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ISBN : 2226188487
Éditeur : Albin Michel (28/08/2008)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 19 notes)
Résumé :
Plus fort que les Beatles, plus haut que les Stones. La décennie 70 est celle de Led Zep, dont le groupe anglais est l’exact marqueur : entre 1968 et 1980, deux musiciens de studio aguerris, deux amateurs d’à peine vingt ans et un producteur ancien catcheur dynamitent les canons de la pop music tout en brisant les derniers tabous d’une société déjà sens dessus dessous – sexe, drogue, alcool. Douze années, neuf albums, et le mystère à percer : que s’est-il joué alors... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (3) Ajouter une critique
marjojo95
10 mars 2016
Une biographie de groupe géniale, passionnante. Au début, j'ai été un peu effrayée par le style particulier de l'auteur, mais qui a finalement une vraie plume élégante qui nous conquiert ; un vrai plus, selon moi, dans ce registre des biographies musicales où les auteurs sont bien souvent d'illisibles tâcherons maladroits.
C'est vraiment bien vu de ne pas procéder par ordre chronologique mais par interludes. le portrait est dressé petit à petit, par touches impressionnistes et impressionnantes. On sent l'amour sincère de l'auteur pour le groupe, son respect, ses partis pris aussi. Il les rend attachants, ne cherche pas forcément la vérité absolue mais pose sur eux un regard à la fois honnête et amoureux. C'est une biographie par un fan, avant tout.
Il faut dire que la matière est d'une richesse incroyable : c'est un groupe fascinant par sa façon de travailler, par ses influences et ses évolutions. Et François Bon les repose dans un contexte : celui de tous ces groupes des années 1960 à géométrie variable, tous profondément marqués par le blues, chose que j'ignorais et qui pourtant est une évidence absolue à l'écoute de n'importe lequel des quatre albums éponymes de Led Zep.
L'approche technique sur la musique, les instruments et le jeu est également passionnante, même pour une néophyte (un peu éclairée) comme moi.
C'est bien simple, ce livre donne envie de tout écouter et tout voir de Led Zep.
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windigo
06 janvier 2017
Autant Elvis a inventé le rock, autant Led Zeppelin a inventé le style mouvementé de la vie en tournée. C'est sexe, drogue et rock'n'roll de manière exagéré. Et pourtant, ce groupe a su exploiter le son brute du blues et du rock, inventant du même coup le hard rock.
Les quatre musiciens de Led Zeppelin ont travaillés d'arrache-pied pour leurs albums qui furent publiés entre 1968 et 1979. Puis, survint la mort du batteur du groupe, John Bohnam en 1980, ce qui met un terme à douze ans de cette vie trépidante.
Cette biographie, j'ai mis une semaine à en venir à bout, mais je suis heureux de l'avoir terminé. Ce groupe, je vais plus que l'admirer.
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kristov1
08 février 2011
Le plus grand groupe de l'histoire du rock sous la plume d'une des plus grands critiques de rock.
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Citations & extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
windigowindigo05 janvier 2017
La maison de disque retarde, voudrait qu'on porte au moins, sur la pochette, la mention Led Zeppelin.
Page ne cède pas, et le disque paraît le 8 novembre 1971. En lieu et place des noms, une suite de quatre symboles ésotériques.
Est-ce qu'à force de lire et collectionner Aleister Crowley, de se vêtir de se ses robes cultuelles, d'habiter ses meubles et ses maisons, Page a imaginé que sa musique participait aussi de ces rites obscurs? C'est lui qui a demandé à chacun des musiciens de figurer sur le disque par ces signes ésotériques, ainsi les trois cercles maintenant dessinés sur la grosse caisse de Bohnam. Et pour lui ce mystérieux graphisme, que lui seul saurait expliquer, deux cercles juxtaposés reliés d'une barre fine, enserrés d'un éclair et séparés d'une sinuosité qui rappelle l'éclipse du violon: Page répond sérieusement ces mois-ci que, lorsqu'il ne joue pas de guitare, il étudie la magie (même si, apparemment, il s'en tient à celle du douteux Crowley): c'est la pleine époque de Carlos Castaneda, que Jimmy Page pourtant n'a pas rencontré (le Mexique ne sera jamais sur sa route).
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windigowindigo30 décembre 2016
Sous l'enseigne Led Zeppelin, d'étranges et douteuses pratiques allant, se racontait-on, jusqu'à la magie noire: on ne joue pas si vite sans pacte avec l'enfer, est-ce que Robert Johnson n'avait pas le premier vendu son âme au diable? Est-ce qu'on n'entend pas vaguement Satan, Satan en passant lentement les paroles de Stairway To Heaven à l'envers? Et les petites feuilles spécialisées se recopiaient très sérieusement les unes les autres pour s'intéroger sur Jimmy Page mage par héritage, ressuscitant la figure d'Aleister Crowley, quand bien même nous n'aurions jamais entendu parler sinon d'Aleister Crowley.Mais ce n'était pas cela, drogue, diable et orgies, qui nous liait à leur musique: quadruple obsession jointe, sur fond de batterie et guitare comme jamais on n'avait entendu de batterie et guitare.
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windigowindigo02 janvier 2017
On ne s'invente pas en Jimmy Page ou Eric Clapton d'un coup de baguette magique, on ne naît pas tout armé. Peut-être que, tout seuls, aucun des deux n'y serait arrivé. À deux, les énergies sont démultipliées. Et, au Marquee deuxième vague, ce sont ces deux-là maintenant qui se retrouvent au premier rang des guitaristes héritiers, ceux qui ont payé le seul prix d'entrée qui vaille: la rigueur du blues. Dans le salon-caverne de la maison d'Epsom, où Page et Clapton invitent leurs copains de Londres, on écoute ces disques d'import qu'on est les seuls à posséder, et par où ressuscitent les voix que l'Amérique a délaissées. C'est à qui exhumera le plus singulier. Clapton et Page partageant par exemple, et prétendant être les deux seuls à connaître, les difficiles solos de Matthew Murphy, le guitariste de Memphis Slim, comme ils sont les premiers à jouer au Marquee avec l'obscur Puppa Hop.
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windigowindigo02 janvier 2017
Dans la version de Richard Cole, l'histoire du prostitué s'explique par l'euphorie de l'alcool ou de la cocaïne. Mais une cigarette mal éteinte a mis le feu au lit d'hôtel: évacuation, tout le monde sur le trottoir, journaliste de service, et voilà le gros poisson dans la nasse: un Led Zeppelin sous les flashs, le respectable père de famille préférera la rançon à l'ébruitement. Richard Cole croit arranger les choses en disant que John Paul Jones ne s'était pas aperçu qu'il avait affaire à un travesti, que le feu résultait de l'altercation entre le musicien et le prostitué, suite à la découverte que... John Paul Jones, lui, a tiré le mieux qu'il a pu le rideau sur sa vie en tournée, le plus discrètement possible, à l'écart de ses copains.
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windigowindigo02 janvier 2017
Il y a aussi cette histoire du travesti surpris avec lui, à La Nouvelle-Orléans, même si, dans la légende, décidément bien approximative, c'est à Bonzo qu'on attribuera le scandale. Mais il est vrai qu'il traîne tant d'histoires sur eux, parfois jusqu'à l'invraisemblable. Page dira seulement, mais il a l'art d'enrober ce qui gêne, que, lors des tournées dans ces villes du Sud, le groupe préférait finir ses soirées danss des cabarets homosexuels parce que la musique y était meilleure, et que, surtout, personne ne les embêtait sur leurs cheveux longs ou leur façon de s'habiller.
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Videos de François Bon (33) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de François Bon
François Bon - L'incendie du Hilton .Le 22 novembre 2008, en pleine nuit, alerte incendie au Hilton Montréal. Quinze étages plus bas, sur trois niveaux souterrains, le Salon du livre. Les écrivains logés là, les footballeurs professionnels de la Gray Cup sont parmi les 800 personnes évacuées dans les couloirs du métro, une patinoire vide et le Tim Hortons, le bar de la gare centrale. Soudain la ville et ses buildings vus à l'envers, depuis les coulisses. Et tous ces livres dans le sous-sol vide. Construire les quatre heures d'un récit qui se tiendrait au plus près des quatre heures à errer dans la nuit, de 1h50 à 5h50 exactement, entre rencontres réelles ou rêvées, et l'idée renversée de la ville. Un incendie dans le livre ?Après Daewoo (2004), voici le grand retour de François Bon au roman.
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