AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2266255479
Éditeur : Pocket (01/10/2015)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.92/5 (sur 881 notes)
Résumé :
Quel est le prix d'une vie ?
La veille du Débarquement en Normandie, face à une mort certaine, que seriez-vous prêt à promettre pour échanger votre place ? Et que vaudra cette promesse, après la guerre, alors que tous les témoins seront morts ou disparus ?
Lorsqu'une jeune veuve, Alice Queen, découvre des bribes de vérité, vingt ans plus tard, que peut-elle prouver ? Alice décide pourtant de fouiller le passé et de s'engager dans une quête improbable q... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (195) Voir plus Ajouter une critique
Epictete
  31 décembre 2015
Michel Bussi nous annonce dans une sorte de préface à l'édition « Pocket » qu'il s'agit bien d'une ré-édition de son premier roman, et non pas d'un nouvel opus à ajouter à son oeuvre. Ainsi nous met-il en garde face à des erreurs de jeunesse, parce qu'entre autre, à l'époque il ne possédait pas encore tous les codes du polar.
Cependant, je peux dire que déjà, pour un premier roman, le lecteur entre doucement dans les premières pages et se trouve piégé : Il n'arrive plus à en sortir. Il faut aller au bout, même si tout à coup vous vous apercevez que la pendule annonce une heure du matin.
Il est difficile de raconter l'histoire de ce roman sans dévoiler l'énigme.
Ce livre prend sa source lors du débarquement américain en Normandie, et particulièrement à la pointe Guillaume.
L'auteur avoue que le texte ne se veut pas forcément historique, mais on sent bien que tous ces événements ont pu exister, peut-être dans d'autres lieux.
C'est l'histoire d'un certain nombre de destins qui vont se croiser, mais aussi d'ambitions qui vont perturber la vie des uns et des autres. Au fil des pages on croisera le destin de :
- Une très belle jeune fille américaine, pétrie de principes et amoureuse « à vie » d'un seul homme : Lucky, un chanceux que rien n'arrête.
- Une non-moins belle jeune normande qui recueille et soigne un de ces rangers qui ont débarqué sous la mitraille allemande.
- Quelques rangers qui arrivent sur ce site de débarquement dans des péniches et qui savent que pour nombre d'entre-eux, la mort est au bout… et qui n'hésitent pas à faire les paris les plus fous, les plus dangereux pour essayer de tromper leur peur et leur sacrifice.
- Quelques détectives et avocats qui vont, quelques années plus tard, essayer de comprendre ce qui s'est passé sur cette côte de France.
- Et enfin une sénatrice américaine, aguerrie aux arcanes de la politique et de l'ambition, mais mère avant tout et prête à tout pour protéger son fils.
- Avec bien sûr quelques énergumènes sans scrupules.
Tous ces ingrédients nous donnent un roman passionnant, au style fluide et addictif.
Souvent on croit connaitre la fin de l'énigme et on s'aperçoit qu'il reste deux ou trois-cent pages avant la fin. On est bien obligé que cela n'est sûrement pas aussi simple qu'on l'imaginait.
En effet Michel Bussi est aussi le roi des rebondissements, des coups de théâtre qui arrivent très naturellement et remettent tout en jeu.
J'ai vraiment passé un très agréable moment avec ce livre. Que demander de plus ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          500
canel
  16 juillet 2018
La semaine dernière, j'étais sur les plages du débarquement en Normandie, grâce à Alan, Lucky, Alice, Lison... mais aussi IRL.
Et j'ai adoré ce double voyage, virtuel et in situ, alors que je différais ces deux aventures, parce que je ne suis pas fan des récits de guerre ni de l'Histoire du XXe siècle - séquelles d'un programme indigeste de Terminale. 😣
Comme presque toujours, Michel Bussi m'a embarquée dès les premières pages, me faisant voyager entre les Etats-Unis et la Normandie.
L'intrigue et l'ambiance font délicieusement penser à 'Un long dimanche de fiançailles' (Japrisot), et à 'Maisie Dobbs' (Jacqueline Winspear) : stratégies militaires peu avares de chair humaine militaire et civile, ravages de la guerre, force et faiblesse d'hommes au combat (crânerie, amitié, lâcheté, trahison...), ténacité et courage de femmes.
L'auteur a souvent le défaut de trop brouiller les pistes, mais c'est ce qui fait monter le suspense et me rend accro. Et tant pis si je peste quand le roman se termine, parce que la fin est bancale, mais que je serais bien restée encore...
♥ Merci au Mémorial de Caen et à Michel Bussi qui m'ont tant instruite, dépaysée et émue, ces derniers jours.
___
Cet air ♪♫ en tête : https://www.youtube.com/watch?v=e-4oFbeGH1M ♪♫
Je sais maintenant que la réalité était moins riante et sautillante...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          390
domisylzen
  23 septembre 2016
Dès le début j'ai eu l'impression d'être dans un film. Un film qui retrace le débarquement en Normandie le 6 juin 1944.
Trois jours plus tôt les rangers sont invités à tirer un numéro pour décider l'ordre de passage des soldats pour aller placer une charge d'explosif au pied du mur qui bloque l'accès au blockhaus de Pointe-Guillaume. Lucky, le bien nommé, à tiré le 148. Oscar Arlington lui à tiré le quatre. Froussard invétéré et fils de bonne famille américaine aisée, à la thune qui dégouline comme la pluie ce 6 juin, il propose à Lucky d'échanger leur numéro contre 1,44 million de dollars. Un contrat sera rédigé entre quatre partie : Lucky, Oscar, Alan Woe et Ralph Finn dit la branlette. Pourquoi la branlette ? Eh bah … enfin passons ... Lucky y laissera sa peau : Oscar devra honorer sa dette.
L'auteur nous prévient dès le début, il n'est pas un auteur de polar, ce texte est son premier et il comporte des imperfections. C'est vrai. Pourtant je me suis laissé tout doucement embarqué dans cette histoire qui part d'un fait historique. le scénario est super bien construit sur plusieurs époques et rend la lecture passionnante. Ajoutons à ça un rebondissement auquel je ne m'y attendais pas du tout et ma note de départ de deux est remontée à quatre presque tendance cinq.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          370
ladesiderienne
  10 octobre 2015
CHALLENGE ATOUT PRIX 2015/2016 (18/20)
2007, prix Sang d'encre de la ville de Vienne (Isère)
2008, prix littéraire du premier roman policier de la ville de Lens
2008, prix littéraire lycéen de la ville de Caen
2008, prix Octave-Mirbeau de la ville de Trévières
2008, prix des lecteurs Ancres noires de la ville du Havre
Mes quelques lectures précédentes de Michel Bussi m'ont appris que c'était un auteur qui savait fort bien mener son lecteur en bateau. Dans ce roman le sens propre rejoint le sens figuré, puisque il débute en juin 44, au large des côtes normandes, dans une péniche du débarquement. Parmi les quelques 188 jeunes Américains qui ont pour mission de prendre la Pointe-Guillaume, seule une poignée est au courant du contrat qui unit deux d'entre eux. Persuadé que de toutes façons, ils périront tous sous la mitraille allemande, Lucky a échangé son numéro 148 contre le numéro 4 du très lâche et très riche Oscar Arlington avec la promesse, si ce dernier s'en sortait, de verser 1.44 millions de dollars à sa fiancée Alice ou à ses parents, ce numéro tiré au sort représentant leur ordre de débarquement sur la plage et inversement leur chance de s'en tirer. Ignorant ce pacte, Alice, la guerre terminée, est venue dans ce petit coin de Normandie pour se convaincre définitivement que ce jour-là, la chance avait bien abandonné son cher Lucky et qu'il avait bien péri dans l'assaut. Désespérée, elle s'est exilée en Australie. Juin 1964, la commémoration du vingtième anniversaire du débarquement la ramène sur les terres normandes où quelques soldats rescapés lui parlent du contrat conclu par son fiancé. En mémoire au seul amour de sa vie, elle décide de partir à la recherche du passé et des témoins et de retrouver peut-être cet Oscar Arlington qui n'a pas honoré sa promesse. Mais l'amour d'une mère pour son fils va être un obstacle à ses recherches.
Dans la préface, Michel Bussi nous raconte les trois vies du premier livre qu'il ait écrit : la première au fond d'un tiroir pendant des années, la deuxième lors de sa publication par un éditeur de province en 2007 sous le titre "Omaha Crimes" et enfin la sortie nationale en 2014 de "Gravé dans le sable". Même s'il avoue lui-même que c'est une histoire sortie tout droit de son imagination, sans travail de documentation préalable, sans respect des codes du vrai roman policier, je peux vous dire que le talent est déjà là, en particulier celui d'amener des rebondissements imprévus qui ébranlent toutes les convictions du lecteur. J'ai adoré cette intrigue qui part d'un contexte historique, et même si l'auteur a pris quelques libertés avec l'Histoire. Je me suis laissée totalement embarquer dans cette enquête qui parfois ressemble à un roadmovie sur les routes américaines et à d'autres, à une veillée funèbre en hommage à ceux qui ont laissé leur vie sur cette plage de sable. Je me suis passionnée pour l'existence de ses deux femmes qu'un pacte signé il y a plus de trente ans va réunir. Quant au détective Nick, il m'a charmée et ses réflexions toutes personnelles apportent un peu d'humour à cette sombre histoire.
Vous comprendrez que je suis fan de cet auteur et que je ne me suis toujours pas remise de la claque reçue lors de la lecture de "Nymphéas noirs". Il est normal que "Gravé dans le sable" en tant que premier roman ne soit pas du même niveau mais les prémices d'un talent révélé méritent un 19/20.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          240
joedi
  03 juillet 2016
Poussée par la curiosité, à savoir pourquoi Michel Bussi est un auteur en vogue qui plaît, j'ai lu Gravé dans le sable. Un scénario que j'imagine bien en série télé américaine mais pour la lecture de ce roman, j'ai dû me forcer, je n'adhère pas à l'écriture. D'autres lecteurs ont développé l'histoire, je n'ai pas envie d'en rajouter. Je souhaite à Michel Bussi de continuer à surfer sur sa vague de succès quand à moi, ce roman m'a suffit.
Commenter  J’apprécie          3410
Citations et extraits (69) Voir plus Ajouter une citation
canelcanel   09 juillet 2018
Réduire au minimum les pertes humaines.
Ça sent l'idée à la con ! avait aussitôt pensé Oscar Arlington.
Et c'était bien une idée à la con. Plutôt que le commando entier aille se faire mitrailler en se ruant vers le mur de béton, l'idée de Dean et des gradés était d'envoyer seulement certains rangers, un par un, avec pour mission d'amener l'explosif jusqu'au mur [...]. Certains rangers, avait-il dit.
Qui ?
C'était cela le plus sadique dans leur idée : « On allait tirer au sort ! » On mettrait 188 papiers dans un casque, avec 188 numéros, de 1 à 188. Celui qui tirerait le numéro 1 irait en premier, et ainsi de suite... C'est la solution la plus juste, avait cru bon d'ajouter Dean, qui lui, bien sûr, ne participait pas au tirage - celle qui épargnera le plus de vies. [...]
Un jeune s'avança, il tira le 121. Un autre, celui que tout le régiment appelait « la Branlette », s'avança à son tour, il tira le 69 ; tout le monde éclata de rire. Quelle ambiance dans les péniches, pensait Oscar, putain, peut-être qu'il vaudrait mieux y rester, sur la plage, plutôt que de supporter ces bovidés jusqu'à Paris... Puissiez-vous tous crever demain ou après-demain !
(p. 26 & 32)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
canelcanel   15 juillet 2018
Dans un groupe qui se constitue, il faut inventer des codes, des références communes, des expressions, des surnoms, des anecdotes à partager, afin que le groupe se soude et qu'une complicité se crée entre les membres.
La Branlette.
Ce surnom, cette anecdote avait servi à cela.
Souder le groupe... contre lui !
Il y a quelque temps, il avait lu que, selon un sondage, 86% des hommes se masturbaient. Cela voulait donc dire que 86% des hommes l'avouaient à un enquêteur. A ce pourcentage, on pouvait bien ajouter quelques types qui n'osaient pas le dire, mais le faisaient tout de même. Cela représentait donc au total une majorité écrasante des hommes. Et encore, le sondage était fait en temps normal, quand les hommes se promènent dans la rue au milieu de filles qui ne disent pas forcément non, pas en temps de guerre, auprès d'hommes séparés de leur femme ou de leur petite amie par un océan. [Il] en concluait que quasiment tous les rangers devaient se branler dans cette péniche, à un moment ou un autre.
Il n'avait pas eu de chance [en se faisant surprendre], c'était tout !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
ladesiderienneladesiderienne   08 octobre 2015
- Putain, siffla le chauffeur. Et vous leur avez fait quand même la fête, aux Anglais, quand ils sont arrivés ?
- Pour sûr... Qu'est-ce que tu veux y faire, c'est la guerre... Et puis le jeunot qu'a grimpé nos falaises, c'est pas le même qui a lâché les bombes de l'avion, là-haut à l'abri... Et puis pareil, celui dans son avion, qui a lâché ses bombes, c'est pas le même que celui qui lui a dit de le faire, qui devait être planqué dans une cave à Londres... Avec sur une grande table une grande carte de Normandie, et en tout petit sur la carte, le village de Deux-Jumeaux. Un petit point noir. Et le type s'est dit : "Tiens, si on bombarde là, ça serait pas con, ça retarderait les Boches." Lui aussi, il a fait que son boulot. Même pour les Boches, pour la plupart, ils faisaient que leur boulot, on le voyait bien, tu parles, des jeunots pas plus méchants que d'autres, ils croyaient bien faire. Tout le monde croit bien faire pendant la guerre. C'est ça le plus con...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
canelcanel   13 juillet 2018
[ Washington Post, septembre 1964 ]
On y parlait surtout de la ségrégation raciale, on ne parlait plus que de ça depuis qu'on citait le nom de Luther King pour le prix Nobel de la Paix ! Bof, ça ne passionnait pas la sénatrice. La ségrégation, ça ne valait même pas le coup d'en discuter, c'était une cause perdue pour les défenseurs de la ségrégation légale : on irait forcément à terme vers une égalité de droit entre Blancs et Noirs. Et une cause perdue pour ceux qui croyaient abolir les inégalités sociales. Malgré leurs droits, les pauvres vivraient toujours entre pauvres, les riches entre riches, les Noirs entre Noirs. Mrs Arlington pensait d'ailleurs que c'était très bien comme cela. Les ghettos ne l'inquiétaient guère. Ceux qui prétendaient qu'il fallait en finir avec les ghettos, et mélanger les pauvres avec les riches, dans les mêmes quartiers, ne résolvaient rien : leur méthode ne diminuait en rien le nombre de pauvres, elle permettait simplement de mieux les dissimuler.
(p. 179)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
canelcanel   11 juillet 2018
[ juin 1964 ]
[Il] se demandait si quelqu'un avait déjà pensé à calculer le nombre de drapeaux qui flottaient sur Washington. En temps normal simplement, même pas un jour de commémoration comme aujourd'hui. Le total devait défier l'imagination. Pourquoi l'Amérique éprouvait-elle un besoin si ostentatoire de se rassurer ? Surtout depuis que John Fitzgerald s'était fait flinguer ! Tous ces drapeaux étoilés qui flottaient sur le moindre toit... On se serait cru au milieu d'une république bananière juste après un coup d'état.
(p. 86-87)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          220
Videos de Michel Bussi (123) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michel Bussi
Souviens toi l'automne dernier, la 5e édition du Festival Sans Nom, le polar à Mulhouse, dans les salons de la SIM (Société Industrielle de Mulhouse). La 6e édition du Festival Sans Nom se déroulera les 20 et 21 octobre 2018. le parrain sera Franck Thilliez et l'invité d'honneur Michel Bussi.
autres livres classés : Normandie (France)Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

Gravé dans le sable.

Quel est le titre original de ce livre, tel qu'il était lors de sa première publication.

Le crime du débarquement
Pacte à Château-le-diable
Omaha Crime
Rangers contract

20 questions
44 lecteurs ont répondu
Thème : Gravé dans le sable de Michel BussiCréer un quiz sur ce livre
. .