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EAN : 9782070318582
192 pages
Gallimard (29/09/2005)
3.3/5   89 notes
Résumé :
«Betty sursauta. Cette fois, elle était sûre d'avoir entendu crisser le gravier. Quelqu'un se déplaçait le long du mur de la villa, se rapprochait de sa chambre. Du salon, la radio toujours allumée diffusait les accords de harpe qui annonçaient le début de l'émission Le Masque et la Plume.
Betty, alors, se leva et se dirigea vers la fenêtre avec le sentiment précis qu'une chose horrible l'y attendait. Elle ne se trompait pas. Posée sur le rebord, la tête déca... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
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J'ai toujours eu beaucoup de tendresse et de sympathie pour Anne Wiasemsky, sa mort en 2017 m'avait beaucoup touchée.
Anne Wiasemsky fut de tout temps une femme atypique, sans doute, compliquée de se forger une personnalité quand on est à la fois la petite fille de François Mauriac et ses origines russes hérité de son père : le prince Wiasemsky.
Souvent, ses romans sont intimistes, ce qui me plaît beaucoup comme: L'enfant de Berlin où elle raconte la rencontre de ses parents et sa naissance à Berlin.
Je m'appelle Elisabeth ne diffère pas de la tonalité de ces autres romans.
Dans un presque huit clos, un hôpital psychiatrique que le père de son héroïne dirige,Elisabeth va vivre une aventure qui deviendra son secret durant toute sa vie.
Alors qu'elle n'a que 12 ans, Elisabeth découvre dans sa remise à vélo, un "fou" qui s'est échappé de l'hôpital. Anne Wiasemsky, avec beaucoup de pudeur, de douceur nous raconte les liens qui vont unir quelques jours Elisabeth et Yvon.
De remarquables phrases nous interrogent d'ailleurs sur ce qu'est "la folie", si elle se soigne et dans quelles conditions.
Ce petit roman est très émouvant et me donne encore plus l'envie de poursuivre la lecture de l'oeuvre d'Anne Wiasemsky.
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Betty s'ennuie un brin entre un père psychiatre, directeur de la maison des fous et une mère fan de Mendelssohn. Son père parfois lui consent quelques parties de Mikado. Betty a peur, régulièrement elle retrouve des têtes ou des cadavres d'animaux, parfois sur le rebord de la fenêtre, parfois dans son bureau à l'école. Elle habite la maison qui jouxte l'hôpital psychiatrique et un beau jour en allant chercher son vélo, elle découvre un malade échappé de l'hôpital. Elle le cache, lui apporte nourriture et vêtements et bientôt de curieux rapports vont se nouer entre Betty et Yvon.
Un roman à l'écriture très simple, normal c'est une fillette d'une dizaine d'année l'héroïne. Un roman avec des sentiments purs même si l'écriture ne le rend pas très bien. Je suis toujours resté à distance, je n'ai pas éprouvé beaucoup d'empathie pour les personnages.
Un bouquin qui se lit vite : sympa mais pas indispensable.
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Mmmmmm... Alors euh... Comment dire... Autant faire simple...

C'était pas l'extase. C'était pas transcendant... Certes, Anne Wiazemsky a une écriture très simple, sobre, concise. Pas un mot ne dépasse d'une phrase. Comme pas un cheveu ne dépasserait d'une coiffure parfaitement laquée. Net. Sans bavure. Dommage...

Il est assez normal, me direz-vous, qu'après avoir lu des histoires comme celles de la voyeuse interdite, d'Eve de ses décombres ; qu'en ayant sur la table de chevet Anansi Boys ; qu'en ayant déjà feuilleté le magasin des suicides, cette histoire-là me paraisse assez fade. Non, même pas, ce n'est pas l'histoire qui manque de saveur. C'est la description qui est faite des sentiments de Betty, alors qu'elle a la charge d'un "fou" échappé de l'asile dont son père est directeur.

Une jeune fille de douze ans qui prend le risque de cacher un malade dans la cabane au fond du jardin (non, aucun rapport avec la chanson) est exaltée, excitée, inquiète, et même un peu "honteuse". Et tout cela est dit, dans le livre. Seulement je ne l'ai pas ressenti. Je n'ai pas vécu ses émotions, je ne suis pas entrée dans l'histoire.

J'essayai de toutes mes forces de me mettre dans la peau de Betty, qui va nourrir son fou, qui pense en être responsable, jusqu'à ce qu'elle se rende compte qu'il est capable d'inverser les rôles. J'ai tenté de voir le regard de ce pauvre homme anxieux, perdu, apeuré ; tenté d'imaginer ce regard évoluer vers une certaine reconnaissance.. J'échouai. Encore dommage...

Je crois savoir ce qu'il me manquait : le rythme bouillonnant du sang qui coule dans les veines d'une gamine de douze ans.. Quelque chose comme ça...
Lien : http://www.listesratures.fr/..
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(...) La quatrième de couverture m'avait mise sur une mauvaise voie : un défi contre l'autorité paternelle. En fait, il s'agit pour moi bien de l'inverse. Oui, la jeune Beth, douze ans, fille du Directeur de l'hôpital psychiatrique, va aider un malade à se cacher en mentant à son père et défiant les autorités. Mais il s'agit là de deux complicités : de celle de cette 5ième fille, la dernière, la préférée de son père avec ce dernier et de celle que cette enfant va entretenir avec ce malade.
Ce court roman propose un aller vers la peur. La peur de la « chose » effraye tout de suite visuellement. de ce frisson qui descend le long de l'échine mais dont l'image est plus gore qu'autre chose : des cadavres de petits oiseaux, des têtes d'écureuil….
Et de la peur de l'autre, surtout si celui-ci est différent. (...)

l'avis complet ici http://iam-like-iam.blogspot.com/2007/12/fantmas-aux-traits-humains.html
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Anne Wiazemsky parvient ici à décrire le monde de l'enfance avec talent. A travers une écriture pudique et sincère, elle dévoile avec justesse l'exaltation, la honte, l'inquiétude de l'enfant face à un monde, celui de "son" fou, qui lui échappe. Bien que très descriptif, le livre n'en n'est pas moins une belle réussite, grâce à une écriture sobre et intimiste. Un livre qui témoigne de l'insouciance de la jeunesse et du passage à l'âge adolescent. Tendre et enfantin.
Lien : http://art-enciel.over-blog...
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
- Soif.
Il tenait la bouteille de jus d'orange inclinée au-dessus de sa bouche et Betty vit son poignet. Et tout de suite elle mit un nom sur les marques bizarres qu'on aurait dites imprimées sur sa peau : c'étaient des cicatrices. Son fou s'était "tailladé les veines", comme elle avait entendu son père le déclarer à la police, et ce qu'elle venait fugitivement de voir en était la preuve. Elle en conçut un brutal chagrin. Son fou avait souffert, souffrait encore. Que pouvait-elle espérer lui offrir? Comment le consoler? Elle ignorait tout de lui, de son mal, de sa douleur.
- Elisabeth?
Il avait terminé le sandwich, déposé à ses pieds la bouteille de jus d'orange et, bien assis sur la chaise, la fixait de son regard clair et intense, où, pour la première fois, Betty crut déceler de la reconnaissance et de l'affection.
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La fille du docteur : c'est ainsi que tous l'appelaient. Betty, depuis longtemps s'y était habituée. Ses camarades de classe disaient en parlant d'elle : la fille du docteur des fous.
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Mais peu à peu, comme si ça allait de soi, une seconde pensée s'infiltra, qui la surprit, mais qu'elle ne rejeta pas. " Je crois que j'ai envie de raconter mon histoire, Yvon." Elisabeth ne savait pas encore à qui, quand. Elle savait juste qu'elle le ferait.
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Elle découvrait soudain que son fou était un homme comme les autres. Et les autres fous de l'hôpital aussi.
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Une souffrance diffuse qui m'a accompagnée toute ma vie, sans que je le sache, sans que je puisse la nommer.
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