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EAN : 9782258072435
288 pages
Éditeur : Les Presses De La Cite (06/04/2007)
3.67/5   18 notes
Résumé :

L'histoire d'un gardien du phare d'Armen, le plus dangereux au monde, situé au large de la pointe du Finistère.
Mars 1914. Gildas Kerdaniel réalise son rêve d'enfance : être gardien du phare d'Armen. Aux côtés du maître gardien Tréboul, il découvre un quotidien rude, à la merci des éléments : tempêtes, assaut incessant des vagues, rafales de vent, sans compter la solitude, l'enfermement et la folie qui guette... Des énigmes planent également sur le ro... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
zabeth55
  24 juin 2016
Quoi de plus agréable que de lire un livre dont l'action se déroule sur les lieux où l'on se trouve. Tout est visualisé instantanément : Audierne, Ste Evette, l'île de Sein, la baie des Trépassés, la pointe du Raz, Douarnenez, Treboul, les phares……
On se sent du coup beaucoup plus impliqué dans l'histoire, impossible de ne pas se mettre dans l'ambiance.
Gildas, vingt-deux ans, devient, comme son père, l'un des gardiens du phare Armen.
Métier difficile mais passionnant. Sauf qu'il laisse à terre sa bien-aimée, sauf qu'il doit choisir entre elle et le phare, sauf que la guerre de 1914 va être déclarée. Une vie qui ne se déroule pas tout à fait comme il l'avait envisagée.
On reçoit de plein fouet les vagues, on est perdu dans les brumes.
Une belle immersion dans la Bretagne sauvage.
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mollymon
  03 août 2019
En mer d'Iroise on disait qu'habiter un phare, c'est se rapprocher de Dieu et les gardiens classaient les phares selon l'endroit où ils étaient situés : "paradis" pour ceux sur terre, "purgatoire" pour les insulaires et "enfer" pour ceux en mer.
Pour suivre les pas de son père, c'est l'enfer que choisit Gildas, un jeune Breton fraichement diplômé de l'école des gardiens de phare de Brest. Il intègre Ar-Men, un phare en pleine mer qui n'offre aucune liberté de mouvement en-dehors du bâtiment lui-même, dont il est quasiment impossible de sortir et où les relèves sont souvent dangereuses, voire impossibles en cas de mauvais temps. Un véritable enfer où Gildas doit apprendre à maitriser sa peur, quand la tempête fait rage, mais aussi à concilier sa passion pour le phare, qui le prend aux tripes et ses amours tumultueuses qui lui prennent le coeur.
La qualité de ce roman, à l'intérêt littéraire discutable, est de nous catapulter dans la Bretagne d'antan pour nous faire découvrir un mode de vie révolu, avec ses vielles coutumes et croyances, et surtout le quotidien du gardien de phare avant l'électrification des feux, lorsque ceux-ci fonctionnaient à la vapeur de pétrole. Il fallait alors monter deux fois par jour en haut du phare pour allumer les feux. Une vie rude et solitaire où, aux longs quarts de veille durant lesquels le gardien surveille en permanence le feu de son phare, succèdent d'aussi longues périodes où il faut bien trouver à s'occuper pour ne pas devenir fou.
En grande amoureuse des îles du Ponant je n'ai pas boudé mon plaisir à m'immerger dans cette Bretagne du début du XXe siècle dont les racines ancrées entre la terre et la mer faisaient de ses habitants des "gens à part". Un beau voyage dans le temps qui a furieusement attisé mon envie de séjourner sur Ouessant en plein hiver pour profiter de la tempête et de ses sublimes déferlantes. Une envie qui avait déjà pointé le bout de son nez à la lecture de "Des vents contraires" d'Olivier Adam...
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Cathy74
  10 août 2016
Un beau livre d'été, qui parle des origines celtiques de la culture bretonne, de la vie dangereuse, en ces années 1900, des gardiens de phare de pleine mer et des marins-pêcheurs de grande pêche.
La première guerre mondiale approche et va bouleverser l'histoire collective et les destins individuels.
Malgré toutes ces qualités, je suis restée sur ma faim en raison d'un mélange des genres un peu indigeste : roman d'amour chaste versus passion diabolique où le héros se perd ; figure Janus de ce héros, dont les pensées, sur un mouvement pendulaire, oscillent constamment entre un mysticisme païen et l'attrait scientifique et technologique de ce tout début du XXème siècle.
Les dernières pages, pourtant ouvertes, laissent une amertume au goût d'éternité.
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Nodib29
  17 février 2019
Jean-Jacques Antier est un bon spécialiste de l'histoire maritime mais un piètre romancier.
La vie des gardiens du phare d'Armen est bien restituée, c'est ce qui m'intéressait dans ce roman, je n'ai pas été déçue.
Comme je m'y attendais pour avoir déjà lu cet auteur auparavant, les aventures de Gildas Kerdaniel ne sont absolument pas crédibles. Une riche jeune fille intrépide et libérée qui fait des crêpes pour un invité de son père et vient elle-même les servir ? C'est le genre de détail qui tue ! Toute l'intrigue est à l'avenant, mieux vaut en sourire.
Ce qui m'a consternée, c'est de retrouver, à la troisième page, une phase qui m'avait marquée dans le roman que je venais juste de terminer. Comment ne pas reconnaître dans « A tribord, les courants du Raz roulent avec la majesté d'un fleuve. » la si belle prose d'Anatole le Braz dans « Le Gardien du Feu » : « Les courants du Raz, apaisés, roulent avec une silencieuse majesté de fleuves. » (début chapitre IV) . Combien d'emprunts à des prédécesseurs plus doués que lui Jean-Jacques Antier a-t-il fait dans cet ouvrage ? J'avoue m'être posé la question à chaque fois que je tombais sur un beau passage, ce qui n'aide pas à apprécier un auteur.
Malgré cela, « Tempête sur Amen » peut être une bonne lecture pour des vacances du côté d'Audierne ou de Douarnenez, ma ville natale : pas trop compliquée, mais instructive quand même.
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sld09
  28 juin 2017
Un roman bien écrit, et même trop bien écrit : le style soutenu et les réflexions philosophiques semblent artificiels dans la bouche d'un jeune gardien de phare. Un peu répétitif parfois.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
sld09sld09   16 juillet 2017
La chaloupe à voile des Phares & Balises, Avec l'aide de Marie, c'est son nom, bondit dans les vagues de la chaussée de Sein, et mon coeur caracole avec elle. Je suis passé à l'avant, malgré les embruns qui me fouettent jusqu'au sang et me glacent et m'enchantent. La mer ! La mer, dans sa beauté, mais aussi dans sa violence lorsqu'elle rencontre et épouse la terre.Je me retourne. Entre le foc et la grand-voile, j'aperçois au loin la pointe du Raz de Sein, blanche de l'écume des vagues qui se brisent sur cet ultime promontoire de l'Europe. Finis Terrae, l'extrémité de la terre, le Finistère, muraille de schiste, falaises coupées d'entailles, assaillies comme un château en ruine par l'assaut incessant des vagues.A la barre franche, Jean-Noël Rozen, le patron de la chaloupe, me fait un signe d'encouragement. Je lui souris bravement et me retourne vers le large. Le ciel, dégagé par le vent, est pur comme un ciel de Provence sous le mistral. Alors, j'aperçois à l'horizon le phare d'Armen, mon phare !Une vague de travers bouscule la chaloupe, qui fait une embardée. Mon cœur aussi a fait une embardée et je me sens reporté en arrière, le mois dernier , je crois entendre la voix rude et obstinée de Jackez Gouesnach, le patron-pêcheur, capitaine du Tout-Gros, thonier de Douarnenez :- Il te faudra choisir, petit ! Le phare ou ma fille !
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Cathy74Cathy74   10 août 2016
La guerre me détourne de ma tragédie personnelle. Elle s'étend sur l'Europe comme une marée montante : irrésistible.
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