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EAN : 9782841161768
88 pages
Éditeur : Cheyne (01/03/2012)
3.7/5   5 notes
Résumé :
On retrouve, dans ce dernier livre de Marie Cosnay, la marque évidente de son écriture : une fermeté sans complaisance, que l'invention poétique ne cesse de traverser au profit d'une dimension onirique, et souvent, comme ici, fantastique. L'auteur n'a-t-elle pas traduit trois livres des "Métamorphoses" d'Ovide...

L'originalité de ce récit, discontinu si l'on s'en tient au mode d'apparition des personnages, à leurs déplacements, à leurs aventures impré... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
jlvlivres
  19 février 2021
« Des Métamorphoses » de Marie Cosnay également (2012, Cheyne Editeur, 96 p.). On y parle aussi de métamorphoses, celle de Kemal, de Phil Star ou de Marilyne Peau. On a le choix, d'ailleurs, on ne sait plus très bien qui est qui et qui sera quoi. C'est publié dans la collection « Grands Fonds » de Cheyne, quelques livres par an, mais tous superbes. J'aurai sans doute du mal à m‘en séparer, sauf si l'occasion se présente. Toujours de Marie Cosnay, et qui n'a rien à voir « André des Ombres » (2007, Editions Laurence Teper, 172 p.), très beau livre sur la guerre de 14, un des rares qui fasse passer une émotion.
Autres translations remarquables, celles axées sur uniquement un personnage, par exemple issu des Atrides, famille exemplaire, ou de l'Iliade, avec ses multiples développements. Il faut citer ici le très beau et poignant « Antigone » de Henri Bauchau (1997, Actes Sud, 368 p.) et bien entendu celle, « Antigone », de Bertolt Brecht (2000, L'Arche, 84 p.) ou les différentes Médée, que ce soit celle de Hans Henny Jahnn « Médée » (1998, José Corti, 128 p.), de Christa Wolf« Médée » (2001, Stock, 289 p.), ou de Pier Paolo Pasolini « Médée » (2002, Arléa, 167 p.), pour n'en citer que quelques unes. Ces versions sont toutes différentes, chacune ayant son histoire propre et ses relations à ses enfants spécifiques. Ne serait-ce que par la référence, pour Brecht, à la chute du IIIème Reich, piètre comparaison avec le royaume de Thèbes. Tant que l'on y est pourquoi pas un Laïos moustachu, ou son fils, non pas aveugle, mais avec un oeil de verre, vestige des guerres coloniales, ou même moustachu avec une frange. Bref que des grands textes. Pour Thésée ou le Minotaure, on dispose également d'un très important choix entre les différentes versions et adaptations. Mais j'ai un faible pour deux d'entres elles que sont les versions d'Anne Parlange « le Souffle du Minotaure » (2002, Buchet Chastel, 334 p.) et surtout celle de Philippe Bollondi « Ariane dans le Labyrinthe » (2015, Le Nouvel Attila, 252 p.). Replacer le mythe dans un parc d'attraction moderne, déjà, il fallait le faire. de plus c'est le plus grand de toute la Crète. On y croise un Minos vieilli, quasi sénile. Pasiphaé a sombré dans l'alcool. Autour d'eux, Dédale, le communicant, a pris du galon. Survient Thésée « En toute modestie, je viens proposer mes savoir-faire de héros grec, afin de vous débarrasser de la bête immonde ». On dirait une promesse électorale.
Maintenant, on dira ce que l'on voudra sur la traduction-translation. Faut-il absolument vouloir « moderniser » les textes anciens ? Je ne crois pas, les dépoussiérer, certainement. Retrouver l'esprit initial de l'auteur, bien entendu et le transmettre dans une langue moderne, si possible le plus près du texte, malgré des effets de style parfois surannés. Ceci dit, et c'est ce qui fait la force des mythes, les textes initiaux sont à connaître. Mais fournir quelques références supplémentaires, avec des points de vue variés, cela fait partie des bonheurs de la lecture. Qui ne peut oublier « la fille de Minos et de Pasiphaé » ou « tout reposait dans Ur et dans Jérimadeth » du temps où l'on écrivait en alexandrins. Un peu comme le bercement du tac-tac-tac des trains d'antan. Dans les TGV de nos jours, le trajet est si court que l'on a plus le temps de dormir.
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Lecture de Arlette Farge : une création originale inspirée d'un livre sur les châtiments donnés aux enfants dans les collèges de Jésuites*.
Une série de créations littéraires originales inspirées par les collections de la BIS. Ce cycle est proposé par la Maison des écrivains et de la littérature (Mel) en partenariat avec la BIS. Un mois avant la restitution, l'écrivain est invité à choisir un élément dans les fonds de la BIS. Lors de la rencontre publique, « le livre en question » est dévoilé.
Saison 1 : Pierre Bergounioux (21 février 2017), Marianne Alphant (14 mars 2017), Arlette Farge (25 avril 2017), Eugène Durif (9 mai 2017).
Chaque saison donne lieu à la publication d'un livre aux éditions de la Sorbonne "Des écrivains à la bibliothèque de la Sorbonne": * saison 1 : Pierre Bergounioux, Marianne Alphant, Arlette Farge et Eugène Durif paru en septembre 2018. * saison 2 : Jacques Rebotier, Marie Cosnay, Claudine Galea et Fanny Taillandier, paru en septembre 2019. * saison 3 : Hubert Haddad, Line Amselem, Christian Prigent, Mona Ozouf, Laure Murat, publication prévue en septembre 2020
* Mémoires historiques sur l'orbilianisme et les correcteurs des Jésuites, avec la relation d'un meurtre tout à fait singulier, commis depuis peu dans un des collèges de Paris et quelques autres anecdotes etc.
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