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ISBN : 2298133417
Éditeur : France loisirs (01/10/2017)

Note moyenne : 3.45/5 (sur 21 notes)
Résumé :
En Haute-Provence, une famille sans histoires est sauvagement assassinée dans sa ferme. De nos jours. Géraldine hérite d'une propriété à Maurin-en-Provence inhabitée depuis 90 ans mais parfaitement conservée. Une seule condition est posée : qu'elle s'y installe avec sa famille. Géraldine et son mari Jean-Louis y voient l'occasion d'un nouveau départ, loin de Nice. Pourquoi ne pas faire un gîte de cette maison tombée du ciel ? Mais sur place, Géraldine est tout de su... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
nameless
  16 juillet 2019
Il n'est jamais trop tard pour bien faire. La preuve, je découvre tardivement Edouard Brasey avec La ferme aux maléfices, lecture magique et ensorcelante, et constate qu'il a une bibliographie bien garnie, où je vais m'empresser de piocher d'autres ouvrages.

Géraldine, jeune femme ordinaire, employée dans une agence de voyages à Nice, tombe des nues lorsqu'un notaire lui apprend en même temps l'existence d'une grand-tante dont elle ignore tout, et l'héritage dont elle est la récipiendaire : une ferme isolée, inhabitée depuis 90 ans, près de Manosque en Haute-Provence, ainsi que l'argent nécessaire à sa remise en état. Seul un modeste codicille alerte Géraldine. Il lui est interdit de la vendre, et elle doit impérativement s'y installer avec sa famille, ce qui tombe à point nommé puisqu'elle a appris sa grossesse le jour même, et que son compagnon Jean-Louis, cuisinier exploité et frustré dans une gargote niçoise, rêve de chambres d'hôtes et d'un restaurant gastronomique où il pourrait révéler ses talents culinaires. Une nouvelle vie gratuite offerte à un jeune couple ne se refuse pas, même si Géraldine ressent un malaise diffus, confirmé lors de son arrivée à la Ferme des Courlis, puis aggravé lorsque Maximilien Saboyo, dit Max, tout frais débarqué de Guyane, est embauché par Jean-Louis pour le seconder en cuisine.

Avec un talent de conteur d'histoires hors normes, Edouard Brasey évoque romanesquement un fait divers qui a marqué Valensole en 1928 et dont le souvenir hante encore la mémoire collective de ses habitants : une famille assassinée, dont deux petits enfants, par deux adolescents, dont l'un a été condamné à mort et l'autre, trop jeune, a été envoyé au bagne à Cayenne. En début de lecture, je ne voyais pas comment l'auteur allait s'y prendre pour importer en Haute-Provence de la magie noire, de la sorcellerie, raconter l'histoire passionnante de la Guyane (qui n'est pas une île) et de ses différentes communautés, expliquer ses coutumes, sa misère ultra-marine oubliée de tous les gouvernements, parler du sort réservé aux chabins, noirs nés blancs, blonds et aux yeux bleus. Et pourtant le lien est très habilement fait entre Maurin-en-Provence et Cayenne, historique, généalogique, logique, crédible, réaliste, jusque dans l'épilogue au cours duquel le lecteur découvre toute la genèse de l'histoire, grâce à Sauveur, le bien nommé et à Géraldine, femme faible et forte.

Malicieusement, l'auteur a baptisé le personnage du notaire, Maître Magnan, et c'est bien à Pierre Magnan que j'ai pensé en lisant ce roman. Edouard Brasey dit dans ses remerciements avoir été l'ami de celui qui fut, d'une certaine manière, le précurseur du genre régional, noir et rural.... de très grande qualité... Tiens, ça me donne envie de relire La maison assassinée. Et hop ! Dans mon pense-bête.
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Commenter  J’apprécie          569
Saiwhisper
  07 avril 2018
Présenté comme thriller ésotérique lors de la dernière réunion du club des lecteurs, j'avoue que j'attendais beaucoup de cet ouvrage… En effet, j'apprécie grandement lorsque le surnaturel vient s'ajouter à une ambiance pleine de suspense et de mystère comme le font si bien Sire Cédric, Stephen King ou James Herbert. Malheureusement, si Edouard Brasey s'est inspiré des maîtres, il n'a pas forcément réussi à faire aussi bien… L'intrigue commençait plutôt bien grâce à un retour dans le passé en 1928 avec un sinistre massacre d'une famille de fermiers qui m'a donné des sueurs froides. En effet, adultes comme enfants se sont fait sauvagement assassiner par deux adolescents… L'auteur n'est d'ailleurs pas avare en détails ! Il y a de quoi donner la nausée aux âmes sensibles et rendre mal à l'aise la plupart des lecteurs ! Ce carnage épouvantable a marqué les lieux et les esprits des villageois qui, des générations plus tard, perçoivent toujours l'endroit comme maudit… Sans le savoir, Géraldine, future maman, va atterrir dans la ferme au passé sanglant grâce à un héritage. Avec son mari Jean-Louis, elle va avoir pour projet de rénover la bâtisse pour en faire une maison d'hôtes. Très vite, elle se rend compte que son projet sera difficile, puisque la plupart des villageois refusent de mettre les pieds dans la maison ou de l'aider à faire les rénovations. Des visions des enfants décimés la hantent, tandis qu'un sentiment de malaise la gagne progressivement. Pire : son mari change peu à peu de comportement. Il devient plus irascible, colérique, violent et rancunier. Lorsqu'il finit par engager Max, un cuisinier guyanais, il finit par complètement délaisser son épouse.
On assiste au déclin de ce couple et aux doutes qui hantent progressivement Géraldine. le rythme est très lent, mais progressif, ce qui permet à l'ambiance de s'implanter petit à petit. Comme chez Stephen King, on sent que la tension monte progressivement et qu'elle va devenir explosive durant les derniers chapitres. Là-dessus, l'auteur a réussi à proposer une atmosphère étrange, dérangeante, malsaine et entrainante. On a vraiment envie de savoir comment tout cela va aboutir. La narration alternée permet au lecteur de suivre les péripéties de Géraldine et le passé de la ferme. On découvre alors comment et pourquoi le massacre a eu lieu en positionnant l'intrigue du côté des deux meurtriers. J'ai trouvé l'alternance judicieuse, car cela permet de rajouter une tension supplémentaire. On se doute qu'il y a un lien entre les deux récits et on cherche à savoir lequel. C'est malheureusement là où j'ai été en partie déçue. Très vite, j'ai compris qui étaient réellement certains personnages et ce que cela entraînait. Cela saute aux yeux trop tôt ! Plusieurs rencontres vont aiguiller le lecteur ainsi que Géraldine qui va se mettre des oeillères bien trop longtemps alors que l'évidence est juste sous ses yeux… Sa naïveté m'a d'ailleurs exaspérée. J'ai eu l'impression que l'héroïne subissait et restait passive. J'ai aussi trouvé qu'elle manquait de lucidité et de dynamisme, ce qui a fait que je ne me suis pas spécialement attachée à elle. Il en va de même pour les autres protagonistes comme Jean-Louis, Sauveur, le prêtre, Max ou Marguerite la sorcière. Certains comme Max et Sauveur ont réussi à titiller ma curiosité cependant, je ne me suis pas attachée à eux pour autant. La conclusion m'a également déçue. Certes, l'atmosphère était oppressante et explosive toutefois, tout s'est résolu bien trop rapidement !!! La situation s'est terminée en un paragraphe, puis a directement enchaîné sur un prologue non expliquant les faits que le lecteur avait déjà compris… Cela m'a beaucoup déçue…
La base du scénario était prometteuse et le côté ésotérique m'a bien plu. Cela m'a rappelé l'ambiance de « La mère des eaux » de Rod Marty… Difficile d'en dire plus sur le côté paranormal sans tout vous révéler… Sachez cependant qu'Edouard Brasey a bien développé cet élément. Si vous aimez les thrillers surnaturels et l'occulte, nul doute que vous apprécierez cette intrigue. À mon sens, c'est l'un des points forts de ce roman. « La ferme aux maléfices » est donc un ouvrage avec un rythme lent mais qui monte crescendo jusqu'à devenir incroyable. de plus, le fait que le récit se base sur un fait divers réel (un massacre ayant vraiment eu lieu en Haute-Provence), a rendu cette lecture encore plus prenante et angoissante. Malheureusement, le manque d'attache aux protagonistes, la résolution évidente du scénario et la fin expéditive a fait que je suis finalement ressortie très déçue par cette lecture. Si la conclusion avait été différente, je pense que mon avis n'aurait pas été aussi négatif… Dommage !
Lien : https://lespagesquitournent...
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missonia
  04 février 2018
En Haute-Provence, au début du siècle une famille est sauvagement assassinée dans sa ferme.
De nos jours. Géraldine hérite de la propriété inhabitée depuis 90 ans mais parfaitement conservée.
Géraldine et son mari Jean-Louis y voient l'occasion d'un nouveau départ, loin de Nice.
Mais sur place, Géraldine est tout de suite saisie par un sentiment d'angoisse. de sombres secrets hanteraient-ils encore l'idyllique demeure ?Une maison hantée par un drame, un lieu aussi fascinant qu'effrayant !!
Histoire basé sur un fait réel ainsi que la "deuxième chance" de la demeure.
Suspense, drame et paranormal, cocktail explosif pour nous tenir en haleine.
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Sabine57
  14 avril 2019

Rien de tel qu'un bon roman effrayant pour nous faire entrer dans l'ambiance macabre d'Halloween.
Personnellement, j'aime lire des histoires qui me permettent d'arrêter le temps et de couper avec la réalité.
Cette histoire? elle était frissonnante, un très bon moment de lecture.
Je me suis retrouvée dans le même endroit mais à une période différente, un lieu terrifiant où notre personnage principal va devoir cohabiter avec le mal. « La ferme aux maléfices »
C'est l'histoire de Géraldine qui va aller à son rendez-vous chez un notaire niçois, elle hérite d'une maison familiale dans un petit village isolé de Haute-Provence et c'est ici que son cauchemar va commencer.
Trop de mystères se cachent dans cette vieille maison et les habitants de ce village en savent beaucoup plus sur ce sujet dont ils ne veulent surtout pas parler.
Une histoire qui se passe dans une vieille ferme abandonnée, où Géraldine et son mari vont devoir se construire une nouvelle vie. Enceinte de son premier enfant, elle va devoir supporter les changements d'humeur de son mari, Jean-Louis qui par moment parait ensorcelé par cette demeure.
Un jeune homme, Max va entrer dans leurs vies et apporter beaucoup de mystères dans cette demeure. « Un terrible massacre, de la sorcellerie, et des meurtres mystérieux. »
Je ne me suis pas ennuyée une seule minute en lisant ce roman. J'ai vraiment eu peur pour Géraldine et son petit jusqu'à la fin de l'histoire car la mort rodait autour d'eux.
Édouard Brasey, nous raconte cette histoire avec sa plume fantastique qui nous emporte dans un monde où la magie et la sorcellerie nous glacent les entrailles. Les paysages de Provence,
J'ai aimé faire ce petit voyage en Guyane où l'on apprend beaucoup au sujet d'un certain peuple et de ses coutumes et surtout sur leur magie noire qui font froid dans le dos.
Quand dans un petit village de Provence vient s'installer le mal incarné, accrochez-vous !
Je vous conseille vivement de découvrir ce roman qui pour ma part était très prenant. Je vous met le lien ci-dessous pour pouvoir vous le procurer.
"J'ai adoré ce roman."
Lien : https://sabineremy.blogspot...
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dane_dada
  11 juin 2018
J'ai très vite été emportée par le désir de savoir ce qui liait Géraldine u mystère de cette maison lourde de souvenirs sanglants. Les pages défilent et l'on est captivé par la progression de l'histoire. Quand Max arrive dans ce petit village et que les drames surgissent, on aborde le récit d'un mauvais polar, d'autant qu'il fait référence à la Guyane, aux sorciers, aux esprits... Finalement, je n'ai pas su "raccrocher" le premier meurtre horrible aux noirs desseins de Max et de sa prétendue mission. Toutefois, c'est un livre agréable à lire et il laisse une belle impression.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
namelessnameless   15 juillet 2019
Dans les campagnes comme dans les villes, les véhicules automobiles avaient depuis longtemps ravalé la randonnée au niveau des moyens de locomotion d'un autre âge. Même les vélos n'avaient plus guère droit de cité. Les dangers inhérents à la route en étaient sans doute la cause, la paresse et l'impatience aussi. Les gens cherchaient à parvenir à bon port avant même d'être partis. Ils voulaient se déplacer vite et sans fatigue. Un marcheur incarnait donc au mieux une excentricité, au pire une menace.
p. 249
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namelessnameless   15 juillet 2019
Patience à richesse pove moune *, dit un proverbe créole.
* La patience est la richesse des pauvres.
p. 257
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namelessnameless   15 juillet 2019
- Vous êtes natif des îles ?
Nouveau fou rire du jeune homme.
- Vous aussi vous prenez la Guyane pour une île ?
p. 253
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dane_dadadane_dada   11 juin 2018
"Géraldine fut saisie d'effroi lorsqu'elle apprit à son tour la fin pitoyable du pauvre homme. Et dire qu'elle l'avait vu juste avant, comme la majorité des gens du village ! C'est vrai qu'il ne semblait pas très alerte. Mais de là à rendre l'âme sitôt la messe dite ! C'est Jean-Louis qui lui annonça la nouvelle qui s'était répandue comme une traînée de poudre.
- Les gens s'étonnent vraiment pour un rien, commenta-t-il. Il avait quoi, le cureton ? Dans les quatre vingt-dix balais ? C'est le bel âge, non ? C'est qu'il ait pu durer jusque-là qui est étonnant...
La jeune femme ne réagit pas à cette remarque cynique. Pour l'heure, outre sa peine, elle constatait que le cercle de ses alliés diminuait encore. Depuis qu'il était venu bénir la ferme, le père Magnin avait changé. A l'église, elle avait remarqué à quel point il était mal à l'aise quand leurs regards se croisaient. Il avait peur, c'était manifeste. Peur des choses horribles qu'il avait entrevues dans la chambre de Max. Mais on ne meurt pas de peur ! il s'agissait d'un terrible accident, rien de plus. Maintenant le vieil homme ne pouvait plus rien pour elle et il ne pourrait pas baptiser Gabriel...
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SaiwhisperSaiwhisper   08 avril 2018
- Vous ne vouliez pas venir ici, n'est-ce pas ? Vous êtes l'héritière, mais c'est Jean-Louis qui a eu l'idée du restaurant et des chambres d'hôtes...
- Il mérite d'être enfin à son compte. Il a suffisamment travaillé pour les autres.
- Et vous ? Quelle est votre place dans tout ça ?
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Videos de Edouard Brasey (17) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Edouard Brasey
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