AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2246851343
Éditeur : Grasset (22/03/2017)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 32 notes)
Résumé :
Une nuit perpétuelle envahit Londres. L’étrange famille Ferrayor a laissé derrière elle les ruines fumantes de Fetidborough pour s’installer dans la capitale. Depuis leur emménagement, la jeune Eleanor et les Londoniens observent d’étranges phénomènes : des disparitions, des objets qui apparaissent, d’autres qui se transforment. Et cette obscurité qui règne à présent.
La police est à la recherche des Ferrayor pour essayer d’éradiquer le fléau, et tous les moy... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Stelphique
  01 janvier 2019
Ce que j'ai ressenti:
***Petites lumières d'espoir…
A faire tourner les têtes et les objets, à faire naître la petite lueur au milieu des immondices, Clod Ferrayor l'original de la famille, et sa flamboyante Lucy Pennant, détraqueront leurs petits mondes en transition, à coups de poings et à voix étranges! Les objets vivent, se rebellent, les liens de famille grincent, les insignifiants se font entendre: c'est la débandade! Nos deux adolescents chouchous sont lancés à l'assaut de leurs espérances, entamant une grande bataille enflammée, une guerre pour ne pas perdre ce « petit quelque chose », un territoire à conquérir après l'anéantissement du leur, mais surtout se retrouver envers et contre tous…Et tout du long, l'amour à dénicher, dans les yeux et sous les ruines du chaos…Quelle épopée!
« Quand cesse-t-on d'être une personne, me demandais-je, et quand commence t-on à être autre chose qu'un être humain? »
***Au sein des ténèbres…
A voir les détritus s'allier, à voir disparaître les gens dans la pire insignifiance, à sentir un Londres mort à petit feu et un Londremor vivant de poésie étincelante, Edward Carey, nous ouvre les portes d'un imaginaire riche où, j'ai adoré me perdre. Les transformations s'accélèrent, le mystère s'épaissit et tout par à va-l'eau , ou plutôt à va-l'ordure…Et le géant se soulève tandis que la Reine s'incline…La grisaille envahit la ville, et les êtres lugubres hantent les lieux. C'est l'ultime affrontement et on sent une tension incroyablement sombre s'emparer de tous les habitants. Et quelle atmosphère!!!!
« Nous avons tous respiré la nuit, nous l'avons tous fait entrer en nous. »
***Et dans la ferraille, trouver un coup de coeur
Lien : https://fairystelphique.word..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          300
LePamplemousse
  16 janvier 2018
Après Tristan et Iseult, après Roméo et Juliette, voici Lucy et Clod, Lucy aux cheveux rouge comme les flammes et Clod, un jeune homme maladif aux pouvoirs bien particuliers.
A peine se rencontrent-ils une nuit, devant une cheminée éteinte que la vie les sépare déjà…mais ils feront tout pour se retrouver, malgré des obstacles dignes d'un conte de fées.
Il faut dire que l'auteur nous transporte dans un univers étrange et envoutant, avec cette trilogie dense (3 romans de 500 pages chacun) pour le moins originale qui se déroule en 1875 dans un Londres sombre, crasseux, suintant, malodorant, une ville écrasée sous les détritus.
Car il faut dire que dans cette histoire qui ressemble fort à un conte gothique, ce sont les ordures qui ont le premier rôle.
Oui, vous avez bien lu, ce sont les objets abandonnés et cassés, les résidus gras, les détritus puants, les déchets, les épluchures, les rebuts, la pourriture, la saleté, les cochonneries et la moisissure qui sont au coeur de cette histoire.
Car ici, ce qui se joue, c'est une sorte d'Histoire de la Décharge, avec sa création, ses membres, sa légitimité, son pouvoir, son règne et sa chute.
Et tous ceux qui se trouvent sur son chemin risquent d'être effroyablement écrasés, compressés, écrabouillés, réduits en poussière et pulvérisés en fluide visqueux car la décharge est une Reine, et elle ne tolère ni remise en question, ni coup d'Etat.
Alors si vous n'avez pas peur de salir vos beaux vêtements, de mettre les mains dans la fange, de respirer des miasmes de mort, venez faire la connaissance de Lucy la servante aux cheveux rouges et de Clod, issu de la puissante lignée des Ferrayor.
Venez affronter des montagnes de détritus, venez plonger au coeur de la plus immonde décharge que nous n'ayez jamais vue et peut-être que vous aussi, vous serez happés par la magie qui émane de ces pages et que vous succomberez de plaisir, vautrés dans la suie et le purin, baignés par des odeurs pestilentielles, dans une ambiance glauque digne d'un Tim Burton qui serait tombé amoureux et aurait envie de montrer au monde entier que tout ce qui est rejeté, cassé, détruit et hors service peut encore avoir une vie et des sentiments.
Et pour encore plus de plaisir, l'auteur a dessiné lui-même les protagonistes de cette histoire, vous pouvez découvrir ses illustrations dans les trois volumes.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
Zora-la-Rousse
  11 décembre 2018
Me voici arrivée au troisième et dernier tome de cette trilogie incroyable d'Edward Carey.
Au rythme d'un volume par an, mon intérêt pour cette oeuvre si originale ne s'est pas tari, bien au contraire : j'ai si peu eu l'occasion de découvrir une production aussi complète et riche…
La série des Ferrailleurs, c'est un univers sombre et surréaliste, gothique, décrit d'une écriture fine et délicate à laquelle se mêlent des illustrations d'une aussi haute qualité.
Dans un premier tome consacré à la découverte de la famille collectrice de déchets Ferrayor et de leur château, nous faisons la connaissance de Clod Ferrayor et de son rapport si particulier aux objets, ainsi que de Lucy Pennant, une jeune orpheline intrépide. le second tome nous emmène poursuivre les aventures de ces deux personnages, l'un désincarné, errant dans le faubourg de Fetiborough ; l'autre prisonnière des décombres du manoir...
Le troisième tome vient conclure la terrible épopée au coeur même de Londres, ou surnommée Londremor par ceux qui ont tout à y craindre. Plongeant la ville dans une nuit noire et perpétuelle, le clan Ferrayor, pourchassé, y mène un dernier assaut qui les conduira jusqu'au parlement, pour les confronter à la Reine Victoria en personne.
Beaucoup de réponses sont apportées dans ce dernier opus, tout en gardant une précieuse part de mystère.
J'ai personnellement suivi avec avidité, et jusque la dernière page, les aventures de ces personnages attachants, atypiques et étranges. L'univers d'Edward Carey m'a séduite et l'auteur m'a interpellée ; j'ai hâte à présent de découvrir L'observatoire ou Alva et Irva...
Une place d'honneur dans ma bibliothèque pour ces trois beaux livres et dans mon coeur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          112
dedanso
  24 juillet 2017
Le tome 3 des Ferrailleurs vient clôturer cette saga déjantée qui a vu se côtoyer une famille des plus inquiétantes, des personnages pouilleux mais lumineux et des objets doués de vie.
Nous retrouvons ici Clod et les membres de sa famille bien décidés à trouver refuge dans Londres, qui leur était jusque là interdite, quitte à se débarrasser des Londoniens. Et quoi de plus facile lorsque chaque membre de la famille a un don particulier : transformer les humains en objets, se métamorphoser, cracher le feu, cracher une brume noire enveloppante, faire obéir et se mouvoir les objets...
De son côté Lucy est prête à tout pour retrouver Clod et mettre fin aux agissements des Ferrayor. Il s'agit vraiment d'un personnage lumineux, courageux, d'un optimisme à toute épreuve. Elle met toujours son intelligence et sa débrouillardise au service des autres. Personnage féministe par excellence, elle ne fait que ce qu'elle veut (y compris donner des coups), mais toujours avec un sens de la justice certain et un grand coeur.
Si j'ai retrouvé avec un réel plaisir cet univers si dérangé, si noir, si sale, si beau, si décalé, j'ai toutefois à déplorer deux petites choses.
D'abord je dois bien dire que ce tome-ci manque cruellement d'action. Heureusement que la particularité de l'univers est très prégnant car il permet au lecteur de continuer sa lecture malgré tout.
Ensuite le personnage de Clod est devenu trop "lisse". S'il a toujours été couard (ce qui apportait de l'humour au récit), ici il devient par trop influençable et perd sa personnalité.
Je ne dirais donc pas que ce tome clôt la série avec brio, mais je ne peux pas dire non plus qu'il la déprécie. J'ai pris plaisir à suivre les dernières aventures des Ferrayor, à évoluer dans ce Londres du XIXème parmi les orphelins, les va-nu-pieds, les débris de la société, les immondices, les objets dénaturés, tout cet univers noir et sale que l'on se prend à aimer.
Et je vous invite, si ce n'est déjà fait, à découvrir cet univers et son auteur, qui en valent tous les deux largement la chandelle.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          92
l-ourse-bibliophile
  25 avril 2017
Le Faubourg a brûlé, le Château a sombré dans l'océan de détritus ; les Ferrayor se tournent donc vers Londres, rebaptisée Londremor. Ils plongent la capitale dans une nuit perpétuelle, se terrent dans une maison et, alors que de plus en plus de Londoniens se transforment en objets, préparent leur vengeance. Une vengeance dont Clod est l'élément-clé.
Changement par rapport aux deux tomes précédents : les Ferrayor ne sont plus des seigneurs tout-puissants. Ils envahissent Londres comme des rats et, comme des rats, ils sont traqués et tués s'ils montrent le bout de leur nez. Cette chasse les pousse aux dernières extrémités et nous découvrons de nouvelles facettes de leur personnalité. Ce dernier volume nous permet également d'en apprendre davantage sur certains Ferrayor comme Pinalippy, Rippit ou encore l'effrayante Scory.
Un roman bavard qui nous plonge comme dans un rêve étrange et sale, dans l'esprit torturé de ses personnages et dans l'imagination foisonnante de son auteur. Toutefois, en dépit de la frénésie verbale dont font preuve les narrateurs, l'histoire en elle-même avance lentement. Ce troisième tome est le plus long des trois et peut-être souffre-t-il un peu des répétitions et des fréquents changements de narrateurs. En effet, les points de vue sont multiples : Clod et Lucy évidemment, mais également Pinalippy, des garçons des rues, des membres de la famille Ferrayor…et même la reine Victoria.
Malgré tout, je n'ai pas été déçue par ce troisième tome qui conclut magistralement cette trilogie originale. La langue est toujours aussi addictive, riche et soignée tandis que les illustrations collent parfaitement avec le ton et l'atmosphère dérangeante du roman. Une trilogie qui m'a convaincue d'un bout à l'autre en me transportant dans son univers totalement décalé.
Lien : https://oursebibliophile.wor..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
StelphiqueStelphique   31 décembre 2018
Ah, les sentiments humains, quelle histoire! Quel effort insurmontable que de surveiller les moteurs, les rouages de l'amour et de la haine, les canalisations de nos pensées et de nos émotions! 
Commenter  J’apprécie          90
StelphiqueStelphique   18 décembre 2018
Quand cesse-t-on d'être une personne, me demandais-je, et quand commence t-on à être autre chose qu'un être humain?
Commenter  J’apprécie          122
StelphiqueStelphique   28 août 2018
Nous avons tous respiré la nuit, nous l'avons tous fait entrer en nous.
Commenter  J’apprécie          180
l-ourse-bibliophilel-ourse-bibliophile   25 avril 2017
Imaginez ceci : il y a une rue dans Londres, Londres la plus grande ville du monde, cette métropole foisonnante, qui abrite plus d'âmes que n'importe quelle ville sur la planète, où tout le monde se pousse et se bouscule. Eh bien, dans cette ville surpeuplée il existe une rue vide, une rue morte, une rue déserte.
Comme si l'humanité s'achevait là.
Comme si Londres était devenu un musée, et qu'il n'y avait plus personne pour le visiter.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Pixie_dustPixie_dust   18 août 2018
Nous sommes l'odeur fétide emportée par le vent, nous somme l'étrange lézarde entre les murs, nous somme la tasse tombée par terre qui se brise de son propre chef, nous sommes toutes les clés perdues, nous sommes les lattes de plancher qui craquent sans que personne les foule, nous sommes les ombres dans vos rêves, nous sommes les mauvaises pensées dont on ne peut se débarrasser, nous voici, à nous seuls, la grande famille Ferrayor des plus obscures ordures.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Videos de Edward Carey (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Edward Carey
Edward Carey, author and illustrator of the Iremonger series talks about what inspired him.
autres livres classés : steampunkVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Les plus grands classiques de la science-fiction

Qui a écrit 1984

George Orwell
Aldous Huxley
H.G. Wells
Pierre Boulle

10 questions
2841 lecteurs ont répondu
Thèmes : science-fictionCréer un quiz sur ce livre