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ISBN : 2070402460
Éditeur : Gallimard (05/01/2010)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 150 notes)
Résumé :
Quatrième de couverture - Ce Cahier n° 1 contient exclusivement La mort heureuse, texte présenté et annoté par Jean Sarocchi. Il s'agit de la première entreprise romanesque d'Albert Camus, élaborée entre 1936 et 1938 (époque à laquelle il écrivait L'Envers et l'Endroit et Noces). Il travaillait encore à la remanier lorsque se forma en lui le premier projet de L'Étranger, auquel il ne tarda pas à se consacrer entièrement. On aurait donc tort de voir dans La mort heur... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
aouatef79
  04 juin 2017
C' est très jeune que Camus a commencé à écrire car il a découvert que la
littérature pouvait parler de tout .Il a composé des essais , directement liés à
son expérience de la vie et du "quartier pauvre" où il a vécu son enfance .
Pendant deux ans , Camus tâtonne, rédige, corrige , pour finalement laisser
tomber le projet d' écrire " La mort heureuse" et se lancer dans l' écriture de
son célèbre roman : "L' Etranger" .
le succès est immédiat et l' auteur est propulsé au-devant des romanciers
célèbres qui l' encensent . Cette notoriété s' amplifie encore avec la parution d' un autre chef-d'oeuvre : " La Peste" .
" La mort heureuse " raconte l' histoire d' un homme qui veut à tout prix
être heureux et pour réaliser " son rêve ou son projet " , il va jusqu' à tuer
un homme riche pour le voler c' est-à-dire il commet " un crime crapuleux" .
Mais Mersault, le principal protagoniste de " La mort heureuse" , malade, ne profite pas longtemps d' un bonheur insouciant : il doit affronter la
redoutable question de savoir si l' on peut mourir à la fois lucide et heureux .Et là se pose un problème philosophique et un grand dilemme .
Dans ce roman on remarque tous les thèmes qu' évoquent souvent Camus
dans son oeuvre : la mort, la vie, la santé, le bonheur, la richesse, la
pauvreté, la maladie, le destin, la force, la faiblesse,...
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colimasson
  08 décembre 2014
Sensiblement convaincante, l'histoire racontée par Albert Camus laisse pourtant tout le temps à distance. Meursault est un homme compliqué plus que complexe qui rêve, comme d'un idéal de romantisme, de faire sienne la doctrine du « Carpe Diem ». Il aimerait être sans attaches ni ambitions, parce qu'il espère que le seul moyen d'être heureux consiste à être dénué de tout ce qui fait une existence conventionnelle. Et pourtant, s'il parvient à quitter sa famille et ses amours, ses tâches professionnelles et ses occupations quotidiennes, il n'arrive jamais à prendre du recul quant à lui-même, dans le sens où il est contraint de vivre malgré tout.

La description de cette souffrance intellectuelle et psychologique semble authentique et pourtant, du début à la fin de la Mort heureuse, Albert Camus donne l'impression de nous raconter l'histoire d'un homme malheureux parce qu'il n'arrive pas à vivre l'instant présent, et pire encore : dont la seule satisfaction est d'être malheureux parce qu'il n'arrive pas à être heureux ; voire se contemplant être heureux d'être malheureux parce qu'il ne peut pas l'être… assez agaçant. La forme du roman n'est sans doute pas adaptée pour ce thème. Trop démonstratif, Albert Camus aurait peut-être mieux fait de s'exprimer directement plutôt que de passer par l'intermédiaire d'un personnage chancelant, théorisé jusqu'à l'abstraction même dans ses sentiments les plus intimes.
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Rouletabille
  22 janvier 2013
Patrice Mersault est en quête du bonheur. La mort heureuse est un bon moyen de puiser les origines de la future oeuvre magistrale de Camus. Ainsi dans ce récit publié à titre posthume, on trouve les origines de l'Etranger, mais aussi le personnage Bernard, un certain docteur. Ce Bernard on le retrouve toujours docteur dans le grand récit de Camus : La Peste.
Ce livre est une bonne reflexion sur les moyens d'accèder au bonheur, l'auteur abordant différents thèmes autour de cette quête : la place de l'amour dans la conception du bonheur, la place de la nature, de la solitude, du voyage, des rituels simples et quotidiens.
J'ai preféré la première partie avec Zagreus où beaucoup d'éléments de l'Etranger sont dèjà présent, notamment le descriptif d'un dimanche depuis le balcon de Mersault, un passage que je trouve toujours poétique. On retrouve un meutre, le restaurant de Céleste...
La seconde partie, "la mort consciente" me semble par moment plus brouillonne, plus bavarde, le style beaucoup moins précis, simple, efficace.
Néanmoins la reflexion de fond pour savoir si l'être humain pour être heureux doit se couper du monde est intéressante.
Au final, une publication qui est evidemment pas la meilleure de Camus, rien de plus normal ce n'était que ses "carnets de travail", mais demeure intéressante dès lors qu'on la considère comme un complément de son oeuvre.
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brigittelascombe
  19 décembre 2011
Ecrit en 1938, abandonné, puis publié en 1971 bien après la mort d'Albert Camus (essayiste,philosophe,écrivain engagé,prix Nobel de littérature en 1957) La mort heureuse est en quelque sorte l'antichambre de L'étranger, le support, l'ébauche de son oeuvre future.
On retrouve d'ailleurs dans ce roman de nombreux passages retranscrits dans L'étranger.
Mais bien que le personnage de Meursault qui perd sa mère puis devient criminel reste identique, l'histoire différe complètement.
Le meurtre est celui d'un riche infirme Zagreus qu'il vole. Il le maquille en suicide avant de fuir à travers l'Europe,de revenir en Algérie, d'épouser Lucienne puis de mourir emporté par la maladie.
Ouvrage de transition, La mort heureuse comprend deux parties: la mort naturelle et la mort consciente. Pourquoi ce titre? C'est dans la joie de la solitude,du silence dans ce "bout du monde" que représente le Chenoua, à travers les odeurs d'air,de terre et de mer, qu'il passera ses derniers instants en regardant "les lèvres gonflées de Lucienne et,derrière elle le sourire de la terre".
La vie,la mort,l'infirmité,le bonheur,l'amour,tels sont les thèmes de la mort heureuse qui s'apparente plus à un roman que le reste de son oeuvre.
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Colinvian
  10 avril 2013
Touchant.
C'est le mot qui m'est très souvent venu pendant et après la lecture lorsque je cherchai à exprimer mon ressenti par rapport à ce premier roman d'Albert Camus. J'avais déjà été ébloui par la plume de cet auteur dans La Chute et surtout L'étranger lorsque j'ai eu l'envie de découvrir les débuts de Camus avec ce que l'on qualifie souvent de "première version de L'Étranger", très imparfaite de l'aveu même de son auteur.
Et c'est dans ses imperfections que ce livre est si touchant. Camus ne sait pas précisément où il va, semble parfois un peu perdu dans son propre roman (qui était, contrairement à ce que l'on peut croire, bien achevé) et à défaut d'avoir trouvé son style, essaye de faire du style : d'où des envolées lyriques qui paraissent bien souvent exagérées et pseudo-poétiques, ainsi que des réflexions philosophiques parfois un peu douteuses, comme si le Camus de la Mort Heureuse comprenait le chemin que son écriture devait prendre (et prendra) mais ne l'avait pas encore trouvée. L'histoire en elle-même, proche sur le fond mais très différente de l'Etranger sur la forme, n'est pas passionnante et souffre de quelques lourdeurs. Mais lorsque je lis du Camus, ce n'est pas mon critère principal de jugement.
Alors oui, le meilleur est à venir pour Albert Camus, et ce premier roman n'est pas encore celui d'un grand écrivain. Mais il mérite largement d'être lu, comme un appel à la persévérance, au dépassement de l'imitation que tous les apprentis écrivains commencent par effectuer, et que peu (il sera de ceux là, et c'est peu dire) parviennent à dépasser. Les ficelles sont assez grosses, mais le roman reste globalement agréable, et jouit de quelques belles scènes, et notamment de quelques très belles phrases et passages qui comptent parmi les meilleurs de Camus, et que je retiens particulièrement.
Ce roman m'a profondément marqué car unique en son genre, parfait témoignage du fait que le talent a quelque chose d'inné mais qu'il peut se sublimer par le travail et l'effort. Peu après ce premier essai, Camus commencera une deuxième version qui demeure comme un des plus grands chefs d'oeuvre de ce siècle.
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Citations et extraits (79) Voir plus Ajouter une citation
PetitebijouPetitebijou   21 août 2011
Meursault pensait à Lucienne Raynal. Quand il avait dit auparavant que les femmes étaient belles dans les rues, il voulait dire surtout qu'une femme lui avait paru belle. Il l'avait rencontrée chez des amis. Une semaine auparavant, ils étaient sortis ensemble et, n'ayant rien à faire, s'étaient promenés sur les boulevards, le long du port, par une belle matinée chaude. Elle n'avait pas desseré les dents et, la raccompagnant chez elle, Meursault s'était surpris à lui serrer la main longuement et à lui sourire. Elle était assez grande, ne portait pas de chapeau, était chaussée de sandales découvertes et habillée d'une robe de toile blanche. Sur les boulevards ils avaient marché contre un vent léger. Elle posait son pied bien à plat sur les dalles chaudes, y prenait appui pour se soulever légèrement contre le vent. Dans ce mouvement, sa robe se plaquait contre elle et dessinait son ventre plat et bombé. Avec ses cheveux blonds en arrière, son nez petit et droit et l'élan magnifique de ses seins, elle figurait et sanctionnait une sorte d'accord secret qui la liait à la terre et ordonnait le monde autour de ses mouvements. Lorsque, son sac balancé dans la main droite ornée du bracelet d'argent qui cliquetait contre la fermeture, elle levait la main gauche au-dessus de sa tête pour se protéger du soleil, la pointe du pied droit encore sur le sol, mais prêt à le quitter, il semblait à Patrice qu'elle liait ses gestes au monde.
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colimassoncolimasson   20 décembre 2014
À la fin de l'année le blé germait déjà dans certaines terres, tandis que d'autres finissaient à peine de recevoir les labours. Un peu plus tard, les amandiers à nouveau furent blancs dans le ciel glacé et bleu. La nouvelle année se poursuivit dans la terre et le ciel. Le tabac fut planté, la vigne labourée et soufrée, les arbres greffés. Le même mois, les nèfles mûrirent. À nouveau la fenaison, les moissons et les labours d'été. À la moitié de l'année de gros fruits juteux et collant aux doigts garnissaient les tables : figues, pêches et poires qu'on mangeait goulûment entre deux battages. Aux vendanges suivantes, le ciel se couvrit. Venant du nord, passèrent des bandes noires et silencieuses d'étourneaux et de grives. Pour eux les olives étaient déjà mûres. On les cueillit peu après leur passage. Dans la terre gluante, une seconde fois le blé germa. De gros vols de nuages venant aussi du nord passèrent sur la mer et sur la terre, brossèrent l'eau de son écume et la laissèrent nette et glacée sous un ciel de cristal. Pendant plusieurs jours, il y eut dans le soir des éclairs lointains et silencieux. Les premiers froids commencèrent.
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RouletabilleRouletabille   22 janvier 2013
Tout s'oublie, même les grands amours. C'est ce qu'il y a de triste et d'exaltant à la fois dans la vie. C'est pour ça qu'il est bon quand même d'avoir eu un grand amour, une passion malheureuse dans sa vie. ça fait au moins un alibi pour les désespoirs sans raison dont nous sommes accablés.
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arouijalarouijal   05 juillet 2013
Je suis certain qu'on ne peut être heureux sans argent. Voilà tout. Je n'aime ni la facilité ni le romantisme. J'aime à me rendre compte. Eh bien, j'ai remarqué que chez certains êtres délite il y a une sorte de snobisme spirituel à croire que l'argent n'est pas nécessaire au bonheur. C'est bête, c'est faut , et dans une certaine mesure, c'est lâche,
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colimassoncolimasson   16 décembre 2014
L'erreur, petite Catherine, c'est de croire qu'il faut choisir, qu'il faut faire ce qu'on veut, qu'il y a des conditions du bonheur. Ce qui compte seulement, tu vois, c'est la volonté du bonheur, une sorte d'énorme conscience toujours présente. Le reste, femmes, œuvres d'art ou succès mondains, ne sont que prétextes. Un canevas qui attend nos broderies. […] Ce qui m'importe c'est une certaine qualité de bonheur. Je ne puis goûter le bonheur que dans la confrontation tenace et violente qu'il soutient avec son contraire. […]Si je suis heureux c'est grâce à ma mauvaise conscience. J'avais besoin de partir et de gagner cette solitude où j'ai pu confronter en moi ce qui était à confronter, ce qui était soleil et ce qui était larmes... Oui, je suis humainement heureux.
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Vidéo de Albert Camus
Maria Santos-Sainz vous présente son ouvrage "Albert Camus, journaliste : reporter à Alger, éditorialiste à Paris" aux éditions Apogée. Entretien avec Christophe Lucet de Sud Ouest.
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