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ISBN : 2070365727
Éditeur : Gallimard (07/05/1974)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 31 notes)
Résumé :
Nous sommes au début des années 50. Les antibiotiques ont fait leur apparition, mais la tuberculose n'est pas encore vaincue. Restent les services de phtisiologie des hôpitaux et des sanatoriums.
Alphonse Boudard, dans ce qu'il appelle son hostobiographie, raconte ses différents séjours dans les salles communes des hôpitaux parisiens et dans les sanas de l'Assistance publique. Les malades s'entassent. La promiscuité est épouvantable. On boit du gros rouge com... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
alberthenri
  16 octobre 2015
Dans ce roman, sous titré "Une hostobiographie", Alphonse Boudard revient sur son parcours de tubard, c'est à dire de tuberculeux.
Dans l'après guerre, la tuberculose tue encore, les traitements sont aléatoires: Cure de silence, suralimentation, ou de choc, chirurgie qui peut vous laisser infirme. Les médicaments efficaces arrivent à peine des états unis.
Pas de quoi rire donc, pourtant, avec sa verve faubourgienne, son humour, et sa lucidité, Boudard parvient à nous amuser de son malheur.
C'était là son grand talent; divertir avec le récit de son vécu, souvent difficile, voire dramatique, au lieu d'accuser la société, ou de s'apitoyer sur son sort, une leçon, de la part d'un auteur qui était tout sauf un donneur de leçons.
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Hardiviller
  02 juin 2015
C'est un peu argotique ce qui a son charme , ce n'est pas de bon ton , chacun le sien , ce n'est pas trop moral , mais comme disait Ferré : ce qu'il y a de gênant dans la morale , c'est que c'est toujours la morale des autres . Allez faire un tour dans cet hosto , mais n'y séjournez pas trop longtemps , c'est contagieux .
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moravia
  27 février 2013
Un des meilleurs livre de Boudard.On y retrouve son humanité, sa tendresse pour les faibles.Pour les peaux de vache il est implaquable.
Il met à jour toutes les bassesses, les petites saloperies du quotidien.
L'homme le fascine, mais il ne se fait guère d'illusions sur le genre humain.
Quand vous sera familier son language, vous aurez une révélation : Un grand écrivain !
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Epictete
  18 décembre 2013
On ne peut pas passer à côté de Boudard. C'est l'invention, le culot, la nouveauté, avec un résultat époustouflant.
Et pour tout ceux qui un jour ont fait un séjour à l'hôpital, ce bouquin devient incontournable.
Rire garanti, avec le second degré nécessaire.
(Hommage aussi à ceux qui sauvent nos vies)
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docare
  01 juin 2016
Tout est bon dans l'Boudard. Mais, là, c'est carrément grandiose. Une galerie de personnages dignes de Jérôme Bosch, des trognes anémiques mais rougies par le picrate et l'alcool où trempent les thermomètres engloutis en loucedé la nuit quand passe la camarde avec son cortège d'hémoptysies foudroyantes et quand on se partage, entre potes de désespoir les misérables biens des potes défunctés. Et il va s'en sortir, l'Alphonse, pour pouvoir nous raconter la suite, avec une force de vie intacte. Merci la Strepto de nous avoir gardé cet immense écrivain.
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   28 juin 2013
Chaque jour je lichaillais un peu plus sans bien m’en rendre compte… Pas recommandé sous antibiotiques mais, après tout, j’avais peut-être besoin de rompre ma solitude cette saison-là, de me requinquer un peu à la chaleur de mes compagnons d’infortune. J’ai subi, j’ai succombé à toutes les tentations possibles, ça m’oblige à jamais juger tranchant. Sur cet alcoolisme en sanatorium, on peut dire bien des choses, de très vraies, très pertinentes… que c’est une plaie, le désastre des désastres, mais par moments, certaines périodes où tout est au noir, qu’on marine dans la chtourbe poisseuse, l’ambiance aidant, on ne peut que se réconforter au jinjin.
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rkhettaouirkhettaoui   28 juin 2013
L’hosto, quand on y a séjourné longtemps et qu’on a failli y clamser, on y reste toujours un peu. Il vous fascine, vous obsède… on se dit qu’on y reviendra un jour ou l’autre. Il est l’image de notre mort… J’en ai tant vu des mecs dévisser là-dedans… jeunes, vieux, ivrognes ou sobres, j’arrive plus à oublier. Je voudrais, je m’efforce, et puis ça m’alpague au tournant d’une rue. J’aperçois le portail, une grille… ça me file les jetons. Comme la taule, tous les lieux de vacherie… J’ai un itinéraire parisien comme ça, d’hôpitaux, de commissariats, de hauts murs.
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rkhettaouirkhettaoui   28 juin 2013
Quand on fourre sa curiosité dans ce morceau d’Histoire, on s’enfonce… le marécage… on a du mal à y retrouver le blanc du noir, les bons des méchants. Ça vous mitigé les certitudes. On s’aperçoit que tout est possible et, ce lascar-là sous l’oxygène… je me dis, pourquoi pas, c’est peut-être un innocent, un fourvoyé, une victime minus de belles affiches en couleurs.
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rkhettaouirkhettaoui   28 juin 2013
Ça me gênait un peu qu’il soit si repentant. Moi aussi, au fond, je regrettais presque de m’être enrôlé derrière l’oriflamme du général, ça me paraissait fou d’avoir risqué le grand cimetière sous la lune pour. Si je me suis dégagé définitif des options politiques et patriotiques ! Au bout du compte il faut pouvoir accepter de mourir et de tuer les autres, on a beau tortiller de la dialectique, on en arrive là fatal… même avec des idées bien généreuses au départ, ça se termine toujours avec des poteaux d’exécution, des barbelés, des tortures…
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rkhettaouirkhettaoui   28 juin 2013
En cabane, on peut se dire que si les matons sont rébarbatifs adjudantesques, viceloques à vous surprendre en défaut, qu’on expie comme ça nos forfaits, que ça fait partie du châtiment, qu’on avait qu’à ne pas y aller… mais à l’hosto, ça s’explique plus du tout, c’est l’injustice féroce absolue. On a juste le tort d’être pauvre et d’être malade. On subit, bien forcé… souvent on nous la profère la raison « Si vous n’êtes pas content… n’avez qu’à aller en clinique… ! »
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