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Aleksandar Grujicic (Traducteur)Karine Louesdon (Traducteur)
EAN : 9782330165437
352 pages
Actes Sud (11/05/2022)
3.85/5   168 notes
Résumé :
Melchor quitte provisoirement sa Terra Alta d’adoption pour venir prêter main-forte aux services de police de Barcelone dans une affaire de tentative d’extorsion de fonds basée sur l’existence présumée d’une sextape. L’enquête doit être menée avec célérité et discrétion car la victime est la maire de la ville.
L’inspecteur plonge alors dans l’univers de la haute bour­geoi­sie catalane et de ses rejetons élevés au-dessus des lois. Protégées par un clan qui leu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (37) Voir plus Ajouter une critique
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Après Terra Alta, Indépendance est le deuxième tome d'une trilogie policière. M'en étant rendue compte trop tard, et bien qu'il puisse aisément se lire indépendamment, je n'ai qu'une hâte, me plonger maintenant, rapidement dans le premier.
Melchor Marín, fils d'une prostituée a connu la prison avant d'entrer dans la police pour venger les assassins de sa mère. Après s'être montré héroïque en abattant quatre terroristes lors d'un attentat islamiste à Cambrils en 2017, il avait été affecté au commissariat de Gandesa en Terra Alta, une comarque à l'extrême sud de la Catalogne, une région supposée paisible.
Si la placidité rurale du commissariat lui fait beaucoup de bien, il n'en sera plus de même après la mort de sa femme Olga. Il demande alors d'être muté à Barcelone où il part avec son enfant Cosette. Puis, ne pouvant se défaire de ses pires souvenirs, il décide de retourner en Terra Alta.
2025. Alors qu'il songe à changer de carrière et à devenir bibliothécaire, tant il aime les livres, « Les Misérables » de Victor Hugo ayant bouleversé son existence, il doit à nouveau, quitter provisoirement sa terre d'adoption, appelé pour prêter main-forte aux services de police de Barcelone, où il doit intégrer momentanément l'équipe de l'unité centrale des enlèvements et extorsions.
L'inspecteur Melchor se retrouve alors au coeur d'une enquête où la célérité et la discrétion sont de mise, la victime étant la maire de la ville.
Celle-ci, Virginia Oliver, est victime d'un chantage à la « sextape », chantage financier qui va rapidement être assorti d'une demande de démission de l'édile. Il apparaît évident qu'il est le fruit d'une manoeuvre politique visant à déstabiliser la mairie pour favoriser quelques intérêts.
Très vite, l'inspecteur est sur la piste de trois hommes de pouvoir, issus des familles les plus puissantes de Barcelone et d'un quatrième issu d'un milieu moins favorisé que ces derniers. Melchor va devoir déterminer si les motifs de l'extorsion de fonds sont financiers, politiques, ou personnels, tout étant intimement mêlé.
En plaçant son enquête au sein de la haute bourgeoisie catalane, Javier Cercas met en évidence le cynisme et la corruption de cette caste de privilégiés à l'ambition décomplexée et démesurée. Il fait ainsi une violente critique de ces élites politiques et économiques barcelonaises qui se croient et la plupart du temps le sont, au-dessus des lois.
Javier Cercas porte un regard noir sur le monde politique espagnol et sur ce mouvement qui, en guise d'indépendance entendrait avant tout conserver celle de sa caste et c'est l'histoire récente du pays qui est présente tout au long de son récit avec notamment « le Procés », procès durant lequel des indépendantistes catalans ont été jugés devant la Cour suprême espagnole pour leur rôle dans la tentative de sécession d'octobre 2017.
Il est également beaucoup question de lutte des classes dans Indépendance avec une société où il y a les riches et ceux qui aspirent à l'être.
Javier Cercas sait parfaitement entretenir le suspense tout au long de son roman tout en livrant une analyse assez fine d'un mouvement régionaliste qui flirte avec le populisme. Pour moi, cette analyse inscrite au coeur de l'enquête donne toute sa saveur et son intérêt au polar.
Beaucoup de psychologie émaille ce roman avec des personnages jamais simples. S'ils ne sont pas bipolaires comme le sergent Vàszquez, ils sont souvent hantés par leur passé ou prisonniers de leurs secrets. Mais s'il est un personnage attachant dans ce roman, c'est bien l'inspecteur Melchor, cet homme dont l'indéfectible intégrité est mise à rude épreuve au contact des rouages du pouvoir où cynisme et opportunisme sont de mise. Comment ne pas être en empathie avec cet homme, qui, lors d'une courte peine de prison, grâce à son avocat, découvre Les Misérables de Victor Hugo, s'identifie à Javert et devient policier ensuite pour venger la mort de sa mère.
Ce livre est d'ailleurs un magnifique hommage aux écrivains et je laisse à Melchor le soin de nous délivrer ce message : « Alors, pour finir, je vous raconterai ce que j'ai aussi appris en lisant des romans. Ce que j'ai appris, c'est que les romans ne servent à rien. Ils ne racontent même pas les choses telles qu'elles sont mais comment elles auraient pu être, ou comment nous aimerions qu'elles soient. Et c'est comme ça qu'ils nous sauvent la vie. »
Indépendance est un polar politique à l'humour cinglant dans lequel Javier Cercas brosse un portrait terrible du monde politique espagnol, un monde mené par l'argent, une politique-fiction, violente critique des élites politiques corrompues.
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Embarqué dans Indépendance, le second tome de la trilogie consacrée à Melchor Marín, ce policier passionné par Les Misérables, de Victor Hugo - livre que Melchor a découvert en prison – j'ai encore été comblé.
Javier Cercas poursuit donc Terra Alta, un livre dont Melchor entend parler à plusieurs reprises. Taquin, l'auteur lance quelques clins d'oeil à son premier livre qui alternait entre cette comarque et la capitale de la Catalogne.
Fidèle à son style percutant, Javier Cercas débute Indépendance par une scène terrible d'efficacité, montrant Melchor en pleine action pour faire cesser la prostitution de jeunes africaines mineures ou à peine majeures.
Le rythme du récit ralentit ensuite un peu car il faut bien rappeler l'essentiel de ce qui s'est passé pour celles et ceux qui n'auraient pas lu Terra Alta. D'ailleurs, c'est aussi utile pour les autres…
Melchor, toujours flic, est de plus en plus passionné de lecture. Cette activité, en plus, le rattache à Olga (1978-2021), son épouse qui était bibliothécaire. Il élève seul Cosette, leur fille, depuis que sa mère a été tuée ou plutôt assassinée en pleine rue, par une voiture, quatre ans plus tôt.
Bien qu'il ait été muté en Terra Alta pour sa sécurité après avoir abattu des islamistes en 2017, il demande à retourner à Barcelone, à l'unité des enlèvements et extorsions.
Melchor n'a pas oublié l'assassinat de sa mère qui se prostituait dans la ville. Il ne désespère pas de retrouver les ordures qui lui ont fait subir une mort atroce.
Dans sa nouvelle affectation, Melchor retrouve Blai qui le traite régulièrement d' « Espagnolard » et lui confie une enquête bien délicate à propos de la maire de la ville, victime d'un chantage à propos d'une vidéo de sexe.
Vivales, personnage important de l'histoire, est un avocat qui défend les pauvres et les opprimés. C'est lui qui a sorti Melchor de l'ornière où il se trouvait et c'est chez lui, à Barcelone, que Melchor et Cosette logent, Vivales se révélant un père de substitution chaque fois que Melchor est empêché par son enquête.
Mais, que se passe-t-il ? Javier Cercas, romancier habile, glisse une discussion très intéressante entre deux hommes. Même si je me doute de l'identité de celui qui écoute, je suis vite passionné par les révélations de son confident. Cet homme décortique patiemment, avec force détails, toutes les turpitudes de la haute bourgeoisie barcelonaise. Ces gens ont l'argent et le pouvoir. Ils tentent même de revendiquer l'indépendance de leur province, ce qui sera un fiasco monumental. L'inconnu raconte, parle de Vidal, Casas et Rosell, fils de grandes et belles familles... Lui, fils d'un député de gauche, faisant partie du groupe socialiste, à Madrid, est tout heureux d'être accepté par le trio.
Il faut lire ces révélations puis retomber dans l'enquête minutieuse de Melchor, attendre impatiemment le retour des confidences, jolie façon de mener Indépendance. Javier Cercas va même plus loin en fin d'ouvrage puisqu'il mêle même la fin des révélations aux discussions menées dans le feu de l'action.
Avec un souci du détail honorable, Javier Cercas me promène dans les rues de Barcelone puis dans toute la Catalogne, m'emmenant même jusqu'en Andorre. Cela vaudrait le coup de mettre au point un circuit qui permettrait de découvrir la ville, même si un crochet par les Ramblas me rappelle de bons souvenirs.
Chapeau Monsieur Cercas !

Lien : https://notre-jardin-des-liv..
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C'est bien la suite de Terra Alta et je crois qu'il faut vraiment avoir lu le premier tome pour comprendre toutes les subtilités du second et cerner encore mieux la personnalité du héros, Melchor.

Melchor, c'est l'archétype du véritable héros, celui qui agit, qui ne s'économise pas, qui réfléchit, qui aide, qui sauve et tout cela il le fait en endurant seul ses propres souffrances. Donc, de bonnes retrouvailles avec ce personnage auquel ne manque qu'un i pour le consacrer en véritable roi mage.

L'intrigue, plus ordinaire et plus banale que celle de Terra Alta, n'est encore une fois que prétexte, prétexte à mettre en avant la corruption d'une société avilie par sa richesse, un contexte politique imaginaire (Barcelone n' a pas eu sauf erreur de maire d'extrême droite, en tout cas pas dans l'après franquisme), des politiques accrochés à leurs intérêts personnels, de ce côté-là rien de nouveau. Après, il faut quand même s'accrocher pour suivre et ne pas se perdre dans la multitude de personnages, principaux ou secondaires, tous ayant leur importance.

Les références à la littérature sont moins nombreuses que dans Terra Alta, cela me paraît cohérent, sinon Javier Cercas eut abusé d'une recette trop bonne pour la savourer à nouveau aussi rapidement.

Les dialogues sont toujours excellents, ceux de la fin qui s'entremêlent méritent de ralentir dans la lecture. J'ai quand même eu besoin de réaliser quelques retours en arrière pour garder le fil.

Le titre me paraît peu approprié à l'histoire, l'indépendance éventuelle de la Catalogne n'étant traitée qu'en filigrane. La fin manque carrément de suspense, mais je crois qu'il ne faut pas voir les livres de Cercas comme des thrillers, plutôt comme des analyses sociétales et de ce point de vue c'est réussi.

Un peu en retrait par rapport par rapport à Terra Alta à mon goût. Je lirai le troisième bien sûr.

Un dernier mot : la mise en scène de l'auteur quelque peu publicitaire n'apporte pas grand chose si ce n'est peut-être d'éveiller le désir de lire Terra Alta chez ceux qui auraient abordé directement ce deuxième opus.
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Je suis vraiment désolée de constater que je ne suis pas en harmonie avec le concert de louange concernant "Indépendance".
Je me réjouissais pourtant vraiment de retrouver l'enquêteur Melchior qui m'avait régalé dans "Terra Alta".
Las ... Je n'ai pas du tout été conquise par l'intrigue d'un pseudo chantage à la vidéo concernant la Maire de Barcelone. le personnage de Melchior apparaît bien palot à Barcelone, il n'a pas de grand rôle dans l'enquête mis à part la toute fin (que j'ai trouvée particulièrement bâclée - personnellement j'ai dû m'y reprendre à deux fois pour relire le passage où l'on apprend que les méchants sont punis).
Plus encore j'ai trouvé les propos concernant la situation politique catalane très bavards : en gros, je résume, droite comme gauche sont complices, ils font de la politique, usent et abusent de la communication, et sont foncièrement corrompus.
Le personnage sympathique de l'avocat, que j'avais aimé dans "Terra Alta", joue les baby sitter pour la petite Cosette, et va disparaître subitement à la fin.
Et enfin, comme si cela ne suffisait pas, Melchior va démêler l'affaire qui est censée le tarauder depuis son enfance : connaître les circonstances dans lesquelles sa mère a été assassinée.
Mais on est très loin de " le Dahlia noir" de James Ellroy, son lointain cousin, et l'intrigue est ici cousue de fil blanc.
Non, vraiment, je suis navrée Monsieur Javier Cercas, mais je me suis profondément ennuyée à la lecture de "Indépendance" - je recommande aux Babeliotes la lecture de "Terra Alta" beaucoup plus enthousiasmante.
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Vous le savez, mes billets ne sont pas de l'ordre d'une analyse exhaustive du style, de la narration ou encore du genre. Ils sont plutôt du côté du ressenti, de l'émotion, juste une appréciation sans aucune prétention. Ha bien sûr que le plaisir est doublé lorsque l'émoi est bonifié par une belle plume, par une narration excitante, par un style particulier, enchanteur et par un récit qui me touche.
Et bien, depuis Terra Alta, et encore cette fois avec Indépendance, on dirait que je reste sur mon quant à soi et je ne saurais trop dire quel est le bobo. Je garde mes distances. Est-ce Melchor, le personnage principal? le propos ? L'intrigue? Ce deuxième opus de la trilogie me fait revivre la même ambigüité dans mon plaisir de lecture que le T.1. Je fais bande à part devant le concert d'éloges pour cette trilogie.
Avec Indépendance j'ai eu l'impression de lire une longue, très longue récrimination sur la politique catalane et ceux qui la composent et sur la notion d'indépendance de cette région. L'impression également que l'auteur avait des comptes à régler avec la politique catalane. J'ai bien dit impression. Et ce, malgré les tours de passe passe narratifs intéressants, originaux et qui nous malmènent, avec plaisir, vers la fin.
Un récit sous forme d'enquête/confession qui n'a rien de vraiment original. La maire de Barcelone est victime de chantage à cause de vidéos compromettantes et en plus de vouloir lui soutirer de l'argent, on exige sa démission. Politique/argent/vieilles familles/cupidité tout est là. Et une fin disons compréhensible mais facile je dirais.
Il y a un petit quelque chose qui ne me touche pas. J'ai l'impression que l'engagement de l'auteur pour ses personnages est factice, surfait. Mais ça c'est moi. Pourtant, c'est bien écrit, clair et fluide. La narration est originale et parfois déstabilisante et certains passages -par exemple la soirée avec Vivales et ses amis- sont tout simplement réjouissants. Il faut croire que je ne suis pas une vraie aficionada. Mais promis, j'irai au bout de la trilogie et j'attends de lire le château de Barbe-Bleue qui me fera , je l'espère, changer de point de vue.
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critiques presse (5)
LeMonde
06 septembre 2022
Avec ce polar politique sur fond de chantage et de séparatisme catalan, l’écrivain espagnol signe une semi-dystopie à l’humour cinglant.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LeJournaldeQuebec
27 juin 2022
En nous offrant Indépendance, l’écrivain espagnol Javier Cercas poursuit la trilogie entamée en 2019 avec Terra Alta. Cela dit, il n’est pas nécessaire d’avoir dévoré le premier tome pour apprécier cette suite... qui peut se lire de façon indépendante !
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LeMonde
12 mai 2022
Dans cette semi-dystopie, un brin déconcertante malgré son humour cinglant, Cercas ne se contente pas de pointer les risques pour une démocratie de se transformer en un régime oligarchique. Il les détaille avec une précision d’orfèvre et une clairvoyance particulière. Plus qu’un travail d’imagination, une mise en garde percutante lancée à tout l’Occident.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LaCroix
09 mai 2022
Où l’on retrouve, mêlé à un chantage politique à Barcelone, Melchior, flic au grand cœur et à l’uppercut désarmant. Le grand Javier Cercas a encore frappé…
Lire la critique sur le site : LaCroix
LeFigaro
05 mai 2022
L'écrivain espagnol continue lucidement de suivre ses obsessions, narrant comment dans le Barcelone de 2025, un inspecteur névrosé tente de résoudre une épineuse affaire de chantage à la «sextape».
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (45) Voir plus Ajouter une citation
Elles étaient nées à Lagos (Nigéria), et dans le fond, leurs histoires se ressemblaient. Elles étaient toutes les trois arrivées à Madrid quelques années plus tôt, fuyant la misère et avec la promesse qu’elles pourraient faire leurs études en Espagne. C’est alors qu’on leur confisqua leur passeport et leur portable, qu’on leur interdit de contacter leurs familles et de sortir dans la rue, qu’on leur réclama soixante mille euros pour les frais de voyage et, afin de les terrifier, qu’on les soumit à un rituel qui consistait à leur couper les ongles et les cheveux, à leur raser le sexe et les aisselles et à les forcer à boire un breuvage hallucinogène. À partir de là, on les obligea à se prostituer.
(page 16)
Commenter  J’apprécie          390
Mon père disait que la Catalogne a toujours été entre les mains d’une poignée de familles. Ce sont elles qui décidaient de tout avant le franquisme, qui ont décidé de tout pendant le franquisme, qui ont décidé de tout après le franquisme et qui décideront de tout quand toi et moi on sera morts et enterrés… L’argent, c’est une chose magique, une chose immortelle, et transcendante. L’argent, c’est dément. C’est quelque chose de bien plus fort que le pouvoir, parce que le pouvoir en dépend. En plus, l’argent survit à tout, y compris lorsque le pouvoir change de mains.
(page 51)
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De toute façon, dites-vous qu’en politique, c’est comme ça depuis la nuit des temps ! Une personne sans intérêt arrive au pouvoir aidée par les puissants, le pouvoir transforme cette personne en leader charismatique (c’est ce que produit le pouvoir, aussi bête que soit cette personne) et le leader charismatique se défait ou il essaie de se défaire des puissants qui l’ont aidé. Depuis la nuit des temps.
(pages 136-137)
Commenter  J’apprécie          391
… Melchor trouve que cette femme parle comme si elle éprouvait une immense admiration pour lui, une immense gratitude, comme s’il était à ce moment-là, pour elle, la personne la plus importante au monde, et soudain il croit comprendre que c’est de là que provient une grande partie de son charme : non pas de ce qu’elle est, mais du fait qu’elle parvient à faire croire aux autres qu’ils représentent quelque chose pour elle.
(pages 164-165)
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De toute façon, dites-vous qu’en politique, c’est comme ça depuis la nuit des temps : une personne sans intérêt arrive au pouvoir aidée par les puissants, le pouvoir transforme cette personne sans intérêt en leader charismatique (c’est ce que produit le pouvoir, aussi bête que soit cette personne) et le leader charismatique se défait ou il essaie de se défaire des puissants qui l’ont aidé. Depuis la nuit des temps.
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