, les stocks de vivres s’amenuisent et des tensions montent car l’isolement s’éternise. Les villageois... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
Jeanfrancoislemoine
  08 octobre 2019
A nouveau , un grand merci à Babelio et aux Editions Robert Laffont qui , dans le cadre d'une masse critique privilégiée, m'ont permis de découvrir le dernier roman de Minette Walters , une autrice que , je l'avoue , je ne connaissais pas mais qui jouit d'une réputation flatteuse en matière de polar.
Très belle couverture , ouvrage " consistant " , me voici lancé toutes voiles dehors à la dėcouverte d'un roman qui semble ne pas manquer de charme et d'intérêt. Pensez - donc , situer l'action dans le cadre du Moyen âge, voici une belle promesse culturelle . Hélas , il faut vite déchanter car les éléments historiques sont bien minces et , en tout cas , pas de nature à parfaire notre connaissance de cette époque si obscure de notre histoire .Il y a la peste noire , oui , mais pas une seule référence à la guerre de cent ans qui sévit alors . Je me demande même si cette intrigue avait bien besoin de cette " situation historique " pour exister . En cela donc , je suis un peu déçu car je ne vois pas vraiment l'intérêt ...Mais bon . L'intrigue : un manoir épargné par la peste et une lutte entre deux femmes , Lady Anne et sa fille Eleanor .La première possède toutes les qualités humaines possibles , la seconde porte en elle tous les défauts de la terre à un point frisant la caricature dans les deux cas .Et puis , pour pimenter le tout , il y a le régisseur, Thaddeus , dont les deux femmes semblent éprises , Thaddeus , un serf qui , bravant toute logique , s'impose à la collectivité de Develish , se lance dans un long périple "en dehors des murs" pour collecter de la nourriture ou protéger des jeunes engagés dans une sombre histoire .
Ce roman , vous l'aurez compris , ne m'a pas vraiment séduit tant par sa " situation historique " que par le manque de " profondeur " de personnages bien trop superficiels et caricaturaux et une intrigue qui , pour moi , ne parvient que très rarement à s'accélérer. le manoir est impénétrable mais ne regorge pas non plus de mystères au point que les acteurs s'y ennuient ferme et qu'on doit trouver des activités pour servir de " défouloir ", comme , par exemple , des épreuves sportives . Quant au côté " polar " , certes , il y a un cadavre , mais .....
Bien traduit ,ce roman ne me semble jamais vouloir décoller , on se promène de ci, de là, sans grand émoi, sans grande émotion, de mon point de vue . Les critiques exprimées, toutes très intéressantes et respectables , rapportent des avis différents et variés et on ne peut que s'en féliciter tant il est vrai que c'est de la diversité que.....
De nombreux et réputés auteurs ont séduit leur public en situant leur roman à une certaine periode de l'Histoire , ne considérant celle - ci que comme un décor , je ne souhaite pas , par respect , citer des noms , ce qui n'ajouterait rien à ce qui , tout compte fait , ne reflète que mon opinion . Je pense que " les dernières heures " fait partie de cette catégorie et n'atteint pas le niveau qui pourrait le faire , sans discussion , considérer comme " polar historique ".
De par la diversité des critiques , ce livre a suscité bien des commentaires variés, et tant mieux.Pour moi , je resterai trés réservé mais....cela n'engage que moi et tant mieux si certains adorent . Je sais d'ores et déjà que je n'attendrai pas la suite qui semble inexorablement annoncée,.....là aussi ,il y aurait matière à discussion mais ...ceci est une autre histoire...
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ODP31
  08 octobre 2019
Le héraut simule une extinction de voix, préférant un temps se taire avant d'annoncer de mauvaises nouvelles au bon peuple.
Outre l'épidémie de peste qui va ravager l'Europe entre 1347 et 1352 et qui exterminera la moitié de la population, il doit rendre compte de ce roman de 522 pages qui ne manquera pas d'achever les survivants.
Dire merci au Moyen Age signifiait rendre grâce et implorer la pitié. Je remercie donc à l'ancienne Babélio et les éditions Robert Laffont de cet envoi dans le cadre d'une " masse critique" et m'excuse par avance pour mon ressenti négatif. Autant je peux faire semblant d'apprécier la boîte de « Mon Chéri » offerte par ma grand-tante depuis trente ans pour Noel, autant il m'est impossible de simuler… quand il s'agit de littérature.
La couverture du livre ressemble d'ailleurs à une vieille boîte de chocolat avec son titre en lettres dorées et un écusson qui aurait fait fondre Barbara Cartland un soir de réveillon.
« Les dernières heures » se présente comme une saga historique « qui nous offre le plus captivant et haletant des page-turners ».
J'ai effectivement haleté… d'ennui, la faute à des personnages si lisses qu'il me fut impossible de m'accrocher à l'histoire. Pas une aspérité dans les caractères, pas une fissure psychologique pour donner figue humaine aux héros.
Comme les acteurs de ce roman retranchés dans le domaine de Develish pour échapper à l'épidémie, je me suis aussi retrouvé captif. Prisonnier d'un roman pendant 15 jours. Une moyenne de 34,8 pages par jour. Un page-turner version diesel, limite voiture électrique en rade au milieu de la Creuse !
Sir Richard, maître du domaine de Develish a quitté ses terres pour marier sa fille Eleonore. Il ne reviendra pas, succombant rapidement à l'épidémie. A part son héritière, une peste sans bubon, nul ne le pleure dans son domaine car l'homme était un rustre en rut, affameur et impitoyable.
Sa veuve, Lady Anne, est au contraire la perfection faite femme. Elle a éduqué les manants du domaine, sacrifie sa vie à ses gens, régente ses terres en sous-main d'une main de maîtresse. Elle possède un caractère affirmé, témoigne d'un grand courage, bouffe du curé au petit-déjeuner et ose nommer un serf régisseur du fief. Une sainte. Simone Veil téléportée au Moyen Age. Un personnage invraisemblable pour l'époque qui décrédibilise encore un peu plus le récit.
Le régisseur, Thaddeus est un serf doublé d'un bâtard, mais il est très beau, très dévoué, très fort, très intelligent, très tout…. Un gendre si idéal qu'il en devient insupportable.
Après quelques semaines de quarantaine, Thaddeus et plusieurs jeunes garçons du domaine partent à la recherche de vivres. Le départ est précipité suite au décès suspect d'un jeune garçon. Les chapitres suivent alternativement Lady Anne qui organise la survie dans son manoir et tente de contrôler la folie destructrice de sa fille, et Thaddeus qui découvre les environs dévastés par la mort noire avec sa troupe d'adolescents. "Le Club des Cinq" au royaume de la pestilence.
Le principal défaut du roman est donc selon moi son manichéisme. Minette Walters a oublié son nuancier dans la palette psychologique des personnages.
J'aurai pu me raccrocher à la description du contexte historique, mais je ne pense pas que l'auteure ait feuilleté beaucoup d'enluminures dans des bibliothèques universitaires poussiéreuses.
N'est pas Ken Follett qui veut.
Je n'ai jamais réussi à rentrer dans cette histoire et je passe mon tour pour les prochains tomes. Désolé.
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nadiouchka
  24 septembre 2019
#RENTRÉE LITTÉRAIRE 2019
Oyez, Oyez, braves gens, dames et damoiseaux, la sombre histoire qui nous a été contée par Dame Minette Walters, dans son livre (faisant partie de la Rentrée Littéraire de notre année 2019) : « Les Dernières heures » (« The Last Hours ») - un manuscrit magnifiquement présenté avec de belles enluminures – un médaillon où figure le profil de Lady Anne (je suppose). Bravo aux décorateurs !
Nous sommes en l'an de grâce 1348 et nous avons une bien sombre histoire dont la trame de fond est une terrible « pestilence noire » qui aurait fait son apparition dans le port de Melcombe aux alentours de la fête de saint Jean-Baptiste – elle se serait répandue à travers tout le comté du Dorset en décimant presque tout sur son passage. On ignore si c'est le vent qui l'a transportée mais si cela avait été ainsi, le domaine de Develish aurait perdu ses gens, ce qui n'est pas le cas – on pense plutôt qu'elle est arrivée sur les côtes, par des marins étrangers. de nombreuses personnes ont succombé dans d'atroces souffrances tandis que d'autres ont été épargnées… Mystère mais on pense aussi aux rats si nombreux. C'est simple, ça grouille de partout...
Mais revenons au domaine de Develish, qui est sous l'autorité du Seigneur et Maître, le grand Sir Richard de Develish, ne pensant qu'à des ripailles (aussi bien du point de vue de la nourriture que de celui des petites servantes qu'il traque sans merci), s'est vu, dans ces conditions, relégué par son épouse, la douce et charmante Lady Anne qui décide de faire chambre à part. Quant à leur fille, Milady Eleanor (quatorze ans), elle est en butte contre sa mère : déjà et toujours, problèmes de relation mère – fille… Mais la douce mère se révèle une forte femme.
La fureur d'Eleanor est encore plus grande quand elle voit qu'à la mort de son père (sorti du domaine, succombe lui aussi au fléau de cette Mort Noire), Lady Anne choisit comme régisseur, un serf, Thaddeus Thurkell, en qui elle a toute confiance. Pour aggraver la situation, Thaddeus étant bel homme, Eleanor en est amoureuse, et se montre d'une inconscience dangereuse avec d'autres garçons, le tout, à l'abri (ou presque) dans une église.
Mais pendant ce temps, la vie s'organise tant bien que mal à Develish tandis qu'au dehors la maladie fait rage.
Lady Anne fait preuve d'une grande autorité et organise « la résistance » en fermant le domaine avec interdiction à quiconque de sortir et encore moins d'entrer.
Mais tous les stocks de vivres qui avaient été rassemblés, diminuent et ne dureront pas éternellement. Il va bien falloir aller chercher de la nourriture en dehors et cela, aux risques et périls des hommes courageux qui vont s'en charger en passant les douves. Vous avez certainement deviné que parmi eux, se trouve Thaddeus.
Au fait, je j'ai pas l'intention de tout vous dévoiler car ce serait spoiler « Une saga magistrale » (Kate Mosse) où l'on voit que : « Lorsque la Mort Noire arrive en Angleterre, elle apporte avec elle terreur, jalousie et vengeance. »
Avec ce magnifique ouvrage, un grand format dont la couverture est superbe (déjà dit mais je préfère me répéter), j'ai plongé tout de suite dans toutes ces aventures ( en rognant même sur mon sommeil : mais que voulez-vous, c'est un vrai page-turner) – ces faits bien inquiétants – le souci de savoir ce qui allait finalement arriver (on n'est pas déçu).
Une fois ce livre « Les Dernières heures », terminé, on se pose la question de savoir s'il n'y aura pas une suite car, lorsque l'on dit « saga », qui sait si Dame Minette Walters va continuer avec ce genre de littérature ou si elle ne va pas nous livrer un autre de ses romans policiers dont elle est « Une Grande Dame » ? ❤
En tout cas, cet ouvrage ici présent est une bien jolie réussite pour moi que ce livre #LesDernièresHeures de #MinetteWalters. 👍
Je tiens à remercier chaleureusement #Babelio pour cette #MasseCritiquePrivilégiée ainsi que les #EditionsRobertLaffont qui ont participé à l'envoi de ce vrai petit bijou que je vais essayer de placer bien en vue dans une de mes bibliothèques.
⭐️ ⭐️⭐️ ⭐️ ⭐️
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daniel_dz
  14 octobre 2019
Angleterre, 1348. le seigneur d'un domaine succombe à la peste et sa femme tente de d'éviter que le domaine ne soit touché par la pandémie. Elle doit composer avec les egos des notables et celui de sa fille, mais elle peut compter sur la loyauté des serfs dont elle s'est toujours montrée proche. La psychologie des personnages a permis de maintenir mon attention, plus que leurs actions, qui m'ont paru trop diluées dans les 524 pages du premier tome de cette saga.
Je remercie les éditions Robert Laffont et Babelio de m'avoir fait découvrir Minette Walters dans le cadre d'une Masse critique privilégiée. Mais je la découvre comme auteure de saga historique alors qu'elle est principalement renommée comme auteure de roman policier. Certes, un meurtre joue un rôle important dans « Les dernières heures » mais ce n'est pas la recherche du coupable qui maintiendra le lecteur en haleine. Je ne vous conseillerais d'ailleurs pas ce livre-là si vous cherchez à être tenu en haleine; ne vous laissez pas abuser par la quatrième de couverture qui affirme que Minette Walters nous offre ici « le plus captivant et haletant des « page-tuners ». le rythme est lent, j'ai avancé en tirant la langue, mais j'ai avancé, parce que j'étais tout de même curieux de savoir si le petit groupe de courageux qui s'étaient aventurés hors du domaine placé en quarantaine allaient parvenir à trouver de quoi ravitailler ses habitants. Las… Je resterai sur ma faim (ou plutôt sur la leur) car pour savoir, il me faudra attendre le tome suivant, en espérant qu'un tome suffise…
Je m'en voudrais tout de même de vous laisser sur une impression trop caricaturale car j'ai apprécié les aspects « psychologiques » de cette histoire, je veux dire les personnalités des principaux protagonistes ainsi que leurs interactions.
La femme du seigneur, Lady Anne, a une personnalité intéressante dans le sens où on la voit faire preuve de respect et de compassion envers les serfs. Elle veille à leur bien-être et à leur prospérité en établissant des règles d'hygiène et en les poussant à s'instruire. Je ne sais pas trop si tout cela est plausible d'un point de vue historique (peu m'importe, en fait). Mais je prends toujours plaisir à lire un récit qui illustre la force d'une bienveillance sincère. Tout naturellement, les serfs se fédèrent autour de Lady Anne et toute leur énergie peut efficacement se consacrer à maintenir la survie du groupe.
Cette même bienveillance permet à Lady Anne de s'assurer la loyauté de l'autre héros du récit, le serf Thaddeus, qui devient son régisseur. le mystère qui entoure les origines de cet homme lui donne une personnalité qui suscite l'intérêt et contribue à maintenir l'attention pendant la lecture.
J'ai moins accroché à la personnalité de Lady Eleanor, adolescente capricieuse, fille de Lady Anne, qui persiste à marcher dans les traces de son père disparu en se montrant hautaine et méprisante vis-à-vis des serfs. Cette personnalité est trop caricaturale et tranche avec la finesse de celles de Lady Anne et de Thaddeus (et de quelques autres). Ce côté caricatural m'a poussé à trouver artificiels les aspects de la relation entre Eleanor et son père qui sont décrits à la fin du récit, alors qu'ils auraient pu susciter beaucoup plus d'émotion.
Bref, si vous êtes fans de Minette Walters, vous serez sans doute curieux de la découvrir comme auteure de sagas historiques. Mais si vous aimez les sagas, je vous conseillerais plutôt Ken Follett ou Bernard Lentéric.
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GeorgesSmiley
  04 octobre 2019
« A quelque chose, malheur est bon ». En 1348, la peste noire va, selon les estimations des historiens, anéantir de trente à cinquante pour cent de la population située entre le sud du bassin méditerranéen et le nord de l'Ecosse et de la Scandinavie. le Dorset où se situe l'intrigue des Dernières Heures n'y échappera pas. Au domaine de Develish, quelque part au sud de Blandford, Sir Richard, nobliau aussi ignare et stupide que méchant et cruel s'en va visiter, escortés de ses hommes d'armes, un voisin dont le fils pourrait convoler avec sa fille. Il n'en reviendra pas, victime de la peste noire qui gagne chaque jour du terrain. Sa veuve, Lady Anne, aussi bonne et généreuse qu'instruite et intelligente va devoir organiser la survie de la communauté réunie autour du manoir (disons une ferme fortifiée) en s'appuyant sur sa cervelle et le soutien des serfs qu'elle protégeait jadis des sévices de son défunt mari.
Les catastrophes ont cela de positif qu'elles bousculent souvent les positions établies, pour ne pas dire figées, et qu'elles révèlent des tempéraments et des aptitudes ordinairement brimées ou masquées. Pendant qu'à l'extérieur, les rats pullulent et règnent en maîtres, à l'intérieur les souris, délivrées de leur sinistre seigneur, vont donc apprendre à danser. Dans une aventure « survivaliste » en plein moyen-âge, Minette Walters nous offre un très beau personnage féminin qui va s'élever bien au-dessus de sa condition en brisant ses chaînes pour s'emparer du pouvoir. Et disons que le résultat est excellent. A travers des personnages qui affrontent l'épidémie ou la cruauté des pillards, avec comme arme principale leur intelligence, l'écriture et la lecture, l'auteure nous parle essentiellement de la tentation de la liberté qui va animer, tout au long du roman, la châtelaine et les serfs. Chacun tente d'oublier son statut de meuble pour rêver de liberté. Derrière un gros travail de documentation, décrivant finement les oppositions linguistiques et culturelles entre Angles et « Français », ou bien le rôle de l'Eglise, l'intrigue est vivante pleine de mystères, de complots, de chausse-trappes et de surprises. On ne peut s'empêcher de penser que nous ne sommes tous aujourd'hui que les descendants miraculés des survivants de ces terribles fléaux, passés au travers on ne sait comment. On s'attache à Lady Anne (on lui pardonne volontiers d'être parfois bien en avance sur son temps), on la plaint sincèrement de devoir affronter à l'extérieur la Peste tout en se heurtant à l'intérieur à sa fille, que le plus objectif des observateurs ne pourrait qualifier que de « petite peste », et on lui souhaite de conquérir sa liberté.
« Je préférerais vivre dans la misère qu'être l'épouse d'un second Sir Richard. Et je ne souhaite pas davantage entrer au couvent. Les chaînes de l'Eglise sont aussi solides que celles qui lient les épouses féodales et les serfs. J'aspire à la liberté, et non à une nouvelle servitude. »
Y parviendra-t-elle ? Les serfs la suivront-ils ou la dénonceront-ils, terrorisés par le retour d'un nouveau seigneur ? Pour le savoir, inutile de compter sur les dernières phrases du roman :
« J'entends les enfants s'agiter dans la grande salle et je crains que leurs esprits inquiets ne croient que cette nuit qui n'en finit plus ne soit la messagère de la Mort Noire.
Que ne puis-je leur assurer qu'ils se trompent.»
Il faudra donc attendre la suite de cet excellent roman historique.
Merci à Babelio et aux éditions Robert Laffont pour cette belle découverte.
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
Lilou08Lilou08   14 octobre 2019
(Extrait d’un grand livre tenu par Lady Anne pour servir d’histoire de ses gens, si nul ne réchappait de la pestilence)
Le treizième jour du mois d’août 1348
Le domaine paraît moins agité depuis la visite du seigneur de Bourne. Peut-être nos gens avaient-ils besoin d’une preuve des dangers qui rôdent hors de nos murailles pour comprendre que j’aie préféré les confiner. Entendre Milord dire que la Mort consume le pays du sud au nord du Dorseteshire nous a tous effrayés, tout comme l’incendie de notre village qu’il a ordonné. Agissait-il sur le commandement du high sheriff ? Ou pire, du roi ? Les hommes du pouvoir ont-ils pour dessein de détruire la totalité des communautés touchées par la maladie ?
Le retour de Gyles nous a tous réjouis, car il semble que l’on puisse échapper à cette affreuse pestilence.
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Lilou08Lilou08   14 octobre 2019
Il trouva son calme surprenant. N’avait-elle donc pas vu l’effroi qu’exprimait le visage du messager ni entendu le tremblement de sa voix ? « Pourquoi ne redoutez-vous pas ce fléau, Milady ? Si Dieu décide de nous châtier, nous n’y échapperons pas.
- Je serais plus encline à croire qu’Il nous aime, maître de Courtesmain, et qu’Il nous a accordé raison et sagesse pour nous aider à vivre.
- Ce que vous avez écrit à propos d’herbes et d’onguents est-il exact ?
- Vous devriez espérer que oui. Si vous en doutez, accordez au moins à autrui la pensée réconfortante qu’une boisson narcotique atténuera ses souffrances. Le meilleur remède, je vous le répète, est de fermer notre porte au mal.
- Pensez-vous que telles seraient les instructions de Sir Richard ?
- Vous savez bien que non, répliqua-t-elle. Sir Richard ne se soucie pas de ses gens. Il vous donnerait l’ordre de faire venir son chariot et ses chevaux afin qu’il puisse s’éloigner au plus vite de ce fléau. Le sort de Develish serait alors entre nos mains, à vous et à moi. Comme c’est le cas présent ».
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Lilou08Lilou08   14 octobre 2019
Observant du coin de l’œil les adieux de la fille à son père, Thaddeus Thurkell veilla soigneusement à dissimuler son mépris. Rien chez elle n’était sincère. Sir Richard et Lady Eleanor étaient trop semblables – imbus d’eux-mêmes et réclamant l’attention d’autrui, parés l’un et l’autre d’atours richement brodés – et le seul objectif de leur grandiloquente séparation était d’attirer les regards de tous. Comme toujours, leur comportement et leur tenue reléguaient dans l’ombre leur entourage plus discret et, comme toujours, Lady Anne se tenait à l’écart, inaperçue et délaissée. Elle n’avait rien de l’extravagance ostentatoire de son mari et de sa fille, et Thaddeus ne l’en estimait que davantage. Il savait qu’elle avait passé plusieurs années de son enfance dans un couvent où elle avait été élevée par des religieuse et attribuait à leur enseignement sa sagesse modeste et sa connaissance des remèdes.
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Lilou08Lilou08   14 octobre 2019
La rapidité et l’ampleur des évènements le laissaient perplexe. Il ne connaissait aucun fléau qui pût faire autant de victimes en un seul jour – hormis la guerre.
Néanmoins, il s’inquiétait plus pour Develish et pour sa famille que pour Bradmayne. Dans l’ignorance de ce qui se passait ici, Lady Anne et ses gens seraient sans défense si leur seigneur leur rapportait le mal à son retour au domaine. Gyles savait que Sir Richard n’aurait aucun scrupule à le faire pourvu qu’il puisse aller voir le prêtre corrompu qui, tous les matins, purifiait sa conscience noircie en lui administrant le corps et le sang du Christ. Un homme sincèrement repentant de ses péchés lui-même répugnerait à quitter ce monde sans les secours et la bénédiction de l’Eglise, or Sir Richard n’était pas un tel homme.
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GeorgesSmileyGeorgesSmiley   04 octobre 2019
Elle s'approcha de l'autel et posa sa lanterne à côté de la croix, repoussant le capuchon de sa houppelande pour révéler son visage. "Nous ne nous sommes jamais fait confiance, vous et moi, lui dit-elle. On vous a appris à croire en la religion de l'Eglise, alors que l'on m'a appris que la parole de Dieu est écrite dans la Bible. Ce n'est pas la même chose. Jésus prêchait l'amour alors que l'Eglise ne prêche que la cruauté et la peur."
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Interview de Minette Walters pour The Last Hours.
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