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Pierre Furlan (Traducteur)
ISBN : 2742719016
Éditeur : Actes Sud (09/10/1998)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 104 notes)
Résumé :
Sur un terrain situé dans le nord du New Hampshire, au bord d'un lac, une douzaine de caravanes sont louées à l'année par des personnes dont c'est l'habitation principale. En treize nouvelles, Russell Banks s'empare des fragments de vie des résidents de ce trailerpark et porte sur l'Amérique blanche populaire le regard plein d'humour qu'on lui connaît. Le talent et la chaleur avec lesquels il les relate, en amateur consommé de la tragicomédie humaine, donnent à ces ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Fortuna
  30 octobre 2016
Un parc à mobil-homes dans le New-Hampshire près de Catamount, petite ville ouvrière, une région au climat rigoureux, où sont venu échoir des amputés de la vie. En effet les habitants de ces douze caravanes - dont dix seulement sont occupées, l'une étant restée vide à la suite d'un suicide - sont des divorcés, des veufs, des solitaires, des femmes seules avec enfants, une jeune infirmière noire et son frère, un étudiant hippie accro à la marijuana qu'il deale, ayant repéré des plants sauvages derrière les caravanes, un vieux capitaine. le seul à attendre avec impatience l'arrivée de l'hiver est le vieux pêcheur, Merle, pour installer sa caravane sur le lac gelé et pêcher pendant des mois, seul sur la glace, se nourrissant de poisson et de whisky...
Puis il y a Flora, un peu fêlée, la dame aux cochons d'Inde, qui les laisse se reproduire dans sa petite caravane...mais jusqu'à quand ? Et les histoires d'amour stériles, les drames conjugaux, les malheurs de ceux qui n'ont pas grand-chose et qui perdent tout.
Et Marcelle la gérante, qui a élevé seule ses quatre fils, brisée par la mort de son fils aîné ; Merle qui a eu des enfants de tant de femmes que c'est comme si il n'en avait pas eu.
La misère morale côtoie ici la misère économique, tous vivent de peu, certains travaillent pour survivre, quelques rayons de soleil, un peu d'entraide les aident à continuer. Jusqu'au jour où l'un d'entre eux gagne à la loterie...D'abord une petite somme qu'il partage généreusement, puis une grosse somme. Ce qui va déclencher une forme d'hystérie collective...
Ce roman sous forme de nouvelles consacrées à chacun des habitants illustre bien à la fois la solitude de chacun et les liens qu'il entretient avec les autres, ces liens de voisinage qui ne sont pas réellement choisis, liens crées par l'isolement, la pauvreté, l'impossibilité de sortir de l'impasse dans laquelle ils sont arrivés.
Et une véritable rage va s'emparer d'eux lorsqu'une grosse somme d'argent - la possibilité d'un changement de vie - va se présenter et être ignorée, voir méprisée par l'heureux gagnant...
Une illustration sans concession de la condition humaine qui n'est pas dénuée d'un certain humour...mais reste malgré tout très pessimiste !
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Cacha
  10 février 2016
Ce roman est celui d'une petite ville du nord des Etats-Unis, en particulier celui des habitants d'un parc de mobiles home, certains très pauvres, d'autres un peu moins.
La langue est sobre, le style fluide.
Les histoires s'imbriquent les unes dans les autres, qu'elles soient triviales, tristes ou dramatiques.
A un moment donné, j'ai trouvé ces récits un peu fouillis, mais je me suis vite replongée dans ce roman réaliste et passionnant sur l'Amérique profonde.
Les paysages sont magnifiquement rendus, surtout lors de la saison hivernale.
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hellza24
  03 mai 2016
Trailer Park est comme une pièce de théâtre en 13 scènes : 13 nouvelles dont les actions s'entremêlent. le décor est un terrain de caravanes sur les bords d'un lac, près d'une petite ville des Etats Unis.
12 caravanes aux habitants disparates. Entre autres : un étudiant qui fume de la marijuana et fait du taï-chi, une infirmière de couleur et son frère, une veuve et sa fille dépressive, une retraitée de l'armée un peu toquée, un Capitaine rigide, un comptable névrosé...mon préféré est Merle, charpentier à la retraite et passionné de pêche sous la glace. Ils se croisent, s'entraident, s'espionnent.
Je découvre Russell Banks sur les conseils d'un ami, et je suis vraiment reconnaissante pour cet excellent conseil : ce roman, choisit au hasard parmi sa bibliographie, m'a beaucoup plu. Je l'ai dévoré. L'écriture de l'auteur est vraiment agréable. Sa façon de nous raconter la vie de ses personnages est troublante de justesse, de pertinence. Qu'il parle d'une femme qui a élevé seule ses enfants, d'un jeune écolo ou d'un homme désespéré, Russell Banks "tape juste".
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gauthier_nathalie
  19 janvier 2014
Un livre que j'aime relire, car il continue de nous habiter longtemps après. Un microcosme, plus petit qu'une ville ou un village; un parc de roulottes. Plus petits que les bungalows de banlieue; les maisons mobiles. Plus pauvres, plus isolés, plus paumés, mais attachants et vrais, des personnages dépeins avec minutie, des situations improbables... du grand art!
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lacazavent
  31 août 2016
C' est un immense plaisir de lire un recueil de nouvelles où il y a une telle unité entre tous les textes, sans vouloir former pour autant un roman, elles se font écho les unes aux autres recréant sous nos yeux ce parc de caravane qui sert d 'unité de lieux dans ce portrait d'homme et de femme laissé en marge du rêve américain. Alors certes toutes les histoires ne se valent pas, certains portraits nous laissent presque indifférent, on a parfois l'impression que Russell Banks se répète. Ceci dit le plaisir est au rendez-vous, c'est le principal !
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
FortunaFortuna   25 octobre 2016
En fait, on aurait pu dire la même chose de tous les habitants du terrain à caravanes. Il est généralement vrai que les gens qui vivent dans ces parcs sont tout seuls au centre de leur vie. Il s'agit de veufs et de veuves, de divorcées et de célibataires, de militaires à la retraite, d'un Noir dans une collectivité blanche, d'une Noire dans la même situation, d'un revendeur de drogue, d'un enfant esseulé issu d'un foyer brisé, d'un ivrogne, d'un homosexuel dans une société hétérosexuelle - et tous, hommes, femmes, adultes et enfants, sont fondamentalement seuls au monde. Quand on partage le centre de sa vie avec quelqu'un d'autre, on crée une troisième personne qui n'est ni soi ni la personne à qui on est attaché. Il n'y avait pas de tierce personne de ce type résident au terrain à caravanes Granite State.
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Alice_Alice_   28 février 2015
- Eh bien, moi je crois, dit Doreen en finissant sa bière et en se levant pour partir, que cette Flora Pease, là-bas, va créer des problèmes. Je vous préviens, Marcelle. Vous avez fait une grosse erreur en l'acceptant dans le parc. Vous verrez que j'ai raison.
- No-on. Elle est inoffensive. Un peu givrée, c'est tout. On est tous un peu givrés, si on y réfléchit. Il y en a juste qui savent mieux le cacher que d'autres, c'est tout.
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Alice_Alice_   06 mars 2015
Il est difficile de connaître, de la vie d'une personne, davantage que ce qu'elle vous autorise à savoir ; et même cela, peu de gens le connaissent entièrement. Il y a ce que vous pouvez voir de la personne en question et ce qu'elle vous dit, deux éléments qu'elle peut assez facilement maîtriser. Mais à part ça, ce que vous finissez par tenir pour vrai à son sujet - qui elle est, qui elle a été, qui elle sera -, sort tout droit de votre imagination.
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froginbibfroginbib   27 novembre 2014
Quand vous aimez quelqu'un pendant des années , vous perdez la notion de ce à quoi il ressemble pour le reste du monde.Puis un jour, même si c'est douloureux,vous écartez cette personne de vous et brusquement vous la voyez comme un étranger la voit. Mais parce que vous savez sur elle bien davantage que ce qu'un étranger pourra jamais savoir , vous prenez peur pour elle , de la même façcon que vous auriez eu peur pour vous-même si vous découvriez en vous - comme vous le voyez en elle - que vous n'êtes pas tout à fait comme il faut , que vous n'êtes pas vraiment adapté à la place que le monde a essayé de vous faire.
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hellza24hellza24   03 mai 2016
Tom savait que son fils mentait, mais il était parfaitement absurde d'essayer de le prendre en défaut, de lui prouver son mensonge ou de l'amener à l'admettre, parce qu'il continuerait tout simplement à raconter des histoires, à couvrir un mensonge par un autre, à en annuler un ancien par un nouveau, sans arrêter, de sorte qu'on finissait par abandonner, c'était trop fatigant, trop ennuyeux. Buddy était un de ces individus toujours prêts à aller juste un peu plus loin que n'importe qui, et comme un bout d'un certain temps on s'en rendait compte, on arrêtait, et lui il restait là, un peu en avance sur vous, à vous regarder avec le sourire. C'était presque comme s'il ne savait pas distinguer le bien du mal.
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Videos de Russell Banks (43) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Russell Banks
Russel Banks lors de la présentation de "Un membre permanent de la famille".
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