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EAN : 9782226461513
432 pages
Albin Michel (04/01/2023)
3.86/5   59 notes
Résumé :
Petites arnaques, embrouilles et lutte des classes... La fresque irrésistible du Harlem des années 1960.

Époux aimant, père de famille attentionné et fils d'un homme de main lié à la pègre locale, Ray Carney, vendeur de meubles et d'électroménager à New York sur la 125e Rue, « n'est pas un voyou, tout juste un peu filou ». Jusqu'à ce que son cousin lui propose de cambrioler le célèbre Hôtel Theresa, surnommé le Waldorf de Harlem...

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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
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Lorsqu'on fait connaissance du personnage principal en 1959, Carney est propriétaire d'un magasin de meubles à Harlem sur la 125ème. Fils d'une figure de la pègre locale, c'est un bon père de famille, un mari aimant, un travailleur opiniâtre ... qui mène une double vie, un peu comme le Walter White de Breaking Bad. Son magasin fait office de « fourgue » pour les objets volés que lui apportent les truands du coin. le grand plaisir de l'intrigue consiste à découvrir dans quels sales draps il s'est fourré - souvent à cause de son cousin Freddie, le quasi frère - et comment il parvient à s'en sortir.

« Nous avons tous des recoins secrets et des ruelles inaccessibles aux autres – l'important, ce sont nos grandes artères, nos boulevards, ce qui apparait sur les cartes que les autres ont de nous. »

Le roman est structuré en trois parties chronologiques, une tragi-comédie en trois actes chacune culminant avec une activité criminelle précise : 1959 ou la facilité de tomber dans le crime ( un braquage ) à causes de circonstances, de son entourage, de son hérédité, de ses rêves d'ascension sociale ; 1961 ou la poursuite de l'activité criminelle sous l'influence d'une vengeance implacable à la Monte-Cristo ; 1964 ou l'heure de choix lorsqu'une situation inédite et dangereuse ( l'affrontement avec un patriarche blanc richissime après un casse ) risque de détruire tout ce qu'il a bâti pour s'élever socialement.

Chaque partie est quasi un roman à part entière, mais est meilleure prise dans l'ensemble des trois car chacune résonne des autres et trace la trajectoire cohérente d'un Afro-Américain à l'ambition affichée, tiraillé entre sa face clandestine sombre ( là d'où il vient, de par son père ) et sa respectable façade publique ( là où il veut aller, ancré par son épouse stabilisatrice Elizabeth ), représenté par la magnifique métaphore de la « dorveille » ou sommeil fragmenté en plusieurs phases ou l'heure du crime. Sang froid à l'extérieur, rempli de doutes et de dilemmes à l'intérieur, vision du monde pimenté d'humour noir, un personnage complexe et riche qu'on adore suivre !

Harlem Shuffle est sans doute le roman le moins sombre du génial Colson Whitehead. Son charme immédiatement délectable naît de dialogues drôles et savoureux mettant en scène des personnages souvent loufoques et irrésistibles comme Miami Joe et son costard violet qui claque, et surtout Pepper, le porte-flingue zen et brutal, qu'on imagine avec la dégaine d'un Samuel L.Jackson. Les mots croustillent sous nos pupilles, on se régale, on pense à Chester Himes, souvent.

D'autant plus que l'auteur nous immerge dans le New-York du début des années 60 avec toutes ses nuances topographiques, fort du brio de son observation. C'est tout Harlem qui nous est conté avec une verve et une énergie totalement immersive. Un Harlem vivant, celui de l'avant gentrification, entre tripots miteux et club d'élite pour notables noirs, peuplé de flics ripoux, de voyous, de prostituées et de dealers.

Si Carney n'affiche aucune conscience politique, juste animé par son désir très pragmatique d'ascension sociale, le roman possède tout un arrière-plan socio-politique majeur, notamment dans la partie 1964 qui prend comme décor historique les émeutes raciales du 16 au 22 juillet déclenchées par la mort d'un ado afro-américain, Teen James Powell, abattu par un lieutenant de police blanc, Thomas Gilligan.

Les dernières pages sont superbes, mélancoliques et puissantes, sur le temps qui passe pour les personnages comme pour la ville, alors que des blocs entiers de Downtown où Carney avait l'habitude de descendre sont rasés pour y construire le futur World Trade Center.

«  Ça avait quelque chose d'irréel de voir sa ville sens dessus dessous. Irréel comme le souvenir que Carney conservait de ces jours d 'émeute où la violence avait rendu les rues méconnaissables. Contrairement à ce que l'Amérique avait vu à la télé une fraction seulement de la communauté s'était armé de briques, de battes et de bidons d'essence. Les dégâts avaient été minimes comparés à la destruction qu'il avait à présent sous les yeux, mais si on avait pu mettre en bouteille la rage, l'espoir et la fureur de tous les habitants de Harlem et qu'on en avait fait un cocktail Molotov, le résultat n'aurait pas été si éloigné. »

Une réussite pétulante que ce Harlem shuffle à l'énergie irrésistiblement entrainante, empruntant tour à tour les atours du polar hard boiled et de la chronique sociale, creusant la question raciale avec subtilité derrière son apparente légèreté et ses situations cocasses. Colson Whitehead est définitivement un auteur majeur de la littérature contemporaine nord-américaine. Et chouette, ce roman est le premier tome d'une trilogie sur Harlem, prochaine étape : les années 70 !

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Être surpris et emmené là où je ne l'attend pas par un auteur fait partie de mes petits plaisirs de lecteur. Certes, ça peut parfois rater et j'en connais plus d'un qui a regretté son excursion transgenre littéraire. Mais c'est passé haut la main avec Harlem Shuffle de Colson Whitehead, traduit par Charles Recoursé.

En toile de fond, on retrouve la même thématique qui lui a valu ses deux Pulitzer : les luttes raciales pour les droits civiques et humains des populations noires dans l'Amérique du siècle d'avant. Mais là où l'approche était frontale dans les précédents, Whitehead l'insère dans une trame polardo-noire qui fonctionne à merveille.

Dans le Harlem des années 60, Raymond Carney n'a pas suivi l'atavisme familial en devenant après son père, une figure de la pègre locale. Sa préoccupation majeure est de développer toujours davantage son magasin de meubles et d'élever socialement sa petite famille composée de sa femme Elisabeth et de leur fille May.

Jusqu'à ce que son cousin Freddie lui propose de participer au braquage d'un des grands hôtels de Harlem, un coup sûr et peu risqué, qui permettra à Ray d'accélérer le rythme de son plan de vie. Mais rien ne va se passer comme prévu et, comme toujours, les petites causes produiront de grands effets…

Si cette intrigue polardesque s'étirant en trois grandes parties de 1959 à 1964 fonctionne plutôt bien – lente, classique, sans artifice inutile – et met en scène des personnages plus hauts en couleurs les uns que les autres - Pepper, Chinck Montague, Miami Joe… - le personnage principal du roman n'est autre que Harlem lui-même.

Colson nous plonge dans une exploration immersive de ce quartier dont le Parc et Riverside Drive forment une frontière invisible avec Manhattan, séparant symboliquement mais clairement, deux mondes et deux races.

« C'est cela New-York, parfois : on tourne à un carrefour et on débouche dans une tout autre ville, comme par magie ».

Mais Whitehead n'est pas là non plus pour jouer les guides touristiques, et Harlem n'est le personnage central de son intrigue que pour mieux en révéler le rôle central, poumon névralgique des luttes égalitaires de l'époque.

Luttes raciales bien sûr, intensifiées par l'assassinat – déjà – entre la 70e et la 80e, du jeune noir James Powell par un lieutenant de police en civil, sans sommation. Luttes portées par la NAACP, les Freedom Riders, les Black Muslims et plus largement par toute une génération qui s'élève par la prise de conscience et la lutte active, livre de Baldwin sous le bras.

Luttes sociales aussi, à l'image des espoirs de Ray rêvant de voir un jour ses meubles intégrer les salons des blancs huppés de Manhattan, cherchant à devenir membre du Dumas Club, antichambre a priori indispensable de la relation blancs-noirs pour étendre son territoire social et commercial plus au sud.

« Ce n'était pas une Nouvelle Frontière d'abondance infinie qui s'offrait à lui – elle était réservée aux Blancs -, mais tout de même, un nouveau territoire s'étendant au moins sur quelques rues ; or à Harlem, quelques rues, c'était tout un monde. Quelques rues, c'était ce qui différenciait les travailleurs et les escrocs, les chances à saisir et les luttes acharnées ».

Vous l'aurez compris, Harlem Schuffle est un livre particulièrement réussi grâce au talent de son auteur qui ne faillit jamais dans le parfait équilibre trouvé entre roman d'ambiance, trame noire et contenu historique et engagé.

D'autant que le style de Whitehead s'adapte parfaitement à cet équilibre, évoluant selon les thématiques, y compris dans une dimension gouailleuse digne des grands classiques lorsqu'il trempe dans la description de la pègre locale : « On n'avait jamais vu un truand élever des poules. Une arrogance pareille, c'était supplier le Seigneur de vous en coller une ».

Un dernier mot pour évoquer la « dorveille », « cette prairie au coeur de la nuit », concept du temps d'avant l'électricité où l'on dormait en deux temps, avec une phase de réveil et d'activité autour de minuit avant de se rendormir, qui réussira si bien à Carney.

« Un répit à l'écart du monde et de ses exigences », qui forcément me parle…

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Colson Whitehead s'est imposé, en seulement trois romans, comme une figure incontournable du paysage littéraire américain. Deux Prix Pulitzer en 2017 pour « Underground Railroad » et en 2020 pour « Nickel Boy. » Seuls William Faulkner et John Updike l'ont fais. C'est dire le talent et l'importance prise par Colson Whitehead, son impact dans les médias et auprès des lecteurs. La presse française est unanime, Télérama en tête, pour parler d'un immense roman. le moins que je puisse dire c'est que je ne vais pas être très original en soulignant le talent d'écriture, l'acuité de la pensée de Colson Whitehead qui en l'espace de quelques années est véritablement devenu le porte-voix de la communauté afro-américaine. C'est un auteur engagé et il ne s'en cache pas. Il souhaite réveiller les consciences et expliquer combien les noirs américains ont été victimes d'injustices, de mépris, de ségrégations, de violences avec la monstrueuse KKK soutenue jusqu'à il n'y a pas si longtemps par les pouvoirs politiques, la police et les blancs racistes du sud des Etats-Unis. En fait, les anciens Etats esclavagistes. Les grands écrivains creusent leurs sillons inlassablement. Colson Whitehead porte ses convictions dans un soucis d'équité inlassablement réclamé par le peuple noir américain. Je dis « inlassablement » car la question est loin d'avoir réellement aboutie. Aujourd'hui encore, abattre un jeune noir n'est pas encore perçu par certains pans de la population blanche, comme étant un véritable crime. le meurtre de George Floyd par un policier blanc a suscité énormément de colère chez les progressistes américain. Malheureusement, il n'y a pas eu unanimité et la question du racisme qui est au coeur de l'oeuvre de Colson Whitehead est plus que jamais d'actualité. Dans « Harlem Shuffle » son nouveau roman, Colson Whitehead nous plonge dans le Harlem du milieu des années 60, en pleine lutte pour les droits civiques, lieu d'émeutes et de violences contre l'impunité des policiers blancs assassinant de jeunes noirs pour presque rien. Ray Carney, est le personnage central de l'histoire. Il aime sa famille, il est attentif mais il est aussi suffisamment malin pour monter discrètement des arrangements afin d'arrondir ses fins de mois. Il possède un magasin de meubles à Harlem où il vivote. Jusque là tout semble roulé pour lui. Il est quelconque, ni trop intelligent, ni trop bête, il est le citoyen lambda que personne ne remarque. Jusqu'au jour où son cousin junkie lui dépose une mallette qu'il n'est pas sensé ouvrir. C'est la que l'embrouille commence car le contenu de la mallette intéresse beaucoup de monde, des gros poissons de la pègre de Harlem et une richissime famille néerlandaise spécialisée dans l'immobilier. Pour le reste vous découvrirez le monde interlope, les derrières des devantures, les arrières salles où jeux d'argent, trafic de stupéfiants et prostitutions nourrissent aussi bien certains habitants de Harlem que des flics blancs venant prélever leur dû, leurs enveloppes contre une « protection » hypothétique. « Harlem Shuffle » est aussi bien un classique du roman noir, avec cette immersion dans les arrangements avec la loi, la corruption de la police, des politiques. C'est aussi un livre engagé rappelant la lutte menée dans les années 60 à Harlem pour réclamer l'égalité de traitement avec les citoyens blancs. L'humour noir est bien présent avec des descriptions de personnages haut en couleur. Sur Télérama, Colson Whitehead précise que « Harlem Shuffle » n'est que le premier tome d'une trilogie en cours d'écriture. La première partie du récit prend le temps d'instaurer une ambiance plutôt légère mais au fur et à mesure, l'aspect sombre et dangereux prend le dessus avec un Ray Carney sous pression suite aux coups fourrés de son imbécile de cousin junkie. C'est l'un des romans à ne surtout pas manquer en cette rentrée littéraire 2023.


Lien : https://thedude524.com/2023/..
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Son cousin Freddie n'a pourtant pas l'intention de lui créer de problèmes, à Ray Carney. S'il l'embarque dans ses trafics c'est peut-être simplement par insouciance, ou parce que les deux hommes se distinguent surtout par ce « trait de caractère précoce » chez Freddie, la bêtise. Ou alors est-ce tout simplement l'habitude, comme quand ils étaient gamins et livrés à eux-mêmes, les parents disparus, en vadrouille ou trop pris par leur travail. Mais il est fini « le temps où les deux garçons avaient des journées entières à remplir de leur combines effrénées », Ray Carney a d'autres chats à fouetter désormais. À commencer par ses beaux-parents qui le regardent de haut avec leur « arbre généalogique irréprochable » et leur couleur de peau suffisamment claire, eux qui ont réussi « le test du sac en papier brun » pour intégrer « la fraternité du Dumas Club ». Et puis on sait maintenant où le trouver dans Harlem, avec son nom qui clignote en grand sur son échoppe de meubles de la 125ème rue, alors Ray Carney a d'autres ambitions aussi. Par exemple une expansion de son magasin, ou une vie paisible avec Elizabeth et la petite May, éventuellement un appartement plus grand quand le deuxième sera là, voilà pour l'essentiel de ses aspirations, même si oui, bien sûr qu'il fricote un peu avec la filouterie, qui ne le fait pas dans Harlem, mais c'est plutôt dans un rôle de courtier, un peu comme « un mur entre le monde du crime et le monde ordinaire ». Alors la petite pègre locale de Harlem non merci, ça pourrait lui causer de grands problèmes.

Si le duo croustillant entre cousins plus ou moins proches tient le haut du pavé dans ce roman, il y aura d'autres personnages hauts en couleur, sans être caricaturaux. Pepper issu d'un milieu où « dire bonjour avec une trempe faisait partie du métier, il avait simplement commencé de bonne heure », d'autres plus éphémères comme Zippo le photographe accroc de pornographie, ou encore Duke qui « fourguait sa came aux initiés : influence, information, pouvoir ». Des personnages forts, typés et marquants, qui se construisent essentiellement dans l'action, et quelques flash-backs sur leur passé. Et surtout qui sont légion dans ce roman construit en trois parties et autant d'embrouilles carabinées, charnières du récit. Des personnages qui ne prendront pas forcément le temps de s'incarner sur la durée, que l'on croisera au fil des intrigues comme on pourrait les croiser dans ce quartier grouillant de Harlem, pour former l'image de sa diversité, comme une mosaïque urbaine.

Évoquer les personnages ne peut donc occulter le quartier dans lequel ils évoluent, qui les a sans doute façonnés à sa manière dans cette Amérique des années 60 non seulement raciste, ségrégationniste, mais aussi en prise à la lutte des classes. Harlem, le véritable sujet du roman. le quartier de New-York est omniprésent, chamarré, vindicatif, révolté, « trop grand et tumultueux pour qu'ils [les flics] aient le temps de harceler les gens autant qu'ils l'auraient souhaité ». Comme dans « Underground Railroad » ou « Nickel Boys », Colson Whitehead convoque l'histoire américaine, en particulier les émeutes de 64 suite au meurtre d'un jeune noir par un policier blanc, pour ancrer son roman dans la réalité d'une Amérique profondément raciste. Avec toujours l'élégance d'évoquer la discrimnation surtout dans les faits, sans pathos. Mais la principale nouveauté dans « Harlem Shuffle » concerne le genre, le roman noir, percutant et piqué d'humour, avec ici un trio d'embrouilles aux scenarii habilement montés et dénoués. Un pur régal de lecture de cette rentrée littéraire d'hiver.

(Merci beaucoup à Terres d'Amérique pour cet exemplaire en avant-première)

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Ray Carney tient un commerce d'ameublement, sa vie est paisible avec sa femme et ses deux enfants ; ce n'est pas un voyou, tout juste un peu filou, ça lui arrive de revendre des trucs, une partie de ce qu'il a en magasin a été volée. Mais lorsqu'il veut tirer son cousin Freddie du pétrin dans lequel il s'est fourré, Ray va se retrouver aux prises avec la pègre.

Colson Whitehead nous plonge au coeur d'Harlem en un flot d'actions où braquages et meurtres se succèdent. C'est un roman noir, mais c'est surtout un portrait d'un quartier, une ville dans une ville, haut lieu de la lutte contre la ségrégation. Il nous dresse dans une langue familière et colorée un tableau de l'Amérique des années 60. Les arnaques, les dessous-de-table, malfrats, flics, notables tout le monde collecte des enveloppes. Des personnages truculents, un récit haletant où humiliations, rancoeurs, vengeances, violence alternent sous fond d'émeutes. La langue ici est croustillante, c'est la langue de la rue, plus que par l'histoire en elle-même, j'ai été passionné par la description d'Harlem, de ses commerces, de ses combines, de ses règles, de ses révoltes et par le personnage de Ray, un antihéros savoureux simple marchand de meubles amoureux de sa famille et de son quartier.

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critiques presse (10)
LeSoir   31 janvier 2023
Il est une fois de plus irrésistible dans « Harlem Shuffle », qui raconte les petites embrouilles de Ray Carney pour s’en sortir dans le Harlem des années 60.
Lire la critique sur le site : LeSoir
RevueTransfuge   31 janvier 2023
Colson Whitehead signe Harlem Shuffle, (Albin Michel) : roman classique américain de la chute et de la rédemption, que Whitehead réinvente sous le prisme du racisme, et dans la communauté noire new-yorkaise des années soixante, marquée par la Seconde Guerre mondiale, et le combat contre la ségrégation.
Lire la critique sur le site : RevueTransfuge
LeJournaldeQuebec   30 janvier 2023
Au tournant des années 1960, Harlem n’avait rien à voir avec le quartier embourgeoisé new-yorkais qu’on connaît aujourd’hui. Dans ce nouveau roman magistral, l’Américain Colson Whitehead se charge d’ailleurs de nous le montrer à sa manière en le faisant revivre.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Bibliobs   23 janvier 2023
Le livre a New York pour décor, les émeutes raciales pour thème, la culture pop pour référence et beaucoup de phrases drôles au milieu de tout ça. C’est l’histoire de Ray, un vendeur de meubles qui officie dans le nord de Manhattan, sur la 125e Rue.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Telerama   19 janvier 2023
« Archéologie du quartier de Harlem », plongeant un demi-siècle en arrière dans l’histoire de New York, le roman s’est étoffé irrésistiblement pour devenir une trilogie, dont le deuxième tome paraîtra aux États-Unis cette année et dont le troisième est en cours d’écriture.
Lire la critique sur le site : Telerama
LaLibreBelgique   19 janvier 2023
L'auteur de "The Underground Railway" signe un polar captivant, plus humain que noir.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LePoint   16 janvier 2023
L’auteur américain de « Underground Railroad » et de « Nickel Boys » (deux fois prix Pulitzer) publie son premier polar, addictif…
Lire la critique sur le site : LePoint
LesEchos   09 janvier 2023
Un récit haletant sur les traces d'un antihéros savoureux, marchand de meubles et prince des filous.
Lire la critique sur le site : LesEchos
OuestFrance   09 janvier 2023
L’intrigue de ce nouveau coup de maître signe une déclaration d’amour au quartier emblématique de New York, à la veille des années 60.
Lire la critique sur le site : OuestFrance
LeFigaro   06 janvier 2023
L'écrivain américain publie un roman noir inspiré dans le New York des années 1960.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
Il suffisait à Carney de marcher cinq minutes dans n’importe quelle direction, et les maisons de ville immaculées d’une génération donnée devenaient les maisons de shoot de la suivante, des taudis racontaient en chœur le même abandon, et des commerces ressortaient saccagés et détruits de quelques nuits d’émeutes. Qu’est-ce qui avait mis le feu aux poudres, cette semaine ? Un policier blanc avait abattu un jeune Noir de trois balles dans le corps. Le savoir-faire américain dans toute sa splendeur : on crée des merveilles, on crée de l’injustice, on n’arrête jamais.
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Des Noirs fiers et consciencieux des enjeux raciaux jusqu’à un certain point – suffisamment clairs de peau pour passer pour des Blancs, et un peu trop pressés de vous le rappeler
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Léger mais pas trop fin – il ferait un effet bœuf au poignet d’une fille de la haute, autant qu’à celui d’une femme qui devait gagner sa croûte et n’aurait jamais la moindre chance de toucher un bijou pareil.
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- Il est fiable.
– À part la roche sous les immeubles, y a rien de fiable dans cette ville.  
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Gamin, quand Carney sautait dans l’Hudson, il lui arrivait de boire la tasse. Cette eau dégueulasse, le Big Apple Diner vous la servait sous le nom de café.  
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Videos de Colson Whitehead (40) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Colson Whitehead
Extrait du livre audio « Harlem shuffle » de Colson Whitehead, traduit par Charles Recoursé, lu par Adama Diop. Parution CD et numérique le 15 février 2023.
https://www.audiolib.fr/livre/harlem-shuffle-9791035412494/
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