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ISBN : 2070318583
Éditeur : Gallimard (29/09/2005)

Note moyenne : 3.18/5 (sur 65 notes)
Résumé :
«Betty sursauta. Cette fois, elle était sûre d'avoir entendu crisser le gravier. Quelqu'un se déplaçait le long du mur de la villa, se rapprochait de sa chambre. Du salon, la radio toujours allumée diffusait les accords de harpe qui annonçaient le début de l'émission Le Masque et la Plume.
Betty, alors, se leva et se dirigea vers la fenêtre avec le sentiment précis qu'une chose horrible l'y attendait. Elle ne se trompait pas. Posée sur le rebord, la tête déca... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
domisylzen
  03 novembre 2016
Betty s'ennuie un brin entre un père psychiatre, directeur de la maison des fous et une mère fan de Mendelssohn. Son père parfois lui consent quelques parties de Mikado. Betty a peur, régulièrement elle retrouve des têtes ou des cadavres d'animaux, parfois sur le rebord de la fenêtre, parfois dans son bureau à l'école. Elle habite la maison qui jouxte l'hôpital psychiatrique et un beau jour en allant chercher son vélo, elle découvre un malade échappé de l'hôpital. Elle le cache, lui apporte nourriture et vêtements et bientôt de curieux rapports vont se nouer entre Betty et Yvon.
Un roman à l'écriture très simple, normal c'est une fillette d'une dizaine d'année l'héroïne. Un roman avec des sentiments purs même si l'écriture ne le rend pas très bien. Je suis toujours resté à distance, je n'ai pas éprouvé beaucoup d'empathie pour les personnages.
Un bouquin qui se lit vite : sympa mais pas indispensable.
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absolu
  01 août 2012
Mmmmmm... Alors euh... Comment dire... Autant faire simple...
C'était pas l'extase. C'était pas transcendant... Certes, Anne Wiazemsky a une écriture très simple, sobre, concise. Pas un mot ne dépasse d'une phrase. Comme pas un cheveu ne dépasserait d'une coiffure parfaitement laquée. Net. Sans bavure. Dommage...
Il est assez normal, me direz-vous, qu'après avoir lu des histoires comme celles de la voyeuse interdite, d'Eve de ses décombres ; qu'en ayant sur la table de chevet Anansi Boys ; qu'en ayant déjà feuilleté le magasin des suicides, cette histoire-là me paraisse assez fade. Non, même pas, ce n'est pas l'histoire qui manque de saveur. C'est la description qui est faite des sentiments de Betty, alors qu'elle a la charge d'un "fou" échappé de l'asile dont son père est directeur.
Une jeune fille de douze ans qui prend le risque de cacher un malade dans la cabane au fond du jardin (non, aucun rapport avec la chanson) est exaltée, excitée, inquiète, et même un peu "honteuse". Et tout cela est dit, dans le livre. Seulement je ne l'ai pas ressenti. Je n'ai pas vécu ses émotions, je ne suis pas entrée dans l'histoire.
J'essayai de toutes mes forces de me mettre dans la peau de Betty, qui va nourrir son fou, qui pense en être responsable, jusqu'à ce qu'elle se rende compte qu'il est capable d'inverser les rôles. J'ai tenté de voir le regard de ce pauvre homme anxieux, perdu, apeuré ; tenté d'imaginer ce regard évoluer vers une certaine reconnaissance.. J'échouai. Encore dommage...
Je crois savoir ce qu'il me manquait : le rythme bouillonnant du sang qui coule dans les veines d'une gamine de douze ans.. Quelque chose comme ça...
Lien : http://www.listesratures.fr/..
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VanessaV
  21 février 2008
(...) La quatrième de couverture m'avait mise sur une mauvaise voie : un défi contre l'autorité paternelle. En fait, il s'agit pour moi bien de l'inverse. Oui, la jeune Beth, douze ans, fille du Directeur de l'hôpital psychiatrique, va aider un malade à se cacher en mentant à son père et défiant les autorités. Mais il s'agit là de deux complicités : de celle de cette 5ième fille, la dernière, la préférée de son père avec ce dernier et de celle que cette enfant va entretenir avec ce malade.
Ce court roman propose un aller vers la peur. La peur de la « chose » effraye tout de suite visuellement. de ce frisson qui descend le long de l'échine mais dont l'image est plus gore qu'autre chose : des cadavres de petits oiseaux, des têtes d'écureuil….
Et de la peur de l'autre, surtout si celui-ci est différent. (...)
l'avis complet ici http://iam-like-iam.blogspot.com/2007/12/fantmas-aux-traits-humains.html
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Yuko
  03 août 2012
Anne Wiazemsky parvient ici à décrire le monde de l'enfance avec talent. A travers une écriture pudique et sincère, elle dévoile avec justesse l'exaltation, la honte, l'inquiétude de l'enfant face à un monde, celui de "son" fou, qui lui échappe. Bien que très descriptif, le livre n'en n'est pas moins une belle réussite, grâce à une écriture sobre et intimiste. Un livre qui témoigne de l'insouciance de la jeunesse et du passage à l'âge adolescent. Tendre et enfantin.
Lien : http://art-enciel.over-blog...
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VivianeB
  27 novembre 2011
Un joli livre sur une petite jeune fille qui s'ouvre à la vie, qui quitte l'insouciance de sa jeunesse pour aider un homme, un secret bouleversant et qu'elle gardera toute sa vie. J'apprécie beaucoup la plume de l'auteur.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
araucariaaraucaria   04 avril 2014
- Soif.
Il tenait la bouteille de jus d'orange inclinée au-dessus de sa bouche et Betty vit son poignet. Et tout de suite elle mit un nom sur les marques bizarres qu'on aurait dites imprimées sur sa peau : c'étaient des cicatrices. Son fou s'était "tailladé les veines", comme elle avait entendu son père le déclarer à la police, et ce qu'elle venait fugitivement de voir en était la preuve. Elle en conçut un brutal chagrin. Son fou avait souffert, souffrait encore. Que pouvait-elle espérer lui offrir? Comment le consoler? Elle ignorait tout de lui, de son mal, de sa douleur.
- Elisabeth?
Il avait terminé le sandwich, déposé à ses pieds la bouteille de jus d'orange et, bien assis sur la chaise, la fixait de son regard clair et intense, où, pour la première fois, Betty crut déceler de la reconnaissance et de l'affection.
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domisylzendomisylzen   03 novembre 2016
La fille du docteur : c'est ainsi que tous l'appelaient. Betty, depuis longtemps s'y était habituée. Ses camarades de classe disaient en parlant d'elle : la fille du docteur des fous.
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AlodiaAlodia   27 septembre 2013
Mais peu à peu, comme si ça allait de soi, une seconde pensée s'infiltra, qui la surprit, mais qu'elle ne rejeta pas. " Je crois que j'ai envie de raconter mon histoire, Yvon." Elisabeth ne savait pas encore à qui, quand. Elle savait juste qu'elle le ferait.
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ladyogaladyoga   24 mars 2013
Une souffrance diffuse qui m'a accompagnée toute ma vie, sans que je le sache, sans que je puisse la nommer.
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ladyogaladyoga   17 janvier 2013
Elle découvrait soudain que son fou était un homme comme les autres. Et les autres fous de l'hôpital aussi.
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