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Alain Lance (Traducteur)Renate Lance-Otterbein (Traducteur)
EAN : 9782234053595
289 pages
Éditeur : Stock (01/03/2001)

Note moyenne : 4.15/5 (sur 50 notes)
Résumé :
Les rumeurs vont bon train à Corinthe : Médée a-t-elle tué son frère en Colchide, son pays natal, après avoir dérobé à son père la Toison d'or ? A-t-elle aussi tué les deux fils qu'elle a eus de Jason ? Ou bien, le peuple n'en veut-il pas simplement à cette femme, cette barbare, de l'avoir sauvé de la famine ?
Six voix nous donnent en plusieurs récits les clés de ce roman qui, au travers d'une réécriture de l'histoire antique, fustige l'establishment allemand... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
DViolante
  22 janvier 2021
Dans la mythologie grecque Médée est la fille du roi de Colchide Eétès. Lorsque Jason et ses argonautes viennent réclamer la Toison d'or, Médée l'aide à triompher et s'enfuit avec lui. Alors que les colchidiens les poursuivent, Médée sacrifie son jeune frère, qui les a accompagnés, et jette les morceaux de son corps dans la mer, afin de les ralentir. Médée épouse Jason et ils ont deux garçons.
Ils trouvent refuge à Corinthe, où le roi Créon les accueille. Mais Jason tombe amoureux de Glaucé, la fille du roi et répudie Médée pour l'épouser. Cette dernière offre alors à la jeune femme une tunique empoisonnée qui prend feu, ainsi que le Palais Royal. Médée, prise de folie, tue alors ses propres enfants.
Si Jean Anouilh présentait une version de Médée très proche du mythe original, ce n'est pas le cas de Christa Wolf, qui en donne une tout autre image beaucoup plus féministe, de la même manière que Madeline Miller, qui s'est attaqué à l'histoire de circé, la tante de Médée.
Médée apparait comme une femme libre, dérangeante pour beaucoup, d'autant qu'elle bouscule les traditions et tente de percer les secrets inavouables sur lesquels est fondée la dynastie.
Dans cette version Médée n'est pas coupable des meurtres qu'on lui attribue. Son jeune frère a été tué pour des raisons politiques et elle s'est contentée de voler ses restes, qu'elle a éparpillés par dessus bord pour semer ses poursuivants. Loin de vouloir assassiner Glaucé, elle tente de la guérir de ses crises d'épilepsie, causées par un traumatisme enfoui dans son inconscient. Elle lui offre de bon coeur une robe blanche le jour de son mariage, mais Glaucé, prise d'une nouvelle crise, se jette d'elle-même dans un puits. Les conseillers du roi imagineront cette histoire de tunique empoisonnée, afin de rajouter de nouveaux griefs envers Médée. Lorsqu'elle s'enfuit, elle laisse ses enfants en garde aux prêtresses d'Héra, et ils seront tués par les Corinthiens de peur qu'ils ne réclament un jour le trône.
Outre l'image totalement différente que nous propose Christa Wolf, le récit choral, où chaque narrateur nous raconte une partie de l'histoire, nous permet d'en appréhender au plus près la réalité. Ainsi tour à tour Médée, Jason, Glaucé, Agaméda, colchidienne qui a suivi Médée, Akamas et Leukos, deux astronomes du roi Créon, vont nous offrir leur vision des faits.
Je ne connais pas suffisamment la vie de l'auteur et ses implications avec l'histoire de la RDA et c'est donc après ma lecture que j'ai découvert que Christa Wolf, après la réunification des deux Allemagnes, avait vécu une situation un peu semblable, où on l'accusait d'avoir collaboré avec la Stasi. Médée "étant la victime toute trouvée d'une société en crise qui s'est lancée dans une absurde chasse aux sorcières".
Quoiqu'il en soit, j'ai été happée par l'histoire de cette femme, moderne et féministe, guérisseuse persécutée comme sorcière, utilisant la psychanalyse (qui bien évidemment n'existait pas à l'époque) pour tenter de soigner les démons intérieurs de sa patiente. Un réel coup de coeur !!
Lien : http://dviolante5.canalblog...
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chapochapi
  28 juillet 2017
Superbe réécriture du mythe qui donne figure humaine au monstre. Médée, Jason, quelques argonautes et des Colchidiennes ont trouvé refuge à Corinthe, qui les a accueillis mais pas intégrés. Les femmes de Colchide sont trop libres, trop sûres d'elles pour la société corinthienne, leurs moeurs trop barbares. Jason est bien accepté dans la haute société et souvent sollicité par Créon qui cherche à l'éloigner de sa femme, Médée. Elle est une femme libre à tous points de vue : elle ne se refuse pas à Oistros qui lui a redonné goût à la vie, elle prend distance avec les cultes et croyances qu'elle écoute et respecte sans les partager. Elle est aussi une femme savante, experte en médecine, pleine de bon sens, de bienveillance et de curiosité, autant de qualités qui lui coûteront.
Médée, en effet, gêne. Elle est plus savante que les médecins officiels qu'on n'appelle plus en ville lorsqu'il y a un malade ; elle sait adoucir les crises de Glaucé, fille de Créon et de Mérope, traumatisée dans son enfance et entretenue volontairement dans un état de faiblesse avancé pour ne pas mettre en péril le trône ; elle sait s'en faire aimer comme d'une fille ; elle sait lire dans les coeurs de ses interlocuteurs ; elle sait aussi, après presque dix ans à Corinthe, découvrir le terrible secret de Créon . Cette découverte, qu'elle garde pour elle, cause sa perte, car le secret est bien protégé. Les autorités décident de la faire disparaître mais il leur faut des raisons.
C'est l'avidité de Presbon et la haine jalouse d'Agaméda pour Médée qui fournissent le prétexte.
Dans ce roman, pas de surnaturel ni de sorcière mais une femme, étrangère, intelligente et hors norme pour la société patriarcale et ethnocentrée de Corinthe, qu'il faut abattre en inventant un mythe autour de sa personne pour la discréditer. C'est aussi l'histoire d'une ville qui se croit meilleure que les autres, refuse l'altérité et le changement, et engendre sa propre perte par son aveuglement.
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Owly
  01 février 2011
Médée, selon le mythe, c'est la femme cruelle et sanguinaire qui n'a pas hésité à tuer son frère et trahir son père pour les beaux yeux de l'étranger Jason. Nièce de la terrible sorcière Circé, Médée est redoutable. Gare à celui qui la trahirait ! Assoiffée de sang, elle devient, à jamais dans nos mémoires, la mère infanticide afin de se venger de l'infidélité de Jason.
Ce mythe n'a-t-il pas été écrit par des hommes, Euripide et Sénèque ?
Christa Wolf nous donne dans son livre une toute nouvelle vision de cette femme.
Et si Médée avait été la victime de l'incompréhension et de la misogynie corinthienne?
Reprenons depuis le début: Médée, belle princesse de Colchide, instruite et indépendante s'enfuit avec l'homme qu'elle aime. Arrivée à Corinthe, elle n'est plus qu'une étrangère, avec son air hautain, celle qui n'est pas comme les Corinthiennes. Elle ne fait rien comme les autres, avec ses croyances, ses allures de grande dame, sa beauté dérangeante et ses cheveux trop longs...
Dans cette réécriture du mythe de Médée particulièrement bien ficelée, les hommes ne sont pas les tragiques victimes des dieux, mais bien les proies de leurs jalousies, de leur irrémédiable ignorance et de leur absence de tolérance. Cette histoire de Médée devient une tragédie moderne dont la catharsis ne suffira sans doute pas à purger celle que nous vivons aujourd'hui :
La haine de l'étranger, de celui qui ne nous ressemble pas...
Médée, réhabilitée, devient sous la plume de l'auteure allemande la victime et non le bourreau…
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Anassete
  03 mai 2010
Une belle interprétation du mythe de Médée : même si au final on préfère peut-être la version dite officielle de Médée (plus proche de la violence et de la cruauté des mythes grecs), Christa Wolf nous présente une Médée humaine. Ce roman polyphonique nous amène les différents pensées (classées par chapitre) de plusieurs personnages pour nous faire comprendre que nous avons une vision faussée de Médée.
Si Christa Wolf exploite des failles du mythe -comme le rejet de la faute du meurtre des enfants sur Jason, la tradition des peaux de mouton qui recueillaient l'or en Colchide par exemple-, ce n'est pas que pour servir le mythe. C'est aussi une réflexion sur soi et sur la RDA.
J'ai pu remarquer quelques fautes d'accord, d'expression et de syntaxe. Néanmoins, ce livre est à lire.
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nathalie_MarketMarcel
  17 septembre 2013
D'Euripide, Wolf récupère deux choses : l'insistance sur l'exil et l'étrangeté des gens de Colchide aux yeux des Corinthiens, gens si raisonnables, et le rôle des femmes, leur place dans la société et dans la politique. Mais Wolf ne raconte pas seulement une histoire d'étrangers rejetés et de femmes qu'il faut soumettre. La peste envahit Corinthe. Peu à peu, c'est toute la ville qui s'en prend à Médée, accusée de tous les maux. En faisant parler les uns et les autres, le récit met en scène ceux qui sont victimes de cette folie, ceux qui l'instrumentalisent, qui y participent sans comprendre, qui laissent faire, qui se bouchent les oreilles… une histoire collective.
Les événements sont glissants et se précipitent, incontrôlés, chacun essayant vainement de reprendre pied. Elle met face à face le monde de Colchide et celui de Corinthe, avec dans les deux cas, deux vieux rois craintifs et accrochés à leur pouvoir, ayant peur des femmes.
Une lecture très prenante.
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
InaiaInaia   25 septembre 2007
Je n'aurais pas dû quitter la Colchide. Aider Jason à s'emparer de la toison. Convaincre les miens de me suivre. Me lancer dans cette longue et terrible traversée, vivre toutes ces années à Corinthe comme une Barbare que l'on craint tout autant que l'on méprise. Les enfants, oui. Mais qu'est-ce qui les attend. Sur ce disque que nous appelons la Terre, il n'y a plus rien d'autre, mon cher frère, que des vainqueurs et des victimes. Et maintenant j'aimerais savoir ce que je vais trouver en franchissant ses bords.
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lilianelafondlilianelafond   02 juin 2017
« Je suis partie avec Jason parce que je ne pouvais plus rester dans cette Colchide perdue, corrompue. C’était une fuite. Et voilà que j’ai vu sur le visage du roi Créon de Corinthe la même expression de présomption et de crainte qu’on repérait vers la fin sur les traits de notre père Aiétès. Il ne pouvait pas soutenir mon regard pendant les rites funèbres célébrés pour toi, son fils sacrifié. Le roi d’ici ne connaît nul remords quand il fonde son pouvoir sur un sacrilège, il soutient sans sourciller le regard de quiconque. Depuis qu’Akamas m’a emmenée, traversant le fleuve dans la ville des morts où les Corinthiens riches et célèbres sont enterrés dans de pompeuses chambres funéraires. Depuis que j’ai vu ce qu’ils leur donnent pour qu’ils puissent accomplir leur chemin jusqu’au royaume des morts, et aussi pour qu’ils s’en paient l’accès, de l’argent, des bijoux, de la nourriture, des chevaux même, parfois des serviteurs, depuis lors je ne puis voir cette superbe Corinthe que comme le miroir périssable de cette cité éternelle des morts et il me semble que ce sont eux qui règnent également ici, les morts. Ou bien c’est la peur de la mort qui règne. Et je me demande si je n’aurais pas dû rester en Colchide.
Mais voilà que la Colchide me rattrape. Tes ossements, frère, je les ai jetés à la mer. Dans notre mer Noire que nous aimions et que tu aurais désiré avoir comme tombeau, j’en suis sûre. Face aux navires de la Colchide lancés à notre poursuite et sous le regard de notre père Aiétès, moi, debout sur l’Argo, j’ai jeté un à un tes ossements à la mer. C’est alors qu’Aiétès fit faire demi-tour à la flotte colchidienne, pour la dernière fois je vis ce visage familier, pétrifié de terreur. Mes Argonautes eux aussi ont été saisis par cette image : celle d’une femme qui, en poussant des cris sauvages, jette à la mer, contre le vent, les os d’un mort qu’elle avait emportés. Tu ne devrais pas t’étonner, me dit Jason, si cette image leur revient maintenant à l’esprit et s’ils ne savent plus ce qu’ils doivent penser, au point de ne pas vouloir témoigner en ta faveur. Vous me croyez donc capable, lui ai-je demandé, d’avoir tué mon propre frère, de l’avoir déchiré pour le mettre en morceaux pour l’emporter dans un sac de peau pendant ce voyage ? Il s’est tortillé, mon bon Jason. J’attends encore sa réponse. »
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SachenkaSachenka   27 juin 2017
Cette histoire m'a beaucoup appris. Elle m'a appris qu'il n'est de mensonge, aussi grossier soit-il, que les gens ne croient pourvu qu'il réponde à leur secret désir d'y croire.
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AnasseteAnassete   04 mai 2010
Alors cette femme, venant à notre rencontre dans la cour du roi Aiétès toute recouverte de vigne, était l'image opposée de ces horribles fruits macabres, peut-être est-ce pour cela qu'elle nous fit une aussi forte impression. Elle était là, dans sa jupe rouge et blanche à volants comme elles en portent toutes, et le buste moulé dans ce corsage noir, inclinée, recueillant dans ses mains l'eau de la fontaine et la buvant. Cette façon qu'elle eut de se redresser en apercevant, de secouer les mains et de venir calmement à notre rencontre d'une démarche rapide et vigoureuse, svelte mais la silhouette bien dessinée, mettant en valeur tout ses avantages, de sorte que Télamon, qui ne peut jamais se maîtriser, émit un sifflement et me chuchota : Voilà quelque chose pour toi.
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eirene62eirene62   12 septembre 2015
Il vit caché dans des échafaudages intellectuels soigneusement fabriqués qu'il prend pour la réalité mais n'ont d'autre fin que d'étayer la conscience, légèrement branlante, qu'il a de lui-même. Il ne supporte pas la contradiction, plein d'arrogance il déverse en cachette ou ouvertement des sarcasmes sur les esprits inférieurs, sur chacun, donc, puisqu'il ne saurait être qu'au-dessus de tous. Je me souviens de l'instant où j'ai compris cela : sa connaissance de l'âme humaine étant limitée, il est bien obligé de vivre dans un cadre de principes que personne n'a le droit de remettre en question, sinon il se sent menacé d'une façon intolérable.
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Videos de Christa Wolf (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christa Wolf
Christa Wolf (1929-2011), dans le puits du temps : Une vie, une œuvre (2013 / France Culture). Production : Matthieu Garrigou-Lagrange. Par Christine Lecerf. Réalisation : Charlotte Roux. Diffusion sur France Culture le 9 novembre 2013. Photographie : Christa Wolf im Jahr 1971. (dpa / picture alliance). Née en 1929, en Prusse orientale, aujourd’hui territoire polonais, Christa Wolf est précipitée dès l’origine dans le paysage tourmenté de l’histoire allemande. Comme beaucoup d’enfants, elle s’enthousiasme pour le Führer. Comme beaucoup d’adolescents, elle participe avec fierté à la naissance de la nouvelle Allemagne de l’Est. Et comme bon nombre d’intellectuels antifascistes qui croient à l’idéal socialiste, elle s’engage au parti communiste dès 1949. Mais Christa Wolf n’est pas tout à fait comme tout le monde. Elle écrit : sur la déchirure de l’Allemagne dans “Le ciel partagé” (1963), sur ses propres dénis dans “Trame d’enfance” (1976). Elle creuse l’oubli, rumine un passé qui ne passe pas. À partir de 1976, à la suite de son soutien au chanteur Wolf Biermann, Christa Wolf n’est plus une femme libre. La Stasi l’espionne. On refuse qu’elle quitte le parti. Plus on cherche à la museler et plus l’écrivaine s’échappe par l’écriture dans les strates du temps. Elle trouve refuge auprès des premiers romantiques allemands qui, comme elle, n’avaient “Aucun lieu. Nulle part” (1979). Dans “Cassandre” (1983) ou “Médée” (1996), elle s’inspire de ces « femmes sauvages » de la mythologie grecque qui avancent comme elle, tête haute, la parole vibrante. On se presse à ses lectures. On rêve l’esprit éveillé. Peu après la chute du mur, l’icône de la littérature est-allemande est injustement accusée d’avoir travaillé pour la Stasi. Dans “Ce qui reste”, elle écrit : « N’aie pas peur, dans cette langue, que j’ai dans l’oreille, pas encore sur les lèvres, j’en parlerai aussi un jour. » Brisée mais non vaincue, Christa Wolf entreprend alors dans “Ville des anges” (2011) une lente et ultime descente au « fond du puits ». Le corps perpétuellement en alerte, Christa Wolf luttait depuis des années contre la maladie. Elle est morte à l’âge de 82 ans.
Avec : Jana Simon, journaliste, petite-fille de Christa Wolf Nicole Bary, traductrice et éditrice de la revue “LITERALL” Pierre Bergounioux, écrivain Günter Grass, écrivain (Archives) Marie Goudot, auteur de “Cassandre” Alain et Renate Lance, traducteurs de l’œuvre de Christa Wolf Erika Tunner, germaniste, spécialiste du romantisme Irving Wohlfarth, germaniste
Et la voix de Christa Wolf
Textes lus par Blandine Molinier et Aurélia Petit. Avec la voix de Jean-François Néollier.
Extraits de films : “Le ciel divisé”, de Konrad Wolf, adaptation de Christa et Gerhard Wolf, DEFA, 1964 “Le tambour”, de Volker Schlöndorff, 1979 “Christa Wolf. Ein Tag, ein Jahr, ein Leben”, de Gabriele Denecke et Gabriele Conrad, ARTE, 2004
Source : France Culture
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>Littérature (Belles-lettres)>Littérature des langues germaniques. Allemand>Romans, contes, nouvelles (879)
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