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EAN : 9782070376247
179 pages
Éditeur : Gallimard (01/02/1985)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 40 notes)
Résumé :
Quel mélange que ce mélange de nature torride, de botanique aberrante, de magie indigène, de théologie de Salamanque, où le volcan, les moines, l'Homme-Pavot, le Marchand de bijoux sans prix, les " bandes d'ivrognesses dominicales ", les " maîtres mages qui vont dans les villes enseigner la fabrication des tissus et la valeur du Zéro ", composent les plus délirants des songes. Ma lecture me fut un philtre, car cet ouvrage se boit plus qu'il ne se lit. Il me fut l'ag... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
missmolko1
  12 juin 2016
Petite mise en garde à tous les futurs lecteurs, Légendes du Guatemala n'est pas une lecture facile. La plume de Miguel Angel Asturias n'est pas facile à appréhender : les phrases sont longues, on passe du coq à l'âne mais surtout il y a une quantité de notes ajoutées (je parle ici de l'édition folio) pour nous faciliter la lecture. Malheureusement, cela ne fait qu'empirer les choses puisqu'elle sont ajouter a la fin du roman et classé par ordre alphabétique et non par ordre d'apparition dans le roman. Bref, il faut faire une série d'aller retour incessant ce qui est assez agaçant.
Au-delà de ce bémol,c'est une lecture intéressante a la découverte d'un autre pays et d'une autre culture avec ces moeurs et ces croyances. Je suis heureuse d'avoir découvert ce livre mais il ne me laissera pas un souvenir extraordinaire.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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Chabe37
  25 septembre 2019
Lecture intéressante sur les légendes traditionnelles guatémaltèques, le rapport à la nature et aux éléments est très présent bien évidemment. J'ai cependant trouvé la lecture plutôt ardue avec de nombreuses notes en fin de livre, classées par ordre alphabétique et non par ordre d'apparition ce qui est un peu perturbant et prend du temps à chercher, du coup j'ai dû de nombreuses fois relire les mêmes phrases pour ne pas être perdue après avoir lue la note.
Un livre à lire à tête reposée et au calme au risque sinon de ne pas tout suivre.
Le dernier conte en forme de pièce de théâtre m'a paru trop long également.
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brigittelascombe
  03 mai 2012
"Le coucou des rêves file les contes" une phrase qui revient en vrille dans l'une des Légendes du Guatémala, comme une incantation, un roulement de tambour: avis avis aux auditeurs, qu'on se le dise!Du rêve à l'état pur.Ces contes traités façon nouvelles ou façon théâtre, faits pour être transmis oralement,se prêtent à la gestuelle.
Parfois pure poésie (entre l'enchantement du "pays des Arbres", la fantaisie des "eucalyptus qui récitent des psaumes", la beauté du "lac d'émeraude"), ils sont aussi magiques ("les négociants parlent la douce langue des oiseaux"),ou fantastiques ("le Cadejo enlève les jeunes filles aux longues tresses"). Ils parlent de création (entre Cabrakan "le dieu des tremblements de terre", "Nahual l'esprit protecteur" ou Harukan "le géant des vents") et d'histoire du Guatémala puisqu'on retrouve l'époque des conquistadors, de construction de villes et de personnages qui ont marqué le destin du Guatémala.
Comme tous les contes on y retrouve des symboles,des princes et princesses,des sorciers,des animaux fantastiques (comme le "quetzal" aux plumes vertes et or) et la mythologie.
Légendes du Guatémala est un recueil de contes empreints de rêve,d'exotisme de Miguel Angel Asturias( écrivain du XX° siècle né au Guatémala et prix Nobel de littérature en 1967). Outre l'imaginaire déployé,sa langue fluide, légère et limpide semble un écheveau que l'on dévide.
C'est le pays des temps anciens, celui des Mayas aux croyances ancrées dans une nature personnalisée,celui des Idiens et leurs rites qui nous sont donnés à suivre ici.
Très agréable à lire!
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PhilippeSAINTMARTIN
  25 septembre 2020
Ce livre, qui a donné à l'auteur une reconnaissance internationale, illustre la rencontre de Miguel Angel Asturias avec le surréalisme représentant pour lui la découverte et la reconnaissance de l'inconscient culturel indigène.
Dans cette oeuvre, le processus de création évoque la participation d'une mémoire individuelle, celle des souvenirs d'enfance, et d'une mémoire collective, celle des traditions culturelles mayas, fusionnant à travers l'oralité et le rêve. le tout est à l'image de la très originale langue littéraire d'Asturias. Paul Valéry qui avait préfacé la première édition en France de ce livre qualifiait ces légendes d'histoires-rêves-poèmes.
Lien : https://tandisquemoiquatrenu..
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Acerola13
  02 juillet 2017
Pur récit fantastique, voire surréaliste, Légendes du Guatemala plonge son lecteur dans un univers onirique mêlant nature et divinités.
Les contes et légendes du recueil sont le plus souvent racontés par les personnages, sous une forme plutôt théâtrale, avec parfois un choeur ou des répétitions multiples qui ne vont pas sans rappeler certaines tragédies grecques.
L'univers demeure cependant profondément sud-américain, fait de jungles, de forêts et de volcans.
Le style d'Angel Asturias peut surprendre au début, puisqu'il est écrasant, riche en couleur et en description, comme un tableau fait d'une multitude de tâches de couleurs, de plumes et d'attributs divins. L'aspect cyclique des légendes implique de nombreuses répétitions, mais m'a pour ma part totalement immergée dans ces légendes qui relèvent moins des humains que de l'histoire des dieux.
Une lecture profondément marquante qui m'a tout de même demandé plusieurs semaines pour éviter de succomber sous la plume abondante de l'auteur !
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Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   25 mars 2016
Mère-Elvire de Saint-François, abbesse du monastère de Sainte-Catherine, allait devenir la novice qui coupait les hosties au couvant de la Conception, une jeune fille d'une beauté célèbre et d'un parler si candide que sur ses lèvres les mots semblaient de fleurs de douceur et de tendresse.
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brigittelascombebrigittelascombe   03 mai 2012
C'est lui!Ne voyez-vous pas sa poitrine rouge comme le sang et ses bras verts comme la sève?C'est du sang d'arbre et du sang animal.Il est oiseau et arbre!Ne voyez-vous pas toutes les nuances de la lumière sur son corps de colombe?Et les longues plumes de sa queue?Oiseau au sang vert!Arbre au sang rouge!Le Quetzal!C'est lui!c'est lui!
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oliviersavignatoliviersavignat   21 mai 2020
On n'eut pas le temps de brûler les chemins! Les clairons sonnaient! Les tambours battaient! Comme un anneau de nébuleuse, la muraille se brisa sous les coups de lance des hommes blancs qui, improvisant des embarcations avec des troncs d'arbres, se ruèrent en dehors de la ville abandonnée vers le lieu où les tribus enterraient le trésor. Les clairons sonnaient! Les tambours battaient. Le soleil brûlait sur les plantations de cacao. Les îles tremblaient dans les eaux remuées, comme des mains de sorciers étendues vers le Volcan.
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AthouniAthouni   27 décembre 2012
Mon pays ! Mon pays ! répété-je, pour croire que je suis arrivé. Sa plaine heureuse. L'épaisse toison de ses forêts. Ses montagnes à l'infini qui autour de la ville forment la Couronne de Saint-Blaise. Ses lacs. Le cratère et le cône de ses quarante volcans. Le patron saint Jacques. Ma maison et les autres maisons. La place et l'église. Le pont. Les cabanes tapies aux carrefours des rues ensablées. Les rues brouillées dans le fouillis de l'euphorbe et de l'ortie. La rivière qui traîne continuellement la tristesse des saules. Les fleurs de l'yucca... Mon pays ! Mon pays !
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AthouniAthouni   26 décembre 2012
Dans cette ville en étages, les cités antiques se conservent intactes. Par les escaliers montent des images de songe, sans laisser de trace, sans faire de bruit. D'une porte à l'autre on change de siècle. Dans la lumière de fenêtres clignotent les ombres. Les fantômes sont les paroles de l'éternité. Le Coucou des Rêves file les contes.
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Video de Miguel Angel Asturias (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Miguel Angel Asturias
Jacqueline Duhême Une vie (extraits) conversation avec Jacqueline Duhême à la Maison des artistes de Nogent-sur-Marne le 8 février 2020 et où il est notamment question d'une mère libraire à Neuilly, de Jacques Prévert et de Henri Matisse, de Paul Eluard et de Grain d'aile, de Maurice Girodias et d'Henri Miller, de Maurice Druon et de Miguel-Angel Asturias, de dessins, de reportages dessinés et de crobards, d'Hélène Lazareff et du journal Elle, de Jacqueline Laurent et de Jacqueline Kennedy, de Marie Cardinale et de Lucien Bodard, de Charles de Gaulle et du voyage du pape en Terre Sainte, de "Tistou les pouces verts" et de "Ma vie en crobards", de Pierre Marchand et des éditions Gallimard, d'amour et de rencontres -
"Ce que j'avais à faire, je l'ai fait de mon mieux. le reste est peu de chose." (Henri Matisse ). "Je ne sais en quel temps c'était, je confonds toujours l'enfance et l'Eden – comme je mêle la mort à la vie – un pont de douceur les relie." (Miguel Angel Asturias)
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>Coutumes, savoir-vivre, folklore>Folklore>Littérature populaire orale (601)
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