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Emmanuelle Farhi (Traducteur)Jean-Pascal Bernard (Traducteur)
EAN : 9782253172673
540 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (02/01/2003)
3.5/5   59 notes
Résumé :
Anne-Marie Fahey, trente ans, habite Wilmington. Cette jeune femme est l'une des secrétaires de M Carper, le gouverneur du Delaware ; elle s'occupe de son planning. Côté affectif, Anne-Marie a des liens très étroits avec sa famille, et elle envisage de se marier avec Mike Scalan, cadre supérieur dans une banque. Mais le 30 juin 1996, tout bascule pour la secrétaire modèle. Surpris par son silence, son fiancé, sa sœur et quelques-unes de ses amies s'inquiètent. ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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Perlaa
  28 janvier 2021
Soyons clairs ! Cet ouvrage est un quasi collector. Publié il y a vingt ans, épuisé en librairie, désherbé des bibliothèques, disponible uniquement en occasion. Et puis à ma connaissance c'est l'une des seules traductions où l'action se situe dans la paisible cité de Wilmington, Delaware, le premier état des États-Unis ! Et pourtant il s'en passe des choses là-bas : son sénateur de trente ans fait la une des médias depuis plusieurs mois et puis c'est un très attractif paradis fiscal. Eh bien en dépit de ces 2 intéressantes facettes le Delaware n'inspire pas les romanciers.
En cherchant bien on trouve un fait divers, la disparition de la secrétaire d'un gouverneur en 1996 et un procès retentissant. Il s'agit d'une histoire vraie. Pas de suspense. On suspecte le coupable dès le début. Une enquête qui se dirige assez vite . Mais les suppositions ne suffisent à confondre un coupable. Il n'y a pas de corps, pas de témoin, pas d'arme... C'est la reconstitution minutieuse de l'enquête qui comble mon esprit rationnel. La personnalité du coupable, avocat estimé de sa ville de Wilmington, narcissique et manipulateur, est glaçante. On est consterné. Ce n'est pas un crime passionnel mais un crime de pouvoir. Passons en revanche sur les dispensables cent premières pages de présentation.Le long procès final se concentre sur les moments forts et permet d'aller plus loin dans le mécanisme du mal, selon le juge.
Le style est factuel et interchangeable. La présentation des événements forcément partisane. Une histoire addictive pour ce page turner daté.
Pour amateurs uniquement !
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Neneve
  04 mars 2020
Mon premier Ann Rule, et sincèrement, je ne sais pas du tout si je retenterais... Cette lecture m'a profondément ennuyée et la seule chose que j'ai trouvé intéressante, c'est de lire sur le Delaware, petit état dont on ne parle pas beaucoup... Mais à force, c'était plutôt long... Un très papier sur son histoire, son mode de vie, etc... L'enquête policière est plutôt bof et sans grandes surprises... Et beaucoup de clichés... Vous aurez compris, ce fut une lecture très très moyenne !!!
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morigny
  11 janvier 2021
Si le lecteur s'attend à dévorer un thriller – qu'il soit domestique ou sauvage – il fait fausse route, car Ann Rule n'est pas romancière, son matériau est le true crime, c'est-à-dire le fait divers récent ou ancien, et inscrit dans la mémoire collective de l'opinion publique. L'auteure enquête, rencontre des témoins, consulte des archives, interroge des policiers ou des médecins, des avocats ou des amis des victimes, fournit un travail colossal pour tenter de comprendre pourquoi un meurtre a été commis. Toujours au plus près des déclarations ou pièces du dossier, Ann Rule ne s'autorise aucune digression ou supputation, n'émet aucun avis personnel, ce qui donne à ses récits une véracité journalistique parfois aride car dépourvue du moindre effet littéraire. Pour autant, elle possède un style, un art de la mise en forme qui rendent sa lecture haletante et intéressante.

Dans Et ne jamais la laisser partir, elle revient sur la disparition d'Anne-Marie Fahey le 30 juin 1996. Son corps n'a jamais été retrouvé. Son meurtrier condamné à mort n'a pas été exécuté. A ceux qui s'offusquent que l'on puisse éprouver une « fascination morbide » pour le fait divers, je rappelle qu'il montre l'état d'une société, il raconte la vie telle qu'elle est et non telle qu'elle devrait être ; il est également « une soupape par laquelle s'échappe la vapeur brûlante de l'actualité, de la cruauté sociale » selon Elfriede Jelinek qui n'est pas reporter pour l'hebdomadaire "Le nouveau détective".

Je précise également que le travail d'Ann Rule rend toujours hommage, souvent justice aux victimes traînées dans la boue des investigations, trop souvent traitées comme coupables ou responsables de ce qui leur est arrivé. Dans cet opus j'ai particulièrement apprécié la première partie, qui situe les faits, décrit longuement Wilmington et l'Etat du Delaware où règne une mentalité étriquée. L'auteure relate également l'ascension sociale des Capano, immigrés italiens pauvres venus chercher la liberté et la fortune aux Etats-Unis. Ensuite, la relation entre Thomas Capano et Anne-Marie est disséquée, ainsi que les lents mécanismes d'une mise sous emprise. Les proies de Capano ont toutes en commun leur intelligence, leur obédience catholique (levier de la culpabilité) ainsi qu'un trait de caractère déterminant : elles désirent toutes faire le bonheur des autres avant le leur. Ayant grandi dans des foyers ravagés par la misère et l'alcoolisme, elles font profil bas et certaines sont affligées du syndrome nommé par les psys « l'enfer du plaire » dans lequel un individu craignant de ne pas être à la hauteur et de ne jamais en faire assez, sacrifie ses propres besoins et envies et se refuse à fixer la moindre limite à ce qu'il subit. Les nombreuses maîtresses de Capano – alors que chacune d'entre elles se croit unique dans sa vie – sont crédules, gentilles, patientes, soumises et l'on ne fait jamais appel à leur compassion en vain, il suffit au meurtrier de jouer à merveille au petit malheureux.

La seconde partie de l'ouvrage m'a moins intéressée car il s'agit du procès relaté pratiquement in extenso et compte tenu de la gravité des faits, c'est long, très long... Anne-Marie est morte comme tant de femmes, d'avoir voulu se libérer de son persécuteur.
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Sharon
  16 octobre 2013
Le Delaware est-il un état si peu connu, même du lectorat américain, pour qu'Ann Rule rédige presque un documentaire sur l'historie de cet état ? Vous saurez donc ainsi qu'il est le premier état de l'union - et bien d'autres informations encore.
Je ne doute pas que cette auteur ait des fans, cependant je ne me fais pas à son style d'écriture, plus proche du reportage ou de l'émission à sensation que du récit - en un mot, plat. La différence avec une enquête est l'absence d'impartialité - les commentaires, le choix des termes orientent immédiatement le jugement du lecteur, pas seulement pour prendre le parti de la victime, mais pour absoudre certains protagonistes. L'auteure pardonne l'alcoolisme du père d'Anne-Marie - il avait perdu sa femme, peu importe qu'il gâche la vie de ses six enfants. J'emploie le verbe "pardonner" à dessein, car la religion catholique a une très grande importance dans ce récit (dont le dénouement a eu lieu en 2011, soit douze ans après l'écriture du texte, par la mort naturelle de Tom Capano) et régit la vie des protagonistes. L'auteur analyse les sentiments, le ressenti, ce qui a conduit Anne-Marie à devenir une femme si peu sûre d'elle, entourée, mais n'ayant personne à qui se confier, à la vie sentimentale désastreuse. Son tort ? Avoir croisé la route d'un manipulateur hors pair, d'un pervers narcissique, intelligent et organisé.
Je pourrai arguer également que ce crime montre l'affrontement de deux communautés, solidement implantées dans l'état du Delaware - les irlandais et les italiens - si ce n'est que ce crime n'a rien à voir avec les origines des uns et des autres. Il montre deux clans soudés pour soutenir les siens. L'union a fait la force des Fahey, elle ne fut pas suffisante pour les Capano.
Reste le procès, qui contient les meilleures pages du livres. Il est dommage que les commentaires de l'auteur gâchent parfois le texte brut, en portant un jugement sur ce qui a été dit - comme si le lecteur n'était pas capable de repérer à quel moment l'affaire prenait un tournant décisif.
Lien : http://deslivresetsharon.wor..
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zezette3217
  25 janvier 2020
J'ai moins aimé ce livre que les précédent que j'ai lu de cette auteur. J'aime ca façon de relater les fait mais dans celui-ci, il y a trop de description de personnages qui ne sont pas important dans l'histoire ou qui meurent longtemps avant les fait. Sinon, c'est fou de voir comment certaines personnes arrivent à manipuler les personnes qui les entourent...
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
grandcaffegrandcaffe   31 août 2015
Cependant, son attachement à l'éducation catholique et aux bonnes oeuvres de l'église ne l'empêchait pas de poursuivre sa liaison avec Debby MacIntyre et n'éveillait apparemment chez lui aucun dilemme d'ordre moral. Il pensait que sa générosité envers autrui lui octroyait le droit, bien mérité, aux plaisirs "innocents" de l'adultère. Après tout, un homme aussi exceptionnel ne pouvait se laisser entraver par les interdits réservés au commun des mortels.
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Cassandre17Cassandre17   14 février 2014
" Nan est décédée le 2 Novembre 1992. Ce fut le moment le plus tragique de ma vie. J'avais toujours cru que ma grand mère etait eternelle. Elle était l'adulte la plus fiable, stable et sensée de mon existence. Une partie de moi est morte avec elle. Je me sens encore comme engourdie. La terre est privée d'un peu de son bonheur, mais les Cieux se rejouissent de son arrivée. "
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SharonSharon   20 octobre 2013
A en croire les habitants de Wilmington, tous ceux qui vivent dans cette ville, même s'ils ne se connaissent pas directement, sont liés de trois façons : par le mariage, le travail ou la coïncidence. Confier un secret au sein d'un tel microcosme équivaut presque à le divulguer dans un journal à potin.
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Lovebooks200Lovebooks200   27 octobre 2020
C'est l'anniversaire de la mort de papa ! Quelle tristesse ! Il a été un mauvais père, mais c'est le seul que j'ai eu, et je l'ai aimé. Je ne crois pas qu'il se soit conduit ainsi de façon délibérée. Il ne savait simplement pas comment faire. Il a vraiment engendré beaucoup de douleur et de solitude dans ma vie. Je n'oublierai jamais la souffrance qu'il m'a causée.
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morignymorigny   06 janvier 2021
La peur naît souvent de la sensation diffuse que, soudain, un élément familier ne peut plus être tenu pour acquis. Une ombre se profile là où, un instant plus tôt, tout semblait clair ; un froid perçant glace subitement l'atmosphère chaude et douillette ; ce qui paraissait jadis inébranlable devient tout à coup incertain.
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>Criminologie>Délits et crimes>Homicides, crimes sexuels, kidnapping (140)
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