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ISBN : 9791026205470
Éditeur : Librinova (24/05/2016)

Note moyenne : 4/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Quand Marie sort du couvent du Sacré-Coeur de Jésus où elle a passé toute son enfance, elle a seize ans et son éducation est achevée. Comme toute jeune femme au XVIIIe siècle, elle doit désormais être présentée au monde, et trouver un époux honorable.
Dès ses premières soirées parisiennes, Marie tombe amoureuse d'un bel inconnu au charme mystérieux. Mais il n’est pas celui qu’on lui destine. Le père de Marie s’est en effet entendu avec un ami, le Comte de Gué... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  22 juin 2016
En France, au 18ème siècle - période galante s'il en est -, il est aisé d'égarer son coeur dans le murmure bruissant des soyeuses robes à paniers ou derrière le délicat paravent d'un éventail de nacre. La jeune Marie de Saint-Amand, orpheline de mère, a été élevée au couvent à l'instar des jeunes personnes issues de l'aristocratie, petite ou grande. Ne tournons pas autour du pot, Marie est ce qu'il convient d'appeler une "oie blanche". Mais à l'heure de faire son entrée dans le monde afin d'y dénicher un époux, sa naïveté touchante est une médaille qui pourrait bien avoir son revers, surtout lorsque l'on fréquente les salons mondains parisiens…
Romance épistolaire pleine de fraîcheur et de beaux sentiments, "Les égarements du coeur" se lit avec plaisir et tout lecteur amateur d'histoire et de personnages attachants y trouvera son bonheur. L'auteur évite les écueils coutumiers du genre épistolaire en alternant lettres et journal intime, et mène avec cohérence l'action à son dénouement.
Difficile de ne pas songer aux inégalables « Liaisons dangereuses » De Laclos ou aux dramatiques « Mémoires de deux jeunes mariées » De Balzac à la lecture de ce premier roman de Marie-José Aubrycoin mais la comparaison tourne court, l'auteur ne nourrissant nullement l'ambition d'égaler ces deux grands écrivains classiques, mais ce lignage offre l'avantage de planter le décor et d'ouvrir en grand au lecteur les portes d'un contexte riche d'un langage et d'un mode de vie à jamais engloutis par le temps.
Le style alerte et la structure narrative sont prometteuses ; derrière la plume la femme d'expérience se laisse furtivement entrapercevoir. Les personnages principaux sont attachants et les secondaires, s'ils ne bénéficient pas tous de la même consistance, servent bien le fil rouge du récit.
De Paris à la Corse en passant par les côtes de Bretagne, c'est à un voyage sentimental généreux en rebondissements auquel nous convie la jolie Marie de Saint-Amand, un voyage qu'il serait regrettable de bouder, surtout avec l'été qui arrive enfin, escorté de ses habituelles envies d'amour et de légèreté.
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MarcelineBodier
  26 octobre 2017
La langue française a inventé un adjectif spécialement pour Les égarements du coeur : délicieux. Une histoire simple, mais avec des personnages variés, des rebondissements et des péripéties, un dénouement... Pour autant que je sache, ce n'est pas un roman qu'on classerait dans la catégorie feel-good, et pourtant, je trouve que feel-good, c'est exactement l'effet qu'il produit. Peut-être parce qu'il a un vrai style : une écriture qui se pare des charmes du désuet - mais d'un désuet bien dosé, léger, juste assez pour nous transporter dans le passé, mais pas trop pour ne pas faire écran à l'histoire.
Somme toute, ce livre m'a fait un effet analogue à celui de la gradiva de Jenssens : dépaysement, plongée dans un monde disparu, et surtout, délices du sentiment de lire un texte qui coupe complètement de la morosité ambiante. Dans le cas de la gradiva, j'ai le faux souvenir de l'avoir lu en plein soleil, dans le calme, alors que je sais très bien que je l'ai lu dans le métro un jour de pluie. Dans le cas des Egarements du coeur, je sens que se fabrique en moi le faux souvenir de l'avoir lu dans un bon fauteuil, enroulée dans un plaid, en buvant un thé parfumé, alors même que là encore, je l'ai lu debout dans le métro un jour quelconque.
Un roman à lire pour se dégager du quotidien !
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sylvaine
  20 octobre 2017
A la manière de... Marie-José Aubrycoin a adopté un mode narratif épistolaire pour nous narrer la vie d'une jeune fille Marie de Saint-Amand, orpheline de mère. Nous sommes , sauf erreur, au XVIIIème siècle, les jeunes filles de la noblesse étaient destinées au mariage. Or pour la cadette d'une famille où le prestige du nom devait reposer sur les épaules du fils aîné la dot était minime et trouver un époux n'était pas chose aisée. C'est ainsi que le père de Marie accorde sa main au fils du Comte de Guénédal... alors que celle -ci est tombée amoureuse d'un bel italien...
Nous allons suivre les malheurs et aventures de Marie, celles de Blanche sa plus proche amie , toutes les deux exilées en Bretagne bien loin des salons parisiens ....
Une lecture facile, une écriture fluide mais il m'a manqué un je ne sais quoi . Une histoire d'amour bien campée, des personnages attachants ou exaspérants ,malgré ces qualités la forme épistolaire a ,me semble t'il ,empêché une analyse plus fine du monde dans lequel les protagonistes de cette histoire évoluaient et c'est vraiment dommage .
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domeva
  03 juin 2016
Domeva
à
l'écrivain(e) du roman
Chèr(e) auteur(e)
Ce fut vraiment magique d'entrer,grâce à votre roman épistolaire,dans un 18 ème siècle dont les codes sociaux ont disparu de notre époque.Nous suivrons donc Marie,de son couvent-où l'amitié de Blanche donne un sens à sa vie-à son entrée dans le monde des adultes à travers diverses péripéties qui finiront par lui permettre de rencontrer un amour si chèrement gagné
De nombreux sujets sont abordés dans votre livre:l'éducation des jeunes filles dans un couvent dont elles ne sortent que par un mariage arrangé,la vie parisienne qui en éblouit certaines, naïves qu'elles sont au sortir d'une vie protégée,le carcan d'un honneur familial à supporter au péril de sa vie parfois.
J'ai aimé découvrir la Bretagne sauvage ,la vie dans un manoir où règne une mainmise presque moyenâgeuse du"seigneur"des lieux.J'ai aimé aussi les failles des personnages,que les "bons"ne le soient pas tant que ça,que les "méchants" le deviennent souvent par nécessité.Il y a du romantisme dans un enlèvement même raté.Les amours interdites sont le socle du meilleur ou du pire.
Je suis sortie de votre roman avec une véritable envie de mieux connaître notre Histoire de France.
Merci
Une lectrice sous le charme de votre livre.
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paulinedumont86
  24 juillet 2016
Quand les éditions Librinova, qui n'éditent qu'en format numérique, m'ont contactée pour que je découvre ce roman, j'ai accepté avec empressement, tant le résumé me plaisait. Et grand bien m'en a pris ! Roman épistolaire, nous suivons les pérégrinations d'une jeune femme à la sortie du couvent au XVIIIe siècle. Une belle surprise !
Marie a seize ans quand elle sort du couvent. Elle y a vécu dix années, à l'abri derrière ses murs épais, et loin de l'affection distante et douloureuse d'un père veuf après la naissance de sa fille. Cette sortie a pour dessein de l'établir par le mariage. Mais dès la première nuit qu'elle passe à Paris, elle rencontre un fort galant gentilhomme qui lui fait tourner la tête. Quand son père décide de la marier au fils d'un conte breton, elle se rebiffe. Mais que peut une jeune fille contre la volonté d'un père ? Cependant, ses aventures ne font que commencer. de Paris à la Corse, en passant par la Bretagne, Marie va connaître tout une flopée de changements de situations, de douleurs et de joies, va devoir choisir entre le pire et le moins pire et s'accommoder des cartes qu'on lui mettra entre les mains.
Ne vous détrompez pas, ce qui va arriver à cette jeune fille est digne d'un roman de Juliette Benzoni ou d'une Angélique. Mais c'est aussi pour cela que ce roman est très agréable à lire, voire à dévorer, n'ayons pas peur des mots. Les pérégrinations de Marie, de son chevalier servant, de son frère ou encore de son beau-père nous emportent, et à coup de lettres de quelques pages – rappelons qu'il s'agit d'un roman épistolaire – on arrive à la fin de ce roman de moins de 300 pages à une vitesse record !
Si le roman épistolaire commence à revenir à la mode depuis quelques années, ce roman nous rappelle qu'il est parfaitement adapté à ce XVIIIe siècle, où chacun correspondait par lettres interposées. Il permet au lecteur de retracer par leur truchement les trajectoires de chaque protagoniste, et rappelle qu'une lettre est sujette à interprétation, voire à vérification… On assiste ainsi à une belle duplicité de certains personnages, qui rebiffe le lecteur qui attend impatiemment de savoir quand notre héroïne – ou certains de ses amis de confiance – découvrira la vérité. le jeu de ce type d'écrit est bien entendu de lire entre les lignes et entre les lettres, et il est très plaisant de découvrir les réponses à cette correspondance tout à fait fascinante.
Les personnages sont bien dessinés, l'auteur s'étant aidé en cela d'extraits de journaux intimes de Marie ou de son beau-père qui viennent parfois s'intercaler entre la correspondance classique. Ainsi, nous pouvons réellement bien cerner le personnage de Marie, son enfance assez particulière, les blessures qui l'ont marqué et le manque d'amour qui la font le rechercher avec fougue à sa sortie du couvent. Tous les hommes qu'elle rencontre ne sont pas des malotrus, mais sa relation avec eux permet d'entrevoir une époque, une morale, un catholicisme prégnant qui influent sur la vie des femmes. D'ailleurs, on sent poindre les prémices d'une émancipation de ces dernières, qui cherchent à gagner en liberté et à s'affranchir de maris pesants. La meilleure amie de Marie, Blanche, en est un bon exemple, laissant son vieil époux en Bretagne pour vivre une vie mondaine auprès de ses soeurs à Paris. Mais n'oublions pas que la mariage, aussi imposé et pesant soit-il, était aussi synonyme d'une plus grande liberté pour les femmes à cette époque, toutes proportions gardées. L'exemple de Marie est aussi significatif, mais je n'en dirai pas plus pour ne rien révéler de l'intrigue qui la mène bien plus loin que je ne l'aurais cru.
Plusieurs petits éléments m'ont tout de même contrariée. D'une part, l'auteur a pris le parti de ne pas dater les lettres des personnages. On y trouve l'auteur et le destinataire en haut de la lettre, ainsi que le lieu où elle a été écrite. A côté de ce dernier, on trouve un « le… », qui nous prive de date. Je vous accorde que l'importance est toute relative puisqu'on se laisse happer par l'histoire sans cette précision, cependant situer précisément dans le siècle ou se rendre compte de la durée qui sépare deux lettres auraient servi le récit et permis de mieux ancrer l'histoire dans un contexte précis. C'est peut-être d'ailleurs pour cela qu'elle l'a évité, afin de s'affranchir des faits historiques de l'époque qui pouvaient rendre impossibles certains événements inventés.
D'autre part, s'il n'y a rien à redire au style de l'auteur, qui se conforme à celui du XVIIIe siècle, rendant ainsi le récit agréable à lire et donnant une impression de véracité, de nombreuses coquilles orthographiques ou de mise en page égrènent le roman. Un « et » à la place d'un « est », un mot manquant, des virgules mal placées m'ont souvent dérangée dans ma lecture. Je comprends cependant qu'il s'agisse d'une première publication en numérique, avec l'intention de faire connaître le roman et le faire remarquer par un éditeur traditionnel, et qu'il sera dès lors retravaillé et corrigé, mais ceci ne sert pas à inciter les lecteurs à lire des romans natifs numériques. Espérons que tout cela sera vite corrigé !
Ce roman est donc une très belle surprise, bien écrit dans une langue maîtrisée, parfait pour les amateurs de romans historiques, romanesques et romantiques. A vos liseuses !
Lien : https://breveslitteraires.wo..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
Gwen21Gwen21   21 juin 2016
Il est toujours délicat de s'immiscer dans les affaires sentimentales de ceux qui nous sont chers, par crainte de prononcer des paroles inopportunes ou d'accomplir des actes qui pourraient se révéler contraires au but à atteindre.
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Gwen21Gwen21   15 juin 2016
Que la faiblesse de l'homme est grande ! Celui qui ne tremble pas en affrontant les pires tempêtes, se trouble et frémit devant un regard de femme. Tout courage l'abandonne au moindre de ses soupirs. Il oublie tout ce qui n'est pas l'être aimé.
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Gwen21Gwen21   09 juin 2016
Combien de fois avions-nous rêvé de ces instants en notre vie de pensionnaires ? L'époux était toujours éclatant de jeunesse et de beauté, galant, honnête, et prêt à témoigner de sa ferveur en jurant un amour éternel...
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Gwen21Gwen21   02 juin 2016
Je vois que se succèdent les feuillets de cette interminable lettre. Que l'écriture est douce à ceux qui ne peuvent épancher les tourments de leur cœur dans une oreille amie.
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Gwen21Gwen21   02 juin 2016
Bien sûr que les objets inanimés ont une âme et qu'ils conservent l'empreinte des souvenirs de ceux qui les ont possédés et aimés au point de les rendre suffisamment précieux pour qu'ils puissent défier le temps et survivre à la génération qui les a vus naître.
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