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ISBN : 2266271903
Éditeur : Pocket (03/11/2016)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.95/5 (sur 618 notes)
Résumé :
Quel est le prix d'une vie?
La veille du Débarquement en Normandie, face à une mort certaine, que seriez-vous prêt à promettre pour échanger votre place? Et que vaudra cette promesse, après la guerre, alors que tous les témoins seront morts ou disparus?
Lorsqu'une jeune veuve, Alice Queen, découvre des bri­bes de vérité, vingt ans plus tard, que peut-elle prouver? Alice décide pourtant de fouiller le passé et de s'engager dans une quête improbable qui ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (145) Voir plus Ajouter une critique
Epictete
31 décembre 2015
Michel Bussi nous annonce dans une sorte de préface à l'édition « Pocket » qu'il s'agit bien d'une ré-édition de son premier roman, et non pas d'un nouvel opus à ajouter à son oeuvre. Ainsi nous met-il en garde face à des erreurs de jeunesse, parce qu'entre autre, à l'époque il ne possédait pas encore tous les codes du polar.
Cependant, je peux dire que déjà, pour un premier roman, le lecteur entre doucement dans les premières pages et se trouve piégé : Il n'arrive plus à en sortir. Il faut aller au bout, même si tout à coup vous vous apercevez que la pendule annonce une heure du matin.
Il est difficile de raconter l'histoire de ce roman sans dévoiler l'énigme.
Ce livre prend sa source lors du débarquement américain en Normandie, et particulièrement à la pointe Guillaume.
L'auteur avoue que le texte ne se veut pas forcément historique, mais on sent bien que tous ces événements ont pu exister, peut-être dans d'autres lieux.
C'est l'histoire d'un certain nombre de destins qui vont se croiser, mais aussi d'ambitions qui vont perturber la vie des uns et des autres. Au fil des pages on croisera le destin de :
- Une très belle jeune fille américaine, pétrie de principes et amoureuse « à vie » d'un seul homme : Lucky, un chanceux que rien n'arrête.
- Une non-moins belle jeune normande qui recueille et soigne un de ces rangers qui ont débarqué sous la mitraille allemande.
- Quelques rangers qui arrivent sur ce site de débarquement dans des péniches et qui savent que pour nombre d'entre-eux, la mort est au bout… et qui n'hésitent pas à faire les paris les plus fous, les plus dangereux pour essayer de tromper leur peur et leur sacrifice.
- Quelques détectives et avocats qui vont, quelques années plus tard, essayer de comprendre ce qui s'est passé sur cette côte de France.
- Et enfin une sénatrice américaine, aguerrie aux arcanes de la politique et de l'ambition, mais mère avant tout et prête à tout pour protéger son fils.
- Avec bien sûr quelques énergumènes sans scrupules.
Tous ces ingrédients nous donnent un roman passionnant, au style fluide et addictif.
Souvent on croit connaitre la fin de l'énigme et on s'aperçoit qu'il reste deux ou trois-cent pages avant la fin. On est bien obligé que cela n'est sûrement pas aussi simple qu'on l'imaginait.
En effet Michel Bussi est aussi le roi des rebondissements, des coups de théâtre qui arrivent très naturellement et remettent tout en jeu.
J'ai vraiment passé un très agréable moment avec ce livre. Que demander de plus ?
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domisylzen
23 septembre 2016
Dès le début j'ai eu l'impression d'être dans un film. Un film qui retrace le débarquement en Normandie le 6 juin 1944.
Trois jours plus tôt les rangers sont invités à tirer un numéro pour décider l'ordre de passage des soldats pour aller placer une charge d'explosif au pied du mur qui bloque l'accès au blockhaus de Pointe-Guillaume. Lucky, le bien nommé, à tiré le 148. Oscar Arlington lui à tiré le quatre. Froussard invétéré et fils de bonne famille américaine aisée, à la thune qui dégouline comme la pluie ce 6 juin, il propose à Lucky d'échanger leur numéro contre 1,44 million de dollars. Un contrat sera rédigé entre quatre partie : Lucky, Oscar, Alan Woe et Ralph Finn dit la branlette. Pourquoi la branlette ? Eh bah … enfin passons ... Lucky y laissera sa peau : Oscar devra honorer sa dette.
L'auteur nous prévient dès le début, il n'est pas un auteur de polar, ce texte est son premier et il comporte des imperfections. C'est vrai. Pourtant je me suis laissé tout doucement embarqué dans cette histoire qui part d'un fait historique. le scénario est super bien construit sur plusieurs époques et rend la lecture passionnante. Ajoutons à ça un rebondissement auquel je ne m'y attendais pas du tout et ma note de départ de deux est remontée à quatre presque tendance cinq.
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ladesiderienne
10 octobre 2015
CHALLENGE ATOUT PRIX 2015/2016 (18/20)
2007, prix Sang d'encre de la ville de Vienne (Isère)
2008, prix littéraire du premier roman policier de la ville de Lens
2008, prix littéraire lycéen de la ville de Caen
2008, prix Octave-Mirbeau de la ville de Trévières
2008, prix des lecteurs Ancres noires de la ville du Havre
Mes quelques lectures précédentes de Michel Bussi m'ont appris que c'était un auteur qui savait fort bien mener son lecteur en bateau. Dans ce roman le sens propre rejoint le sens figuré, puisque il débute en juin 44, au large des côtes normandes, dans une péniche du débarquement. Parmi les quelques 188 jeunes Américains qui ont pour mission de prendre la Pointe-Guillaume, seule une poignée est au courant du contrat qui unit deux d'entre eux. Persuadé que de toutes façons, ils périront tous sous la mitraille allemande, Lucky a échangé son numéro 148 contre le numéro 4 du très lâche et très riche Oscar Arlington avec la promesse, si ce dernier s'en sortait, de verser 1.44 millions de dollars à sa fiancée Alice ou à ses parents, ce numéro tiré au sort représentant leur ordre de débarquement sur la plage et inversement leur chance de s'en tirer. Ignorant ce pacte, Alice, la guerre terminée, est venue dans ce petit coin de Normandie pour se convaincre définitivement que ce jour-là, la chance avait bien abandonné son cher Lucky et qu'il avait bien péri dans l'assaut. Désespérée, elle s'est exilée en Australie. Juin 1964, la commémoration du vingtième anniversaire du débarquement la ramène sur les terres normandes où quelques soldats rescapés lui parlent du contrat conclu par son fiancé. En mémoire au seul amour de sa vie, elle décide de partir à la recherche du passé et des témoins et de retrouver peut-être cet Oscar Arlington qui n'a pas honoré sa promesse. Mais l'amour d'une mère pour son fils va être un obstacle à ses recherches.
Dans la préface, Michel Bussi nous raconte les trois vies du premier livre qu'il ait écrit : la première au fond d'un tiroir pendant des années, la deuxième lors de sa publication par un éditeur de province en 2007 sous le titre "Omaha Crimes" et enfin la sortie nationale en 2014 de "Gravé dans le sable". Même s'il avoue lui-même que c'est une histoire sortie tout droit de son imagination, sans travail de documentation préalable, sans respect des codes du vrai roman policier, je peux vous dire que le talent est déjà là, en particulier celui d'amener des rebondissements imprévus qui ébranlent toutes les convictions du lecteur. J'ai adoré cette intrigue qui part d'un contexte historique, et même si l'auteur a pris quelques libertés avec l'Histoire. Je me suis laissée totalement embarquer dans cette enquête qui parfois ressemble à un roadmovie sur les routes américaines et à d'autres, à une veillée funèbre en hommage à ceux qui ont laissé leur vie sur cette plage de sable. Je me suis passionnée pour l'existence de ses deux femmes qu'un pacte signé il y a plus de trente ans va réunir. Quant au détective Nick, il m'a charmée et ses réflexions toutes personnelles apportent un peu d'humour à cette sombre histoire.
Vous comprendrez que je suis fan de cet auteur et que je ne me suis toujours pas remise de la claque reçue lors de la lecture de "Nymphéas noirs". Il est normal que "Gravé dans le sable" en tant que premier roman ne soit pas du même niveau mais les prémices d'un talent révélé méritent un 19/20.
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joedi
03 juillet 2016
Poussée par la curiosité, à savoir pourquoi Michel Bussi est un auteur en vogue qui plaît, j'ai lu Gravé dans le sable. Un scénario que j'imagine bien en série télé américaine mais pour la lecture de ce roman, j'ai dû me forcer, je n'adhère pas à l'écriture. D'autres lecteurs ont développé l'histoire, je n'ai pas envie d'en rajouter. Je souhaite à Michel Bussi de continuer à surfer sur sa vague de succès quand à moi, ce roman m'a suffit.
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Mahpee
31 janvier 2015
Michel Bussi est désormais une valeur sûre dans l'univers des écrivains français. Il a pris une place de choix chez les lecteurs, dont je fais partie, et c'est avec la certitude de passer un excellent moment de lecture que l'on se plonge dans l'un de ses romans.
Gravé dans le sable, son premier roman, publié une première fois sous le titre Omaha Crimes, ne déroge pas à la règle. Passionnant dès les premières pages, on retrouve déjà cette écriture qui a fait son succès. Toutefois, cette histoire perd un peu de son rythme à certains moments mais c'est avec brio que Michel Bussi relance l'intérêt du lecteur, le faisant douter, jusqu'à la chute, de la nature et des intentions de ses personnages.
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Citations & extraits (54) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne08 octobre 2015
- Putain, siffla le chauffeur. Et vous leur avez fait quand même la fête, aux Anglais, quand ils sont arrivés ?
- Pour sûr... Qu'est-ce que tu veux y faire, c'est la guerre... Et puis le jeunot qu'a grimpé nos falaises, c'est pas le même qui a lâché les bombes de l'avion, là-haut à l'abri... Et puis pareil, celui dans son avion, qui a lâché ses bombes, c'est pas le même que celui qui lui a dit de le faire, qui devait être planqué dans une cave à Londres... Avec sur une grande table une grande carte de Normandie, et en tout petit sur la carte, le village de Deux-Jumeaux. Un petit point noir. Et le type s'est dit : "Tiens, si on bombarde là, ça serait pas con, ça retarderait les Boches." Lui aussi, il a fait que son boulot. Même pour les Boches, pour la plupart, ils faisaient que leur boulot, on le voyait bien, tu parles, des jeunots pas plus méchants que d'autres, ils croyaient bien faire. Tout le monde croit bien faire pendant la guerre. C'est ça le plus con...
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joedijoedi01 juillet 2016
— Le Petit Prince a été écrit à New York, vous savez ... En français, je vous l'accorde. On n'a jamais rien écrit de plus beau, je crois. C'est un livre, comment dire, sur le bonheur, malgré sa fin si triste. Un livre d'espoir, même s'il a été écrit vers la fin de la guerre. À peu près à l'époque où Lucky est mort, d'ailleurs ...
— Et l'astéroïde 612, dans tout ça ?
— C'est l'endroit où habite le Petit Prince. Lorsque l'auteur, Saint-Exupéry, est triste, il lui suffit de regarder le ciel pour se souvenir de cet ami qui est retourné vivre sur son étoile. Vous voyez, c'est à la fois triste et gai ... Cette idée qu'il existe une étoile qui correspond à chaque personne disparue.
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mamansand72mamansand7205 octobre 2014
Le silence était presque insupportable. Personne n’osait s’avancer vers le casque. Chacun pensait à son fragile destin. Mais qu’est-ce que je fiche là, moi, Oscar Arlington ? Elle aurait pu me faire réformer vingt fois, maman, si elle l’avait voulu. Elle connaît personnellement la moitié des officiers américains. Elle aurait pu me faire affecter dans un bureau, à répondre au téléphone ou coller des timbres, un truc planqué, même utile, je m’en foutais, mais planqué ! Mais non, il fallait que son fils soit un héros, un héros mort mais un héros quand même. Le plus important, c’était le prestige de la famille. Et la carrière politique d’Emilia Arlington ! Il ne doit pas y avoir aux Etats-Unis plus de dix femmes qui font de la politique, et il a fallu que l’une d’elles soit ma mère. Maudite famille ! De ma mère jusqu’au premier Arlington qui a fait la route en sens inverse, d Angleterre pour débarquer en Amérique. Et moi, j’ai été trop con pour dire quoi que ce soit, pour protester. J’ai eu peur de lui demander : Maman, tu vois, j’aimerais bien ne pas y aller là-bas, à la guerre, si jamais c’était possible, j’aimerais bien ne pas mourir, si jeune, pour une guerre dont je n’ai rien à faire. Alors tu vois maman, si c’était possible de laisser ma place, d’attendre un peu… En plus je manque d’entraînement, et puis il y a tant de jeunes qui ne rêvent que de ça, d’aller là-bas se couvrir de gloire, hein, maman, chacun son tour, les Arlington ont déjà donné depuis 1787. Mais non, cela ne se dit pas, chez les Arlington ! Enfin nom de Dieu, ces choses-là se sentent ! Une mère devrait comprendre sans qu’on lui dise ! Une mère devrait pleurer son fils qui part pour ne peut-être pas revenir. Elle le savait bien qu’il ne voulait pas y aller, son enfant chéri, se faire trouer la peau en Normandie. Qui le voudrait ? N’importe quelle mère, si elle en avait la possibilité, aurait essayé de sauver son enfant. N’importe quelle mère, mais pas Emilia Arlington, la dame de fer virginienne, la droite et inflexible Emilia Arlington dont parlent les journaux. Salope ! Elle espère sans doute que je crève comme mon père. Je me souviens juste d’un mort-vivant en pyjama passant sa vie à cracher et tousser. Il est mort en 31, j’avais six ans. Il avait attrapé une saleté aux bronches dans les tranchées en 1918. Un gaz, un truc qui vous dévore de l’intérieur petit à petit. Mais à Emilia Arlington, ça ne lui suffit pas, un héros dans la famille. Elle y a pris goût !
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VALENTYNEVALENTYNE02 septembre 2016
La même enveloppe contenait une photographie d’Alan Woe et trois cartes postales.
Sur la première, une rutilante machine agricole était exposée sur un socle de bois. On lisait au dos : Jonathan Feed, 1863, première moissonneuse-lieuse automatique, Musée de la Machine agricole, Ashland, Kentucky.
Sur la seconde, un général à cheval posait sur un socle de granit. Au dos était inscrit : Général Howard D. Linford, 1798-1859, Effingham Battle, 1837, Effingham.
Sur la troisième, une rivière apparemment sauvage transportait malgré elle quelques canoës-kayaks dont les coques et les gilets de sauvetage orange des occupants tranchaient avec le vert environnant. On lisait en bas à droite Des Moines Rivers, Valentine, Iowa.
Alice lut rapidement les mots d’Alan, quelques phrases neutres, rassurantes. Alan écrivait que tout allait bien, qu’il serait bientôt de retour, demandait à Lison de la compréhension et de la patience, glissait un mot pour les amis restés en Normandie, concluait par une formule pudique de tendresse.
Ashland, Effingham, Valentine… Alan avait joué les Petit Poucet. Retrouver sa trace, six mois plus tard, ne devrait pas être trop difficile.
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domisylzendomisylzen23 septembre 2016
Le parc servait de refuge à une faune diverse, mais deux espèces dominantes y régnaient : les fonctionnaires de l'administration qui se posaient ici quelques instants avant de reprendre leur course, et les sans-abri, sans-emploi, sans-famille, sans-argent mais rarement sans-couleur, qui occupaient sinon les mêmes bancs, du moins ceux d'à côté.
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Gravé dans le sable.

Quel est le titre original de ce livre, tel qu'il était lors de sa première publication.

Le crime du débarquement
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