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EAN : 9782246851349
576 pages
Éditeur : Grasset (22/03/2017)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 53 notes)
Résumé :
Une nuit perpétuelle envahit Londres. L’étrange famille Ferrayor a laissé derrière elle les ruines fumantes de Fetidborough pour s’installer dans la capitale. Depuis leur emménagement, la jeune Eleanor et les Londoniens observent d’étranges phénomènes : des disparitions, des objets qui apparaissent, d’autres qui se transforment. Et cette obscurité qui règne à présent.
La police est à la recherche des Ferrayor pour essayer d’éradiquer le fléau, et tous les moy... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
CasusBelli
  06 avril 2020
Une trilogie brillamment conclue avec "La ville", une suite cohérente et logique en terme d'ambiance et de scénario.
Nous avions laissé Clod et Lucy séparés lors de la fuite de Fetidborough en flammes, que sont-ils devenus ? Quels sont les projets sordides des ferrayors ?
Dans cette ambiance victorienne (nous rencontrerons la reine Victoria), les couleurs sont toujours à dominantes grises et noires, en parfaite harmonie avec un scénario sombre et toujours aussi décalé, l'auteur a créé un univers vraiment original et toujours aussi "so british", un vrai régal.
J'ai trouvé le rythme de ce tome trois plus enlevé, plus vivant et plus intense, une montée en puissance remarquable après deux premiers tomes plus "lents", le tout jusqu'à un final apocalyptique de toute beauté.
A noter les illustrations, encore plus nombreuses et toujours aussi réussies, un plus à chacun des 33 chapitres, au bas mot une centaine toutes dans l'esprit du dessin de couverture.
Une lecture que je conseille vivement à tous ceux qui aiment les univers déjantés.
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Stelphique
  01 janvier 2019
Ce que j'ai ressenti:
***Petites lumières d'espoir…
A faire tourner les têtes et les objets, à faire naître la petite lueur au milieu des immondices, Clod Ferrayor l'original de la famille, et sa flamboyante Lucy Pennant, détraqueront leurs petits mondes en transition, à coups de poings et à voix étranges! Les objets vivent, se rebellent, les liens de famille grincent, les insignifiants se font entendre: c'est la débandade! Nos deux adolescents chouchous sont lancés à l'assaut de leurs espérances, entamant une grande bataille enflammée, une guerre pour ne pas perdre ce « petit quelque chose », un territoire à conquérir après l'anéantissement du leur, mais surtout se retrouver envers et contre tous…Et tout du long, l'amour à dénicher, dans les yeux et sous les ruines du chaos…Quelle épopée!
« Quand cesse-t-on d'être une personne, me demandais-je, et quand commence t-on à être autre chose qu'un être humain? »
***Au sein des ténèbres…
A voir les détritus s'allier, à voir disparaître les gens dans la pire insignifiance, à sentir un Londres mort à petit feu et un Londremor vivant de poésie étincelante, Edward Carey, nous ouvre les portes d'un imaginaire riche où, j'ai adoré me perdre. Les transformations s'accélèrent, le mystère s'épaissit et tout par à va-l'eau , ou plutôt à va-l'ordure…Et le géant se soulève tandis que la Reine s'incline…La grisaille envahit la ville, et les êtres lugubres hantent les lieux. C'est l'ultime affrontement et on sent une tension incroyablement sombre s'emparer de tous les habitants. Et quelle atmosphère!!!!
« Nous avons tous respiré la nuit, nous l'avons tous fait entrer en nous. »
***Et dans la ferraille, trouver un coup de coeur
Lien : https://fairystelphique.word..
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LePamplemousse
  16 janvier 2018
Après Tristan et Iseult, après Roméo et Juliette, voici Lucy et Clod, Lucy aux cheveux rouge comme les flammes et Clod, un jeune homme maladif aux pouvoirs bien particuliers.
A peine se rencontrent-ils une nuit, devant une cheminée éteinte que la vie les sépare déjà…mais ils feront tout pour se retrouver, malgré des obstacles dignes d'un conte de fées.
Il faut dire que l'auteur nous transporte dans un univers étrange et envoutant, avec cette trilogie dense (3 romans de 500 pages chacun) pour le moins originale qui se déroule en 1875 dans un Londres sombre, crasseux, suintant, malodorant, une ville écrasée sous les détritus.
Car il faut dire que dans cette histoire qui ressemble fort à un conte gothique, ce sont les ordures qui ont le premier rôle.
Oui, vous avez bien lu, ce sont les objets abandonnés et cassés, les résidus gras, les détritus puants, les déchets, les épluchures, les rebuts, la pourriture, la saleté, les cochonneries et la moisissure qui sont au coeur de cette histoire.
Car ici, ce qui se joue, c'est une sorte d'Histoire de la Décharge, avec sa création, ses membres, sa légitimité, son pouvoir, son règne et sa chute.
Et tous ceux qui se trouvent sur son chemin risquent d'être effroyablement écrasés, compressés, écrabouillés, réduits en poussière et pulvérisés en fluide visqueux car la décharge est une Reine, et elle ne tolère ni remise en question, ni coup d'Etat.
Alors si vous n'avez pas peur de salir vos beaux vêtements, de mettre les mains dans la fange, de respirer des miasmes de mort, venez faire la connaissance de Lucy la servante aux cheveux rouges et de Clod, issu de la puissante lignée des Ferrayor.
Venez affronter des montagnes de détritus, venez plonger au coeur de la plus immonde décharge que nous n'ayez jamais vue et peut-être que vous aussi, vous serez happés par la magie qui émane de ces pages et que vous succomberez de plaisir, vautrés dans la suie et le purin, baignés par des odeurs pestilentielles, dans une ambiance glauque digne d'un Tim Burton qui serait tombé amoureux et aurait envie de montrer au monde entier que tout ce qui est rejeté, cassé, détruit et hors service peut encore avoir une vie et des sentiments.
Et pour encore plus de plaisir, l'auteur a dessiné lui-même les protagonistes de cette histoire, vous pouvez découvrir ses illustrations dans les trois volumes.
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Zora-la-Rousse
  11 décembre 2018
Me voici arrivée au troisième et dernier tome de cette trilogie incroyable d'Edward Carey.
Au rythme d'un volume par an, mon intérêt pour cette oeuvre si originale ne s'est pas tari, bien au contraire : j'ai si peu eu l'occasion de découvrir une production aussi complète et riche…
La série des Ferrailleurs, c'est un univers sombre et surréaliste, gothique, décrit d'une écriture fine et délicate à laquelle se mêlent des illustrations d'une aussi haute qualité.
Dans un premier tome consacré à la découverte de la famille collectrice de déchets Ferrayor et de leur château, nous faisons la connaissance de Clod Ferrayor et de son rapport si particulier aux objets, ainsi que de Lucy Pennant, une jeune orpheline intrépide. le second tome nous emmène poursuivre les aventures de ces deux personnages, l'un désincarné, errant dans le faubourg de Fetiborough ; l'autre prisonnière des décombres du manoir...
Le troisième tome vient conclure la terrible épopée au coeur même de Londres, ou surnommée Londremor par ceux qui ont tout à y craindre. Plongeant la ville dans une nuit noire et perpétuelle, le clan Ferrayor, pourchassé, y mène un dernier assaut qui les conduira jusqu'au parlement, pour les confronter à la Reine Victoria en personne.
Beaucoup de réponses sont apportées dans ce dernier opus, tout en gardant une précieuse part de mystère.
J'ai personnellement suivi avec avidité, et jusque la dernière page, les aventures de ces personnages attachants, atypiques et étranges. L'univers d'Edward Carey m'a séduite et l'auteur m'a interpellée ; j'ai hâte à présent de découvrir L'observatoire ou Alva et Irva...
Une place d'honneur dans ma bibliothèque pour ces trois beaux livres et dans mon coeur.
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dedanso
  24 juillet 2017
Le tome 3 des Ferrailleurs vient clôturer cette saga déjantée qui a vu se côtoyer une famille des plus inquiétantes, des personnages pouilleux mais lumineux et des objets doués de vie.
Nous retrouvons ici Clod et les membres de sa famille bien décidés à trouver refuge dans Londres, qui leur était jusque là interdite, quitte à se débarrasser des Londoniens. Et quoi de plus facile lorsque chaque membre de la famille a un don particulier : transformer les humains en objets, se métamorphoser, cracher le feu, cracher une brume noire enveloppante, faire obéir et se mouvoir les objets...
De son côté Lucy est prête à tout pour retrouver Clod et mettre fin aux agissements des Ferrayor. Il s'agit vraiment d'un personnage lumineux, courageux, d'un optimisme à toute épreuve. Elle met toujours son intelligence et sa débrouillardise au service des autres. Personnage féministe par excellence, elle ne fait que ce qu'elle veut (y compris donner des coups), mais toujours avec un sens de la justice certain et un grand coeur.
Si j'ai retrouvé avec un réel plaisir cet univers si dérangé, si noir, si sale, si beau, si décalé, j'ai toutefois à déplorer deux petites choses.
D'abord je dois bien dire que ce tome-ci manque cruellement d'action. Heureusement que la particularité de l'univers est très prégnant car il permet au lecteur de continuer sa lecture malgré tout.
Ensuite le personnage de Clod est devenu trop "lisse". S'il a toujours été couard (ce qui apportait de l'humour au récit), ici il devient par trop influençable et perd sa personnalité.
Je ne dirais donc pas que ce tome clôt la série avec brio, mais je ne peux pas dire non plus qu'il la déprécie. J'ai pris plaisir à suivre les dernières aventures des Ferrayor, à évoluer dans ce Londres du XIXème parmi les orphelins, les va-nu-pieds, les débris de la société, les immondices, les objets dénaturés, tout cet univers noir et sale que l'on se prend à aimer.
Et je vous invite, si ce n'est déjà fait, à découvrir cet univers et son auteur, qui en valent tous les deux largement la chandelle.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
gouelangouelan   01 septembre 2020
-... Le problème avec elles, c'est que ce sont des poupées, Irénée, elles ne sont pas vivantes.
- Que voulez-vous dire ?
- Ce sont des jouets, des joujoux, des imitations d'êtres humains, elles ne sont pas vivantes, elles sont faites à l'image des êtres humains, mais ce ne sont que des objets. C'est tout.
- Vous voulez dire qu'elle sont mortes !
- Elles n'ont jamais été vivantes, Irénée.
- Mais pourquoi quelqu'un ferait-il cela ? Assembler des morceaux pour fabriquer quelque chose qui ressemble à un être vivant, mais qui ne possède pas la vie. Quelle cruauté!
- Je doute fort que leur fabricant ait pensé à cela, je crois qu'il a dû se dire qu'elles seraient de gentilles compagnes pour un enfant, un objet avec lequel jouer.
- Jouer avec une chose morte ! s'indigna Irénée, l'air dégoûté.
- Mais, dis-je, peut-être ont-elles été beaucoup aimées.
- Et à quoi ça leur a servi ?
- À pas grand-chose, ma chère Irénée, probablement à pas grand-chose.
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gouelangouelan   01 septembre 2020
Mère. Elle vient, elle vient me voir très souvent. Impossible de rester en paix avec ses constantes allées et venues, ses inquiétudes, ses pleurs, ses caresses, elle m'étouffe, elle n'arrête pas de me toucher, la tête, les joues surtout. Elle me donne d'autres noms que Benordur, Bébé elle m'appelle, ou Mon Petit Garçon. Or je n'étais pas un bébé, ces dernières années. Quand je l'étais, c'est-à dire quand j'étais un nouveau rebut, une ordure toute neuve en fait, elle m'a abandonné dans le dépotoir. Toute seule, elle a fait ça ! Elle a laissé une petite marque, une éraflure sur la boîte métallique. BENORDUR, elle a gravé d'une main tremblante. Avant de m'abandonner, elle m'a baptisé.

- Tu es partie et tu m'as laissé dans la décharge, je te le dis. C'est la vérité.
- Mon bébé, mon petit Ben... se défend-elle.

Elle ne le nie pas. Rosamund, elle s'appelle. Rose-boue, Rosaboue.

- Tu n'aurais pas dû faire ça.
- Tu m'as enfin été rendu, après toutes ces années.
- Pourquoi vous avez fait ça, Madame ?
- Mon gentil, mon grand garçon.
- Cette question, je n'ai pas arrêté de me la poser.
- Comme tu as grandi !
- Pourquoi, pourquoi ?
- Je t'en prie, BENORDUR, s'il te plaît mon petit Ben, tu me brises le cœur.
- J'aurais pu mourir.
- Oh, Ben !
- Je ne comprends pas. Je veux comprendre.
- Je ne peux pas défaire ce qui a été fait, Ben, c'est impossible.
- Mais je ne suis pas mort.
- Non, mon chéri, et j'en suis tellement heureuse.
- La décharge m'a sauvé. Mes ordures, mes déchets, mon royaume.
- C'est un miracle, Ben.
- Une benne, c'est quelque chose qui ramasse les ordures, c'est pour ça que tu m'as appelé Benordur ? J'étais ton détritus ? Tu as mis toute ta saloperie en moi, et tu as espéré que le Grand Dépotoir l'engloutirait.
- Je t'en prie, assez, assez !
- Je ne fais que m'interroger, Madame.
- Mère, je te demande de m'appeler Mère !
- Je n'étais qu'un déchet pour vous.
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gouelangouelan   01 septembre 2020
- Combien sont-ils ? cria quelqu'un.
- Quatre, répondit-on. Des enfants qui sont passés par les égouts. -
- Quatre, donc. Quatre enfants de Fetidborough. Ils regretteront de s'être donné cette peine.
- Certains se sont enfuis.
- Échappés ?
- Nous en avons abattu un. Je n'ai pas aimé faire ça.

C'est Molly, songeai-je, C'est Molly Porter, que tu as abattue.

- Non, agent Jones, pas des enfants. Ce ne sont pas des enfants, tu ne peux pas penser comme ça. Ce sont des cloportes, des rats. Compris ? Des rats, Jones. Dis-le, Jones : des rats.
- Des rats, Monsieur.
- Il faut les écrabouiller, Jones.
- Des rats, Monsieur, oui.
- Nous avons des ordres, nous menons une guerre, soldat, une guerre contre la crasse et la maladie.
- Oui, Monsieur, je vois ça, Monsieur, ça ne se reproduira plus, Monsieur.
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StelphiqueStelphique   31 décembre 2018
Ah, les sentiments humains, quelle histoire! Quel effort insurmontable que de surveiller les moteurs, les rouages de l'amour et de la haine, les canalisations de nos pensées et de nos émotions! 
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l-ourse-bibliophilel-ourse-bibliophile   25 avril 2017
Imaginez ceci : il y a une rue dans Londres, Londres la plus grande ville du monde, cette métropole foisonnante, qui abrite plus d'âmes que n'importe quelle ville sur la planète, où tout le monde se pousse et se bouscule. Eh bien, dans cette ville surpeuplée il existe une rue vide, une rue morte, une rue déserte.
Comme si l'humanité s'achevait là.
Comme si Londres était devenu un musée, et qu'il n'y avait plus personne pour le visiter.
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