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Hélène Misserly (Traducteur)
EAN : 9782211055512
137 pages
Éditeur : L'Ecole des loisirs (04/05/2001)
4.23/5   13 notes
Résumé :
Récit de trois jeunes gens, séparés par la Première guerre mondiale. Nicole a quitté Frenchtown peu après le début du conflit, Larry s'est engagé dans l'armée américaine et est rentré en héros, Francis, aussi engagé, est revenu défiguré par une grenade. Francis veut retrouver Larry...


A Frenchtown (le quartier français de Monument), un jeune homme marche, la tête inclinée vers le sol. Il porte une casquette des Red Sox. Une écharpe couvre le ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
THOMAS2000
  07 mars 2015
Palpitant !
Les héros de Robert Cormier est un roman parlant de la Seconde Guerre Mondiale ( 1939-1945 ). Son livre est publié en France en novembre 2001 ( Les héros a été écrit en 1988 son nom d'origine américain Heroes ) et est dédié à George Nicholson et Craig Vinden.
Dans son roman, Robert Cormier parle d'un personnage du nom de Francis Joseph Cassavant. Il parle à la fois de son présent ( l'après de la Guerre ) et de son passé ( l'avant-Guerre et pendant la Guerre ). Les deux y sont essentiels pour la compréhension de l'histoire. Francis Cassavant part en guerre à l'âge de douze ans seulement, en falsifiant son extrait de naissance pour fuir deux figures ayant marqué son adolescence : Nicole Renard et Lawrence LaSalle. Il est pris incognito dans l'armée et rejoint une section spécialement faites pour les jeunes. Durant cette guerre, Francis Cassavant tente de se suicider en sautant sur une grenade ennemie, en sauvant indirectement son équipe. Mais la grenade ne le tue pas, il devient une gueule cassée : son visage est détruit par le souffle de la bombe. Francis n'a alors plus de nez, plus d'oreille. Il retourne enfin à la fin de la guerre sain et sauf ( mais dans quel état ! ) chez lui. Francis se confie alors une mystérieuse mission. le texte intervertis alors présent et passé pour comprendre les causes de cette mission, et amène à faire réfléchir le lecteur sur la mission même, qui n'est jamais vraiment préciser.
La lecture du livre Les héros nous a été agréable pour multiples raisons.
Tout d'abord, Robert Cormier nous apprend les conditions de vie atroces des soldat de la Seconde Guerre Mondiale à travers le personnage principal du texte. En effet, Francis à le visage détruit par une grenade, et nous apprenons dès le début du texte que de jeunes soldats sont déjà mort.
Ensuite, Francis est un personnage attachant. Son manque de vrai visage donne pitié au lecteur, qui suit le texte alors comme s'il le vivait. L'utilisation du point de vue interne avec la première personne du singulier ( sous toute ses formes, que ce soit le « Je », le « me », le « J' » ou le « m' » ) est omniprésente dans le texte, bien appuyée, bien visible, qui renforce l'idée .
Enfin, l'auteur écrit son livre de manière globalement intéressante. La répétition des mots ne se voit pas dans le texte, hormis la répétition du verbe dire en présence d'un dialogue, assez ennuyeuse. le texte est bien construit est bien rédigé pour surprendre le lecteur.
Pour conclure, nous pouvons dire que le livre de Robert Cormier est un des livre à lire, une occasion à ne pas manquer, et non un de ces livre à laisser sur une bibliothèque, en attendant que la poussière en est effacé le titre.
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bartholomew
  06 février 2011
Un très beau roman de Robert Cormier. On y retrouve avec des mots simples et un pouvoir évocateur intense, tout l'amour de Cormier pour ces personnages jeunes . Non pas un hommage à cette génération de GI héroïque de la seconde guerre mondiale créee par les journaux et le cinéma mais à tous ces très jeunes gens combattants , blessés jusqu'à l'âme de ce qu'ils avaient vu et parce qu'ils en étaient revenus: cassés, brisés, terrifiiés et se demandant comment apprendre à vivre.
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psambou
  29 mai 2016
Francis a 18 ans et il n'a plus de visage. Vétéran et héros de guerre il retourne dans la ville américaine où il a grandi, sur les traces de sa jeunesse avant son engagement volontaire. Francis veut retrouver Nicole, son premier amour, et Larry Lassalle, responsable alors du centre de loisirs et idole des adolescents.
La capacité de Robert Cormier de rendre compte de la psychologie et des sentiments, notamment des adolescents, est remarquable, raison pour laquelle il est un écrivain que je recommande souvent (lu en 2008).
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
castabeacastabea   19 mars 2011
La raquette frappe la balle. Je n'essaie pas de la frapper de toutes mes forces ou de couper, mais tout simplement de la placer où je veux, sans effet, sans risque, et de jouer ensuite mon jeu de défense. Mon coeur battait calmement, mon corps était prêt à réagir. La balle m'est revenue. Je l'ai relancée ; elle m'est encore revenue, et je l'ai encore relancée. Cette fois, Larry LaSalle l'a placée sur l'arrête de la table, un coup pratiquement impossible à rattrapper et je la lui ai relancée à contre-pied. Le point pour moi. Le suivant pour lui. Le troisième pour moi. Le quatrième pour lui.
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bartholomewbartholomew   06 février 2011
- Des héros, il persifle, la voix âpre et amère, sans plus montrer le moindre signe d'ivresse. On n'était pas des héros. L'Etrangleur et son album! Il n'y a pas de héros dans son album, Francis. Y a que nous, les petits gars de Frenchtown. Avec leur épouvante, leur mal du pays, leurs crampes d'estomac, leurs vomissements. Sans rien de prestigieux comme dans les comptes-rendus des journaux et des actualités. On n'était pas des héros. On était là, c'est tout.
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castabeacastabea   19 mars 2011
J'ai reculé jusqu'à la la façade d'un immeuble et, me faisant tout petit, je me suis approché de la porte vitrée d'un pub où j'ai vu, au milieu des affichettes vantant une pinte de bière ou un pâté de rognons, ce que l'enfant avait vu : ma figure. Pas du tout une figure, en fait : des narines pareilles au mufle d'une bête, des joues pelées, des gencives édentées, une bouche et une machoire soudées comme par d'invisibles agrafes
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bartholomewbartholomew   06 février 2011
C'est drôle que le coeur ne fasse pas de bruit quand il se brise
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bartholomewbartholomew   06 février 2011
Je m'appelle Francis Joseph Cassavant, je viens de rentrer à Frenchtown, le quartier français de Monument, la guerre est finie et je n'ai plus de visage.
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