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Yun Ch'oe (Traducteur)Patrick Maurus (Traducteur)
EAN : 9782868695581
89 pages
Actes Sud (10/08/1993)
4.1/5   10 notes
Résumé :

Vagabond dans l'âme, insoucieux de prendre pied dans une vie pleine d'incertitudes, le narrateur de L'Hiver, cette année-là entreprend un voyage à travers les solitudes glacées de la Corée, jusqu'à la mer où il compte mettre fin à ses jours. Mais au rythme de la marche et des rencontres, peu à peu il découvre l'inanité de ses interrogations, et de quel romantisme, surtout, il est encore prisonnier.... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
L'Hiver cette année-là est mon premier soseol ( roman/nouvelle/récit bref en Corée) et je l'ai beaucoup apprécié. Yi Munyôl l'a publié en 1979, à trente et un ans et il est en grande partie autobiographique.
Le narrateur Yonghun a vingt ans. Il a abandonné ses études et sa ville natale pour prendre la route. Il nous raconte le voyage qu'il vient d'accomplir et nous fait part de ses réflexions en s'appuyant sur son journal. le périple commence en plein hiver à travers les montagnes glacées et se termine au bord de la mer à l'arrivée du printemps. Il est ponctué de trois rencontres-étapes décisives.
J'ai beaucoup aimé ce voyage coréen à travers une nature sauvage que je ne connais pas. Mais il s'agit avant tout d'un récit initiatique. Au début, le jeune homme est désillusionné, indifférent, insensible et se déteste. Il ignore s'il doit continuer à "boire la coupe amère de la vie" ou bien la jeter. il ignore s'il a entrepris ce voyage exténuant pour trouver les causes profondes de son mal être ou au contraire pour les fuir. Au cours de son errance, il rencontre des personnes au destin brisé, qui ont connu le vrai désespoir. Elles vont l'amener à réfléchir sur ce monde froid et violent à l'opposé de la belle et puissante nature. Mais aussi, rétrospectivement, sur sa vocation d'écrivain.
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Vagabond dans l'âme , insoucieux de prendre pied dans une vie pleines d'incertitudes , le narrateur de < l'hiver , cette année-là > entreprend un voyage à travers les solitudes glacées de la Corée , jusqu'à la mer où il compte mettre fin à ses jours. Mais au rythme de la marche et de rencontres , peu à peu il découvre l'inanité de ses interrogations , et de quel romantisme , surtout , il est encore prisonnier. Illusoires , les anciens repères s'effacent au profit d'un dépouillement dont la beauté et la violence sont salvatrices. Ce voyage , dès lors , prend la forme d'un apprentissage que Yi Munyvol désigne - par -delà une Corée que déconcerte la fin de l'hégémonie confucéenne - comme une manière neuve et universelle de s'accorder au monde.
Quatrième de couverture.
Magnifique récit .
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Je ne me souviens plus pourquoi j'ai acheté ce livre, probablement au moment de sa parution, peut-être pour son titre aussi doux qu'un tapis de neige et pour sa couverture d'une grande délicatesse. Mais je ne m'attendais pas à cela en l'ouvrant, une sorte de [Sur la route] coréen, avec une plume certes plus retenue et un héros bien plus solitaire, mais c'est un peu de cela qu'il est question : un jeune homme en rupture de ban erre un peu au hasard sur les routes de Corée du Sud, dans les années 60, réfléchissant à son avenir et à comment il pourra trouver une place dans sa société.
Ce roman est en grande partie autobiographique. Yi Munyol étant le fils d'un communiste passé au Nord, ce qui, dans la société extrêmement crispée de la jeune Corée du Sud indépendante, est un handicap majeur.
Ce récit laisse voir une grande détresse, une profonde solitude, mais il se distingue aussi par sa grande retenue. Tout est dit à mot couvert, et sans jamais se plaindre. le livre est peut-être un peu difficile à décrypter pour des personnes qui ne connaîtraient rien à la Corée du Sud dans ces années-là. J'ai pour ma part eu la chance de lire plus tôt cette année un récit graphique, [Un matin de ce printemps-là] qui décrit l'atmosphère étouffante de ce pays dans les années qui ont suivi la guerre de Corée. Cela m'a aidé à comprendre certains aspects de ce livre, à le replacer dans un contexte plus large, et à compléter la vision que j'avais de ce pays, car outre l'errance du personnage principal, on y voit la détresse économique dans laquelle vit une partie de la population, et parfois on a du mal à se souvenir que l'on est dans les années 60 dans un pays allié des Etats-Unis.
Une belle découverte que ce texte et cet auteur, il faudra que je découvre la partie de son oeuvre non autobiographique.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Mais alors, la mouette doit s'envoler, et nous, nous devons continuer à vivre. Si une mouette cessait de voler ce ne serait plus une mouette. Quand un être humain renonce à préserver son intégrité, il cesse d'être un être humain. La coupe que chacun a reçue en partage doit, quoi qu'il en coûte, être vidée jusqu'à la dernière goutte. Le désespoir n'est pas la fin, mais le début de l'existence.
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J'ai lu au moins un millier d'ouvrages à cette époque, mais puis-je appeler cela une recherche de la vérité ? Puis-je affirmer que je brûlais de la flamme de l'Idée ? Non, non et non. C'est une vanité d'adolescent qui m'animait, le souci de briller dans un bistrot d'étudiants et de discourir au dessus d'une tasse de café en paradant devant une compagne prétentieuse.
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Les traits noirs sur les tiges sans feuilles des buissons de trèfles se détachaient avec une beauté indescriptible sur la blancheur étincelante de la neige. Personne n'aurait pu reproduire cette exceptionnelle beauté, uniquement composée, de noir et de blanc, exquise sans être vulgaire, élevée sans être froide.
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S’il n’existe aucune valeur absolue et objective pour nous guider, c’est avec nos propres mains que nous devons bâtir notre salut. Nos vies ne sont plus faites pour se conformer à diverses attitudes, elles doivent être reconnues et valorisées par nous-mêmes et nos propres efforts. (p. 86-87).
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Admettre un désespoir n'est pas chose à laquelle on parvient avec l'aide de sa seule raison. Je pense que que j'ai dû pleurer un long moment, appuyé contre un rocher, sur la plage.
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