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Luba Jurgenson (Traducteur)
ISBN : 2277230642
Éditeur : J'ai Lu (30/11/-1)

Note moyenne : 3.36/5 (sur 45 notes)
Résumé :
Imaginons une soirée d'été. Chaude et paisible. Dans la lumière du crépuscule, quelques amis finissent de dîner. Le ciel est pur mais à l'accalmie inquiétante de cette nuit de juin 40 succède, au loin, la rumeur des canons. On parle de la guerre, de ses présages...
Et voilà que la conversation entraîne la pensée de chacun vers le passé... Si, d'un geste de prestidigitateur, on devait ressusciter quelqu'un... "Mozart, bien sûr, et personne d'autre ! se dit Mar... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
zabeth55
  27 mai 2014
Pendant l'occupation, un groupe d'immigrés russes imagine la possibilité de ressusciter quelqu'un de son choix.
De Mozart, il est peu question, si ce n'est ce mystérieux personnage que la maîtresse de maison héberge quelques jours.
Un livre court, 107 pages en très gros caractères, dans lequel je ne suis pas vraiment entrée.
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JasmineKaci
  26 septembre 2014
Court récit très convaincant, justement parce qu'il est au départ décevant pour mieux se transformer, étonner, rendre confus. Cette petite société privilégiée est d'une superficialitéet d'un snobisme affligeant au début du livre, mais face aux évènements de 1940, le personnage principal, dans son étonnement, sa confusion, devient curieusement humain et attachant. La présence d'un individu mystérieux au milieu de la débâcle suspend l'esprit de cette femme, le réintègre dans le flux de la vie, le rythme du village, des gens du communs en fuite, le petit jeu ridicule du début se concrétise et la fait descendre des discussions mondaines à la réalité la plus crue et la plus simple.
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AnneBoulangerPecout
  16 août 2014
En banlieue parisienne, dans les tout premiers jours de juin 1940, dans le crépuscule paisible du jardin d'une « grande vieille maison calme » où le temps est rythmé par le tic-tac de la pendule, un groupe de personnes d'origine russe épilogue sur Sedan, victime de la percée nazie.
Ces dîneurs tranquilles ne veulent pas savoir que la France commence à subir le laminage qu'a vécu la Belgique depuis le 10 mai. « Merveilleuse » insouciance dans un délicieux crépuscule de juin.
Vient une question : « Que diraient les défunts, s'ils ressuscitaient et voyaient ce qui se passe ? » Et lequel faudrait-il convoquer à cette résurrection ? Napoléon ? Bismarck ? La reine Victoria ? Jules César ? Pouchkine ? Taglioni, ce beau danseur de la fin du 19ème siècle ? Léon Tolstoï, pour le questionner sur son pacifisme ?
« Mozart, bien sûr, personne d'autre que Mozart », pense Maria sans le dire.
Le lendemain, c'est le premier bombardement de Paris. Et peu après, l'arrivée des réfugiés.
Plus tard arrive un homme. Silencieux. Musicien, dit-il. Mais aussi espion ? déserteur ?
Un jour, pour libérer le local où Maria l'a temporairement hébergé, il part « silencieusement, sans qu'on le remarque, avec une rapidité déconcertante ». Sans laisser de trace.
Est-ce Mozart qui est parti ?
Un petit livre dense qui raconte en mots très vrais cette période où un monde était en train de basculer.
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Lali
  25 février 2012
Il n'est pas ici question de Mozart, ou si peu, car il ne s'agit pas de musique, pas plus qu'il ne s'agit de ressusciter qui que ce soit. Il s'agit d'une image à laquelle on s'accroche le temps d'une conversation pour tuer le temps dans cet été 1940 où la guerre étend ses tentacules au large de Paris et où des exilés russes rêvent à haute voix de ceux qu'ils ressusciteraient volontiers.
Il n'est pas question de Mozart, mais il y a là, au milieu de cette communauté sur lequel le temps s'est quasi figé parce que tous ses membres avaient jusqu'ici refusé de partir, Maria Leonidovna, alter ego de Nina Berberova. Il y a aussi là un homme surgi de nulle part, qu'elle abrite quelques jours dans l'annexe, un homme qui se dit musicien, mais dont ne saura rien, ni la nationalité, ni la situation.
Il s'agit d'un récit de 70 pages environ qui relate quelques jours dans la vie de quelques Russes au large de Paris, alors que les premiers bombardements sur la ville font se jeter sur les routes de France nombre de gens, dont ceux réunis ici.
La résurrection de Mozart est un récit d'atmosphère qui n'a pas la volonté d'être autre chose. le résultat : quelque chose de bien ficelé qui n'est pas sans rappeler Les estivants de Gorki ou Oncle Vania de Tchekhov pour l'impressionnisme qui se dégage de ces deux oeuvres.
Lien : http://lalitoutsimplement.co..
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Shan_Ze
  23 mars 2014
Pendant la guerre 39-45, en France, lors d'une après midi, des russes et français discutent, ils parlent de la résurrection. Qui mériterait de revenir sur terre ? Napoléon, Tolstoï, Mozart ? C'est ce dernier qui le mérite selon Maria Leonidovna. Alors que les allemands arrivent, Maria se perd dans ses pensées de solitude et d'attente.
Ce n'est pas exactement ce à quoi je m'attendais mais j'ai aimé découvrir l'univers de Berberova même s'il est celui d'un monde en guerre, sans avenir. Les descriptions sont très réalistes, on imagine que l'auteur les a vécues. Une écriture pleine de douceur sur fond de guerre.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
AnneBoulangerPecoutAnneBoulangerPecout   16 août 2014
Au lieu de toutes ces horreurs, de tous ces meurtres et de tous ces mensonges, ne pourrait-on pas désirer ce qui, à l’instar de ces nuages, unit la beauté et la pureté éternelle ? Avant de devenir définitivement sourds, ne pourrait-on pas ‘entendre l’astre parler à l’astre’ [Lermontov, 1841] (p 37)
Elle avait peur de l’air, de cet air chaud de juin qui charriait des nuages et des coups de canon, et qui les submergeait doucement, elle, sa maison, son jardin. […] Si, en regardant le calendrier, plus personne ne doutait que cinq, dix ou quinze jours plus tard surviendrait un événement horrible, de même, à sentir jour et nuit ce petit vent sur le visage, on pouvait dire qu’il amènerait à coup sûr, dans ces lieux, le meurtre, l’occupation, la dévastation, les ténèbres. (p 45-46)
Elle n’avait cessé de penser à Mozart. […] Elle s’était posé sans cesse la même question restée sans réponse : pourquoi l’horreur, la cruauté, l’affliction se matérialisaient-elles si facilement, s’incarnaient-elles dans une image concrète, n’en oppressant l’âme que davantage, et pourquoi le sublime, le tendre, l’imprévu et le charmant effleuraient-ils le cœur et les pensées comme une ombre, sans qu’on pût les saisir, ni les regarder, ni les palper ? Seul l’amour peut-être, se dit-elle, debout devant sa fenêtre, oui, seul l’amour donne cette joie. Mais celui qui ne veut plus aimer, qui ne peut plus aimer ? (p 51-52)
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feanorafeanora   22 octobre 2014
"Mozart, bien sûr, personne d'autre que Mozart, se dit-elle à nouveau. Et heureusement que je ne suis plus très jeune et qu'à mon désir ne se mêle aucune concupiscence. Il resterait avec nous jusqu'au matin. Il jouerait du piano ou il nous parlerait. Et tout le monde viendrait le voir et l'écouter , le jardinier des voisins avec sa femme, et le postier, et l'épicier avec sa famille, et le chef de gare... Quelle joie ce serait ! "
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PenelopePenelope   24 avril 2009
Pourquoi l’horreur, la cruauté, l’affliction se matérialisaient-elles si facilement, s’incarnaient-elles dans une image concrète, n’en oppressant l’âme que davantage, et pourquoi le sublime, le tendre, l’imprévu, le charmant effleuraient-ils le cœur et les pensées comme une ombre, sans qu’on pût les saisir, ni les regarder, ni les palper ?
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PenelopePenelope   23 avril 2009
Imperceptiblement, la conversation avait entrainé la pensée de chacun loin de cette soirée, de ce jardin, vers un passe proche ou au contraire très lointain, comme si quelqu'un avait déjà fermement promis d'accomplir, d'un geste de prestidigitateur, le caprice de chacun, et que maintenant le problème consistait dans un choix, difficile parce que tout le monde avait peur d'y perdre, les femmes en particulier.
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Francesco19Francesco19   01 octobre 2017
Sur la table il restait des verres. Doucement, la lumière verte du ciel crépusculaire transformait les visages des personnes assises qui se voilaient d'ombre. On parlait de la guerre, de ses présages.
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Videos de Nina Berberova (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nina Berberova
Séparation, Nina Berberova lu par Odile HOW SHING KOY
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