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ISBN : 226628665X
Éditeur : Pocket (15/11/2018)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 20 notes)
Résumé :
Rude journée pour le commissaire Montalbano : d’abord agressé dans sa cuisine par un poulpe haineux, il l’est ensuite dans sa voiture, à coups de clé à molette, par un jeune chauffard. Étrange coïncidence, la compagne de son agresseur est retrouvée assassinée peu après.
Pendant ce temps, un directeur de supermarché est victime d’un cambriolage, mais ce dernier paraît surtout terrorisé par la possible réaction de ses propriétaires – en l’occurrence la mafia. D... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
enjie77
  28 janvier 2018
Une véritable bouffée d'air pur arrivant de Sicile. Un vrai bonheur! Je me suis évadée de la grisaille francilienne pour rejoindre Montalbano! Bon, j'avoue, tout ce qui vient d'Italie me transporte, je suis une inconditionnelle!
C'est mon premier Camilleri. Une fois dépassé la forme du langage à la Andrea Camilleri - j'ai lu au moins trois fois le mot "émepétrois" avant de comprendre - et appréciant la série télévisée, cela m'a été facile de voir, sous mes yeux, les personnages s'animer.
Un bon policier qui démarre avec un vol dans un supermarché mais qui va se complexifier pour le plus grand bonheur des amateurs. Etant novice, aux dires de ma bibliothécaire, un excellent cru!

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thisou08
  10 mai 2018
C'est toujours avec plaisir que je retrouve Montalbano, même si je lis les histoires dans le désordre, avec lui, ça ne me dérange pas.
Mais dans cet opus, il est bien chagrin, notre Montalbano.
Décidément, ses 58 ans lui restent en travers de la gorge et les contrariétés pleuvent sur sa tête, et tout le monde se ligue contre lui, même un poulpe et même une clé à molette.
Et puis, bien sûr, la toute puissante Mafia, avec ses ramifications multiples ( un poulpe la Mafia, avec ses tentacules ? ), lui complique la tâche qui lui incombe, c'est-à-dire faire son travail de policier.
Mais il est malin, Montalbano et il " aréussira " à mener son enquête à terme malgré toutes les peaux de bananes mises sur son chemin par les uns et les autres.
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Sharon
  21 août 2017
Tout commençait pourtant par un banal cambriolage, bref, pas de quoi commencer sa journée au commissariat de manière si douloureuse que cela. Si ce n'est que le supermarché cambriolé n'aurait jamais dû l'être - personne ne se frotterait à ses véritables propriétaires - et que le directeur est particulièrement nerveux. Montalbano doit intervenir, lui qui a déjà subi une agression en bonne et due forme le matin même. Il reverra d'ailleurs très vite son agresseur, libéré pour cause de richesse et puissance du papa, et aussi du fait que son agressivité ou sa nervosité (nommez-la comme vous voulez) est son état habituel. Un meurtre a été commis, puis un autre et encore un autre. On se croirait presque au temps où la Mafia passait son temps à régler des comptes, d'un camp à l'autre, si ce n'est que nous sommes au coeur des années Berlusconi. Les années passent, la corruption reste, règne. Enquêter, que l'on soit policier, juge ou journaliste est difficile : une mutation, un mauvais procès est si vite arrivé.
Il est presque nouveau, pour Salvo, de respecter la loi au pied de la lettre, sans presque chercher à accélérer les choses en utilisant des méthodes pas toujours très légales. Ne surtout pas donner de prises à ses adversaires, eux qui ont réussi à mettre le Questeur dans tous ses états - la scène de la dispute avec Montalbano est d'ailleurs fort comique. Oui, Salvo peut compter sur ses hommes, mais il ne veut pas qu'ils prennent trop de risque pour lui. La Justice ? Plus tard, vous repasserez, merci, puisqu'après l'enquête, se tient le procès, et un bon avocat peut démonter bien des témoignages, même un rapport de médecin légiste.
Désespérant, cet opus ? Oui et non. Les victimes n'ont pas vraiment toute l'attention nécessaire. Il faut un coupable, et tant pis si ce n'est pas le coupable - tant pis aussi s'il n'y est pour rien. D'autres préfèrent des méthodes expéditives pour ne pas avoir à répondre de leurs actes. Un peu plus, comme le soulignent les réminiscences de Montalbano, et on se croirait à Chicago, au temps de la prohibition.
Une voix dans l'ombre est comme un opus hors de la chronologie des enquêtes de Montalbano, après le choc de l'oeuvre précédente. Pas une parodie, non, mais un roman dans lequel toute la palette de couleur qui compose l'univers de cette petite ville de Sicile semble réunie dans ses nuances les plus brillantes et dépeigne jusqu'à l'excès tous les conflits que peuvent engendrer la corruption quasiment institutionnalisée.
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Patmarob
  22 mai 2018

Avec « Une voix dans l'ombre », Andrea Camilleri déploie une nouvelle enquête du commissaire Montalbano . le lecteur retrouve un personnage familier, haut en couleurs et à la forte personnalité, dans ce 25 ème (?) épisode du feuilleton Montalbano. le succès tient à une langue « fleurie » qui emprunte à l'italien, au sicilien, au patois local .. Traduits en français .La typographie et le style tentent de redonner la musique linguistique locale. Rude travail pour le traducteur Serge Quadruppani qui présente en préface sa méthode de travail et ses choix. La Sicile offre une toile de fond « exotique » et un tempérament régional original : la mafia y contrôle, directement ou par une « influence appuyée », l'économie, le politique, la justice et les médias. C'est dire que le commissaire manoeuvre dans cet écheveau de réseaux pour résoudre les enquêtes.
Le cambriolage d'un supermarché découvre une manipulation de la mafia … le meurtre du directeur du supermarché est déguisé en suicide, un témoin est éliminé…. L'affaire s'obscurcit. D'autant plus qu'une autre enquête occupe le commissaire. le fils du député vient annoncer qu'il a retrouvé sa fiancée assassinée. le commissaire n'hésite pas à utiliser des méthodes personnelles, hors de la légalité pour accélérer la résolution des enquêtes.
L'originalité de cette série policière tient également aux personnages qui entourent le commissaire. L'inénarrable policier Catarè, la fiancée du commissaire, Livia , qui apparaît ici dans ses communications téléphoniques quotidiennes, Adelina, sa cuisinière qui déploie son art culinaire dans des plats au nom locaux ….. Campés dans des rôles, un langage qui leur sont propres, ils assurent, pour le lecteur, une familiarité avec le contexte local.
« Une voix dans l'ombre » n'est peut-être pas le plus réussi de la série Montalbano. le scénario qui mêle deux enquêtes est un peu alambiqué dans leur résolution. La police antiterroriste surgit dans sa tentative de manipulation de la mafia et le commissaire est contraint de négocier avec ses collègues. le roman policier permet cependant un moment d'évasion en retrouvant un personnage haut en couleur et un contexte « dépaysant ».



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mimi5751
  26 août 2017
Je l'ai emprunté à la BB et bien sur comme tous les Andréa Camilleri je l'ai beaucoup apprécié. Mais celui là encore plus car il parle d'événements pas si lointains (politique) en Italie et si l'écrivain en parle dans son livre qui n'est que fictif je pense que c'est la vérité.
Notre commissaire Montalbano doit enquêter sur 2 affaires : Un vol dans un supermarché qui appartient à la mafia et un meurtre d'une jeune fille et croyez moi il n'est pas au bout de ses peines car derrière les deux il y a les Couffaro. Comme vous le savez dans la région ou exerce le commissaire Montalbano il y a les Sinagra et les Couffaro.
Mais grace à une malignité de notre commissaire préféré il va gagner sur la maffia.
Je ne vous dirais pas laquelle car elle n'est pas très légale mais pour confondre les assassins là elle a bien fonctionné.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   05 janvier 2018
Ce n’est pas qu’il était inquiet pour sa carrière, comme le questeur qui avait failli avoir une attaque, de toute façon, il était arrivé à la fin, mais il était en son for intérieur furieux à un point qu’il lui semblait avoir le sang en ébullition.
Ces dernières années, et peut-être aussi en raison de l’âge qui avançait, il n’arrivait plus à contrôler son indignation, et la révolte consécutive, que provoquait en lui l’appui, plus ou moins ouvert, qu’une certaine tendance politique apportait, à travers la collusion de députés et de sénateurs, à la Mafia. Et maintenant, ils s’étaient mis à faire une série de lois qui n’avaient rien à voir avec la légalité. En quel pays trouvait-on un ministre pour dire qu’il fallait vivre avec la Mafia ? En quel pays un sénateur, condamné au premier degré pour collusion avec la Mafia, s’était représenté et avait été élu ? En quel pays un député régional, condamné au premier degré pour avoir aidé des mafieux, était-il promu sénateur ? En quel pays un homme, qui avait été ministre et président du Conseil un grand nombre de fois, avait été reconnu coupable de manière définitive de collusion avec la Mafia mais continuait à être sénateur à vie ?
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Charybde2Charybde2   05 janvier 2018
– Comment ça se fait que vous veniez si tard ? lui demanda Enzo, le restaurateur, en le voyant arriver.
Le cœur du commissaire se serra.
– Il ne reste plus rien ? Les clients ont tout mangé ?
– Soyez tranquille, dottore. Pour vosseigneurie, y a toujours à manger.
Hors-d’œuvre de la mer (double portion), pâtes aux oursins (une portion et demie), rougets de roche au sel (six rougets plutôt gros).
Il demanda l’addition, il s’était offert une bouffe spéciale anniversaire. Sauf que, au moment où il se levait, il vit arriver Enzo avec un tout petit gâteau pour une pirsonne.
– Avec mes vœux personnels, dottore.
Il comprit qu’il ne pouvait pas lui faire une mauvaise manière, que ce dessert, il devait se le manger, même s’il devait lui gâcher la merveilleuse saveur des rougets.
Sa bonne humeur, en fait, avait déjà été gâchée par les deux bougies en forme de chiffre, sur le gâteau, qui composaient un maudit 58.
Manifestement, Enzo comptait comme Livia.
La promenade au môle lui servit donc non seulement à digérer, mais aussi à lui faire passer les nerfs qu’il s’était chopés à cause du nombre sur le gâteau.
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thisou08thisou08   10 mai 2018
Ce qu'il avait en tête de faire n'était certes pas digne d'un homme honnête. Mais comment ôter la merde au milieu de la rue quand on n'a ni pelle ni sac ? On est bien obligé de se servir des mains et de se salir.
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SharonSharon   20 août 2017
Il [Le questeur] avait dû se mettre dans une fureur mortelle et donc, à lui, Montalbano, il ne restait qu'à choisir entre deux voies : ou bien aller se faire dévorer comme les Romains antiques dans le Colisée, ou se tirer 'mmédiatement une balle dans la tête. Il opta pour la première voie.
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SharonSharon   20 août 2017
Ces derniers temps, s'endormir revenait à se profonder dedans 'ne boule noire comme la poix, privé des sens et de la coucourde. Pratiquement, adevenir catafero, cadavre.
Et alors, qu'est-ce que cela voulait dire ?
Que chaque réveil devait être considéré comme une résurrection ?
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