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ISBN : 2266071815
Éditeur : Pocket (10/04/1997)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 17 notes)
Résumé :
" Ce soir, il fera jour ", c'est ce que se disent les mineurs, lorsque, à l'aube, les bennes les entraînent dans la nuit à six cents mètres sous terre ; c'est ce que leur cœur crie, les jours de catastrophe : éboulement ou coup de grisou.

On est à Saint-Etienne, en 1933-1934, dans cette ville industrieuse qui bat au rythme de la mine et de Manufrance, ses sources de vie.

Entre les puits et les crassiers, sous les fumées, tout est gris.... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
ggrosjean
  02 mai 2014
Certes, d'après moi, ce roman mérite un prix : je lui accorde bien volontiers le Premier Prix de l'Invraisemblable ! Dans une autre critique, on peut lire qu'il y a du Zola dans Bordes. Pauvre Zola, il a dû se retourner dans sa tombe ! Il y a 2 points communs :
- la mine, mais ici, en dehors du titre bien accrocheur sur ce thème, les chapitres concernant la mine ne sont vraiment pas majoritaires
- une galerie de portraits, qu'on retrouve dans Zola, c'est vrai, mais savoir animer une galerie de portraits, ça demande du talent ! Ici par exemple, on abandonne, à la fin d'un chapitre, le fils aîné, Henri, emmuré à 650 m de fond, par un éboulement dès ses débuts à la mine ( c'est tellement normal, c'est ce qui devait arriver à tous les jeunes mineurs, n'est-ce pas ! ) pour passer à un chapitre sur le jeune Marceau, chapitre qui se termine par "il ne savait pas ce qui l'attendait" ( il faut bien tenter par tous les moyens de maintenir le lecteur en haleine ) et à ce moment-là seulement, on lit le sauvetage du mineur Henri ! Quant à "ce qui attendait" Marceau, on n'apprendra que plusieurs chapitres après, ce qui l'attendait pourtant le jour-même, et, franchement, il n'y avait pas de quoi casser 3 pattes à un canard, cette expression nous ramenant aussi à la campagne !
J'ai eu déjà l'occasion de dénoncer, sur BABELIO, un certain nombre de ces romans où l'auteur veut nous faire vivre la réalité du vécu de nos proches parents, avec des descriptions, on ne peut, plus précises. Ici, c'est la ville de Saint Etienne, qu'on doit connaître, après cette lecture, encore mieux qu'en allant la visiter, oui mais voilà, des descriptions, c'est à la portée de presque tout le monde, mais de là à avoir le talent pour bâtir autour, un roman qui tienne la route, là ça devient plus difficile !
Quand j'ai constaté que la mine n'était vraiment pas prioritaire dans ce roman, je me suis demandé, alors, pourquoi ce titre ? J'espérais que, au moins, cette expression des mineurs serait employée là comme une image : le soir à venir, donc la suite, en l'occurrence, la suite de la vie après la fin du roman pour chacun des personnages, deviendrait plus lumineuse, que la noirceur ( comme le charbon ) dans laquelle les plonge l'auteur au cours de son roman. Ö déception ! Non franchement, on ne va pas décrire la fin, mais ça n'est vraiment pas le cas ! Je ne vois donc qu'une seule justification à ce titre : que chacun fasse comme moi, lise ce livre, parce que le thème de la mine intéresse !
Bien sûr, la mine, c'est l'occasion d'aligner des drames qui sont bien connus. En moins d'un an que dure le roman, on assiste à un éboulement, un coup de grisou, suivi d'une émanation d'oxyde de carbone. Bien sûr, c'est plus facile d'insérer dans un roman, des drames survenus à la mine, plutôt qu'à Manufrance ! Oui mais voilà, l'émanation d'oxyde de carbone, elle se produit pendant le sauvetage d'une victime du coup de grisou ! Ainsi donc, cet oxyde de carbone, capable de tuer un homme en quelques minutes, aurait tué tous les sauveteurs s'ils n'avaient pas pris immédiatement toutes les dispositions, en ne revenant qu'après la ventilation du puits, mais... n'a pas tué le mineur blessé, qui restait à sauver ! Décidément, les choses se passent de façon bizarre, dans la mine façon Bordes ! Sa motivation devait être plutôt, de retarder d'une page ou 2, le sauvetage de ce mineur, croyant maintenir un peu plus longtemps le lecteur en haleine "ah, vont-ils le sauver ?" Pas de chance, l'effet est complètement raté !
Quant à "l'intrigue" que, par ailleurs, on nous dit vraisemblable, j'attends qu'on me présente des faits similaires dans la vie ! Pour un livre qui veut coller à la réalité ! A la fin, l'auteur donne la liste des personnes qu'il remercie pour leur aide. Gageons que, parmi eux, il n'y avait pas de neurologue ! J'attends qu'on m'explique comment cet homme, le héros dont on parle toujours et qu'on ne voit jamais, bon passementier reconnu pour son travail, bon époux et bon père, peut, 15 ans après la guerre, subitement à la première page du livre, se comporter comme l'auteur nous débute son récit, en ne nous amenant son explication vraiment très personnelle, qu'à l'avant-dernier chapitre seulement, avec de curieuses conséquences d'une amnésie, des pertes ou des retours de mémoire, juste nécessaires pour bâtir son roman !
Bien sûr, il fallait que, en cours de route, le lecteur sache que "l'intrigue" allait venir, alors on apprend que le Cousin Jean savait la "vérité" selon Gilbert Bordes, que Marceau aurait croisé ce père, et tout ça devrait faire un bon roman. Et bien, non, ça ne suffit pas, il aurait fallu le talent en plus !
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BVIALLET
  10 avril 2012
Voici une histoire qui a pour toile de fond une mine de charbon de la région de Saint-Etienne dans les années 30 . L'auteur nous décrit , en ne tombant pas dans le misérabilisme , la dureté de la vie pour les petites gens , les humbles . le héros revient de la guerre de 14 avec un éclat d'obus dans la tête ce qui l'a rendu plus ou moins amnésique . Avec sa femme et ses quatre enfants , ils survivent en faisant de la passementerie à domicile . Malheureusement , le père disparait . La mère n'arrive plus à faire tourner toute seule son petit atelier familial . Elle est obligée de quitter la colline du Pilat et une vie encore rurale pour descendre sur le carreau de la mine . Elle travaille au triage du minerai . le fils aîné devient mineur , le plus jeune travaille avec son oncle sur les marché , la fille aîné devient dame de compagnie . Seule la cadette poursuivra des études pour devenir institutrice . Leur vie est ponctuée par tous les drames de la mine : effondrement de galeries , explosions , coups de grisou . La misère est partout , la tristesse aussi .
Les péripéties et rebondissements sont nombreux et passionnants , l'intrigue compliquée mais vraisemblable . le style est agréable et très facile à lire .
Le malheur de cette première guerre mondiale avec ses conséquences à court et long terme pour le petit peuple est fort bien montré de même que le terrible tribut que prélève la mine , sorte de noir Moloch qui sacrifie les hommes tout au long du récit .
Finalement , un bon roman qui laisse une forte impression , une sorte de nostalgie de la vie à la campagne avant 14 , un bonheur laborieux qui n'a été que passager . La mine et la vie urbaine et industrielle ont tout saccagé , dans le bruit , la poussière et la saleté . Il y a du Zola chez Bordes ...
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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kikou114
  28 octobre 2011
J'ai adoré ce roman comme tous les romans que j'ai pu lire de cet auteur. Dans le même style de l'auteur Marie-Paule ARMAND "La poussière des corons".
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne   08 juin 2013
Le village sombrait dans son silence nocturne. Les lampadaires de Saint-Étienne scintillaient à travers la brume comme des étoiles posées sur les collines. Là-bas, il n'y avait pas d'aubes lumineuses. La grisaille ne se dissipait que quelques instants après les averses et les orages d'été. Alors, le ciel apparaissait, lavé, propre, avec des nuages neufs. Au bout d'une heure ou deux, la poussière des crassiers reprenait sa place. Le jour était maudit chez les hommes du charbon, les hommes du ventre de la terre.
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Vidéo de Gilbert Bordes
Mai 1944. Jérémie, Rachel et Éloïse doivent quitter la ferme où ils se cachaient depuis plusieurs mois. La milice est à leurs trousses : ils sont juifs, et leur père est un savant dont les connaissances pourraient être capitales pour les nazis. Marguerite, une jeune boiteuse, et Paul, orphelin de fraîche date, les rejoignent avec chacun sa motivation, plus ou moins avouable. Commence alors pour les cinq fuyards une aventure dont aucun ne sortira indemne. Ils décident de suivre le cours de la Loire, avec l?espoir de rejoindre l?océan et d?embarquer pour l?Amérique. Mais les méandres sont nombreux. Et périlleux. Entre trahisons, dénonciations, fausses amitiés et bombardements, ils ne renonceront jamais à leur quête de liberté. Dix ans après Les Enfants de l?hiver, Gilbert Bordes nous fait vivre une incroyable épopée. Un grand roman d?aventures et d?initiation dans une des périodes les plus sombres de notre histoire.
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