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ISBN : 225304606X
Éditeur : Le Livre de Poche (01/04/1988)

Note moyenne : 3.55/5 (sur 78 notes)
Résumé :
Le Vent du soir est le premier tome d'une trilogie dont le deuxième volume est : Tous les hommes en sont fous et le troisième : Le Bonheur à San Miniato. Ce que raconte Le Vent du soir, c'est une histoire dans l'Histoire. L'action commence vers le milieu du siècle passé ; la scène, le monde : du Brésil à Venise, de la Russie aux Indes, en Afrique du Sud, en Écosse, à Vienne... Les personnages, dont un grand seigneur russe, une négresse de Bahia, un jeune juif polona... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
GeorgesSmiley
  17 décembre 2018
« Ah ! Donnez-moi le vent du soir sur les prairies,
Et l'odeur du foin frais coupé, comme en Bavière
Un soir après la pluie, sur le lac de Starnberg. »
Avec ces toutes premières lignes empruntée à Valéry Larbaud, le ton est donné, délicieux, enchanteur, nostalgique. Jean d'Ormesson nous raconte, à sa façon, le dix-neuvième siècle et c'est très réussi. Son roman traverse le siècle et chacune des pages donne envie de s'y replonger.
« C'est ce que j'essayais d'entreprendre. Pour empêcher les morts de mourir tout à fait et pour qu'un peu de leur chaleur survive dans nos mémoires. »
Bon camarade, il invite à lire les auteurs anglais (Wodehouse, Kipling, Hardy, Austen) et à (re)voir les Chariots de Feu (musique de Vangelis que je sifflote en ce moment). Il glisse, à l'enterrement de Victor Hugo, une spectatrice anonyme émerveillée. « L'enfant qu'elle portait en son sein deviendra Jules Romains : il chantera mieux que personne depuis Hugo et Zola les misères et la gloire du peuple de Paris. » Délicate attention, car c'est dans le fauteuil de ce même Jules Romains qu'il s'assit en 1973 à l'Académie Française.
Ses personnages imaginaires (ce brésilien fortuné qui fait irrésistiblement penser à celui de la Vie Parisienne d'Offenbach) ou historiques (Verdi, Pancho Villa, Kitchener, Vanderbilt), les lieux (Lublin, Venise, Paris, Gstaad, New York, Pretoria, Shanghaï ou Pekin), les événements décrits (la guerre des Boers, le sac du Palais d'été ou le siège des légations à Pékin, la « course à la terre » organisée en Oklahoma) ou les anecdotes savoureuses (la reine Victoria ordonnant à ses ministres d' «envoyer la flotte » contre le Paraguay, qui, à l'époque* était le seul état d'Amérique du Sud à ne pas avoir d'accès à la mer) composent un délicieux cocktail qui donne une furieuse envie de replonger dans le XIXème siècle qui, à le lire, avec ses révolutions, ses musiques, ses explorations, ses inventions, est le plus romanesque de tous. Je ne suis pas familier de l'oeuvre de Jean d'Ormesson (c'est même, je l'avoue piteusement, ma première incursion) bien que, comme beaucoup, j'ai l'impression d'avoir bien connu le personnage médiatique. Fidèle à son image, ce roman est tout aussi charmant (les lettres, si éloignées de nos correspondances bâclées actuelles), malicieux et pétillant que le chroniqueur du Figaro ou le magicien qui réussissait à apprivoiser l'audimat armé de sa seule conversation.
Les mécanismes de la mémoire sont mystérieux. Nous lisons de bons romans, des livres profonds et parfois des chefs d'oeuvre. Vingt ans plus tard que nous en reste-t-il ? Peu de choses, Il faut bien l'avouer. La plupart du temps, ne subsistent que des souvenirs liés aux événements marquants de notre vie d'alors. Ici, l'un des personnages né à Venise et mort à Moukden (pendant la guerre russo-japonaise) se nomme Nicolas Cossy. Il a lui-aussi une existence très romanesque. Impossible pour moi de ne pas garder ce personnage en mémoire car le seul autre Cossy que je connaisse est le producteur de champagne chez qui je me fournis ! On vous le dit, ce Vent du Soir est aussi pétillant que son auteur l'était. C'est une invitation (impossible à refuser) à lire la suite de cette trilogie pour faire la connaissance de Pandora dans Tous les Hommes en sont fous. Tant pis si je me doute bien que son prénom n'est pas totalement le fruit du hasard. J'imagine qu'elle va, dans ces années trente de sa fleur de l'âge, ouvrir la terrible boîte dont elle porte le prénom. Depuis Homère, le talent des écrivains transforme d'épouvantables drames en histoires légendaires et merveilleuses afin de les transmettre à d'innombrables lecteurs enchantés. La mémoire est à ce prix.
*La Bolivie ne perd le sien qu'en 1884 à l'issue de la « guerre du salpêtre. »
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lecassin
  29 janvier 2012
« le vent du soir », est le premier tome de la « trilogie Champagne » de Jean d'Ormesson ; bientôt suivront « Tous les hommes en sont fous » et « le bonheur à San Miniato. Une histoire dans l'Histoire commente François Nourissier ; plus que ça : quatre histoires dans l'Histoire. Celles des familles O'Shaughnessy, Romero, Finkelstein et Wronski.
En fait une gigantesque fresque sur la scène du monde, du Brésil à Venise, de la Russie aux Indes, en Afrique du Sud, en Écosse, à Vienne...
Un premier volume au style vif et pétillant - Champagne, vous dis-je – qui sied si bien à Jean d'Ormesson quand il évoque les grands du monde.
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sylvie2
  11 novembre 2013
Il s'agit d'un premier roman d'une trilogie. Dans ce livre, D'Ormeson fouille le généalogie de quelques grandes familles dont les chemins se croisent.
Le livre se lit d'une traite tellement il est bien écrit. J'ai adoré. Il est néanmoins difficile de faire la part entre le réel et le fictif.
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Aurel82
  05 février 2017
Ce premier tome est sûrement le meilleur ouvrage de cette magnifique trilogie. Un voyage à travers L Histoire par des personnages aux destins incroyables et entremêlés.
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missparker18
  02 mai 2017
Plusieurs histoires qui s'entrecoupent, dont certaines m'ont plus intéressées et inspirées de l'histoire. On sent que nous sommes dans le grand monde et c'est un peu ce côté là qui me déçoit.
Par ailleurs, il nous conte de belles histoires d'amour à notre grand plaisir.
Ce n'est pour autant pas le roman qui m'a le plus plu de Jean d'Ormesson, mais je lirai la suite avec intérêt tout de même.
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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
CornelioCornelio   17 mai 2019
Parmi les cent mille morts russes de la bataille de Moukden figurait le cadavre du capitaine Nicolas. Une des sources dont je m'inspire pour raconter son histoire indique qu'un sourire flottait sur le visage gelé de l'officier de fortune et qu'au milieu des neiges où le sang des soldats laissait des traînées rouges, il avait l'air heureux.
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mcd30mcd30   13 novembre 2018
Les siècles ont toujours un peu plus ou un peu moins de cent ans.Le XVIII° est court : il s'ouvre à la mort de Louis XIV, en 1715; il se clôt le 14 juillet 1789 avec la prise de la Bastille. Après un intersiècle de de vingt-cinq ans, qui n'appartient ni à la douceur de vivre ni aux orages désirés, ni aux philosophes ni aux romantiques, le XIX° commence à Waterloo le 18 juin 1815 avec la chute de Napoléon et se termine en août 1914. La Première Guerre mondiale ouvre, à grands sons de trompette, le siècle de la Deuxième et de la crainte de la Troisième. Et elle le fait entrer dans un monde nouveau où les discours de l'ancien sont couverts par les bombes. (p. 351)
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mcd30mcd30   01 juillet 2018
il y avait quelques années déjà que je n'avais rien publié. Avec raison. La masse prodigieuse des nouveaux livres me remplissait d'un découragement contre lequel le silence seul était capable de lutter. Je me disais que nous allions vers un temps où il y aurait plus d'auteurs que de lecteurs ... seuls quelques esprits d'exception, ivres de littérature, refuseraient encore de se dire écrivains.

P. 38-39

NDL : Comme il était clairvoyant, ce livre date de 1985 et depuis il se publie de plus en plus de livres.
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lecassinlecassin   23 janvier 2012
La journée, d'un bout à l'autre, avait été glorieuse.Dès le matin, les volets à peine ouverts, une sorte de transparence s'était installée dans l'espace et le temps. Par un de ces mécanismes pleins d'évidence et de mystère, un ciel sans nuages promettait du bonheur. La nuit n'était pas tombée que tout un pan de ma vie s'écroulait. Javier apparaissait, posait ses sacs, me mettait la main sur l'épaule, disait : "Pandora est morte." Quelque chose basculait. Le vent du soir se levait.
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GeorgesSmileyGeorgesSmiley   16 décembre 2018
Cristina Isabel n'avait jamais vu un juif américain. Celui-là qui parlait portugais avec un accent amusant lui parut d'autant plus sympathique qu'il lui acheta d'un coup vingt billets de tombola.
"_ Qu'est-ce qu'on peut gagner ? demanda Jérémie.
_ Attendez....dit Cristina Isabel en consultant une liste. Euh...Ah! voilà ! Un chien, une barque de pêche, un service à thé, un...
_ Ou peut-être rien du tout, dit Jérémie en riant.
_ J'espère que vous gagnerez, lui dit Cristina Isabel avec un sourire étourdissant.
_ Comment savoir ?
_ Ah ! pas avant trois jours !
_ Dans trois jours, je ne serai plus là...
(...)
Bahia, le 27 mars
Monsieur le juif américain,
Vous avez bien de la chance : votre chevreau vous attend. Il n'arrête pas de bêler. Il faudrait être sans coeur pour ne pas vous écrire aussitôt. Je l'avoue : j'aurais écrit de toute façon. Pour dire que vous aviez perdu ou pour dire que vous aviez gagné. Vous avez gagné. Bravo ! C'est un chevreau.
Gardez-vous un mauvais souvenir de votre séjour à Bahia ? Si l'épreuve n'a pas été trop dure, pourquoi ne revenez-vous pas ? Je vous déposerais en main propre le fruit de vos heureuses spéculations. J'ai demandé à mon père si je pouvais aller à Buenos Aires pour remettre un chevreau à un juif américain. Malheureusement, il dit que non.
Si vous ne donnez pas signe de vie d'ici un an, je considérerai le chevreau comme ma propriété personnelle. Merci beaucoup. Je garde pourtant l'espoir de vous être reconnaissante de votre présence plutôt que de votre absence.
Le chevreau, qui vous attend, me charge de vous embrasser.
Cristina Isabel
Moins de cinq mois plus tard, Jérémie Finkelstein épousait Cristina Isabel...A la porte de l'église, pendant la cérémonie, les passants avaient pu voir un chevreau attaché à la grille.
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