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EAN : 9782253147305
189 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/12/1999)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 160 notes)
Résumé :
Plus jamais je ne rentrerai sur scène.
Je ne chanterai jamais plus.
Un soir de 1993, au Châtelet, mon cœur, trop lourd de tant d'émotion, a brusquement battu trop vite et trop fort, et, durant l'interminable espace de quelques secondes où personne, j'en suis sûre, ne s'est aperçu de rien, mon corps a refusé d'obéir à un cerveau qui, d'ailleurs, ne commandait plus rien.
J'ai gardé, rivée en moi, cette panique fulgurante pendant laquelle ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
araucaria
  26 novembre 2012
Lorsqu'on a apprécié l'artiste on ne peut qu'être ému en découvrant les mémoires interrompus de "la longue dame brune". Très beau et poignant témoignage.
Lien : http://araucaria.20six.fr
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Lilou08
  30 juin 2013
Je savais que je lirai un jour un livre sur Barbara ou encore mieux de Barbara… et voilà, c'est fait ! Et j'en suis heureuse et émue. J'en sais un peu plus sur cette grande dame, bien que ses mémoires soient interrompus par un départ trop précoce…
J'ai connu Barbara un peu par hasard… en allant voir son spectacle « Lilly Passion » qu'elle a monté avec Gérard Dépardieu. A l'époque j'étais jeune et j'aimais bien encore Depardieu, j'y suis donc allée pour lui, sans la connaître plus que ça, à part son nom et peut être l'Aigle noir. Résultat, je n'ai pas du tout aimé la prestation de Depardieu mais j'ai eu un vrai coup de coeur pour Barbara… complètement sous le charme de sa voix, si belle et si fragile en même temps… et depuis je l'ai aimé beaucoup et j'ai eu la chance de la revoir sur scène avec son dernier spectacle qui parlait du Sida à Grenoble. Je dis bien la chance car elle avait une telle présence ! Une vraie grande dame.
Dans ce livre, elle nous dévoile un peu ce que fut son enfance, ses douleurs, ses manques, ses traumatismes, mais sans se plaindre, non avec pudeur…
Et elle nous parle avec force de sa volonté de chanter, depuis toute petite, pas du tout entendue et comprise par sa famille… mais cette envie, ce besoin l'habitent et elle fera tout pour y arriver. Enfin c'est chanter mais aussi et surtout jouer du piano… quitte à jouer sur la table sur un piano imaginaire !!!! Mais une grosse opération de la main lui fera perdre les tendons de l'un de ses doigts et donc normalement adieu au piano… mais à force de volonté, elle arrivera des années après à jouer….
Elle nous raconte ses galères, ses voyages, tous ses combats pour arriver à son but… chanter ! Au prix souvent de sa vie personnelle ou en tout cas, amoureuse.
Mais au final, c'est une femme heureuse. Car derrière ce personnage de femme en noir, on découvre que c'est quelqu'un de très gai, de rieur et qui a le goût du bonheur… malgré tout !
Bref si on aime Barbara, on prend un vrai plaisir à la lire ! Et puis on la réécoute avec une oreille « neuve » car on sait dans quelles conditions elle a écrit ou chanté telle ou telle chanson… émouvant !
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Hippocampelephantocamelos
  23 novembre 2019
Barbara écrit en son nom. Elle revient tout d'abord sur son enfance, décousue, à cause de la guerre et des nombreux déménagements de sa famille. Puis elle expose son envie de chanter, toute jeune, sa volonté de faire du piano malgré ses mains rigides… Elle nous parle de son premier amour, de sa rencontre avec Gérard Depardieu, des tournées qu'elle fait, de l'amour pour son public…
Il était un piano noir révèle des fragments de vie de Barbara, avec sa plume, poétique, tantôt sombre. Une femme qui rêvait de vivre sa vie de chanteuse, qui s'en est donné tous les moyens, pour nous laisser les textes que nous lui connaissons en héritage. Une parenthèse dans le passé, où déjà, on voyait les prémisses d'un monde moderne…
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madameduberry
  15 décembre 2013
Ces souvenirs viennent en contrepoint de l'oeuvre de Barbara, que j'admire depuis mon enfance. Je ne suis pas sûre qu'ils contiennent la vérité de sa personne qui serait plutôt je pense à situer dans son art. On est ému par la détresse de l'enfant face à l'indicible. On admire comment de ces blessures sont nées tant de chansons belles et tristes comme Barbara, ou encore drôles à pleurer, humaines comme elle et cependant si seule, parce qu'unique? Barbara est aussi une voix, qu'y a-t-il de plus intime qu'une voix? Ses textes s'en nourrissent et y prennent toute leur signification et leur ampleur. Barbara, il était une voix...
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vincentf
  01 juillet 2010
Dis, quand reviendras-tu ? En écoutant Barbara nous raconter un bout de sa vie, on se remet à l'aimer, simplement, comme on aime ses chansons, simples, qui touchent là où ou ça touche, à l'être. Une retenue, une pudeur, une passion, une faiblesse (une force) et un amour intarissable dans les mots d'une vie dure, un père horrible à qui Barbara donne, car Barbara donne, elle ne fait que donner, son pardon dans sa plus grande chanson, sommet de finesse, et tendresse, de désespoir et d'émotion pure que l'on n'entend pas sans un pincement là où ça pince, un peu partout.
Barbara parle de ses débuts, de son obsession, chanter, qui la pousse au bord de la prostitution. Elle n'y tombe pas. Elle rencontre des hommes qui la sauvent. Elle achète enfin un piano, noir, bien entendu, tout est noir chez Barbara mais d'un noir lumineux, d'un noir de joie. Elle tricote, passionnément. Elle aime des hommes mais ne leur sacrifie rien, ni sa voix, ni la scène, ni le tabouret réglé à soixante et un centimètres de hauteur, ni le public, sa plus belle histoire d'amour, qu'elle respecte au point d'être tyrannique avec ses collaborateurs.
Barbara ou la chanson anoblie, après qui fredonner devient le premier des arts, celui de tous les jours, de cette femme qui, sous la pluie, attend, joyeuse, que revienne son bonheur, son Pierre, de cette dame en noir qui, digne, alors qu'elle sait que plus jamais elle ne chantera, nous donne un dernier cadeau, une écriture fine, encore et toujours, tant la finesse est la marque de noblesse de madame Barbara. Mais cessons d'écrire. Elle chante Nantes.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria   26 novembre 2012
J'ai aimé la rencontre avec les hommes de ma vie, la dualité, la complicité, le rire, la quiétude, la séduction, l'impérieux besoin de reconquérir chaque matin, de rêver une vie à deux tout en sachant parfaitement que rien ni personne ne résisterait à mon piano, à mes théâtres, à la route partagée avec d'autres.
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kimberlitekimberlite   08 juillet 2013
A vingt-deux heures, porté par dix grands gaillards blonds, un piano de concert noir fait son entrée sur la petite scène du Jungen Theater. J'ai appris plus tared que parmi ces jeunes étudiants, il y avait un futur comédien célèbre...
La soirée est magnifique. Gunther prolonge mon contrat de huit jours.
Le lendemain, les étudiants me font visiter Gôttingen. Je découvre la maisondes frères Grimm où furent écrits les contes bien connus de notre enfance.
C'est dans le petit jardin contigu au théâtre que j'ai gribouillé Göttingen, le dernier après-midi de mon séjour. Le dernier soir, tout en m'excusant, j'en ai lu et chanté les paroles sur une musique inachevée.
J'ai terminé cette chanson à Paris, et Claude Dejacques, en l'entendant, décida que je devais l'enregistrer dans mon prochain disque.
Je dois donc cette chanson à l'insistance têtue de Gunther Klein, à dix étudiants, à une vieille dame compatissante, à la blondeur des petits enfants de Göttingen, à un profond désir de réconciliation, mais non d'oubli. Comme toujours je dois aussi cette chanson au public, en l'occurrence le merveilleux public de Jungen Theater.

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fanfanouche24fanfanouche24   10 décembre 2013
Je m'aperçois d'ailleurs que j'ai fait dire à Lily-Passion: "C'est ma voix et ce n'est pas ma voix."
La voix est le principal témoin de nos émotions, du premier cri jusqu'au dernier souffle qui demeure un son, jusqu'au silence si particulier qui règne après la mort.
tant pis si la formule est un peu emphatique, mais je dirai volontiers: "La voix est la musique de l'âme" (p.51)
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Lilou08Lilou08   29 juin 2013
Août 1944 : comme un bouquet de feu d’artifice, la libération de Paris ! Paris libéré !
Qu’est-ce que cela peut représenter pour moi, à cette époque là ? Les voyages, les exodes, les fuites de 1939 à 1945 n’ont pas rendu ma vie douloureuse ; la faim ne m’a jamais vraiment tenaillée, je n’ai jamais été séparée trop longtemps de ma mère, nous n’avons jamais porté l’étoile jaune, aucun de nous n’a été déporté. Mes peurs et mes douleurs d’enfant, est-ce vraiment à la guerre que je dois les imputer ?
Je pense que le mot « libération » voulait dire pour moi que c’en était fini des morts et des atrocités, et que le monde allait pouvoir se retrouver. C’était comme une immense fête. J’allais revoir ma Granny. Nous allions habiter enfin une vraie maison. J’allais pouvoir être juive sans peur, librement.
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Lilou08Lilou08   30 juin 2013
Dans ma période « belge », La Mansarde reste comme une clairière, une belle saison où fleurissent des âmes joyeuses et claires.
Entre-temps, je ne cesse de bouger. Je marche. J’auto-stoppe entre Bruxelles et Charleroi. Maintenant, j’ai des amis ici et là. J’auditionne dans des petites boites ; je ne me souviens pas trop de ce que j’y chante. Je rencontre des autres, des différences. Cela dure deux ans et puis, à nouveau, je vais dériver : mes amis m’ont déjà tant donné que je ne veux plus rien accepter.
Un soir, sans l’avoir prémédité, je sors de la ville. Je marche. Je prends la route du « Sud ». Je ne me rends même pas compte que je men vais. Je suis vêtue d’une salopette verte, chaussée de grosses bottes lourdes ; c’est là toute ma richesse. Je n’ai plus mes papiers, je les ai abandonnés dans un hôtel que je ne pouvais plus régler. Je n’ai plus rien.

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Rappelle-toi Barbara 5/6
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