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Série Dortmunder tome 4 sur 15

Henri Collard (Traducteur)
EAN : 9782743617370
340 pages
Payot et Rivages (08/11/2007)
3.88/5   81 notes
Résumé :
Autre titre : "La Joyeuse Magouille"

Le célèbre avocat J. Radcliffe Stonewiler vient de tirer Dortmunder d'un mauvais pas. Mais, comme le fait judicieusement observer May, sa fidèle compagne : "qu'est-ce que ça va te coûter ? " C'est alors que Dortmunder se souvient de ce petit bristol que l'avocat lui a glissé dans les mains à la fin de l'audience. La carte d'un certain Arnold Chauncey qu'il était censé appeler. De toute façon, pas le temps de se pos... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
L'avocat Radcliffe Stoneweiler évite la prison à Dortmunder, héros croisé régulièrement chez Westlake. Pourquoi ce célèbre avocat vient à la rescousse de notre malchanceux voleur ? Pour monter un nouveau cambriolage pardi à la solde d'un certain Chauncey, qui pour libération obtenue, demande à Dordmunder le vol d'un tableau en vu d'arnaquer les assurances. Mais avec Dortmunder rien n'est facile surtout avec un tueur à gages sur le dos.
Tout le charme des polars de Westlake vient de ces personnages , John Dortmunder en est la preuve vivante, loser sympathique, désabusé, il s'entête malgré tout à monter des coups qui s'avèrent la plus part du temps merdiques. Alors, oui Westlake ne nous surprend rarement avec ces histoires qui se ressemble beaucoup. Mais, on s'en fou, parce que Westlake a deux armes infaillibles : l'humour et un sens du rythme et de la narration hors pair. Ces petits malfrats attirent plus la compassion que le rejet, et Dieu que celà fait du bien de lire un polar sans prétention mais terriblement efficace. Et on prend plaisir de temps à autre à lire un Westlake, car si on connait la maison, on sait qu'on y sera bien reçu.
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Ce livre met en scène un des personnages récurrents de Donald Westlake : John Dortmunder. Il s'agit d'un voleur d'une redoutable intelligence mais poursuivi par la malchance. Les cambriolages montés avec brio par Dortmunder sont toujours parsemés d'embûches ce qui entraîne chez lui une grande lassitude, une désillusion permanente.

L'histoire commence avec un Dortmunder en bien mauvaise posture. Il est pris en flagrant délit de vol à l'arrière d'un magasin d'audiovisuel par des policiers. Il est difficile de trouver situation plus critique ! Un avocat célèbre vient à sa rescousse et le tire d'affaire grâce à une démonstration abracadabrante. Cet avocat est venu de lui-même aider notre héros désabusé. Bien évidemment cet avocat n'est pas là par hasard, il a choisi Dortmunder afin que ce dernier aide un certain Arnold Chauncey. Celui-ci a bien entendu un travail à proposer à notre cambrioleur. John Dortmunder doit voler une peinture dans l'appartement de Chauncey pour qu'il puisse toucher la prime d'assurance. le travail semble simple puisque le propriétaire est dans le coup et que Dortmunder peut étudier tranquillement les lieux. Il y a pourtant dès le départ quelques hic. le premier problème est que Chauncey a déjà fait réaliser deux cambriolages bidons pour arnaquer son assurance. le deuxième problème est qu'il a engagé un tueur à gages pour que Dortmunder n'ait pas l'idée de partir avec le tableau dérobé.

Dortmunder réunit son équipe composée de personnages déjà croisés dans d'autres romans car notre héros est très fidèle en amitié (parfois malgré lui d'ailleurs…). On retrouve au bar et grill O.J. Tiny Bulcher un mastodonte inquiétant, Stan March le driveur obsédé par ses itinéraires et leurs minutages, et enfin Roger Chefwick le roi des crocheteurs amoureux des chemins de fer. Ils sont tous totalement loufoques et décalés. Pourtant il manque un membre de l'équipe qui va s'incruster malgré le désaccord de Dortmunder : Andy Kelp, l'enthousiaste permanent qui fatigue tout le monde par ses bavardages.

Le cambriolage se passe sans encombres, le tableau est subtilisé ainsi qu'un grand nombre de bijoux. Mais Dortmunder se trouve dans l'incapacité de suivre ses amis qui sont livrés à eux-mêmes, ce qui n'est pas bon signe…S'ensuivent de rocambolesques aventures où la toile de maître va souvent changer de mains. A signaler un final étourdissant en Ecosse avec une bagarre mémorable et inattendue entre Dortmunder et Kelp.

La caractéristique majeure de cette série de polars est l'humour, les aventures de notre héros sont toujours décrites avec beaucoup d'ironie. Dortmunder est un personnage extrêmement attachant, c'est un loser sympathique, malchanceux mais prenant les choses avec circonspection. Chaque livre le mettant en scène est un véritable régal et met toujours de très bonne humeur.
Lien : http://plaisirsacultiver.unb..
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Braquage? Fait. Vol de bijou ? Fait. Kidnapping ? Fait aussi. Il ne restait plus que le vol de tableau à ajouter au palmarès de John Dortmunder. Personne n'est parfait vient donc en rajouter une couche au CV du personnage, où se bousculent déjà méfaits et coups du sort.
C'est d'ailleurs comme ça que la (més)aventure commence pour le pauvre Dortmunder. le génie de l'effraction (contrariée) se retrouve contraint de subtiliser une célèbre peinture dans le cadre d'une arnaque à l'assurance. Et c'est reparti pour une fresque de la comédie policière avec des criminels passés maître dans l'art de s'emmêler les pinceaux...
Personne n'est parfait débute sur les chapeaux de roue et jusqu'au deux tiers, cette aventure est un pur délice. Situations invraisemblables, retournements tout aussi désopilants, dialogues imparables, et introduction d'un des personnages les plus drôles de la série, j'ai nommé Tiny Bulcher. Arme de destruction totale à face humaine, Bulcher offre au roman certaines de ses pages les plus hilarantes. Donald Westlake ne s'y est pas trompé, en l'imposant dans l'équipe des bras casseurs (et cassés) à partir du quatrième volet.
Pendant 230 pages, Personne n'est parfait fait jeu égal avec Pierre qui roule ou Jimmy The Kid. Soit une lecture très prenante, au style parfait et à l'humour irrésistible (la plume Westlake fait mouche). Pas d'un calibre aussi démesuré que Dégâts des Eaux ou Pourquoi moi ?, références absolues en termes de comédie effrénée, mais incroyablement plaisante et rigolote.
Puis la dernière partie vient un peu calmer les ardeurs. Honnêtement, elle n'est pas mauvaise (on est chez Donald Westlake quand même), mais elle tire en longueur et bégaie les péripéties des deux premières. Ça se lit facilement mais n'apporte pas grand chose malheureusement.
Le livre refermé, je le classerai aux côtés de Comment voler une banque ? et Mauvaises Nouvelles.
Un bon moment qui avait largement le potentiel pour faire partie des incontournables s'il avait su se montrer plus inventif sur la fin...Et utiliser plus longtemps le rouleau compresseur Tiny Bulcher (petit ajout personnel).
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Il faut bien dire que cela lui pendait au nez… Dortmunder s'est donc fait coffrer. Mais, comme chance et malchance s'annulent toujours mutuellement dans son monde, le voilà défendu par un tenor du barreau. Bien entendu, le geste n'est pas désintéressé. Pour payer sa dette, Dortmunder devra dérober un tableau à celui-là même qui l'a engagé afin d'escroquer la compagnie d'assurance. le coup semble donc facile, mais c'est sans compter sur l'habituelle déveine de Dortmunder et de sa bande.

N'y allons pas par quatre chemins : l'intérêt essentiel de ce nouveau volume des coups foireux de Dortmunder est l'apparition de Tiny Bulcher, qui deviendra dès lors un membre permanent de l'équipe de bras cassés de Dortmunder. C'est d'ailleurs lui – et sa propension à déclencher des bagarres – qui sera en grande partie responsable des malheurs qui s'abattront sur la bande dans ce roman.
Westlake reprend ici la trame du premier volume de la série, Pierre qui roule, à savoir un coup initial qui se transforme en une série après un premier échec. Menacé par son commanditaire d'être exécuté s'il ne lui rend pas le tableau qu'il a égaré, Dortmunder va tenter plusieurs fois de remettre la main dessus ou de trouver un stratagème pour faire croire qu'il est en sa possession. Ce seront, bien entendu, autant de ratages.
Certes, on s'amuse assez vite des mésaventures de l'équipe de Dortmunder et il est plaisant de revoir des personnages disparus depuis Pierre qui roule. Toutefois, arrive un moment – la dernière partie, en fait – ou l'on a la sensation que Westlake a fini par se laisser entrainer par l'enthousiasme qu'il semble éprouver à ses retrouvailles avec Dortmunder trois ans après ses précédentes aventures. Cela fini par devenir un peu trop répétitif, un peu trop forcé… bref un peu trop long.
On rigole, on souri et l'on prend donc un certain plaisir à cette lecture, mais on en ressort aussi un peu frustré et déçu de ne pas s'être autant amusé dans cette ultime partie qui apparait de trop et tend à alourdir l'ensemble et que l'on a un peu de mal à digérer.


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Ce roman met en scène Dortmunder, malfaiteur intelligent mais malchanceux, dont les coups réussissent comme il les a prévus (en principe !), mais qui ne lui apportent pas l'objet ou l'argent convoité. Il est donc désabusé et ne brille pas par l'optimisme.

Ici, l'histoire commence mal : il est en garde à vue pour avoir été pris en flagrant délit de vol de téléviseur. Pour ce casse minable, il va obtenir l'aide d'un grand avocat de la jet-set, qui va lui demander un service en retour. Une toile de maître devra être "volée" à son propriétaire, en vue d'une arnaque aux assurances.

Au début, bien sûr, le coup va réussir malgré les obstacles et difficultés. Mais la toile va ensuite passer de mains en mains, dans un défilé d'aventures grand-guignolesques (au cours d'une bagarre entre supporters écossais avinés par exemple).

Comme toujours, il y a beaucoup d'humour, un style enlevé, des répliques percutantes, des personnages attachants, des tours de passe-passe improbables.

J'ai trouvé la première partie du roman impeccable, l'habileté de l'avocat réjouissante et la conduite malhabile d'une auto dans Londres par nos amis américains hilarante.
La seconde partie m'a semblé un peu plus bâclée, en particulier une substitution du tableau évoquée en quelques mots alors qu'une autre fait l'objet d'un chapitre très drôle, mettant en scène l'utilisation d'un camion nacelle. La fin dans un château écossais m'a semblé inutile.

C'est pourquoi, aujourd'hui, je ne mettrai que 4*. Mais je pardonne à l'auteur, qui reste un conteur extraordinaire. Comme le dit le titre français, "personne n'est parfait".
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
C'est une chose étrange, les invités. Ils ne venaient pas chez vous pour parler règlement de comptes, partage de butin ou, plus généralement, pour discuter affaires. C'était juste des gens qui débarquaient pour partager votre repas et boire votre vin avant de repartir chez eux. Un concept bizarre, finalement, quand on y réfléchissait un peu.
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[Ils étaient] occupés à courtiser - non, assiéger serait le terme approprié - l’héritière d'une grande marque de produits de beauté, Martha Whoopley, un boudin quadragénaire, informe et fade, dont le visage évoquait un plat de pâtes réchauffé, dont la personnalité avait le zeste d'un tampon hydrophile, et dont la fortune personnelle s'élevait à quelque onze millions de dollars.
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L’argent, c’est un drôle de truc... Dès qu’on en a un peu, de fric, c’est lui qui exige qu’on en ramasse d’autre. Et c’est à partir du jour où j’ai touché les dix mille dollars, que j’ai compris qu’il m’en fallait cent mille.
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Il existe une différence entre le client et l’ouvrier, une différence valable partout et pas seulement au Bureau des allocations chômage du Service de l’emploi, État de New York. La différence tient au fait que le client est là parce qu’il veut quelque chose. En revanche, l’ouvrier se fiche de ce qui arrivera comme de sa première chemise. Il ne fera aucun effort, il n’essaiera pas d’aider, ne fournira aucune explication, en fait il ne fera rien d’autre que de rester planté là. Le client aime qu’on l’apprécie mais l’ouvrier se satisfait tout autant de retourner auprès de son patron et de lui annoncer en haussant les épaules : « On n’a pas voulu me laisser entrer. »
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Il est vrai que, cette fois, les cadeaux, ce n’était ni de la gnole ni du parfum, les cadeaux, c’était du bon et honnête fric, le sentiment d’un exploit accompli et, peut-être, le cadeau renouvelé de la vie elle-même.
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Vidéo de Donald E. Westlake
Maxim Jakubowski on Donald Westlake - Part 2 of 2
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