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EAN : 9782757809570
416 pages
Éditeur : Points (22/05/2008)
4.5/5   46 notes
Résumé :
C'est de la " mauvaise herbe ", un copain de Brel et Ferré ; c'est un portraitiste d'exception aux mélodies décalée ; un poète, qui chante Ronsard et Villon ; un timide aussi, qui fredonne " sous un coin de parapluie ".

Plus de deux cents chansons scandent cette ballade du temps jadis, menée par le parolier génial qu'était Brassens, l'éternel " polisson de la chanson ".

Georges Brassens, parolier, chanteur et poète français, est né à S... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
4,5

sur 46 notes
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Harioutz
  02 mai 2019
Reprises, entre autres, par Maxime Le-Forestier, Josiane Balasko, Renaud, Françoise Hardy ou encore Philippe Léotard, les chansons de Brassens sont des bijoux que j'ai eu grand plaisir à redécouvrir et à réécouter.
Une de mes préférées, Embrasse-les tous, à la fois touchante et drôle méritait, selon moi, d'être intégralement recopiée dans les citations.
Si vous voulez recopier vos préférées, n'hésitez pas, vous me ferez plaisir !
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karmax211
  02 mars 2021
Tout petit, à la maternelle, dans les années 50, entouré d'ombres noires encornées d'une blancheur à s'y "méprendre", entre le verre de lait de Mendès et la croix d'honneur qu'on recevait tout fier le samedi à midi, j'ai fredonné un après-midi, était-ce avant ou après la sieste ?... de mes lèvres enfantines " une jolie fleur dans une peau de vache". L'ire des amazones de Pie XII s'est alors abattue sur moi avec la brutalité de ces censeures qui n'hésitaient pas, pour protéger la chasteté virginale de leurs divinités, à enscotcher des lèvres purpurines envoûtées par le malin qui n'avait pas hésité à emprunter les traits poupins qui étaient les miens à l'époque. Je dus, le bec cloué par leur saint sparadrap, attendre que ma mère vienne récupérer son petit suppôt de Satan, qu'elle se répande en contritions, pour que la sainte inquisition ne me défasse de mon bâillon et me laisse enfin respirer librement cet air après lequel je gaspais depuis des heures tel un poisson qui aurait trop pêché.
Ce fut sur le radeau de ces "méduses" que je fis la connaissance de celui qui faisait passer les copains d'abord, et n'en déplaise aux encornées "fluctuat nec mergitur" fut la leçon que je retins de ces mères de substitution qui passaient leur temps à me faire croire qu'elles étaient mes soeurs.
Peut-être est-ce à elles que je dois d'être un mécréant à qui il arrive de songer plus souvent qu'à son tour que " est-il en notre temps rien de plus odieux, de plus désespérant, que de n'pas croire en Dieu ? J'voudrais avoir la foi, la foi d'mon charbonnier, qui'est heureux comme un pape et con comme un panier..."
Peu d'années s'écoulèrent avant que je retrouve, amoureux, l'ami Georges sur les bancs publics, puis encore un peu de patience avant que j'entende des voix bien intentionnées s'écrier " gare au gorille !".
Jeune homme, convoqué par mon pays pour m'acquitter de mes obligations à son égard, je refusai le quatorze juillet de marcher au pas sur une musique qui ne me regardait pas. Et que m'importait qu'on me fît une mauvaise réputation, j'avais rendez-vous avec vous. Vous dont le mari était parti un soir d'orage vendre des paratonnerres, vous à qui je répétais... quand je pense à... mais non, vous à qui je disais "j'ai l'honneur de ne pas te demander ta main, ne mettons pas nos noms au bas d'un parchemin." Vous que je contemplais dans l'eau de la claire fontaine ou donnant la gougoutte à votre chat. Avant vous, je n'avais jamais ôté mon chapeau devant personne... maintenant je rampe et je fais le beau ... j'étais chien méchant... et vous m'faites manger dans votre menotte. Eh oui, je me suis fait tout petit devant cette poupée qui ferme les yeux quand on la couche...Je me suis fait tout petit devant une poupée qui fait maman quand on la touche..." Pourtant des passantes dans ma vie sont passées, toutes ces femmes qu'on aime pendant quelques instants secrets, celles qu'on connaît à peine, qu'un destin différent entraîne, et qu'on ne retrouve jamais. Qu'elles fussent marquises, filles de joie, filles à cent sous, nymphomanes ou femmes qui, quatre-vingt quinze fois sur cent s'emmerdent en baisant... toutes m'ont convaincu qu'il n'y a pas d'amour heureux. Nous sommes comme ce petit cheval dans le mauvais temps... et pourtant, tout est bon chez elles, y'a rien à jeter, sur l'île déserte il faut tout emporter. Comme il faut de tout pour faire un homme, j'ai même été lèche-cocu... souvenez-vous... et tandis que lèche-cocu se prosternait cornes au cul devant ses éventuelles victimes, par surcroît, l'on couchait aussi - la morale était sauve ainsi - avec sa femme légitime . de toute façon et quoi qu'on en pense et dise, Cupidon s'en fout !
Qui peut dire, du moins parmi ceux de ma génération, celle d'avant et celle d'après, qu'il ne s'est pas senti accompagné par "le gros" comme le surnommait Brel quand ces potes de génie étaient pleins comme des cochons ?
On connaît la rengaine concernant Brassens : 3 accords et pom pom pom.
Que nenni ! L'homme composait d'abord au piano, et tout bon musicien vous dira que ses mélodies sont beaucoup plus élaborées que ce qu'en disent les mauvaises langues.
On lui reproche aussi son libertarisme, son anarchisme, son pacifisme... que certains associent à une forme de pleutrerie qui ne dit pas son nom.
Des chansons comme Les patriotes...Quant à nos trépassés, s'ils ont tous l'âme en peine, c'est pas d'être hors d'état d'mourir d'amour cré nom de nom, mais de ne plus pouvoir se faire occire à la prochaine, au monument aux morts , chacun rêve d'avoir son nom.
La Guerre de 14-18 ou le Général dort debout ont été détournées par leurs détracteurs dans ce sens.
Je songe en revanche à La tondue, chanson peu connue... et pour cause... qui sait ?
La belle qui couchait avec le roi de Prusse, avec le roi de Prusse, à qui l'on a tondu le crâne rasibus, le crâne rasibus. Son penchant prononcé pour les " ich liebe dich", pour les "ich liebe dich", lui valut de porter quelques cheveux postich's, quelques cheveux postich's. Et ces cheveux dont il va ramasser une mèche, il la mettra à sa boutonnière en guise de rosette...
Donc, les musiques de Brassens sont de très jolies musiques et ces textes font partie du patrimoine poétique français. C'est du moins ce dont je suis persuadé moi, qui "vis" avec Brassens depuis plus de soixante ans et dont ce livre qui contient l'ensemble de son oeuvre, de ses écrits est une bible... que je garde près de moi en permanence depuis des années et que je consulte de temps à autre, car elle parle mieux que beaucoup des femmes ( sans misogynie ) des hommes et des dieux. Et toujours elle se garde des périls qu'il y a à vouloir s'approcher trop près des trompettes de la renommée.
Brassens l'intemporel.
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alberthenri
  21 novembre 2015
Autant le dire tout de suite, la poésie n'est vraiment pas ma tasse de thé.
Sans doute à cause de mauvais souvenirs scolaires, les écrits des poètes suscitent en moi un ennui profond, je les trouve généralement pompeux, et parfois (souvent) à la limite du ridicule.
"Les bouts rimés
me font bailler".
J'entends déjà grincer des dents, s'affuter des commentaires bien sentis pour me remettre à ma place : "Mais pour qui se prend t'il pour critiquer ce qui fait le prestige de notre belle langue, etc".
Restons calme, je n'ai pas fini !
Heureusement, il y a la chanson, qui, quand elle est bonne est aussi une forme de poésie, avec en prime, l'inestimable bonus de la musique.
Nous en arrivons donc, à ce cher vieux Brassens.
Si il n'avait fait qu'écrire des poèmes, je ne l'aurais jamais lu, d'ailleurs, il n'aurait certainement pas touché le grand public, restant un obscur auteur, auto-éditant des plaquettes de ses textes.
Mais voilà, il y avait sa musique, son phrasé, sa pipe et ses greffiers.
De plus Brassens à aborder des thèmes qui parlent à chacun d'entre nous, l'amour, l'amitié, la connerie, et la mort, très présente dans son oeuvre...
Alors, si vous voulez me parler poésie, parlez moi de Brassens, et nous trouverons un inépuisable sujet d' échanges...
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Lutopie
  20 mars 2019
Brassens n'est pas le misogyne qu'on dit.
Il a composé des odes au féminin. Il a repris le genre du blason, comme les poètes de la Renaissance faisant l'éloge de la beauté, de la poésie, sur un morceau choisi du corps féminin. Brassens en joue parce que « Le Blason », il le dédie au con, et la « Vénus Callipyge » au titre élégant, cale une référence à la pétanque et au cul de Fanny. Mais Brassens le fait tout en finesse dans ses chansons, contrairement à moi, il a de la délicatesse, lui. Dans « Rien à jeter », une de ses jolies chansons d'amour, « tout est bon chez elle » (et moi, toujours aussi classe, j'ajoute que tout est bon chez ce cochon). Brassens nous parle avec bonheur et avec honneur des filles de joie ou de toutes ces femmes qui rendent leur mari cocu. Une de celles que je préfère, c'est « La traîtresse », ou plutôt « Ma maîtresse, la traîtresse », celle qui trompe son amant avec son mari, parce qu'elle me fait bien rire celle-ci. Il n'est pas toujours délicat avec les femmes, il est vrai, mais nous ne le sommes pas toujours nous non plus. Nous sommes de sacrés peaux de vaches, ou des jolies fleurs , selon notre humeur ou selon la fantaisie.
En effeuillant« Les Lilas », je me suis dit que ce n'est peut-être pas pour rien que je trouve Brassens triste quand il chante ... Il dit dans une interview qu'il ressent le besoin d'être aimé. Il a un sourire coquin, celui qui chante a propos de ce "coquin de sort" mais ses yeux restent tristes, je trouve, et sa musique me laisse ce sentiment aussi ...
« Si ma chanson chante triste
C'est que l'amour n'est plus là »
« Et c'est triste de n'être plus triste sans vous ». (p.171)
Brassens entame « Je suis un voyou » par :
« Ci-gît au fond de mon coeur une histoire ancienne,
Un fantôme, un souvenir d'une que j'aimais …
Le temps, à grands coups de faux, peut faire des siennes,
Mon bel amour dure encore, et c'est à jamais … »
Il compare la femme à la Madone (la mère par excellence) :
« De la Madone, Tu es le portrait ! »
Elle, plus loin, comme une mère pourrait le faire, avec les mains sur les hanches  :
« Elle m'a dit, d'un ton sévère :
Qu'est-ce que tu fais là ? ».
Il se soumet assez souvent à la volonté impérieuse de cette femme : « Je subis sa loi, je file tout doux sous son empire » , comme dans « Je me suis fait tout petit ». C'est un coquin, ce personnage polisson, qui ne demande qu'à être mené par une femme à la figure maternelle, aux « dents de lait » quand elle sourit, chante ; et aux « dents de loup » quand elle se fait méchante.

Brassens nous charme avec ces femmes, aux « grâces roturières », avec sa Margot, la « Déesse en sabots ». Des femmes un peu naïves celles-ci. Dans «  Brave Margot », je crois qu'il rend un bel hommage aux mères et à la scène de l'allaitement. C'est, après tout, « un petit chat qui venait de perdre sa mère » et « le chat, la prenant pour sa mère, se mit à téter tout de go ». Nous n'entendons le plus souvent que la version la plus coquine, celle qu'on entend derrière ce fameux " là, la la la la la la". Il suffit de garder notre âme d'enfant, pour entendre autre chose, l'innocence. Cette naïveté du sens, c'est aussi ça qui fait que Brassens trouve un si grand public, et c'est quelque chose que j'admire, ces différents niveaux de lecture. Victor Hugo, de même, dans les Contemplations, mêle aussi bien les registres dans ses poèmes.
Quant aux mélodies de Brassens, certains disent que c'est sempiternellement la reprise de la même ritournelle,
moi je dis que ce retour du même, justement, cette musique familière qu'on entend, nous fait penser à une mélodie entendue il y a longtemps
« Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend. » (Verlaine)
Dans « Celui qui a mal tourné », il se met en scène alors qu'il revient au quartier natal et qu'il ne retrouve plus ce qu'il a laissé derrière lui. On peut dire, je crois, que Brassens est un passéiste, un éternel nostalgique. Il est un peu mélancolique aussi, notamment dans ses chansons qui parlent de la mort.
Je ne m'attarde pas longuement sur le Brassens plus scandaleux, nettement plus drôle, des « Trompettes de la renommée », de « La ronde des jurons », du « Pornographe » et j'en passe. Je ne parle pas non plus du Brassens anti-clérical, anti-flics, du "Mort aux vaches". Je citerai juste Victor Hugo qui dit dans les Misérables que « [d]evenir un coquin, ce n'est pas commode. Il est moins malaisé d'être honnête homme. »
Sinon, ce que j'écoute le plus volontiers dernièrement de Brassens, c'est « Le bistrot » et « Le vin ». mais je le répète, j'aime tout chez lui.
PS : Je salue la (ré)partition intelligente des poèmes et chansons dans cette édition puisque nous avons sans la mélodie les textes disposés comme des disques à deux faces.
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jvermeer
  12 novembre 2019
*******
Un souvenir ancien.
En vacances à Sète, la ville de Georges Brassens, j'étais allé me recueillir sur la tombe où le poète reposait à l'ombre d'un pin parasol. Il faisait beau. J'étais resté un long moment en pensant au chanteur moustachu qui nous avait donné du bonheur.
L'espace Brassens faisait face au cimetière. Je m'étais emparé d'un petit livre de poèmes et chansons de l'artiste.
Le soir, fébrile, je feuilletais le bouquin en repensant à l'artiste, l'un des « grands » parmi les auteurs-compositeurs-interprètes de la chanson française qui nous avaient quittés : Brel, Ferré, Barbara, Aznavour, Ferrat…
En parcourant le livre, je pensais, nostalgique…
Malgré sa « mauvaise réputation » et son côté « gorille », un peu « voyou » parfois, j'aurais bien enfourché un « petit cheval » pour retrouver cet ami qui m'avait enchanté autrefois.
Nous aurions fait une balade ensemble. Peut-être aurions nous « chassé les papillons » en cours de route, avant de faire une halte sur quelques « bancs publics ». Déjà assise sur le banc, la « brave Margot » aurait dégrafé son corsage pour l'appétit de son chat et de quelques vauriens.
« L'Auvergnat » nous aurait sûrement rejoint. Malheureusement, il n'avait pu venir à cause de son rendez-vous avec « Marinette ». Cette femme le menait par le bout du coeur, et il avait eu l'air d'un con avec sa « jolie fleur ».
En fin de journée, pour se reposer, nous nous serions assis « auprès de son arbre ». On « se serait fait tout petit » devant cette poupée qui passait par là. C'était « la femme d'Hector ».
Non loin, « le bistrot », nous aurait accueilli. La patronne « Jeanne », claudiquant avec sa canne, faisait partie de sa famille.
Avant de rejoindre « les copains d'abord », nous aurions croisé « Fernande » qui se baignait toute nue « dans l'eau de la claire fontaine » pour nous faire plaisir.
Que de souvenirs !


Lien : http://www.httpsilartetaitco..
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
HarioutzHarioutz   02 mai 2019
Les passantes – Antoine Pol

Je veux dédier ce poème
A toutes les femmes qu’on aime
Pendant quelques instants secrets
A celles qu’on connaît à peine
Qu’un destin différent entraîne
Et qu’on ne retrouve jamais
A celle qu’on voit apparaître
Une seconde à sa fenêtre
Et qui, preste, s’évanouit
Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu’on en demeure épanoui

A la compagne de voyage
Dont les yeux, charmant paysage
Font paraître court le chemin
Qu’on est seul, peut-être, à comprendre
Et qu’on laisse pourtant descendre
Sans avoir effleuré sa main

A la fine et souple valseuse
Qui vous sembla triste et nerveuse
Par une nuit de carnaval
Qui voulut rester inconnue
Et qui n’est jamais revenue
Tournoyer dans un autre bal

A celles qui sont déjà prises
Et qui, vivant des heures grises
Près d’un être trop différent
Vous ont, inutile folie,
Laissé voir la mélancolie
D’ un avenir désespérant

A ces timides amoureuses
Qui restèrent silencieuses
Et portent encore votre deuil
A celles qui s’en sont allées
Loin de vous, tristes esseulées
Victimes d’un stupide orgueil.

Chères images aperçues
Espérances d’un jour déçues
Vous serez dans l’oubli demain
Pour peu que le bonheur survienne
Il est rare qu’on se souvienne
Des épisodes du chemin

Mais si l’on a manqué sa vie
On songe avec un peu d’envie
A tous ces bonheurs entrevus
Aux baisers qu’on n’osa pas prendre
Aux cœurs qui doivent vous attendre
Aux yeux qu’on n’a jamais revus

Alors, aux soirs de lassitude
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir
On pleure les lèvres absentes
De toutes ces belles passantes
Que l’on n’a pas su retenir.

Les passantes
Extrait Des Emotions poétiques

Par Antoine Pol

1888-1971 Antoine Pol est né à Douai le 23 août 1888 et est mort à Seine Port le 21 juin 1971.
Antoine Pol a combattu pendant la guerre de 14-18 comme Capitaine d’artillerie.
A la fin de la guerre il est entré au service des Mines de La Houve à Strasbourg en 1919. Puis a la fin de la seconde guerre mondiale il devient président du Syndicat Central des importateurs de charbon de France. I pris sa retraite en 1959 pour s’adonner à l’une de ses grandes passions : la poésie.
Ses Oeuvres principales sont Emotions poétiques-1918, Le livre de maman-1924, Destins-1941, Plaisirs d’amour-1947, Croquis-1970 et Coktails-1971.

Ce poème a été mis en musique et chanté
par George Brasens un an après la mort du poète.

Source : http://www.24601.fr/sl/les-passantes-antoine-pol/
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HarioutzHarioutz   02 mai 2019
Saturne

Il est morne, il est taciturne
Il préside aux choses du temps
Il porte un joli nom, Saturne
Mais c’est Dieu fort inquiétant
Il porte un joli nom, Saturne
Mais c’est Dieu fort inquiétant

En allant son chemin, morose
Pour se désennuyer un peu
Il joue à bousculer les roses
Le temps tue le temps comme il peut
Il joue à bousculer les roses
Le temps tue le temps comme il peut

Cette saison, c’est toi, ma belle
Qui a fait les frais de son jeu
Toi qui a payé la gabelle
Un grain de sel dans tes cheveux
Toi qui a payé la gabelle
Un grain de sel dans tes cheveux

C’est pas vilain, les fleurs d’automne
Et tous les poètes l’ont dit
Je te regarde et je te donne
Mon billet qu’ils n’ont pas menti
Je te regarde et je te donne
Mon billet qu’ils n’ont pas menti

Viens encore, viens ma favorite
Descendons ensemble au jardin
Viens effeuiller la marguerite
De l’été de la Saint-Martin
Viens effeuiller la marguerite
De l’été de la Saint-Martin

Je sais par cœur toutes tes grâces
Et pour me les faire oublier
Il faudra que Saturne en fasse
Des tours d’horloge, de sablier
Et la petite pisseuse d’en face
Peut bien aller se rhabiller…
+ Lire la suite
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HarioutzHarioutz   02 mai 2019
Embrasse-les tous

Tu n'es pas de celles qui meurent où elles s'attachent,
Tu frottes ta joue à toutes les moustaches,
Faut se lever de bon matin pour voir un ingénu
Qui ne t'ait pas connue,
Entrée libre à n'importe qui dans ta ronde,
Cœur d'artichaut, tu donnes une feuille à tout le monde,
Jamais, de mémoire d'homme, moulin n'avait été
Autant fréquenté.
 
De Pierre à Paul, en passant par Jules et Félicien, 
Embrasse-les tous, (bis) 
Dieu reconnaîtra le sien ! 
Passe-les tous par tes armes,
Passe-les tous par tes charmes,
Jusqu'à ce que l'un d'eux, les bras en croix,
Tourne de l’œil dans tes bras,
Des grands aux petits en allant jusqu'aux Lilliputiens,
Embrasse-les tous, (bis) 
Dieu reconnaîtra le sien 
Jusqu'à ce qu'amour s'ensuive, 
Qu'à son cœur une plaie vive, 
Le plus touché d'entre nous 
Demande grâce à genoux.

En attendant le baiser qui fera mouche,
Le baiser qu'on garde pour la bonne bouche,
En attendant de trouver, parmi tous ces galants,
Le vrai merle blanc,
En attendant que le petit bonheur ne t'apporte 
Celui derrière qui tu condamneras ta porte 
En marquant dessus "Fermé jusqu'à la fin des jours 
Pour cause d'amour "...

De Pierre à Paul, en passant par Jules et Félicien, 
Embrasse-les tous, (bis) 
Dieu reconnaîtra le sien ! 
Passe-les tous par tes armes, 
Passe-les tous par tes charmes, 
Jusqu'à ce que l'un d'eux, les bras en croix, 
Tourne de l’œil dans tes bras, 
Des grands aux petits en allant jusqu'aux Lilliputiens, 
Embrasse-les tous, (bis) 
Dieu reconnaîtra le sien !
 Alors toutes tes fredaines,
Guilledous et prétentaines,
Tes écarts, tes grands écarts,
Te seront pardonnés car
Les filles quand ça dit "je t'aime",
C'est comme un second baptême,
Ça leur donne un cœur tout neuf,
Comme au sortir de son œuf.
+ Lire la suite
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jvermeerjvermeer   31 août 2020
******

Georges Brassens va découvrir le poème « Les passantes » écrit par la poète Antoine Pol en 1940 en se baladant au marché aux puces à Paris. Il a 19 ans, le met en musique et l’oublie. Au moment où, en 1971, il veut demander à Antoine Pol à le rencontrer et lui demander la permission de l’enregistrer, celui-ci meurt avant leur rencontre. Brassens créera la chanson à Bobino en décembre 1972. Plus tard, Maxime Le Forestier et Francis Cabrel l’interpréteront également. (Ce poème me rappelle le magnifique « À une passante » de Charles Baudelaire).

LES PASSANTES

Je veux dédier ce poème
À toutes les femmes qu’on aime
Pendant quelques instants secrets,
À celles qu’on connaît à peine,
Qu’un destin différent entraîne
Et qu’on ne retrouve jamais.

À celle qu’on voit apparaître
Une seconde à la fenêtre
Et qui, preste, s’évanouit,
Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu’on en demeure épanoui.

À la compagne de voyage
Dont les yeux, charmant paysage,
Font paraître court le chemin ;
Qu’on est seul peut-être à comprendre,
Et qu’on laisse pourtant descendre
Sans avoir effleuré sa main.

À celles qui sont déjà prises,
Et qui, vivant des heures grises
Près d’un être trop différent,
Vous ont, inutile folie,
Laissé voir la mélancolie
D’un avenir désespérant.

Chères images aperçues,
Espérances d’un jour déçues,
Vous serez dans l’oubli demain ;
Pour peu que le bonheur survienne,
Il est rare qu’on se souvienne
Des épisodes du chemin.

Mais si l’on a manqué sa vie,
On songe, avec un peu d’envie,
À tous ces bonheurs entrevus,
Aux cœurs qui doivent vous attendre,
Aux baisers qu’on n’osa pas prendre,
Aux yeux qu’on n’a jamais revus.

Alors, aux soirs de lassitude,
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir,
On pleure les lèvres absentes
De toutes les belles passantes
Que l’on n’a pas su retenir.

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SZRAMOWOSZRAMOWO   08 avril 2016
Quand les cons sont braves

Sans être tout à fait un imbécile fini,
Je n'ai rien du penseur, du phénix, du génie.
Mais je n' suis pas le mauvais bougre et j'ai bon cœur,
Et ça compense à la rigueur.
Quand les cons sont braves
Comme moi,
Comme toi,
Comme nous,
Comme vous,
Ce n'est pas très grave.
Qu'ils commettant,
Se permettent
Des bêtises,
Des sottises,
Qu'ils déraisonnent,
Ils n'emmerdent personne.
Par malheur sur terre
Les trois quarts
Des tocards
Sont des gens
Très méchants,
Des crétins sectaires.
Ils s'agitent,
Ils s'excitent,
Ils s'emploient,
Ils déploient
Leur zèle à la ronde,
Ils emmerdent tout l' monde.
Si le sieur X était un lampiste ordinaire,
Il vivrait sans histoir's avec ses congénères.
Mais hélas ! il est chef de parti, l'animal :
Quand il débloque, ça fait mal !
Si le sieur Z était un jobastre sans grade,
Il laisserait en paix ses pauvres camarades.
Mais il est général, va-t-en-guerr', matamore.
Dès qu'il s'en mêle, on compt' les morts.
Mon Dieu, pardonnez-moi si mon propos vous fâche
En mettant les connards dedans des peaux de vaches,
En mélangeant les genr's, vous avez fait d' la terre
Ce qu'elle est : une pétaudière !
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Vidéo de Georges Brassens
EN BATEAU AVEC GEORGES BRASSENS THALASSA PLANETE
Un film de Rémi Sautet 52' diffusé sur Planéte Thalassa en octobre et novembre 2011. Une version de ce film de 35' a été diffusée dans le magazine Thalassa sur France 3 en avril 2012
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