AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2092587293
Éditeur : Nathan (29/08/2019)

Note moyenne : 4.28/5 (sur 37 notes)
Résumé :
Harlem.
Xiomara a 15 ans et un corps qui prend plus de place que sa voix : bonnet D et hanches chaloupées. Contre la rumeur, les insultes ou les gestes déplacés, elle laisse parler ses poings. Étouffée par les préceptes de sa mère (pas de petit ami, pas de sorties, pas de vagues), elle se révolte en silence. Personne n'est là pour entendre sa colère et ses désirs. La seule chose qui l'apaise, c'est écrire, écrire et encore écrire. Tout ce qu'elle aimerait di... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
Lunartic
  03 juillet 2019
Coucou mes petits amis ! Aujourd'hui, je vous retrouve pour la chronique d'un roman à paraître qui m'a tout bonnement happée et séduite, Signé Poète X. J'ai hésité à faire la critique littéraire de ce livre et même à m'y plonger la tête la première dès maintenant, tout simplement parce qu'il ne sort officiellement que le 29 août. Oui, je sais, j'ai près de deux mois d'avance mais je n'ai pas pu m'en empêcher, je me suis très rapidement décidée à lire ce titre tout de suite. Et sachez que je ne regrette RIEN. Je remercie infiniment les éditions Nathan pour ce superbe envoi impromptu qui annonce une rentrée littéraire au poil de leur part et je vous invite d'emblée à noter la date du 29 août dans vos agendas car cette future parution vaut vraiment la peine que vous lui fassiez un accueil triomphant en librairies, foi de Nanette !
Ce qui m'a d'abord tapé dans l'oeil chez cet objet-livre, c'est bien évidemment sa couverture, que je trouve absolument magnifique et tout à fait à l'image du contenu de l'ouvrage, à savoir : à la fois simple et extrêmement efficace et marquante, remplie de couleurs qui explosent et qui s'impriment dans notre rétine, agrémentée aussi de nombreux mots qui résonnent en nous, qui peuvent ne sembler qu'être un bête amas de lettres mais qui, mises ensemble, percutent et ont un sens, une importance particulière à nos yeux, nous donnent à réfléchir, intensément, de tout notre être. Je me suis également rendue compte en faisant ma petite fiche de synthèse pour ce livre, comme j'essaie de le faire à chaque fois pour chaque ouvrage que j'ai achevé de lire, que c'était la deuxième fois que Nathan me permettait de découvrir une autrice de couleur engagée. La première fois, c'était avec Angie Thomas, rappeuse amatrice et avant toute chose passionnée de ce genre musical (Tupac est sa plus grande inspiration en matière d'écriture), et son roman foudroyant, hallucinant, tout simplement incontournable et inoubliable, The Hate U Give (ma chronique ici). Elizabeth Acevedo m'a quant à elle permis de vivre mon baptême du feu en matière de slam et je suis très heureuse que l'on m'ait donné l'opportunité de sortir ainsi des sentiers battus en me permettant de poser un regard nouveau, résolument plus informé et attentif, sur cette forme d'art qui était jusqu'à présent tout ce qu'il y a de plus méconnue de mon côté, et de me familiariser à une autre façon encore d'exprimer sa vision du monde et ses sentiments bruts. Une chose est sûre, c'est que les deux autrices que je viens de mentionner ont la même puissance dans leurs idées, le même engagement, la même énergie inépuisable investie dans leur ardent combat contre le racisme et l'injustice, le même désir enraciné de faire bouger les choses, la tête haute tournée dans la même direction que celles de leurs extraordinaires héroïnes, Starr et Xiomara, qui auraient pu être de véritables soeurs jumelles dans une réalité alternative. Je suis certaine que, dans la vraie vie, Angie et Elizabeth doivent être des femmes remarquables, brillantes et inspirantes pour leur entourage, car il se dégage des pages de leurs oeuvres respectives un irrépressible besoin d'appuyer là où ça fait mal, de montrer la souffrance à nue, sous son vrai visage, de ne pas se cacher derrière de faux semblants, de désobéir aux règles de cette société qui nous étouffe et nous calomnie, de se montrer téméraires et de ne certainement pas courber l'échine, sous aucun prétexte. Toutes les deux sont telles deux âmes soeurs, deux coeurs accrochés, qui doivent sûrement se connaître et, si ce n'est pas le cas, alors cette erreur, cette rencontre évidente qui n'a pas encore eu lieu, est un crime impensable à mon sens. Mais je m'en arrête là pour cette association rêvée qui s'est immédiatement faite dans mon esprit et, étant donné que j'ai déjà montré par le passé toute l'admiration que je portais à l'égard d'Angie Thomas, c'est au tour d'Elizabeth Acevedo et de son bouleversant et poignant Signé Poète X de se retrouver noyés sous mes intarissables éloges (promis, je vais faire un effort pour tenter de condenser mon propos !).
Ce qui m'a ensuite frappée une fois le livre ouvert, c'est sa rédaction singulière... en vers ! Cette expérience de lecture unique n'était certes pas inédite pour moi, mais je l'ai réitérée avec le même plaisir et la même agréable surprise que lorsque j'avais été introduite à ce genre de romans grâce à Inséparables de Sarah Crossan (un vrai coup de coeur ♥, soit dit en passant). J'ai par ailleurs pu constater que l'exact phénomène que j'avais vécu avec ce titre-ci, ainsi qu'avec Swimming Pool de la même autrice (une autre jolie pépite à découvrir séance tenante - conseil d'amie), s'est reproduit lors de mon immersion dans Signé Poète X : lors de chacun de ces trois moments de lecture, il a d'abord fallu que je m'acclimate à l'écriture résolument poétique (merci, Captain Obvious !) de l'autrice en question avant de pleinement pouvoir recevoir ce que cette dernière avait à me dire et m'imprégner totalement des émotions ressenties au cours de l'histoire. Pour ceux que cela rebuterait, il n'y a aucune crainte à avoir, bien au contraire : les romans écrits en vers nous permettent selon moi d'encore mieux savourer la beauté des mots méticuleusement choisis, de mieux goûter leur indéniable musicalité, de mieux saisir le poids que ceux-ci peuvent avoir et ce qu'ils nous évoquent, ce qu'ils représentent pour nous. J'ajouterais aussi que de lire un roman en vers, cela donne la sensation que le livre est telle une immense chanson, ou plutôt slam dans le cas présent, qui peut être interprétée avec différentes intonations, chacune reflétant l'immense palette de nos sentiments les plus profonds et humains. le fait que l'autrice soit slameuse à l'origine apporte à mon sens une certaine légitimité à sa façon de s'exprimer, bien que cette dernière nous fasse clairement comprendre qu'il est donné à tout le monde la possibilité de poser des mots sur ses maux, et ce de n'importe quelle manière dont on l'entend, y compris bien entendu le slam. Il suffit de le vouloir et de donner à nos écrits une ampleur qui nous est propre, ainsi que la force nécessaire pour s'envoler du papier et trouver les oreilles et le coeur de notre auditoire. Pour ma part, j'ai véritablement eu l'impression qu'Elizabeth Acevedo nous délivrait tout ce qu'elle avait dans le ventre et sur le coeur avec Signé Poète X, qu'elle y avait mis tout d'elle-même et qu'elle nous faisait ainsi un cadeau des plus précieux et inestimables. En tout cas, il se dégage une telle authenticité de son récit que cela nous transperce de part en part ; ça nous transcende et nous renverse littéralement, telle une gigantesque claque ou bourrasque qui nous remet les idées en place. Je lui serai toujours infiniment reconnaissante pour ce don de soi exceptionnel dont elle a fait preuve avec ce premier roman tout bonnement prodigieux.
Histoire de dire un petit mot sur la traduction française de Signé Poète X, car c'est après tout grâce à elle que ce livre peut être rendu accessible au plus grand nombre chez nous, même sans avoir lu la version originale, je pense pouvoir assurément dire que Clémentine Beauvais a respecté ce rythme particulier, propre au slam, cette façon de déclamer qui fait s'entrechoquer les mots et qui crée ainsi une résonance nouvelle, avec un impact plus fort encore. Après, je suis loin d'être une spécialiste en la matière, autant en slam qu'en traduction (cet exercice est particulièrement ardu à mon sens, même et surtout quand on l'étudie), mais Clémentine Beauvais est parvenue selon moi à rendre ce roman compréhensible pour le lectorat français sans pour autant le dénaturer. Elle a su en effet préserver habilement l'identité et les racines dominicaines et afro-américaines de ce récit de vie sidérant, ainsi que son parler de la vie de tous les jours, tout en l'adaptant à notre propre langage quotidien. le travail de haute-voltige de tout bon traducteur qui se respecte, en somme. Et Clémentine Beauvais accomplit à chaque fois cet exploit avec énormément de talent. Elle ne m'a jusqu'à présent jamais déçue et Signé Poète X ne fait pas exception à la règle.
Concernant les personnages, Xiomara, l'héroïne reconnaissable entre mille de cette bouleversante histoire, est de loin celle qui prend le plus de place. Et si notre chère Poète X a tendance à considérer cela comme une tare, c'est selon moi ce qui fait son charme et toute sa force. Xiomara est un petit bout de femme bruyant, colérique, qui ne se laisse pas faire et qui fait preuve d'un courage qui force le respect et l'admiration. Elle est tel un volcan en éruption qui a besoin de faire sortir la lave brûlante qui la ronge de l'intérieur et autant vous dire qu'avec moi, ses mots semblables à du magma en fusion ne sont pas tombés dans les oreilles d'un sourd. Parfois, ils m'ont même parus assourdissants, mais cela m'a permis de mieux me rendre compte du pouvoir merveilleux, inouï et salvateur de la parole, des doigts qui courent sur le clavier comme c'est mon cas à l'heure où je vous écris ces lignes, de l'encre et du papier. de notre voix, tout simplement, qui s'exprime grâce à un champ infini de possibilités. La souffrance de Xiomara m'a aussi rendue apte à ouvrir les yeux sur le fait que l'acte de partage de ses pensées est loin d'être anodin, que même la conversation la plus banale que l'on peut mener avec soi-même ou avec autrui est une chance inespérée car cela signifie qu'on est libres de dire, voire même tout simplement d'éprouver ce que l'on ressent au plus profond de soi. L'histoire de Xiomara nous prouve que cela est loin d'être donné à tout le monde, qu'il ne faut donc pas prendre cela pour acquis mais tout de même saisir chaque opportunité qui se présente d'être soi-même et de ne pas s'emmurer dans le silence au risque de mourir à petit feu. La lutte de tous les instants de Xiomara, cette vraie combattante qui porte sacrément bien son nom, m'a appris que personne n'avait le droit de réduire quiconque à l'impuissance, quelque soit le prétexte qu'elle invoque pour revendiquer son emprise dévastatrice : son autorité naturelle au sein de la hiérarchie familiale, sa façon de concevoir une vie réussie ou encore sa religion. Cela m'a d'ailleurs fait mal au coeur que Xiomara se sente écrasée par l'amour obsessionnel que sa mère porte à Dieu et qu'elle ne la suive pas dans ce chemin de foi à la base consolatrice et bienveillante. Mais si j'avais moi aussi fait la connaissance de notre Créateur de cette manière, sans que l'on me laisse le simple et naturel choix de croire en lui ou non, je pense que j'aurais réagi de la même façon : je me serais sentie comme enfermée dans une cage et j'aurais voulu à tout prix m'en échapper. Une chose est sûre, quelque soit nos croyances, elles ne doivent pas aveugler notre jugement ou nous empêcher de nous montrer compréhensifs et patients envers les autres, de les accepter tels qu'ils sont. Ce qui a achevé de me faire littéralement fondre avec ce roman, c'est que non seulement Xiomara s'épanouit au fur et à mesure de l'intrigue telle la magnifique fleur qu'elle est, en dévoilant et en nous partageant son propre slam, sa réelle personnalité, avec un bonheur qui est juste contagieux, mais en plus, le reste des personnages parvient à nous chambouler le coeur car ils sont tous profondément imparfaits, ils font comme tout le monde des erreurs mais on ressent chez eux une réelle envie de communiquer, d'améliorer ses relations avec autrui et de prendre sur soi afin de faire des concessions et de vivre au mieux les uns avec les autres. Je vous assure, cela fait tellement du bien, un tel message d'optimisme par rapport à la capacité d'introspection et de lucidité de l'être humain, mais aussi d'affirmation du droit à la liberté et au bonheur de tout un chacun, et surtout, SURTOUT, du droit fondamental de dire NON.
Pour conclure, j'espère sincèrement vous avoir donné envie de vous ruer dans la librairie la plus proche de chez vous le 29 août afin de vous procurer ce roman à la force absolument ravageuse qui nous apprend qu'il est normal, et même nécessaire, de suivre son propre chemin dans l'existence, et ce même si celui-ci dévie des attentes que notre entourage avait placées en nous. Elizabeth Acevedo m'a rappelé avec beaucoup de justesse et de sensibilité, avec un grand brio aussi, que nous sommes tous dignes d'être aimés comme nous sommes, à notre juste valeur. Vous verrez, Signé Poète X est telle une véritable bouffée d'air frais et d'espoir qui saura vous toucher en plein coeur, sans aucunement manquer sa cible ! COUP DE FOUDRE ϟ
Lien : https://lunartic.skyrock.com..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Analire
  27 août 2019
Quelle surprise que ce roman ! En le débutant, je ne pensais pas l'aimer autant, et pourtant, je me suis laissé guider dans l'univers si particulier d'Elizabeth Acevedo.
Xiomara est une jeune adolescente noire qui vit à Harlem, un quartier bien connu pour accueillir une population afro-américaine nombreuse. Elle y vit avec ses parents et son frère jumeau, ou plutôt tente d'y survivre. Car Xiomara souffre de son physique avantageux, des réflexions provocantes quotidiennes des garçons, des préceptes religieux envahissants de sa mère, de sa main-mise sur sa vie, la contraignant à ne pas sortir le soir, à ne pas voir de garçon, à l'accompagner à l'église… Xiomara va se rebeller de la plus belle des manières qui soit : en silence, à travers de magnifiques poèmes, haïkus et slams, qui racontent son quotidien et toutes les difficultés dont elle doit faire face.
Ce qui frappe dès que l'on ouvre ce livre, c'est l'originalité de la mise en forme. Loin des romans traditionnels, Signé poète X est écrit comme un poème, sorte de vers jetés ça et là sur la page. Il faut un petit temps d'adaptation avant de s'y faire, mais rassurez-vous, on se laisse facilement embarquer par la plume de l'auteure et ses magnifiques écrits.
Xiomara se fait la voix de milliers de femmes, qui sont quotidiennement embrigadées, jalousées, critiquées, obligées de se cacher ou d'obéir à des voix et lois incohérents. Elle raconte le harcèlement, le sexisme, la misogynie, la servitude… des thématiques fortes qui tranchent avec la douceur des mots utilisés. J'ai été à plusieurs reprises touchée par cette protagoniste, qui se montre docile au quotidien, mais qui couche sa détresse par écrit. Sa relation avec sa mère m'a particulièrement touché : dévouée corps et âme à la religion, cette dernière ne conçoit pas qu'il n'en soit pas de même pour sa fille, alors que Xiomara ne perçoit pas la vie de la même manière que sa mère. On y retrouve des scènes assez violentes, des paroles échangées fortes, qui frappent et ne laissent pas indifférent. Mais toujours, les poèmes de Xiomara les retranscrivent avec douceur.
J'ai beaucoup aimé la protagoniste, qui, même fragilisée par la vie, reste forte, la tête haute, et mène ses combats avec ses propres armes : les mots. Un personnage engagé, qui sait ce qu'elle veut et ce qu'elle ne veut pas, qui n'hésite pas à se mouiller et à suivre son propre chemin.
Un roman original rédigé entièrement en vers. Une histoire engagée et poignante, qui ne laisse pas indifférent. Je recommande !
Lien : https://analire.wordpress.co..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
LillyMaya
  24 septembre 2019
C'est une oeuvre forte, qui se lit vite, c'est une oeuvre surprenante, car le choix d'écriture est le vers libre. Ce qui donne aussi un gros travail de traduction.
La forme littéraire donne du rythme au récit. C'est brut, violent, douloureux. C'est comme si nous avions le cahier de poésie de Xiomara entre les mains.
La couverture est magnifique, forte, à l'image de son contenu.
Xiomara, adolescente, et sa relation conflictuelle avec sa mère. le poids de la religion, celle qui étouffe, celle qui contraint. Xiomara, sa vie, ses rêves.
J'ai apprécié la forme, même si d'une certaine façon, je pense que l'histoire en elle-même, n'est pas si originale, on y retrouve des thèmes courants en littérature ado.
Commenter  J’apprécie          110
reveusedusud
  15 octobre 2019
Un véritable coup de coeur ! Cet ovni littéraire écrit à coup de slam et de poèmes m'a pris le coeur et m'a entraîné sur le sentier de vie de cette jeune femme en pleine construction identitaire. Une vraie prouesse d'écriture et une vraie sensibilité qui servent à merveille cette histoire que pourraient raconter nombre d'adolescents.
C'est en suivant Xiomara, jeune dominicaine d'Harlem que l'on plonge dans son quotidien rythmé par la religion et les interdits. Sa rencontre avec un garçon va bouleverser la jeune femme et la guider sur le sentier de l'émancipation. Éprise d'écriture et de poésie, elle va consigner dans son carnet ses textes qui parlent d'elle et de sa vie, de la difficulté de devenir femme quand on est brimé dans son élan.
Rédigés en vers libre, ces textes livrent un témoignage éblouissant sur l'adolescence et les relations avec autrui. Véritable plaidoyer pour la liberté, les textes livrés par l'auteur sont autant remplis de tendresse que d'une urgence de vie. Portés à hauteur d'adolescent, ils transmettent le message porté par l'une des leur étouffée dans un carcan de règles bien pensantes.
La relation mère fille est admirablement retranscrite et donne une crédibilité forte à cet ouvrage. Bien que le scénario en soit ne porte rien d'original, la qualité d'écriture et la retranscription du texte en font des armes fortes et percutantes. Je pense qu'en VO le texte doit être un cran au dessus, tout en rime et en musique. La traduction rend tout de même un bel hommage à l'auteur et à son texte.
Un vrai petit bijou qui se lit d'une traite et reste profondément ancré dans la mémoire grâce à la musicalité et à la mélodie des mots. J'ai trouvé sublime l'écriture de ce livre et je le recommande vivement à tout le monde.
Lien : https://lechampdesabeilles.w..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
saomalgar
  03 septembre 2019
Y aurait-il moyen de rajouter une 6e étoile ? Parce que là on tient un petit bijou ! C'est le COUP DE COEUR de mon été.
Ce "roman slamé" est d'une poésie percutante, vibrante et puissante livré par une jeune femme forte et attachante version rebelle qui questionne les traditions.
Harlem, Xiomara, 15 ans mais un corps de femme sur lequel se posent les regards et les réflexions des garçons. Elle est révoltée et leur envoie des répliques bien "balancées" car au fond Xiomara est une romantique clairvoyante, d'une intelligence sensible. Elle a une vision très moderne de la vie et surtout de la place que devrait y occuper la "femme". Sa famille, des latinos très traditionalistes (mère très pieuse, allant à l'église voir le curé comme l'on va voir un psy, père absent malgré sa présence physique) sont à des milliards d'années lumières de ce qu'elle ressent, d'où le décalage grandissant entre eux. Heureusement, il y a Jumeau, son frère Xavier qui comprend tout, son frère à la sensibilité aussi exacerbée qu'elle, et pour cause.
L'échappatoire de Xiomara est l'écriture poétique, dans son carnet elle raconte sa vie, ses désirs pour son binôme de sciences, son envie d'aller au club de slam (impossible à cause des cours religieux pour la confirmation)...
Comment va-t-elle réussir à s'émanciper tout en gardant un lien avec sa famille ?
J'ai été subjuguée par ce livre à l'écriture d'une poésie tellement émouvante et puissante où les mots y sont une musique entraînante qui nous poussent à ne pas lâcher ce roman qui est aussi palpitant !
A Lire Absolument !!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
reveusedusudreveusedusud   15 octobre 2019
Désirs

Ça fait un bail que des tas de mecs
m'expliquent
ce qu'ils voudraient faire avec
mon corps. Des vieux,
des jeunes.
Mais aujourd'hui, c'est moi qui veux,
pour la première fois,
qu'on me fasse vraiment
ces choses-là.
Commenter  J’apprécie          00
AnalireAnalire   01 août 2019
Elle m'a traînée à l'église
comme on emmène un prisonnier en taule

et j'ai pas le temps de lui dire que Jésus,
pour moi, c'est devenu
un peu comme un ami d'enfance

qui tout à coup redébarque, qui a changé,
qui s'incruste chez toi sans demander,
qui t'envoie des sms tout le temps,

et cet ami j'ai l'impression que j'en ai plus besoin maintenant.
Je sais, je sais... écrire ces mots, c'est déjà un blasphème.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
AnalireAnalire   02 août 2019
Ce qui
m'apaise
c'est mon carnet,
écrire écrire écrire,
tout ce que j'aurais voulu dire,
transformer en larmes de poèmes
toutes mes pensées coupantes,
les imaginer trancher net
mon corps pour
que j'en
sorte.
Commenter  J’apprécie          40
AnalireAnalire   14 août 2019
Mais vous savez quoi, les mots,
quand c'est la bonne personne qui les prononce,
par exemple un garçon qui vous enfièvre,
ça propage aussi de la chaleur.
Une vague de chaleur, depuis la pointe des cheveux
jusqu'aux orteils.
Commenter  J’apprécie          30
AnalireAnalire   15 août 2019
Un truc bien
quand on est amie avec quelqu'un,
c'est qu'on l'aide à devenir
elle-même, mais en mieux,
on lui donne un refuge
contre la solitude.
Commenter  J’apprécie          30
Videos de Elizabeth Acevedo (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Elizabeth Acevedo
Payot - Marque Page - Elizabeth Acevedo - Signé poète X
autres livres classés : slamVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox




Quiz Voir plus

Testez vos connaissances en poésie ! (niveau difficile)

Dans quelle ville Verlaine tira-t-il sur Rimbaud, le blessant légèrement au poignet ?

Paris
Marseille
Bruxelles
Londres

10 questions
764 lecteurs ont répondu
Thèmes : poésie , poèmes , poètesCréer un quiz sur ce livre
.. ..