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EAN : 9782377220571
296 pages
Éditeur : Jigal (15/09/2018)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Pierre parviendra-t-il à découvrir le secret d'Agathe ? "Je m'appelle Agathe, avait-elle annoncé avant de s'asseoir sur une machine. Je suis la chanteuse des laveries." Tout commence quand Pierre Sanak, journaliste reporter d'images à France Télévisions, croise par hasard cette jeune artiste un peu fantasque et très énigmatique. D'origine cambodgienne, Agathe a été adoptée, vit à Paris, ne se sépare jamais de sa guitare et semble errer entre plusieurs mondes. Pierre... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Nastie92
  13 novembre 2018
Je lis peu de thrillers, mais au milieu de lectures d'un autre genre, j'aime en lire parfois.
J'y cherche de la distraction, j'attends d'être prise dans un suspense haletant...
Le hic, c'est que je suis difficile.
Tant de romans m'ont déjà déçue : l'auteur vous promène, vous promène, l'intérêt va crescendo, on tourne les pages avidement... et puis, flop ! Une fin en queue de poisson, qui vous fait dire "tout ça pour ça !"
Donc, je me méfie toujours.
J'ai plusieurs titres de Nicolas Zeimet dans ma longue liste de livres "à lire", et quand l'occasion m'a été donnée de lire celui-ci grâce à la dernière opération "Masse critique" je l'ai aussitôt saisie.
Le début m'inquiète un peu, j'ai rapidement peur de basculer dans le paranormal, voire de m'enfoncer dans le fantastique, deux domaines qu'en pure cartésienne je n'apprécie pas vraiment.
La suite me rassure, fort heureusement.
Tout au long du livre, l'auteur se joue de nous, flirte avec l'irrationnel, mais tout reste concret et cohérent.
Il nous manipule et nous interpelle avec des sujets tels que la peur d'être enterré vivant ou de grandes questions telles que l'existence ou non d'une vie après la mort. ll n'y a plus qu'à frissonner délicieusement et se laisser guider dans le dédale de l'histoire.
C'est ce qu'on demande à un thriller, non ?
Une grande partie du roman se déroule au Cambodge et Nicolas Zeimet nous plonge dans la vie de ce pays. Il s'est certainement beaucoup documenté car les descriptions des lieux et des gens sont très réalistes et vivantes. Il nous offre un véritable voyage.
Il soulève de plus un sujet délicat et sensible : l'adoption et les pratiques plus ou moins légales, plus ou moins acceptables, qui vont avec.
Distraction et dépaysement à travers un texte agréable à lire, prenant, et qui fait un peu réfléchir le lecteur : voilà un livre qui a parfaitement rempli sa mission !
Merci à Babelio pour son opération Masse critique, toujours appréciée, et merci aux éditions Jugal pour leur envoi.
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Nathv
  28 octobre 2018
Rentrée littéraire #11
J'avais découvert Nicolas Zeimet avec "Seuls les vautours" et, ensuite, avec "Comme une ombre dans la ville" (Retour à Duncan's Creek attendant encore désespérément un moment de libre afin de le sortir de ma haute montagne de livres à lire) et suis ravie de le retrouver avec "Les enfants de Lazare".
J'adore les références de cet auteur: déjà dans "Seuls les vautours", Nicolas Zeimet citait un de mes films cultes ("The Outsiders") alors que dire quand, dans ce livre-ci, il invoque Raymond Moody et son ouvrage "La vie après la vie" - à croire que, vers 16-18 ans, j'ai, comme Agathe - l'un des personnages principaux du récit - eu une période ésotérique dans ma vie… bon sans mèche bleue (ni verte d'ailleurs).
C'est donc l'histoire de Pierre, journaliste reporter d'images, appelé à couvrir un sordide fait divers - une jeune femme s'est suicidée en se jetant de la Tour Eiffel - et qui, arrivant sur les lieux, se rend compte qu'il la connaît. Il s'agit d'Agathe, jeune artiste rencontrée par hasard et dont il est immédiatement tombé amoureux. Agathe est d'origine cambodgienne, tout comme ce petit garçon à l'autre bout du monde dont l'incroyable résurrection interpelle Pierre. le journaliste est persuadé que les deux affaires sont liées et part, sur un coup de tête, dans ce pays d'Asie du Sud-Est. S'en suit une enquête prenante, au rythme soutenu et aux rebondissements multiples.
L'écriture de Nicolas Zeimet est source de réflexion (d'une part, sur les NDE et, d'autre part, sur la situation au Cambodge - la liberté de la presse, la corruption et les réseaux d'adoption), prenante et littéralement addictive.
Je remercie les éditions Jigal Polar et Babelio de m'avoir fait découvrir ce roman.
Dès ma sélection rentrée littéraire septembre 2018 achevée, c'est sûr, je me plongerai dans "Retour à Duncan's Creek".
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JML38
  24 juin 2019
Pierre est reporter d'images pour France Télévision.
Suite à une panne de machine à laver, il tombe sous le charme d'Agathe, «la chanteuse des laveries», jeune femme d'origine Cambodgienne.
Une relation s'instaure entre ces deux personnes, malheureusement de très courte durée.

Fasciné, Pierre essaye d'en savoir plus sur elle, sur son parcours qui l'a amenée en France dans une famille d'adoption.
Il découvre qu'un fait divers, un petit Cambodgien s'étant réveillé quelques minutes lors de ses funérailles, avait bouleversé Agathe.

Le reporter s'envole pour le Cambodge qu'il va découvrir avec beaucoup d'émerveillement, pays magnifique, gens adorables, paysages somptueux, et les temples d'Angkor en point d'orgue.
Mais au delà de la carte postale, il y a la réalité d'un pays pauvre, martyrisé par les années Khmer rouges, avec le trafic et la corruption autour de l'adoption touristique, la détresse des familles qui préfèrent que leur enfant soit adopté pour connaître un meilleur avenir et les confient aux orphelinats.

Pierre enquête sur l'histoire du petit cambodgien qui n'est peut-être pas un cas isolé, ce qui va l'emmener beaucoup plus loin que prévu pour arriver à comprendre l'implication d'Agathe.

Le récit est prenant et le suspense bien maintenu avec une histoire qui surfe entre les travers de d'adoption et la quête de la connaissance de la vie après la mort – vaste et délicat sujet s'il en est -, avec malgré tout un certain flou qui m'a quelque peu perturbé et des positions de Pierre sur l'organisation de l'adoption et des orphelinats dans les pays pauvres bien tranchées et assez manichéennes.
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purgi89
  12 octobre 2018
Nicolas Zeimet fait partie des auteurs que je suis de près et dont chaque livre a été une très belle découverte et des coups de coeur. Je suis ravie qu'il ait sorti un nouveau polar et c'est avec délectation que j'ai commencé ma lecture. 
L'histoire commence lentement. Nous faisons la connaissance de Pierre qui est reporter d'images à France TV. Il commence à avoir un gros ras-le-bol de son métier, il fatigue et n'a plus autant la niaque qu'il y a quelques années. Un matin, il se rend avec une journaliste sous la Tour Eiffel où une jeune femme vient de se suicider en sautant du 1er étage. Pierre va être saisi d'un malaise en voyant la jeune femme. Il la connaît, c'est Agathe, une jeune chanteuse d'une vingtaine d'années qu'il a rencontré quelques jours plus tôt et dont il est tombé éperdument amoureux.
Ce même matin, il apprend par une de ses collègues qu'un enfant au Cambodge s'est réveillé dans son cercueil pendant la cérémonie religieuse qui précède la crémation.
Il semblerait qu'il y ait un lien entre Agathe et ce garçon mais lequel?
Pierre veut absolument faire un reportage sur ce qu'il s'est passé au Cambodge, et veut chercher la vérité sur le "suicide" de son amie. Il décide de partir au Cambodge pour trouver les réponses à ses interrogations.
Après les USA, Nicolas Zeimet nous embarque pour l'Asie. Je peux vous dire qu'à la base je ne suis pas trop attirée par les pays asiatiques mais avec son histoire, Nicolas a réussi l'exploit de me faire voyager là-bas et d'avoir envie d'y aller en vrai. J'ai été totalement immergée dans ce pays, dans cette ville flottante. Je suis même allée regarder sur Google maps pour voir si les images qui apparaissaient dans ma tête pendant ma lecture étaient bonnes ou erronées. Les descriptions sont tellement bien imagées qu'on s'y croirait. Tout est décrit avec merveille, on en prend plein les mirettes seulement avec l'imagination tellement les mots sont bien choisis.
Et tout ce qui concerne l'Histoire de ce pays, sa culture sont très bien dépeints. J'ai appris énormément de choses sur le Cambodge. L'auteur a fait un travail de recherches colossal sur ce pays.
Le sujet de l'histoire est des plus addictifs, en tout cas pour moi. Ces phénomènes de résurrection, d'expérience de mort imminente, sont de très bons sujets peu abordés dans le milieu du polar et tout bonnement passionnant. (.....)
Lien : https://livresaddictblog.blo..
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yv1
  28 septembre 2018
Quel polar mes amis, quel polar ! Dépaysant au possible et fortement attractif, au point d'en vouloir tourner les pages rapidement, mais point trop quand même pour en profiter au maximum et rester un peu avec Pierre, au Cambodge. le pays est magnifiquement décrit, il attire, étonne et charme. Et pourtant Nicolas Zeimet ne fait pas l'impasse sur l'extrême pauvreté de certains habitants, sur la richesses d'autres, la corruption galopante, la liberté de la presse pas au top, la justice qui n'est pas vraiment au meilleur niveau non plus, n'ayant par exemple pas jugé tous les anciens chefs khmers rouges. Malgré tout cela, l'attirance est forte, les habitants chaleureux et le pays superbe et pas seulement le site d'Angkor que Pierre visitera -et nous aussi par son intermédiaire.
Très documenté, Nicolas Zeimet parle longuement de l'ouverture du Cambodge, du trafic d'enfants à adopter auquel certains se sont livrés, de toutes les bassesses liées. Il évoque aussi très longuement les EMI (Expérience de Mort Imminente), argumente, étaye son récit. Tous ces thèmes et ce contexte forment un roman excellent, minutieux, auquel il ne manque aucun détail sans pour autant être lourd ou barbant. C'est tout le contraire. Passionnant et original.
Il ne peut laisser insensible, marquera je pense, de manière assez durable ses lecteurs. Disons pour faire clair que l'on n'en sort pas exactement pareil que l'on y est entré. C'est formidable lorsqu'un livre parvient à ce résultat. Et l'auteur de devenir avec ce cinquième roman l'une des voix fortes et originales du catalogue Jigal mais aussi des romanciers noirs français.
Voilà le début du chapitre 1 : "Assis au bout de la table de la salle de conférence, son exemplaire du Parisien sous les yeux, Pierre Sanak passait le temps en noircissant les espaces blancs à l'intérieur des lettres de la une. Il venait de terminer de remplir le deuxième o d'Euro Millions quand un éclat de rire général secoua les membres de la rédaction de France 3. Son regard s'égara à l'extérieur. Il pleuvait à torrents, on ne distinguait même pas la ligne élancée du pont du Garigliano dans la grisaille striée d'épais sillons argentés." (p.10)
Lien : http://www.lyvres.fr/
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Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
Nastie92Nastie92   13 novembre 2018
− Certes. Mais cela ne saurait en rien remettre en cause le diagnostic de mort encéphalique. En 2014, avec les moyens dont dispose la médecine, l'idée que des individus puissent être enterrés vivants ne me paraît pas plausible. En aucune façon. Et ce, pour une raison très simple : il s'écoule le plus souvent plusieurs jours entre la constatation de la mort et l'enterrement. Par conséquent...
− ... ça laisse au corps le temps de se réveiller, conclut Pierre, enchaînant aussitôt : Savez-vous de quand date la première observation d'un tel phénomène, docteur ?
− Trente-trois ans après Jésus-Christ ? suggéra Mireille Camus sans esquisser la moindre amorce de sourire.
Un silence s'ensuivit.
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Nastie92Nastie92   13 février 2019
− Tu t'occupes de combien de gosses ?
Elle éclata de rire.
− Des gosses ? Y a pas de gosses dans ma vie en ce moment. Pas de chum.
Face à l'air perplexe qu'affichait Pierre, la jeune femme lui expliqua :
− Les « gosses », en québécois, c'est pas le... c'est pas le fruit de la procréation, c'est... l'outil de la procréation. Tsé.
Elle désigna l'entrejambe de Pierre.
− Hein ?
− Enfin, c'est les couilles, quoi ! pouffa Clarisse.
− Ah...
Il y eut un instant de flottement.
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collectifpolarcollectifpolar   29 janvier 2020
— On oublie, trancha Elsa après un court instant de réflexion. Sujet intéressant, mais ça date un peu. Et Pierre, rien à voir avec Le Parisien, lui glissa-t-elle comme si elle avait lu dans ses pensées. Merci de ton intervention, en tout cas. Rien d’autre ?
Pierre n’attendit pas la réponse. Usé, désabusé, il s’esquiva par la porte du fond. De retour dans l’open space des JRI, les journalistes reporters d’images, il se retrouva enfin seul. Il allait s’asseoir devant son PC quand Xavier déboula hors de son bureau. Son pas volontaire, presque martial, Pierre l’aurait reconnu entre mille : une info venait de tomber. Et comme les rats avaient tous quitté le navire, ce serait pour sa pomme.
— Ne me dis pas que tu m’envoies dans le Berry pour un sujet sur la cueillette des potimarrons, parce que c’est non.
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collectifpolarcollectifpolar   29 janvier 2020
Sokhom était mort la veille, pour 5 000 riels. Une banale histoire d’argent dans un pays où les billets étaient rois. C’était un enfant de huit ans, espiègle comme on pouvait l’être à cet âge. Avec ses yeux rieurs et ses oreilles décollées, il faisait un malheur auprès des touristes venus visiter en bateau son village flottant. Mais les bananes que ses frères et lui proposaient à la vente à bord de leur petite pirogue n’intéressaient personne. Ce que les touristes venaient chercher ici, c’était de l’authenticité. Du folklore. Et c’est ce que Sokhom leur donnait. En short de nylon blanc, torse nu, toujours un dollar à la main, il ne répugnait jamais à offrir son sourire édenté à l’objectif d’un appareil photo. En échange d’une contrepartie financière, bien entendu.
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collectifpolarcollectifpolar   29 janvier 2020
Le père de l’enfant fit quelques pas vers le cercueil, les épaules basses, la mine tirée. Il en avait récité des formules magiques destinées à dominer les esprits malfaisants, sans succès. C’est son aîné que lui avait pris danhom slap, le souffle de la mort. Il devait maintenant l’aider à rejoindre un monde de paix et de sérénité.

Alors qu’il s’avançait dans la fumée des bâtons d’encens, le regard de l’homme se perdit dans la contemplation d’une pièce en bois de bananier sur laquelle était plantée une tige soutenant une perruche en feuilles de palmier pliées. Sa tête était formée d’une fleur de frangipanier, un pédoncule en guise de bec. Dominant l’autel funéraire composé de quatre chaises de jardin en plastique, l’oiseau tenait le rôle de psychopompe.
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JIGAL POLAR LES NOUVEAUTÉS Pierre Pouchairet, Nicolas Zeimet, Cédric Cham, Sophia Mavroudis.
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