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EAN : 9782226272652
550 pages
Éditeur : Albin Michel (02/05/2012)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.02/5 (sur 1360 notes)
Résumé :
Sur le bureau de l'inspecteur Carl Morck, chef du département V, le dossier d'un double meurtre commis en 1987 et impliquant une bande de fils de famille, innocentée par les aveux "spontanés" d'un des leurs. Morck s'aperçoit que l'affaire a été hâtivement bouclée et décide de reprendre l'enquête.
Cercles fermés des milieux d'affaires, corruption au plus haut niveau, secrets nauséabonds de la grande bourgeoisie... Adler Olsen mêle suspense implacable et regard... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (244) Voir plus Ajouter une critique
nameless
  29 janvier 2019
Dans ce 2ème tome des aventures de Carl et Hafez, le duo de choc du département V s'étoffe avec l'arrivée de Rose, peu soucieuse du respect dû à sa hiérarchie, au caractère bien trempé et à la langue bien pendue. le dossier qu'une main anonyme est venue placer sur le bureau de Carl ne paraît pas a priori relever des compétences du trio, spécialisé dans les affaires non résolues, puisque le meurtre de deux jeunes adolescents quelques 20 ans auparavant semble avoir connu une issue avec l'arrestation et l'incarcération d'un coupable qui s'est spontanément auto-désigné.

L'intérêt du roman ne réside donc pas dans la recherche des coupables qui sont nommés dès le départ, mais bien dans la façon de coincer ces jeunes gens toujours en liberté, issus de familles bourgeoises, qui ont fréquenté une école d'élite et sont devenus des hommes influents de la société danoise. Recueillir des preuves de l'implication de ces amateurs d'Orange mécanique et des chasses du Comte Zaroff s'avére très difficile pour Carl et ses collègues, soumis aux pressions du pouvoir, aux intimidations politiques et personnelles de la part du réseau de connaissances de ces citoyens au-dessus de tout soupçon, arrogants, sûrs de rester impunis, protégés et rendus invincibles par leur statut social.

Comme dans Miséricorde, le rythme est haletant, l'écriture brillante, les dialogues percutants. Les personnages ont une épaisseur psychologique indéniable. Tous les indices semés dans l'intrigue finissent par s'emboîter parfaitement sans laisser aucune zone d'ombre lors du dénouement explosif. 

Au final, un roman qui offre une plongée crédible dans le monde glauque de l'argent-roi, des réseaux, des amitiés politiques douteuses et intéressées, dans un monde où chacun connaît un secret sur l'autre susceptible d'être monnayé contre un service. Y aurait-il quelque chose de pourri au royaume du Danemark ?
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Commenter  J’apprécie          580
Eve-Yeshe
  20 juillet 2014
Le département V de Carl Morck est à l'honneur. le fait d'avoir résolu la disparition de Merett Lyyngaard, députée, lui a attiré les félicitations de la police et il va recevoir la visite d'une équipe du Norvège pour visiter son bureau et voir comment il travaille.
En guise de récompense pour avoir résolu ce « cold case », on lui octroie… une nouvelle recrue Rose qui l'exaspère au plus haut point.
Un nouveau dossier atterrit mystérieusement sur son bureau alors qu'il revient de trois semaines de vacances bien méritées. Il s'agit de deux jeunes gens, le frère et la soeur, assassinés sauvagement en 1987, après avoir été torturés de façon atroce. Il y a eu d'autres cas de personnes torturées, certaines ayant eu ma vie sauve mais trop traumatisées pour porter plainte.
La police a eu des soupçons à propos d'un groupe de quatre garçons : « Ditlev Pram, fondateur de plusieurs cliniques privées, Torsten Florin, designer mondialement connu, ou encore le célèbre analyste financier Ulrik Gybbol-Jensen. Ils étaient tous à la cîme de l'échelle sociale danoise, comme l'était feu l'armateur Kristian Wolf. Les deux derniers de la bande sortaient du lot. Kirsten-Marie Lassen avait elle aussi fait partie de la jet-set mais plus personne aujourd'hui ne savait où elle se trouvait. Bjarne Thogersen, qui avait avoué être l'auteur du crime et purgeait une peine de prison, venait d'un milieu plus modeste ». P 26
Etant très riches avec des appuis solides, rien n'a pu être retenu contre eux. le dossier a donc été classé.
Quelques années plus tard, Bjarne, le plus pauvre de la bande se dénonce car, la police s'intéressait à nouveau au groupe, l'un d'entre eux Kristian ayant été retrouvé mort pendant une chasse.
Comme dans le premier livre, Carl a très peu de moyens à sa disposition et les supérieurs lui mettent les bâtons dans les roues.
Ce que j'en pense :
Ce deuxième roman de la série (après « Miséricorde » qui m'avait déjà bien plu) est beaucoup plus abouti que le premier. Les personnages s'étoffent ; on en apprend plus sur l'inspecteur Morck et sur son fidèle assistant Afez El Assad, qui travaille en harmonie, se complétant à merveille. L'arrivée de Rose ajoute du piment. Au début, Carl a du mal à la supporter avec sa voix aigüe, sa chevelure rousse, sa manière de vouloir occuper l'espace (déjà plutôt restreint dans le sous-sol).
Le personnage de Carl Mork est de plus en plus attachant. Ce colosse, pas encore remis du drame où un de ses collègues est mort et l'autre, Hardy, son ami, allongé sur son lit d'hôpital qui ne pense qu'à la mort. Il voudrait tant faire quelque chose pour soulager sa souffrance, à part ce que son mai lui demande bien sûr. Jusqu'où peut aller l'amitié ?
De même, voir Carl, amoureux de sa psy, et qui s'y prend de façon maladroite sans cesse avec elle, est à la fois drôle et émouvant. Son caractère buté nous amuse : quand on lui confie une enquête, il rechigne et Assad et les autres doivent faire preuve d'énormément d'ingéniosité pour trouver les éléments qui vont lui donner envie de s'y intéresser. Par contre, il suffit de lui dire de laisser tomber pour que, tout d'un coup, il s'y intéresse et ne veut plus lâcher….
Dans ce 2e tome, on en apprend davantage sur Assad, dont la vie est beaucoup moins simple qu'il n'y parait dans le 1e tome.
Un personnage est très attachant, c'est la femme du fameux groupe : Kimmie. C'était une femme qui vivait dans des conditions aisées autrefois, avant qu'elle ne quitte le groupe. Elle est devenue clocharde et arpente la gare et les coins mal famés. Elle veut se cacher des trois autres. Cette jeune femme, encore belle, a été brisée. Elle a vécu une enfance terrible avec un père violent et une belle-mère qui la déteste. Elle n'a connu que la violence toute sa vie. On comprend l'emprise de la bande sur elle, mais aussi l'auteure nous fait très vite comprendre qu'elle est comme eux, ou du moins qu'elle a été comme eux et qu'elle essaie de survivre pour se venger de ce qu'ils lui ont fait. Malgré cela, on a envie qu'elle s'en sorte alors qu'il est impossible d'éprouver de l'empathie pour les autres.
Quand elle marche, sa valise à la main, dans la gare, elle passe devant une photo à la une d'un journal qui vante les mérites de Ditlev Pram qui vient de racheter des hôpitaux privés en Pologne et elle crache par terre en grommelant « sales porcs ». Elle entend des voix qui lui parlent et lui disent de se venger. On sent qu'elle a un terrible secret mais il faut attendre pour le découvrir et on ne regrette pas d'avoir attendu !!! Terrible secret qui ajouté à des années de violence et de prise de stupéfiants et d'alcool ont révélé une pathologie mentale.
Ditlev entre en scène, tout de suite après, et on apprend qu'il est à sa recherche pour se débarrasser d'elle. « Son unique souci dans la vie s'appelait Kimmie. il y avait dix ans maintenant qu'il vivait avec l'image obsédante de la clocharde qu'elle était devenue, et il en avait assez. » P 35. Lui et ses copains étant inquiets après la mort de Kristian. C'est un être malsain, horrible, violent, sadique qui ne pense qu'à faire du mal aux autres. Il terrorise tout le monde dans la clinique. Il frappe les femmes et les viole.
Bref, un deuxième livre encore mieux réussi que le premier, car l'enquête est dure, les relations des les héros avec leur entourage prennent de l'épaisseur, j'ai passé un très bon moment scotchée au livre jusqu'à la dernière page et je n'attend qu'une chose : lire le prochain !!!!
note 7/10

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Ptitgateau
  17 février 2020
Où l'on retrouve ce bon vieux Carl Mørck, héros du département V récemment créé et qui a désormais à son actif, la résolution de l'affaire Merete Lyyngaard, dossier clos qu'il a choisi parmi la pile d'affaires non résolues qu'on a bien voulu faire parvenir dans son placard... ce sera sans doute sa spécialité : récupérer des enquêtes résolues.
Dans ce deuxième volume, il fait la moue lorsque son assistant Assad lui met sous le nez un dossier qui ne présente aucune bonne raison d'être réétudié : le meurtre de deux jeunes gens, roués de coup et laissés pour morts. On a pourtant un coupable qui a avoué et qui purge une peine de prison... oui mais !...un mystérieux témoin incrimine des hommes et argumente si bien que le département V décide de s'activer et de faire la lumière sur cette affaire.
Les suspects ? de dangereux psychopathes hauts placés, quasi intouchables qui ont le pouvoir de se protéger et d'agir comme bon leur semble grâce à des relations plus haut placées encore. Et puis elle : Kimmie, quasi SDF, femme en souffrance, énergique, capable de la pire des vengeances, intelligente, organisée quoiqu'un peu déséquilibrée à la suite des souffrances qui lui furent infligées.
Voici donc le terreau pour une belle enquête, du solide que ce roman ! On y fera plus ample connaissance de Carl, on pourra se reposer sur le fidèle Assad, fin limier, fournisseur d'indices en tous genres, on découvrira Rose, nouvelle assistante imposée à Carl, énergique voire épuisante pour notre héros, qui ne verra pas toujours d'un bon oeil ses initiatives. Gaffeuse paraît-il, ce qui lui vaut sa mutation en département V, mais combien efficace lorsqu'il s'agit de glaner quelques renseignement propres à faire avancer l'enquête.
Bref, tous les ingrédients d'un bon roman policier sont la : des meurtres sordides et des actes bien répréhensibles, de la corruption, des espions, des décisions de plus haut qui font retirer l'enquête au département V, de la mise en danger de policiers, un peu de tendresse ( pas beaucoup, mais la série ne s'arrête pas à ce roman...) de la connerie humaine, des situations pleines d'humour que l'on doit à notre fine équipe, vraiment de quoi se délecter.
( c'est moi qui deviens psychopathe on dirait.)

Je crois que je peux affirmer que j'ai aimé ! A bientôt donc pour le prochain tome !
Challenge pavés
Challenge Multi-Défis
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Marple
  18 mai 2013
J'aurais été prête à parier que ce polar psycho-nordique était l'oeuvre d'une femme, à cause de certains passages ou personnages que j'ai trouvés un peu mièvres, comme enrobés à la sauce Fjällbacka de Camilla Lackberg. Autant pour moi (et mes préjugés) : Jussi Adler-Olsen est un homme plutôt aventurier-baroudeur si j'en crois son portrait babelio.
Disons donc simplement que ce polar s'approche parfois dangereusement de la complaisance à mes yeux. Ce n'est pas du tout gênant qu'on sache dès le début qui sont les assassins. Ça l'est un peu plus qu'on s'attarde durant 500 pages sur des événements aussi cruciaux pour l'enquête que : Rose monte des tables dans le couloir du sous-sol en se mettant en position du renard (le détail qui tue), Carl se comporte comme un demi-débile avec l'esprit de contradiction d'un ado rebelle et des réactions improbables face à la psy de ses rêves (il s'endort dans son plat au resto, oui, quelqu'un a osé écrire ça) et Assad se prend pour un enquêteur de série TV à coup de répliques cinglantes et de petites boulettes (du coup, il fait plus le ménage du tout, il me semble). Bref, M. Jussi Adler-Olsen, par pitié, donnez une personnalité originale à vos héros... mais n'écrivez pas non plus n'importe quoi !
Parce que j'ai bien envie de suivre les futures aventures des bras cassés du Département V, malgré tout. En effet, j'ai trouvé les 2 premiers volets efficaces, prenants, intelligents et agréables. Ici, l'atmosphère d'ultra-violence amorale est vraiment bien rendue, de même que la folie ambigüe et malheureuse de Kimmie ou même certaines prisons dorées des happy few danois. Pas de quoi s'extasier, certes, mais une vraie lecture-plaisir. À suivre avec la Délivrance donc, en espérant que vous ayez suivi mon conseil...
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belette2911
  16 mars 2013
La pub n'était pas mensongère : le deuxième tome ne m'a pas déçu et c'est avec grand plaisir que j'ai retrouvé mes deux compères, Carl Mørk et son aidant syrien : Assad.
Petit plus, on nous a ajouté un personnage à cette fameuse division du Cold Case danois : Rose ! Une charmante (hum) aidante qui ne se laissera pas marcher sur les pieds et emmerdera Mørck à du cent à l'heure.
Scénario toujours bien travaillé : comme pour la fois précédente, nous passons du temps avec nos amis policiers mais aussi avec la bande des tueurs de faisans (titre original du livre), ces jeunes qui, lorsqu'ils "étudiaient" dans un pensionnat huppé, aimaient tabasser, tuer ou ruiner les carrières des autres.
Ils étaient six : 5 garçons et une fille (beaucoup de possibilités). L'un est décédé, un autre - le moins nanti - purge une peine de prison et Kimmie, la fille, a disparu
L'auteur nous fait passer de ces 3 membres masculins du groupe - Sans Difficultés Financières - sadiques, salopards, violents, imbu de leur personne et non fréquentables à celle de Kimmie, leur ancienne complice, devenue Sans Domicile Fixe (même lettres - SDF - destins différents) et qui se cache.
Cette dernière nous réservera quelques surprises, à nous et à Carl Mørck.
Je tire mon chapeau à l'auteur qui a réussi à me faire aimer un personnage a priori détestable : Kimmie ! Elle aime le sang, ça l'excite, elle peut vous tuer et croyez-moi, elle prendra son pied en le faisant.
Mais malgré tout, en découvrant sa vie, son destin, on ne peut avoir que de l'empathie pour elle. J'avoue qu'elle m'a arraché quelques larmes à la fin.
Pour les autres ? Rien pour les racheter, eux ! Ce sont vraiment des salauds, imbus d'eux-mêmes et tout plein de fric, ne faisant aucun cas de la vie d'autrui.
Assad m'a tiré quelques sourires, avec sa manière de faire, de penser, de parler et sa bonne entente - quasi en intelligence - avec Rose est des plus agréable. Ils en feront voir à Mørck tous les deux.
Mørk, lui, reste fidèle à lui-même : il suffit qu'on lui demande de résoudre une vieille enquête pour qu'il n'ait pas envie.
Alors, il faut ruser, éveiller sa curiosité (comme déposer un dossier anonymement sur son bureau encombré) et là, tel un chien sur la piste d'un rôti, il renifle et remue la queue (surtout en présence de la belle psy !).
Malgré tout, comme c'est un têtu, il suffit qu'on lui interdise de s'en occuper pour qu'il fasse tout le contraire ! Pas trop compliqué de le manipuler, lui... Vous désirez qu'il fasse quelque chose ? Interdisez-le lui de le faire.
Notre flic devra se battre afin de mener à bien cette ancienne enquête (20 ans d'âge), les bâtons dans les roues ne manquant pas à l'appel, ni les coups de pelle dans les tibias.
Vous pensez bien que l'on ne remue pas une vieille affaire dont on possède déjà le coupable, lui-même ayant avoué le double meurtre (celui qui n'était pas un fils de riche).
Oui, mais... et si ce n'était pas vraiment lui ? Et si les autres, ses anciens copains de classe, étaient les vrais coupables ?
Et vous pensez que les gros plein de fric vont le laisser faire ? Nooon ! Z'ont le bras long, en plus. Il est de la merde qu'il ne faut pas remuer, elle risquerait d'éclabousser et certains scandales ne peuvent avoir lieu quand les protagonistes sont haut placés.
Heureusement que Rose et Assad sont là pour l'aider... Sans parler de son ami paralysé, Harry, qui lui donnera quelques pistes des plus instructives.
Chez Adler-Olsen, les enquêtes vont à leur rythme, pas trop vite, mais je n'ai pas baillé une seule fois parce qu'il arrive à vous tenir en haleine, alternant les chapitres, les croisant, nous montrant la convergence entre les différents protagonistes jusqu'au final... et c'est dans les derniers chapitres que l'on comprend le prologue.
Magistral ! Je ne dis rien de plus.

Lien : http://the-cannibal-lecteur...
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critiques presse (2)
Lexpress   18 juin 2012
Le duo improbable de l'inspecteur désabusé et de l'immigré au flair instinctif fonctionne toujours.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LesEchos   02 mai 2012
Frissons assurés.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Citations et extraits (100) Voir plus Ajouter une citation
Eve-YesheEve-Yeshe   21 juillet 2014
« La plupart d’entre vous savent comment ça marche. Deux d’entre vous vont tirer des bâtonnets plus courts que les autres. Ceux qui auront cette chance iront échanger leurs fusils contre des carabines. Ceux-là ne chasseront plus à la plume mais auront l’opportunité de rapporter la proie très spéciale du jour. Vous êtes prêts ? »
Deux ou trois invités jetèrent leurs cigares et les écrasèrent sous le talon de leurs bottes. Chacun avait sa façon à lui de se préparer mentalement à la chasse.
Ditlev sourit. Ces chasseurs représentaient l’essence même des hommes de pouvoir. Egocentriques et sans scrupules. P 81
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Corboland78Corboland78   12 mai 2012
Carl Morck ne prit conscience que l’été et surtout les vacances étaient définitivement terminés qu’en arrivant dans la cave de la préfecture, devant les bureaux désertés du département V. Il alluma la lumière et regarda sa table de travail, jonchée de piles chancelantes d’épais dossiers, et l’envie de claquer la porte et de tourner les talons était presque irrépressible. Qu’Assad ait posé au milieu du chaos un énorme vase contenant un bouquet de glaïeuls qui auraient pu à eux seuls bloquer la circulation d’une avenue ne le consola pas le moins du monde. –Bienvenue, Chef ! entendit-il derrière lui.
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Eve-YesheEve-Yeshe   22 juillet 2014
Kristian fonda le groupe. il avait deux ans de plus que ses camarades, il ne respectait personne et tous l’admiraient. Il avait toujours de l’argent sur lui bien que ce fût contraire au règlement du lycée. Il était loin d’être bête ; et ce ne fut pas par hasard qu’il choisit Ditlev, Ulrik et Bjarne pour faire partie de sa bande. Ils étaient comme lui. Inadaptés. Ils haïssaient l’école et toute forme d’autorité. Ces points communs les réunirent et le film « Orange mécanique » souda leur bande. P 127.
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claudiechiappelloniclaudiechiappelloni   12 mai 2013
L'avocat était pâle. Ce n'était pas une question de pigmentation. Il avait plutôt l'air exsangue. Il devait être usé par toutes les ignominies qu'il lui avait fallu couvrir depuis qu'il faisait ce métier. Carl avait souvent observé ce phénomène. Personne au monde n'a aussi mauvaise mine qu'un flic qui a accumulé les échecs, à part un avocat qui a accumulé les victoires.
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MaksMaks   25 janvier 2016
D’ailleurs il n’avait plus envie de voir quoi que ce soit. Ils pouvaient faire de lui ce qu’ils voulaient, et si possible avant de lui infliger la vision de ce qu’ils avaient fait à son ami.
L’un des trois éclata de rire. Un grand rire qui venait du ventre et qui se communiqua aux deux autres. Ce fou rire macabre força Carl à fermer les paupières aussi fort que le lui permettait le chatterton sur ses yeux.
Comment pouvait-on se réjouir ainsi de la souffrance et de la mort de son prochain ? Comment ces hommes en étaient-ils arrivés à un tel degré de démence ?
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