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ISBN : 2375020391
Éditeur : Editions Paulsen (11/01/2017)

Note moyenne : 4.31/5 (sur 32 notes)
Résumé :
Mars 1798. La France révolutionnaire est en guerre contre les monarchies d'Europe. Parmi ses ennemis, l'Angleterre et sa puissante Marine sont le fer de lance de cette lutte sans merci qui s'éternise.
Hélas, la jeune Marine républicaine se consume sur les cendres de la défunte Royale. La flotte est à court de crédits, souffre d'une corruption généralisée, et une grande partie de ses officiers, de noble lignée, a immigré.
Engagé dans la Marine royale à ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
fnitter
  08 février 2018
Un nouveau Bolitho est né et il est français.
1798. La fière royale se consume sur les cendres de la révolution. Gilles Belmonte se retrouve aux commandes d'une des trois dernières frégates construites en France. Navire neuf mais équipement en berne. Il va falloir résoudre le problème avant d'accomplir la mission : Départ pour les Antilles et Taxi pour deux dames.
Une belle ambiance de lecture, dans un style moderne (moins suranné que l'écriture de Forester et son célèbre H. Hornblower).
Dans la droite ligne des Bolitho (les premiers), plus facile à lire que les Aubrey et Maturin, un mélange harmonieux de scènes de combats, de vie à bord et de diplomatie. La romance annoncée n'est pas envahissante (comme elle a pu l'être dans les derniers romans d'A.Kent).
Franchement, j'ai retrouvé le plaisir de lire des aventures maritimes de la fin du 18ième avec cerise sur le gâteau, nous explorons le côté français. Cocorico. J'en avais marre qu'on se prenne des piles par les rosbeefs à chaque fois… :-)
Lu et critiqué dans le cadre de l'opération Masse Critique... Merci.
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Arakasi
  31 octobre 2018
Le roman d'aventure maritime est plutôt une spécialité britannique, il est donc toujours plaisant de voir un écrivain d'une autre nationalité se livrait à cet intéressant exercice et encore davantage - et sans chauvinisme aucun, je vous assure - quand cet écrivain est français ! Bien qu'en ayant lu assez peu, j'ai toujours apprécié les beaux récits de voyages et les batailles navales épiques, raison pour laquelle je me suis immédiatement procurée ce premier tome des aventures du capitaine Gilles Belmonte dès que j'en ai entendu parlé. le résumé de “Pour les trois couleurs” vendait du rêve : de la diplomatie, de l'espionnage, de la baston, de beaux paysages, un jeune capitaine et un équipage rétif, de jolies femmes… Et en plus, tout cela se déroulait au lendemain de la Révolution française, période qui a toujours enflammé mon imagination ! Rien de très novateur, à la première vue, mais un peu de classicisme n'a jamais fait de mal, hein ?
Oui, mais bon… Il y a une sacrée nuance entre “un peu” et “beaucoup trop”. Fabien Clauw a clairement voulu utiliser à son profit les bonnes vieilles ficelles du roman romantique, ce qui ne serait pas un tort s'il leur avait insufflé un peu d'originalité et de nouveauté, voire les avait détourné de façon ingénieuse. Ce qui n'est pas le cas. Vraiment pas. Oh, son style d'écriture est indubitablement plus moderne que celui d'un Dumas ou d'un Stevenson, mais le reste sent tellement le resucé que, sans avoir détesté ma lecture, je peine un peu à en voir l'intérêt.
Tout n'est pas à rejeter, bien sûr : l'intrigue n'est pas dépourvue d'intérêt, l'ambiance de la vie en mer est bien rendue, les scènes de bataille sont efficaces… Non, le véritable problème vient de la caractérisation des personnages. Passons tout de suite sur les personnages secondaires - ils sont inconsistants et ne s'éloignent en rien des bons vieux clichés habituels - et attaquons-nous au capitaine Belmonte, notre beau beau héros sans peur et sans reproche. Il est patriote, il est jeune, il est audacieux, il est ingénieux, il a bon coeur, il est ferme avec les hommes et timide avec les femmes, tout lui réussit, c'est le meilleur marin de la création, un ami fidèle et un chef né. Bref, il correspond trait pour trait aux canons du héros romantique et est, par conséquent, chiant comme la pluie. Et je n'ai aucune envie de me taper encore quelques centaines de pages en son ennuyeuse compagnie.
Autre chose aussi. Ca commence à vraiment m'agacer que les personnages principaux dans ce type de roman soient toujours des républicains pudibonds qui pensent que la liberté et l'égalité c'est bien, mais que la violence c'est tout de même très vilain et qu'il ne faudrait pas embêter les nobles quand ils sont gentils, sympathiques et courageux. Je veux lire un jour un roman sur la Révolution où le héros pensera sincèrement que les exécutions sont une nécessité, qu'il faut casser la gueule à ces emmerdeurs de vendéens, qu'on a bien fait de décapiter le citoyen Capet et que la fin justifie parfois les moyens, sans être présenté comme un détestable salaud pour autant, juste comme un mec de son temps avec les idées de son époque. Ca apporterait une sacrée bouffée d'air au genre. (Bon, je suis légèrement de mauvaise foi : j'en ai lu quelques uns de romans de ce type ou à peu prés, mais force est de remarquer qu'ils sont tristement rares…)
Résultat : je suis allée me consoler ensuite dans les bras de Patrick O'Brian et de Jack Aubrey - et oui, des anglais, honte sur moi - et bien m'en a pris. Mon jugement a posteriori est probablement un peu sévère mais Fabien Clauw a malheureusement beaucoup pâti de la comparaison...
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Arthas
  22 juillet 2019
Grace à mon intérêt pour la Révolution et l'Empire je me suis lancé à la recherche de romans d'aventure se déroulant dans cette période. Il me faut remercier fnitter donc la critique a attiré mon attention sur ce livre. J'aurais préféré une aventure terrestre mais comme cela ne semble pas exister j'ai fait contre mauvaise fortune bon coeur et ait donc embarqué à bord de la frégate Egalité sous le commandement du Capitaine de frégate Gilles Belmonte. Et je ne suis pas déçu du voyage !
On affaire à un roman d'aventures maritimes/navales des plus sympathiques et globalement solide mais qui compte malgré tout son lot de défauts.
D'un point de vue stylistique, rien à redire c'est simple mais pas simpliste, bien écris et l'auteur utilise le vocabulaire adapté à l'époque et au cadre de la marine de guerre.
C'est hélas aussi mon premier reproche: entièrement novice en ce qui concerne la navigation, je ne connais que les grandes bases, à plus forte raison la navigation à voile j'ai passé le livre à me poser un certains nombre de questions sur la signification des termes utilisés.
Certes le lexique et la représentation du navire à la fin du roman sont utiles mais hélas trop limités pour un bleu comme moi. Certaines actions navales se sont donc déroulées de manière approximative dans ma tête.
C'est dommage parce que si l'intrigue n'est pas débordante d'originalité, ayant lu Honor Harrington on retrouve le jeune commandant qui prend son premier commandement avec un équipage incomplet/démoralisé/de piètre allure, rayez la mention inutile, elle est solide, accrocheuse et reserve malgré tout son lot de surprises.
Mon second reproche portera sur les personnages à commencer par Gilles Belmonte le protagoniste. Je l'ai apprécié pas de souci dessus, il m'es sympathique: il est jeune, brave, intelligent, honnête mais avec un soupçon de malice, en bref il coche toutes les cases du héros parfait. Et c'est la que le bas blesse encore une fois, il est un peu trop Gary Sue à mon gout et l'équipage passe un peu trop de temps à chanter ses louanges au cours du récit. L'auteur s'y met également et nous rappelle à intervalle régulier que tout ne peut que réussir car ce capitaine la il sait ce qu'il fait ! C'est sympa les trois premières fois et ça renforce le personnage en lui conférant une certaine aura, mais à la longue ça devient lassant et ça ôte une partie de la tension au récit.
En plus de son personnage principal l'auteur nous brosse une galerie de vieux loups de mer qu'ils soient français ou britanniques ainsi que quelques figures féminines attachantes. Mais hélas, hélas, trois fois hélas si certains sont réussi (George Davies, Camille Desmaret, Lancou) d'autres ne sont brossés qu'a grand traits et ne bénéficient pas d'un traitement approfondi. On regrettera par exemple que Samuel, le garçon de cabine du Capitaine, ne serve qu'a lui amener du café ou une couverture en se disant qu'il a vraiment de la chance d'avoir Belmonte pour commandant. C'est vraiment dommage car il y aurait pu avoir une vrai relation père/fils ou grand frère/petit frère entre les deux et cela n'arrive pas vraiment.
J'espère sincèrement que ce problème sera résolu dans les tomes suivants.

Ce autre défaut passé je dois bien avouer que j'ai apprécié la balade émaillée de coups de mains, intrigues et batailles qu'on ma offerte. J'ai vu du pays au cours du récit et ait été plongé dans les affrontements entre bâtiments au milieu de la fumée des canons ou dans le corps à corps sauvage des marins.
Je recommande donc le livre qui, malgré quelques problèmes dont j'espère encore une fois une résolution rapide, offre une belle tranche d'aventure d'action en pleine Révolution de 1789.
Mais maintenant je me demande: Y auras t-il quelqu'un pour rivaliser avec Sharpe de Bernard Cornwell !?
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Billygirl
  17 février 2018
Une vingtaine de pages ont suffi pour m'emporter à plus de 10 noeuds dans les aventures du jeune lieutenant Gilles Belmonte, officier de la Marine française en temps de guerre contre l'Angleterre et fraichement promu capitaine. Il embarque en France et se voit envoyer en mission dans les Antilles avec un nouvel équipage et un navire tout neuf pour lequel il devra ruser afin de pouvoir prendre la mer. Il se voit également doté de deux charmantes passagères qui ne laisseront pas indifférents ses hommes d'équipage et lui-même. Batailles navales, stratégie, amitié et romance sont au rendez-vous pour ce talentueux et empathique capitaine et son équipage.
Fortement romancé mais s'appuyant sur des faits historiques, "Pour les trois couleurs" est un superbe roman d'aventures maritimes dont l'action se situe juste après la révolution française et ayant pour cadre les mers du globe dont les caraïbes. Et pas besoin d'être grand amateur de bateaux ou initié au langage marin pour apprécier cette belle histoire, les termes de navigation sont simples et un petit lexique, ainsi qu'un dessin à la fin de ce beau livre permet de se repérer très facilement sur le bateau et même si l'on n'a pas envie de retenir le vocabulaire, cela n'empêche nullement de suivre ni ne gâche le plaisir de l'action.
J'ai découvert les romans d'aventures maritimes et historiques avec la série des Aubreyades de Patrick O'Brian, qui sont un peu plus techniques et qui se situent à la même époque avec cette fois les anglais "du bon côté" et je trouve que ce roman de Fabien Clauw "côté français" est passionnant.
Vraiment une belle découverte et un premier tome très réussi et prometteur d'une belle suite, puisque la parution d'un deuxième tome "Le trésor des Américains" est annoncée pour septembre 2018.
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beauscoop
  24 avril 2019
Certainement le meilleur roman maritime français relatant de l'époque des vaisseaux de lignes et navires de la fin XVIIIe. Après les 3 sagas majeurs du même genre; Hornblower de Cecil Scott Forester, Bolitho d'Alexander Kent et Jack Aubrey de Patrick O'Brian. Trois auteurs tous britanniques qui ont écrit avec grand succès des aventures maritimes dans lesquelles l'ennemi principal est la flotte française, impliquant un parti pris évident.
Nous avons dans le récit de Fabien Clauw un son de cloche plus objectif sur les relations guerrières des 2 nations colonisatrices. La vie à bord est décrite de façon réaliste, le héros personnage principal possède un bon caractère franc et combatif, un physique à s'attirer de belles femmes. Ce qui ne gâte rien au récit car le lecteur est témoin de la naissance et de l'évolution d'une idylle qui devrait se concrétiser dans les prochaines suites.
Commenter  J’apprécie          130
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
fnitterfnitter   10 février 2018
Il est vrai que les marins aiment à voir des signes et se faire des promesses. (…)
Prendre rendez-vous avec l’avenir entretient l’espoir de survivre jusque-là.
Commenter  J’apprécie          550
fnitterfnitter   08 février 2018
Quand viendra les boulets ennemis, bien des choses nous paraîtrons futiles, Commandant. Et puis, ce qui se passe en mer n’intéresse que les marins qui y vont, Commandant…
Commenter  J’apprécie          425
wentworth23wentworth23   18 février 2016
Jour de la vertu, Fructidor de l'An VI.
Mille-sept-cent-quatre-vingt-dix-huit,
selon le calendrier du défunt royaume de France

Dans un enchevêtrement de voiles, de cordages et de fumées, les deux frégates livraient leur ultime Vérité.
Entre les deux bâtiments, les eaux cristallines des Caraïbes viraient au rouge.
Hélas, l'élan et la rage de vaincre passaient de toute évidence du côté ennemi.

Il avait donné tout ce qu'un homme loyal et de bonne volonté pouvait donner.
Malgré l'entrainement acharné auquel il avait soumis ses hommes et son bâtiment, cela ne serait pas suffisant.
Cette frégate anglaise était plus forte et il allait mourir.
Un mélange de fatalité et de peine immense envahi son cœur.
Tant d'efforts et de souffrances avaient été consentis.
Tant d'amour restait à venir et il allait mourir.
Belmonte fixa le regard haineux et enivré du matelot qui lui faisait face.
Il lui sembla que le temps s'était figé.
Les visages de sa mère te de sa sœur apparurent dans son esprit comme pour lui cacher, dans un dernier sourire, la laideur de la mort.
Il sentait la chaleur de son sang se répandre sur sa peau, mais la douleur s'était étonnamment anesthésiée avec l'apparition divine de tendres visages féminins.
Était-ce cela, mourir?
Autour de lui, un halo de fumée grise voilait la sauvagerie du corps à corps et lui piquait affreusement les yeux et la gorge. Le fracas des canons et le choc des lames s'ajoutaient au sifflements des balles et aux râles d'agonie des malheureux mutilés.
On lui avait donné la plus belle des frégates et confié la plus vitale des missions. Il était en train de perdre la première et de faillir à la seconde.
La honte le disputait à la peine.
Son bras gauche meurtri trouva la force de serre le morceau de foulard qui était sorti de son pantalon.
C'était son foulard, et il avait promis de le lui rendre à son retour en Martinique.
Cette promesse-là non plus ne serait pas tenue...
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fnitterfnitter   09 février 2018
Ainsi allait cette période troublée où les officiers supérieurs, essentiellement nobles, étaient sacrifiés sur l’autel de la Liberté, de l’Égalité et de la Fraternité.
Commenter  J’apprécie          330
fnitterfnitter   09 février 2018
C’était là une nouvelle facette du commandement qu’il lui faudrait accepter à l’avenir : échafauder des plans auxquels ils ne pourrait pas toujours prendre part.
Commenter  J’apprécie          290
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