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ISBN : 2070134369
Éditeur : Gallimard (30/11/-1)

Note moyenne : 3.1/5 (sur 24 notes)
Résumé :
Benjamin et Céline, parents d'une petite fille depuis peu, s'installent dans une maison du Mans. Benjamin s'aperçoit qu'une des pièces fontionne comme une machine à remonter le temps. Au fur et à mesure, il augmente la fréquence de ses voyages temporels dans cette machine, afin d'échapper aux disputes avec Céline et à l'atmosphère pesante du quartier.
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Aucafelitterairedeceline
  06 août 2012
Je me suis demandé : comment l'auteur va-t-il réussir à introduire cette chambre à remonter le temps dans un récit qui semble centré sur le vie du couple Berton ? Et bien c'est une réussite. Ce livre m'a totalement plu.
Il faut noter que le narrateur porte le nom de Benjamin Berton. Ce roman est une autofiction, un récit dont l'auteur est le narrateur et le personnage principal, mais qui se réclame malgré tout de la fiction. Il est d'ailleurs difficile de mettre une étiquette sur ce livre qui oscille entre la réalité et le fantastique. C'est donc la vie de Benjamn Berton et de son épouse Céline que nous suivons. Ce couple de trentenaire vit au Mans depuis quelques années et vient d'acheter une maison pour l'arrivée de leur premier enfant. Elle travaille au Mans, tandis que lui prend le train tous les jours pour Paris. le Mans est décrit comme une ville triste, morne un peu comme la vie de ce couple. le couple Benjamin-Céline semble se disloquer, leur rapport se dégradant sans cesse. Lui songe à partir, mais n'en a pas le courage préférant par exemple pousser à bout sa compagne en espérant qu'elle franchisse le pas.
Et là vous vous dites, mais qu'en est-il de cette fameuse chambre ? le mystère est introduit lors de la visite de la maison par le couple. La chambre étant condamné pour une mystérieuse raison qui aurait peut-être un rapport avec leur fils décédé, cela éveille la méfiance de Céline, mais finalement cela ne les empêche pas d'acheter la maison. Cette chambre, dite la "chambre du milieu", devient un bureau, un bureau dans lequel notre narrateur trouve refuge et s'endort, délaissant le lit conjugal. La première nuit passé là-bas le trouble. Il s'endort un vendredi soir et lorsqu'il se réveille, c'est dimanche et il a totalement oublié ce qu'il s'est passé entre-temps. A ce moment-là, il croit "perdre la boule". La deuxième fois, cela lui permet d'éviter de fire face aux conséquences d'une dispute. C'est le début d'une série d'expérimentations où il multiplie les sauts dans le futur et de rares fois dans la passé. Son quotidien est si banale et répétitif, que son absence ne lui pose pas de véritable souci. le plus étrange est qu'un double, un "ectoplasme" semble tenir son rôle durant le temps qu'il passe dans cette chambre.
Pour conclure, dans ce roman il y a d'un côté un regard sur le quotidien d'un couple confronté à des problématiques communes à tout le monde (enfant, maison, rites de la vie en communauté, etc), il y a aussi l'histoire de la vie de couple avec ces hauts et ces bas, surtout des bas, l'accent est tout de même mis sur l'homme et la façon dont il vit le quotidien. Et enfin le côté fantastique de l'histoire avec cette mystérieuse chambre, qui lui sert sert d"échappatoire.
Les petits plus de ce roman : l'écriture et le ton donné au récit ; les références littéraires venant toujours appuyé une idée, un avis (que l'on peut imputer à l'auteur et non au personnage) etc...
Lien : http://aucafelitterairedecel..
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pilyen
  27 octobre 2011
Une littérature peu aimable mais à découvrir pour le vrai talent d'écrivain de Benjamin Berton.Voilà un roman que je n'avais pas envie de lire à cause de son titre, un peu trop fantastique à mon goût (je n'adhère pas du tout au genre), mais le résumé mis en ligne sur le site de l'éditeur Gallimard, laissait présager autre chose qu'une évocation de l'univers de Welles. Détail intéressant, l'action se situe dans ma ville et qui plus est, dans mon quartier.
L'histoire est banale. Un couple de trentenaire, gentiment bobo, s'installe pour des raisons de commodité dans une petite maison tranquille au Mans. L'ennui s'installe progressivement dans la vie de ce couple malgré l'arrivée d'une petite fille. le narrateur, voulant mettre un peu de piment dans son quotidien, se joint à un groupe de voisins qui zonent la nuit pour protéger leur quartier du vandalisme.
Et la chambre du titre me direz-vous? Elle existe bien sûr car notre héros va s'en servir pour voyager dans un futur ou un passé proche notamment pour assouvir un petit fantasme extra conjugal.
Au final, j'ai beaucoup apprécié la description de la vie de ces trentenaires. Benjamin Berton n'est pas un écrivain aimable, il parle sans fard, sans concession, avec la précision d'un entomologiste, montrant du doigt les vilaines petites choses, les rancoeurs. Son héros, qui est loin d'en être un, n'est pas vraiment sympathique, tout à tour méprisant, lâche, misanthrope, il se débat dans un quotidien qu'il exècre de plus en plus. Mais, malgré tout, on le suit dans son parcours grâce à une très belle écriture, car, ici, on a affaire à un vrai écrivain. On est très loin de Mme Pancol, plus près de Michel Houellebecq.
La lecture de ce livre est hautement recommandée pour la pertinence et l'acuité de ce portrait de la vie dans ce début de 21ème siècle.
Et la chambre du titre me redemandez-vous? Heureusement pour moi, elle n'occupe que le quart de l'action, donnant un petit côté fantastique pas vraiment désagréable dans cet univers si étriqué mais qui, à mon avis, n'est pas la partie la plus réussie.
La suite sur le blog ci-dessous:
Lien : http://sansconnivence.blogsp..
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Ann34
  09 juillet 2018
Roman qui donne l'impression d'une mise en scène à huis clos. Pour autant, je ne me suis pas sentie transportée dans cette chambre et, encore moins, dans cette maison. Je n'ai pas éprouvé l'ambiance particulière qui aurait pu s'en dégager. J'ai plutôt eu le sentiment d'être plongée dans l'obscurité, et quelquefois, le trou noir. Je n'ai pas réussi, non plus, à imaginer les personnages. Tels qu'ils sont décrits, ils paraissent classiques et sans attrait. En même temps, l'ennuyeuse réalité de l'existence qui défile sous nos yeux, paraît opaque et sans contours précis. Je ressors de ce livre comme d'une sorte de rêve éveillé. Tout est dans la sensation et, finalement, assez particulier comme révélation. Belle performance, au final... Ann
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Pomfresh
  26 novembre 2011
Je finis par rédiger mon avis sur ce livre avant même de l'avoir fini, car je ne suis pas sûre d'en achever la lecture.
Un prologue très promettant, aux accents de Barjavel, en accord avec le titre… Mais ensuite, on voit bien que l'auteur avait envie d'écrire un livre, mais rien à raconter.
Sa vie ordinaire dans une ville qu'il n'aime pas, avec une femme peu attachante. Au bout de 140 pages, rien de nouveau et toujours aucun intérêt. Je veux bien être patiente, mais là, ça fait long…
Si je l'achève (à tous les sens du terme), je complèterai ma chronique…
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Elvira
  09 janvier 2012
Je ressors assez déçue de la lecture de ce roman, que j'ai failli abandonner plusieurs fois. le titre et le début sont pourtant mystérieux et donne vraiment envie d'en savoir plus sur la chambre, sur ce qui a amené la situation décrite dans le prologue. le style d'écriture est simple, sans lourdeurs ni longueurs, et souvent humoristique. L'auteur décrit de manière très vraie et très crue, sans détours et sans concessions, notre société moderne. L'analyse proposée par le roman prend pour sujet l'ennui dans la vie quotidienne et au sein du couple, en marquant les différentes étapes qu'il peut traverser.
Mais petit à petit, les attentes du lecteur sont déçues : la chambre et ses mystères n'occupent finalement que très peu de place, on ne fait que suivre la vie banale du personnage principal. On le prend par ailleurs très vite en grippe et on se met à le mépriser et à le trouver vraiment inutile, de plus en plus lâche ; puis on finit par le haïr.
La fin du roman m'a également laissée perplexe, je m'attendais à autre chose.
Lien : http://metamorphoses-de-psyc..
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critiques presse (1)
Lexpress   10 octobre 2011
Benjamin Berton […] compose une histoire atypique, où le réalisme le plus quotidien se trouve soudain confronté au fantastique. La chambre à remonter le temps vaut ainsi pour cette manière habile de combiner les genres littéraires, de l'autofiction à la chronique sociale houellebecquienne en passant par la littérature "pop".
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
mandarine43mandarine43   29 août 2011
D'après mes calculs et mes précédents séjours dans la chambre, trois semaines devraient suffire pour nous emmener à une autre époque. Il est tout à fait probable, compte tenu des dispositions que j'ai prises (nous sommes entrés dans la pièce vers 19h30), que nous atterrissions, après 20 jours, dans un futur assez éloigné de notre point de départ. La fourchette pourrait aller de 200 à 1 000 ans. C'est d'une imprécision affolante […]. Si l'air est respirable (le contraire affecterait mes plans), nous ne serons que trois dans notre genre et forcés à revenir les uns vers les autres. Ana aura sa chance. À son âge, et quel que soit notre point d'arrivée, elle fera sensation et saura s'adapter. Céline et moi démarrerons une nouvelle vie. Je ne prétends pas que notre amour pourra renaître. Ce ne serait pas réaliste. Je veux bien parier que nous saurons nous pardonner et passer sur nombre de choses. Revivre ensemble. Se confier l'un à l'autre. Être proches. Je ne vois pas beaucoup plus loin.
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GwordiaGwordia   06 juillet 2011
Je séchai le travail les jours suivants. (...) Ma démarche était hasardeuse en ce temps où le gouvernement tentait de remettre utilement le monde au travail et de durcir la politique de lutte contre les arrêts de complaisance. Les Français étaient des fainéants invétérés mais semblaient, comme moi, avoir perdu la tête ces derniers temps. Ils avaient plébiscités un gouvernement droitier qui avait augmenté la durée du travail et n'avait que le mot "efficacité" à la bouche. Nicolas Sarkozy avait été élu haut la main alors que la majorité de mes concitoyens ne rêvaient que de rester chez eux à ne rien faire, de travailler dans l'administration, lambiner au bureau, partir en retraite à 55 ans ou quitter à 16 heures pour profiter du jardin et des enfants. Nous sommes une nation paradoxale qui aime parfois se penser le contraire de ce qu'elle est. Cela m'arrivait à moi aussi. J'aimais croire que j'étais un être d'exception, que j'avais au fond de moi un potentiel (de quoi ?) inexploité et qui un jour irradierait ma propre vie et mes contemporains. En attendant qu'il se révèle à moi, cela ne m'empêchait pas d'agir médiocrement, tout en conservant une excellente image de moi, comme posée en promesse sur la table.
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julienraynaudjulienraynaud   10 juillet 2015
Les banquiers auraient prêté aisément, à cette époque, 100 000 euros à un chien qui se serait engagé à rembourser en croquettes sur quatre-vingts ans.
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luocineluocine   16 décembre 2011
Je trouvais ça plutôt a musant au début de vivre avec quelqu’un et puis ça m’est passé. Je ne me rendais pas compte mais maintenant que c’est terminé, j’ai l’impression qu’elle m’a presque rendu service. Je remets des slips et n’en change que tous les trois jours.
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ElviraElvira   09 janvier 2012
Cela n’avait guère d’importance tant notre vie était morne. Si je m’endormais un lundi et me réveillais le jeudi, je pouvais en un éclair reconstituer le souvenir du mardi et du mercredi perdus. Les jours étaient les jours, les semaines les semaines. Il me vint à l’esprit que c’était la véritable nature de notre vie, le cœur même de notre civilisation basée sur le travail et la vie domestique : la désintégration de l’axe temporel, la mort du temps linéaire. L’ennui était tel que tout se ressemblait. Nous revivions sans cesse les mêmes situations, les mêmes réveils, les mêmes cauchemars professionnels, les mêmes engueulades, les mêmes divertissements. Que le temps s’écoule vers l’avant, qu’il régresse ou qu’il se répète à l’infini ne changeait finalement pas grand-chose.
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