AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2213638675
Éditeur : Fayard (06/01/2010)

Note moyenne : 3/5 (sur 19 notes)
Résumé :
Il s’agit d’une rupture. En d’autres termes, d’une formalité.

Un beau jour, Adam montre les premiers signes de faiblesse : « J’aime être avec toi, j’aime rire, vivre, dormir avec toi, j’aime faire l’amour avec toi. Mais je ne sais pas si je t’aime. »

Il est à abattre, pense-t-elle, puisque, la fuyant, il ne tient pas les promesses de l’amour.

Aussitôt, sa perception se trouble mais elle refuse que la douleur organise l’ém... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
andras
  09 mars 2016
Attention : ce livre n'est pas à mettre entre toutes les mains ! Vous allez adorer (comme moi) ou vous détesterez. Pour moi, c'est un véritable coup de passion que j'ai pour ce livre et pour cette écriture tendue, provocante, insolente, en un mot : superbe. Il s'agit d'une rupture : la narratrice quitte son amant, Adam, psychiatre de son état, fan d'opéra et fin gourmet. Mais cela se fait sous la pression d'un troisième personnage que la narratrice, qui est écrivain, appelle son "monstre textuel" : une sorte de double monstrueux qu'elle héberge en elle et qui, dans certaines occasions, prend le contrôle de son existence pour lui faire écrire des choses abominables et délicieuses comme ce livre-ci en se nourrissant des êtres qui passent à sa portée, comme ce pauvre Adam.
Parfois je sens moi aussi quelque monstre textuel qui pousse en moi. Mais je le tiens en respect, le force à plier l'échine et il ne produit guère que quelques notes de lectures sur l'Agora des Livres (et, depuis peu, sur Babelio). En contrepartie, je réussis à garder à mes côtés une compagne délicieuse et j'arrive cahin-caha à rester le père de mes enfants. Mais pour Claire Castillon, les choses sont (ou du moins semblent) bien différentes et son "monstre textuel" lui mène la vie dure. Quand je lis "Les cris", une certaine jalousie se réveille en moi....
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Bruno_Cm
  10 juin 2019
Avec Claire Castillon, j'ai encore une drôle d'impression. A la fois l'impression qu'on tient quelque chose, qu'on tient un.e écrivain.e avec un certain talent et pour sûr une certaine sensibilité. Un style qui fait penser aux anciens des éditions de Minuit, anciens ou actuels, ceci dit.
Des phrases courtes, des mots tranchants, ça crie dans ce texte.
Et en même temps, l'impression d'une imposture assez profonde, d'une belle femme à qui tout devrait sourire et qui ne sourit jamais. S'il y a de l'humour il est plus que noir, invisible ou tellement noir qu'on ne le voit plus. Il est infra-sens. Et ça ça me perturbe pas mal. Une femme qui casse des couilles, ou alors quelqu'un qui se cache tellement derrière son 'métier', son "monstre textuel" qu'elle est elle aussi invisible et impalpable.
Ces deux antinomie pour moi se retrouvent ici dans cet amas de paragraphes et de mots et je ne peux ni trouver ça mauvais, ni trouver ça génial non plus.
Je donne un peu plus de la moitié car... perturbant. Et bénéfice du doute.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          31
zabeth55
  29 janvier 2012
description, ou plutôt "dissection" d'une rupture amoureuse. C'est pénible, lourd, "surmoïque"
Commenter  J’apprécie          10
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
GeorgesOrsonGeorgesOrson   01 octobre 2015
Pourtant, j'ai encore dans la gorge la volonté de l'enfant qui force les trajectoires. Je voudrais qu'Adam recule, constate ma forme humaine, me retourne la peau qu'il m'a mise à l'envers, avec ses mains puissantes, comme dans la rue Francoeur, ça ne s'invente pas un nom comme ça pour s'aimer contre un mur la première fois. Il était si vaillant, il répétait, gamin, que la vie ne suffirait pas pour me dire combien de temps il m'avait attendue.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
GeorgesOrsonGeorgesOrson   01 octobre 2015
Je ne ressens rien, et je m'étonne, à part les assauts du monstre interne, parfois fébrile, ricanant. Voilà pourquoi il me faut sortir, chercher si je suis quelque part chaque matin, errer jusqu'à ce que je me croise, pour vérifier que je vais bien.
Commenter  J’apprécie          50
Bruno_CmBruno_Cm   10 juin 2019
J'écris. Je rends quotidiennement visite à l'enfant. Je quitte la femme. Je suis la vieille.
Mais je n'écris pour aucune de ces femmes ni pour comprendre l'une d'elles. J'écris pour retrouver l'oiseau au pied du platane. J'écris pour labourer la terre et pour planter des arbres. J'écris pour continuer à voir mon père arriver, pédalant, genoux ouverts, bras serrés, sur mon vélo d'enfant. J'écris pour m'asseoir avec lui devant le feu et regarder la crèche qu'on vient d'y installer. On a perdu la Vierge.
Quand je vois mon père, je renverse mon bureau, je piétine mes papiers, j'ai dix ans, j'ai confiance.
J'écris aussi pour perdre. Enterrer. J'écris pour enterrer, pelletée après pelletée, les mâles sans vérité, sans dignité, sans grâce. Au fond de mes livres, qu'ils crèvent ! J'écris pour me débarrasser de mes livres. J'écris sur la lâcheté, les amitiés sournoises, les envies basses J'(écris et toujours je conserve mon désir intact. Je suis le monstre textuel de mes livres et je vis quelques encablures de là, heureuse, ancrée dans le plaisir.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
GeorgesOrsonGeorgesOrson   01 octobre 2015
lorsqu'un obstacle survient, je n'aspire ni à le contourner ni à le gravir, mais à passer à travers. Je m'en relève, enracinée, épineuse et mieux protégée.
Commenter  J’apprécie          50
Bruno_CmBruno_Cm   10 juin 2019
Aujourd'hui, Adam s'éveille. Il croit avoir rêvé. Il se rend compte qu'il n'est pas à la hauteur de cette femme à la perfection invraisemblable, et il courbe aussitôt l'échine, jusqu'à devenir une sorte de boulet, voire de boulette, compte tenu des kilos de viande qu'il a autorisé à lester ses flotteurs. Il souffre d'un torticolis, d'une toux et d'un marasme général qu'il nomme "crève". Il éprouve une telle violence envers sa faiblesse physique et mentale qu'il s'apprête à se conduire de façon indigne. Il donnerait d'ailleurs tout pour passer les prochains jours seul, à boire au goulot, en contemplant l'étendue de son désastre. Et tant pis s'il la perd ! Il la perdra tôt ou tard ! Et sinon, quelqu'un la lui volera !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Claire Castillon (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Claire Castillon
Entretien avec Claire Castillon à l'occasion de la rencontre entre l'auteur et les lecteurs de Babelio.com dans nos locaux, le 9 février 2018. Découvrez les 5 mots choisis par l'auteur pour évoquer son roman "Proxima du centaure"
La page du livre : https://www.babelio.com/livres/Castillon-Proxima-du-Centaure/1013729
Retrouvez-nous sur : F A C E B O O K : Babelio T W I T T E R : @Babelio I N S T A G R A M : @babelio_ P I N T E R E S T : Babelio S N A P C H A T : babelio_off
autres livres classés : séparationVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox