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ISBN : 2330068964
Éditeur : Actes Sud (02/11/2016)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 54 notes)
Résumé :
Quand il n’officie pas dans le modeste cabinet juridique qui l’emploie, Álvaro pense à Flaubert. Comme lui, il veut écrire un grand roman. Son idée – simple et efficace – consiste à produire une nouvelle variation sur le couple et ses avatars : l’amour, l’argent, le crime. Le plan est précis, la routine efficace ; il ne manque plus que la réalité lui fournisse l’essentiel : le matériau, la vérité de son histoire. C’est ainsi qu’avec une méticulosité aussi attentive ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  08 décembre 2016
Jusqu'où peut-on aller avec l'ambition d'écrire un roman de fiction, basé sur des faits et personnages réels, au départ non existants ?
Eh bien c'est ce que nous propose Cercas dans cette courte oeuvre de jeunesse.
Les romans de Cercas sont comme des tests de Q.I. Il pose un peu partout dans sa narration labyrinthique, des trappes de logique ; nous parachute nous lecteur, au coeur du labyrinthe, où se trouve le noyau de la fiction, et de là, à travers divers chemins qui alternent réalité et fiction, et trappes, on doit retrouver la sortie. Ici ,dans ce premier roman, c'est le plus simple et le plus parfait de ce que j'ai lu de lui jusqu'à maintenant.
Cercas écrit un livre sur un écrivain, Alvaro, qui écrit un livre sur un écrivain ambitieux , qui écrit un roman ambitieux ( les poupées russes à côté c'est rien) . Vous me suivez ?
Ce roman dans le roman raconte l'histoire d'un jeune couple en difficultés matériels qui finit par assassiner un vieil homme qui vit dans le même immeuble. Donc la plus petite poupée russe est un roman à quatre personnages, l'écrivain ambitieux, le couple en difficulté et le vieillard qui sera assassiné. Eh bien, partant de là, l'écrivain ambitieux, Alvaro et Cercas ( en faites Cercas et ses avatars ) vont s'acharner avec un plan à mon avis diabolique, et même à la limite du malsain, à la réalisation de l'histoire fictive dans la réalité, qui elle-même servira de matériau brut pour élaborer la fiction du départ. La fiction est contrôlable, mais la réalité ?
Déjà dés ce premier livre l'auteur nous livre sa fascination à brouiller les frontières entre fiction et réalité et relate les relations complexes entre l'écriture et la vie.
Brillant !
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Annette55
  12 mars 2017
Voici un court roman de jeunesse qui nous tient en haleine dans la démarche méticuleuse, attractive , attentive et passionnée du narrateur et son entreprise d'écrire une" grande oeuvre."
Son plan est précis et la routine efficace.
Cet homme simple en apparence met en scène Alvaro, employé dans un cabinet juridique dont le rêve exclusif et exigeant est d'écrire un grand roman en y travaillant d'arrache pied, en subordonnant toute sa vie à la littérature.
Il jette son dévolu sur ses voisins les Casares, ne reculant devant aucun stratagème quitte à prendre d'assaut la truculente concierge : commére à souhait, grande, mince, osseuse, servile et obséquieuse assidue à fréquenter ses voisins masculins à des fins légéres .......
En fait , tout au long l'auteur excelle à organiser vertige, dérapage et à faire plier le réel dans son infinie complexité ;
Oú commence la vérité ?
Oú s'arrête le réel ?
La littérature est une maîtresse possessive à servir avec un zèle et une obsession absolus, l'auteur sonde avec talent et lucidité ses méandres..
L'histoire et le récit de sa construction s'entremêlent tout comme le monde réel et celui de l'imaginaire, tout comme les doutes, la manière et les obsessions de l'écrivain.
Il brouille les pistesà souhait, tâtonne.
.
Les frontières entre l'écriture et la vie sont complexes, fragiles, ambiguës, imbriquées, subordonnées;
Et manquer d'inspiration est- il un crime ? Jeu intraitable du hasard et de la fiction?
Le suspense monte, l'histoire distrayante, un peu malsaine ( la manipulation des voisins pour les emmener vers un crime, une mécanique parfaite ) améne un final un peu attendu.....
Un récit fort original et savoureux, surtout une réflexion riche et inédite , importante sur l'écrivain;
Un exercice littéraire irrésistible qui pourrait déboucher sur une belle définition de la Vocation !
Petit roman mais sublime écriture !
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LePamplemousse
  09 décembre 2016
Un écrivain en manque d'inspiration épie ses voisins afin d'en faire les personnages de son futur roman, mais comme la vie de ces derniers semble un peu morne, il décide de pigmenter leur quotidien.
Un tout petit roman de 80 pages où le suspense monte crescendo mais où le final est un peu attendu.
Petite déception car j'avais énormément aimé « A la vitesse de la lumière » il y a quelques années et je n'ai pas retrouvé la force d'évocation de l'auteur dans ces quelques pages.
L'histoire est distrayante, légèrement malsaine, mais à mon grand regret, il n'y a rien de plus. le style semble plat et froid, presque clinique et cela m'a empêché d'éprouver de l'empathie pour les divers protagonistes.
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Pirouette0001
  08 janvier 2017
Très court roman dans lequel un apprenti écrivain se demande où trouver la substance de son premier roman et, tout en ayant une trame en tête, décide de dénicher chez ses voisins les caractéristiques à donner à ses personnages. Sauf qu'il va tenter d'orienter ses voisins à vivre la trame de son roman. La fin se devine malheureusement aisément.
Il s'agit du premier texte assez court de l'auteur. Comme il l'explique en postface, il s'agissait au départ d'un recueil de cinq récits, mais c'est le seul que Cercas a décidé de conserver et de faire republier.
Pas mal, mais je ne conseillerais pas ce livre-ci pour découvrir son oeuvre, le style reste plutôt convenu.
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missmolko1
  21 janvier 2017
Le mobile est un vrai coup de coeur et j'ai dévoré ce court roman ou longue nouvelle d'une traite. On rencontre Álvaro qui souhaite écrire un roman, il cherche d'abord sous quelle forme, puis son scénario. "Álvaro prenait son travail au sérieux. Chaque jour, il se levait ponctuellement à huit heures. Il finissait de se réveiller sous une douche d'eau glacée et descendait au supermarché acheter du pain et le journal. de retour chez lui, il préparait du café, des tartines grillées avec du beurre et de la confiture et il petit-déjeunait dans la cuisine, en feuilletant le journal et en écoutant la radio. À neuf heures, il s'asseyait à son bureau, prêt à commencer sa journée de travail."
Pour créer ses personnages, il va s'inspirer de ses voisins et essayer d'influencer leur propre vie pour pouvoir avancer ses projets d'écriture.
Javier Cercas, que je lis pour la première fois, écrit avec humour. Il aborde le thème du réel et de la fiction avec brio. Une note de fin de l'auteur, indique que cette nouvelle faisait partie d'un recueil de 5 nouvelles mais qu'il n'a finalement gardé que celle-ci. Dommage, j'aurai bien aimé lire les autres. En tout cas, ce premier écrit montre le talent de l'auteur qui m'a séduite et qu'il me tarde de découvrir d'avantage.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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critiques presse (2)
Bibliobs   09 janvier 2017
L'excellent écrivain des "Soldats de Salamine" combat l'agonie du roman en invoquant Flaubert.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LaLibreBelgique   26 décembre 2016
Un vrai petit bijou et une réflexion sur l’écrivain.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
BookycookyBookycooky   07 décembre 2016
Résigné, Álvaro atteignit son objectif avec un enthousiasme feint dans un énorme lit vieillot surmonté d’une tête de lit en bois d’où pendait un crucifix qui, en pleine euphorie adultère et suite aux secousses propres à ce genre d’activités, se décrocha de son piton et finit sa course sur la tête d’Álvaro qui préféra s’abstenir de tout commentaire et n’en rien penser.
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MahaDeeMahaDee   22 juillet 2017
Àlvaro prenait son travail au sérieux. Chaque jour, il se levait ponctuellement à huit heures. Il finissait de se réveiller sous une douche d'eau glacée et descendait au supermarché acheter du pain et le journal. De retour chez lui, il préparait du café et des tartines grillées avec du beurre et de la confiture et il petit-déjeunait dans la cuisine, en feuilletant le journal et en écoutant la radio. À neuf heures, il s'asseyait à son bureau, prêt à commencer sa journée de travail.
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fanfanouche24fanfanouche24   07 novembre 2016
Il avait subordonné sa vie à la littérature; ses amitiés, ses intérêts, ses ambitions, son avancement professionnel ou l'amélioration de ses finances, ses sorties dans la journée ou la soirée, tout s'était vu relégué au bénéfice de celle-ci. (...)
Il considérait que la littérature est une maîtresse possessive. (p. 9-10)
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missmolko1missmolko1   10 décembre 2016
Álvaro prenait son travail au sérieux. Chaque jour, il se levait ponctuellement à huit heures. Il finissait de se réveiller sous une douche d’eau glacée et descendait au supermarché acheter du pain et le journal. De retour chez lui, il préparait du café, des tartines grillées avec du beurre et de la confiture et il petit-déjeunait dans la cuisine, en feuilletant le journal et en écoutant la radio. À neuf heures, il s’asseyait à son bureau, prêt à commencer sa journée de travail.
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fanfanouche24fanfanouche24   08 novembre 2016
Alvaro plonge dans son travail. Ses personnages l'accompagnent partout: ils travaillent avec lui, se promènent, dorment, (...) boivent, rêvent, s'assoient devant le poste de télévision, respirent avec lui. (p. 19)
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Videos de Javier Cercas (13) Voir plusAjouter une vidéo
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