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EAN : 9782070377237
224 pages
Gallimard (02/04/1986)
3.49/5   37 notes
Résumé :
L'ingénieur-chef Sorbier, spécialisé dans les recherches atomiques, est tué dans son bureau, d'un coup de revolver. Entendant la détonation, deux de ses collègues se précipitent dans la pièce, dont un troisième témoin sur-veille l'unique issue. Toute fuite est matériellement impossible, et pourtant non seulement l'assassin réussit à disparaître, mais encore à emporter un volumineux et pesant tube d'uranium dont l'ouverture risque de provoquer une catastrophe épouvan... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
beauscoop
  02 août 2019
Roman noir et roman du genre énigme en chambre close comme le mystère de la chambre jaune de Gaston Leroux et du précurseur Edgar Poe avec Double assassinat dans la rue Morgue. La construction de l'énigme est bien travaillée et il faut attendre à la fin du dénouement pour comprendre la machination.
Commenter  J’apprécie          200
Pat0212
  09 mai 2018
Lorsque les ingénieurs reviennent à leur bureau après la pause de midi, ils entendent leur chef appeler au secours, un coup de feu est tiré. Roger Belliard et son collègue Renardeau montent les escaliers quatre à quatre, mais arrivent trop tard : Sorbier est mort et son assassin s'est volatilisé. Les ingénieurs appellent leur patron et tout ce beau monde retourne le bureau de Sorbier dans tous les sens avant d'appeler la police. le commissaire Mareuil, ami de longue date de Roger mène l'enquête. Personne ne comprend comment l'assassin a pu se volatiliser ainsi, on procède à plusieurs reconstitutions en vain.
Sorbier et ses collègues travaillent à l'amélioration des combustibles nucléaires et la piste de l'espionnage est tout de suite privilégiée surtout qu'on a volé un prototype. On essaie de tenir la presse à l'écart pour éviter la panique. Mareuil soupçonne le chauffeur de Sorbier, licencié quelques jours auparavant. Il emmène son ami Roger pour filer ce chauffeur. Ce dernier se fait tirer dessus dans des circonstances tout aussi extraordinaires que Sorbier. Mareuil et Roger sont sur place, mais l'assassin arrive de nouveau à s'évaporer.
Tout au long de ce court roman, Mareuil est confronté à un assassin qui semble doté de pouvoirs surnaturels. le commissaire est envoyé en vacances par son chef qui le croit surmené et au bord du burn-out, il est la risée de ses collègues. Il parviendra toutefois à résoudre l'énigme dans un dénouement bien étonnant que je n'avais pas du tout vu venir.
C'est un roman à énigme, basé sur la déduction et l'observation. Les auteurs arrivent à nous surprendre. Je ne sais comment le roman fut reçu en 1956 à sa sortie, mais il a très mal vieilli. Tout est très daté et le lecteur de polars contemporains a envie de secouer le commissaire. Même si nous sommes conditionnés par des séries tel que Les experts, je doute que la police de l'époque ait pu être si peu professionnelle et les témoins si peu avisés que ce que l'on lit. Avant d'appeler la police, les ingénieurs et leur patron retournent tout dans le bureau du mort, ils explorent l'usine à la recherche de l'assassin sans aucun souci de salir la scène de crime et comme ils ne trouvent rien, ils appellent la police. le commissaire ne se formalise d'ailleurs pas et quelque jours plus tard, il invite son ami Roger à lui tenir compagnie lors d'une filature et d'une planque, bonjour le professionnalisme. le texte est plein de références à la résistance et on sent une grande nostalgie de cette époque vue comme héroïque.
Une grande partie du roman se passe dans la tête de Mareuil, qui essaie désespérément de comprendre ce mystère, il y a quelques rebondissements, mais rien de bien palpitant. J'avais lu ces auteurs avec plaisir il y a de nombreuses années quand j'étais adolescente. Je n'ai pas retrouvé cette satisfaction, mais plutôt un certain ennui et surtout l'impression de lire un livre qui date de très très longtemps. Je trouve qu'en comparaison les univers de Simenon ou d'Agatha Christie ont bien mieux supporté le passage des ans. Il faut dire que le polar contemporain est passé par là depuis et que Boileau et Narcejac ne font vraiment plus le poids face Nesbo, Delplanque et autres Connolly.
Heureusement que ce livre est court et vite lu, je n'aurais pas aimé qu'un polar si peu prenant dure six cent pages ! mais deux cent, c'est très supportable.

Lien : https://patpolar48361071.wor..
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collectifpolar
  31 mars 2021
Un ingénieur spécialisé dans la recherche atomique est mort et son prototype a disparu. le commissaire Mareuil doit retrouver ce tube d'uranium pesant 20 kg et un meurtrier qui n'apparaît sur aucune des caméras surveillant le laboratoire.
Qui est donc cet assassin qui a tué ingénieur chef Sorbiers un des plus grands spécialistes de la question atomique ? Il n'a pas fait dans la dentelle puisqu'il a aussi assassiné madame Sorbier et son chauffeur. Mais pourquoi n'arrive ton pas à mettre la main dessus il semblerait qu'il est toujours un coup d'avance. Et ça exaspère le commissaire Mareuil. Lui qui doit résoudre 4 énigmes en chambre close en même temps qu'il doit rechercher un tube d'uranium dans l'ouverture provoquerait une catastrophe épouvantable.
Dans cette intrigue bien menée les auteurs donne à notre assassin 80 secondes d'avance, 80 secondes dont il peut disposer pour disparaître à loisir. Mareuil c'est qu'il n'a pas affaire à un extraterrestre. Aussi va-t-il devoir faire preuve d'intelligence et d'originalité pour classer cette affaire. Comme l'art habitude 2 auteurs géniaux s'amuse avec cette énigmes huis clos. Comme à leur habitude nos maîtres du roman policier français apportent une petite pointe de fantastique à cette enquête qui reste malgré tout très classique. Mais…C'est fort bien construit et ça marche à tous les coups.

Lien : https://collectifpolar.com/
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Saintlaurentdupont
  07 août 2022
Quand la solution d'une enigme policière n'est pas trouvée par le hero de ce roman, Mareuil l'enquêteur, demandez au lecteur (moi)...
J'ai eu rapidement des doutes sur le coupable.
En effet, sur la scène d'un des crimes, il n'y avait que deux personnes... Dont l'une était le policier, Mareuil !
Alors, soit le criminel etait un "fantôme", soit les soupçons devaient se porter sur une personne insoupçonnable...
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faby1
  12 avril 2014
Un ingénieur qui travaille dans le domaine du nucléaire est tué, dans son bureau. Oui mais, voilà, d'une part, trois témoins ont entendu le coup de feu, se sont précipités, et ont trouvé le bureau vide de tout agresseur. Il n'a pas pu passer par la porte, mais par la fenêtre non plus. Et, d'autre part, il a volé un tube d'uranium enrichi de 20kg, un truc à vous rayer la moitié de Paris de la carte s'il est manipulé de manière hasardeuse...
Un très bon mystère en chambre close, bien écrit, avec de nombreux rebondissements et que je recommande chaudement.
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
collectifpolarcollectifpolar   31 mars 2021
« Pas un endroit où se dissimuler, reprend Renardeau. Ni dans votre bureau, ni ici… »
D’un geste, il désigne, autour d’eux, les murs ripolinés, le mobilier réduit à l’essentiel. Il se rappelle une phrase de Sorbier : « Tout doit être fonctionnel ! » Il adorait ce mot… Non, personne n’est sorti. Pas d’autres issues que les fenêtres ouvertes de la façade nord. Et Legivre était dans la cour.
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collectifpolarcollectifpolar   31 mars 2021
Renardeau arrêta sa Dauphine derrière la Simca de Belliard.
« Comment la trouvez-vous ? » cria-t-il.
Belliard claqua la portière de sa voiture, hocha la tête.
« Compliments, mon vieux… Elle a vraiment de l’allure.
— J’ai hésité longtemps, dit Renardeau. Je trouve que le noir est plus chic. Surtout avec les flancs blancs. Ma femme aurait assez aimé la teinte bordeaux, mais c’est un peu excentrique. »
Il mouilla son doigt de salive et effaça une tache, sur le pare-brise, puis regarda la ruelle, écrasée de soleil.
« Avouez, grommela-t-il, qu’on pourrait avoir un garage dans l’usine. Un soleil comme ça, c’est mortel pour les peintures…
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collectifpolarcollectifpolar   31 mars 2021
« C’est vous, Cassan ? … Bon… Vous êtes seul ? … Très bien… Sorbier vient d’être tué… Oui, je dis bien, assassiné… Écoutez-moi, car ce n’est pas tout. Le tube a été volé… Vous allez immédiatement alerter le service d’ordre. Passez au crible le personnel… Heure d’entrée, notamment. Comptez tout le monde… Faites la liste des manquants… Interrogez Ballu… Qu’on fouille partout… Le type pourrait être caché… Qu’on tire à vue sur tout individu étranger à l’usine… je prends tout sur moi… Quand je dis : à vue, vous me comprenez. Si le type a une allure suspecte… Du doigté, hein ! De la discrétion. Pas de panique. »
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collectifpolarcollectifpolar   31 mars 2021
Dans le bureau de Sorbier, aucun bruit. Les deux ingénieurs traversent la pièce. La moquette étouffe leurs pas. Presque craintivement, Renardeau se penche par-dessus le corps, jette un coup d’œil.
« Il n’y a personne », dit-il d’un air stupide.
Il enjambe Sorbier, se risque dans le bureau, tandis que Belliard s’agenouille près de son chef. Renardeau se précipite vers la fenêtre. En bas, Legivre, déséquilibré sur son pilon, le cou tendu, attend.
« Vous n’avez vu personne ? jette Renardeau.
— Personne. »
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collectifpolarcollectifpolar   31 mars 2021
Il entra dans la salle des dessinateurs sur les talons de Renardeau. L’immense pièce, éclairée par une série de larges baies, était vide, tous ses pupitres alignés, des blouses blanches pendant aux portemanteaux. L’escalier conduisant au premier s’amorçait au fond. Renardeau, plus corpulent que Belliard, se laissa dépasser, déjà essoufflé.
« Attention ! lança-t-il, le type est armé ! »
Et la phrase retentissait dans la tête de Belliard, tandis qu’il courait. « Le type est armé… Le type est armé… »
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1960. Meurtre en 45 tours, film français réalisé par Étienne Périer, d'après le roman À cœur perdu, avec Danielle Darrieux, Jean Servais et Michel Auclair.
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