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Elias Sanbar (Traducteur)
ISBN : 2742729070
Éditeur : Actes Sud (14/10/2000)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Après avoir publié en 1995 Pourquoi as-tu laissé le cheval à sa solitude ?, où les éléments autobiographiques se voient transcendés par la biographie des lieux, Mahmoud Darwich donne ces poèmes d’amour qui disent " l’exil de la femme dans l’homme et de l’homme dans la femme ".
Entrant en résonance avec une vieille tradition orientale, à la fois sensuelle et courtoise, il renouvelle l’un des genres les plus subtils de la poésie arabe classique, le ghazal.
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Ciella
  15 janvier 2014
لم يعجبني هذا الديوان. كثير من الرمزية.. كثير من التكلف.. حتى تهيأ لي أنني أن لن أفهم منه شيئا !
ما أصبحت متأكدة منه الآن بعد قراءة 5 من أعماله هو أن ما يروقني ليس قصيدة كاملة له و إنما بيت من هناك و آخر من هنا. أستمتع أكثر بجمله عندما لا أعرف السياق إذ أحورها كما أشاء وفق سياق يلائمني أنا و يذكرني بحدث، بذكرى، بشخص....
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
PiatkaPiatka   20 mai 2015
L'ART D'AIMER

Avec la coupe sertie d’azur,
Attends-la
Auprès du bassin, des fleurs du chèvrefeuille et du soir,
Attends-la
Avec la patience du cheval sellé pour les sentiers de montagne,
Attends-la
Avec le bon goût du prince raffiné et beau,
Attends-la
Avec sept coussins remplis de nuées légères,
Attends-la
Avec le feu de l’encens féminin partout,
Attends-la
Avec le parfum masculin du santal drapant le dos des chevaux,
Attends-la.
Et ne t’impatiente pas. Si elle arrivait après son heure,
Attends-la
Et si elle arrivait, avant,
Attends-la
Et n’effraye pas l’oiseau posé sur ses nattes,
Et attends-la
Qu’elle prenne place, apaisée, comme le jardin à sa pleine floraison,
Et attends-la
Qu’elle respire cet air étranger à son cœur,
Et attends-la
Qu’elle soulève sa robe qu’apparaissent ses jambes, nuage après nuage,
Et attends-la
Et mène-la à une fenêtre, qu’elle voit une lune noyée dans le lait,
Et attends-la
Et offre-lui l’eau avant le vin et
Ne regarde pas la paire de perdrix sommeillant sur sa poitrine,
Et attends-la
Et comme si tu la délestais du fardeau de la rosée,
Effleure doucement sa main lorsque
Tu poseras la coupe sur le marbre,
Et attends-la
Et converse avec elle, comme la flûte avec la corde craintive du violon,
Comme si vous étiez les deux témoins de ce que vous réserve un lendemain,
Et attends-la
Et polis sa nuit, bague après bague,
Et attends-la
Jusqu’à ce que la nuit te dise :
Il ne reste plus que vous deux au monde.
Alors, porte-la avec douceur vers ta mort désirée
Et attends-la...!
+ Lire la suite
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Immortale_peruvianaImmortale_peruviana   17 avril 2016
JE N’AI ATTENDU PERSONNE

Je saurai, quoique tu partes avec le vent, comment
Te ramener. Je sais d’où vient ton lointain.
Pars donc ainsi que les souvenirs vers leur puits
Eternel, tu n’y trouveras pas la Sumérienne portant une jarre
Pour l’écho et t’attendant.
Quant à moi, je saurai comment te ramener.
Pars donc derrière les flûtes des vieux peuples de la mer et
La caravane du sel dans son périple infini. Et pars,
Ton chant s’échappe de moi, de toi et de mon temps.
Il cherche un nouveau cheval qui fasse danser sa cadence
Libre. Tu ne trouveras pas l’impossible assis t’attendant, comme au jour où
Je t’ai trouvé, où je t’ai enfanté de mon désir.
Quant à moi, je saurai comment te ramener.
Et j’irai avec le fleuve d’un destin à
Un autre, car la lune est prête pour te déraciner
De ma lune et sur mes arbres, les paroles dernières sont prêtes
A tomber place du Trocadéro. Retourne-toi
Pour trouver le rêve et pars
Dans n’importe quel orient ou occident qui te lestent encore d’exil
Et m’éloignent d’un pas de mon lit et de l’un
Des ciels de mon âme triste. La fin
Est sœur du commencement. Pars et tu trouveras ce que tu as laissé
Ici, t’attendant. Je ne t’ai pas attendu et je n’ai attendu personne.
Mais je devais, comme toutes les femmes solitaires
Dans leurs nuits, coiffer mes cheveux
Lentement, gérer mes affaires, briser
Sur le marbre, le flacon d’eau de Cologne et interdire à mon âme
De s’occuper d’elle-même, l’hiver.
Comme si je lui disais : Réchauffe-moi
Et je te réchaufferai, ô mon épouse, et prends soin de tes mains.
Que leur importe la descente du ciel sur terre
Ou le voyage de la terre au ciel ?
+ Lire la suite
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Immortale_peruvianaImmortale_peruviana   17 avril 2016
Avec la coupe sertie d'azur,
Attends-la
Auprès du bassin, des fleurs du chèvrefeuille et du soir,
Attends-la

Avec la patience du cheval sellé pour les sentiers de montagne,
Attends-la
Avec sept coussins remplis de nuées légères,
Attends-la
Avec le feu de l'encens féminin partout,
Attends-la
Avec le parfum masculin du santal drapant le dos des chevaux,
Attends-la.
Et ne t'impatiente pas. Si elle arrivait après son heure,
Attends-la
Et si elle arrivait, avant,
Attends-la
Et n'effraye pas l'oiseau posé sur ses nattes,
Et attends-la
Qu'elle prenne place, apaisée, comme le jardin à sa pleine floraison,
Et attends-la
Qu'elle respire cet air étranger à son coeur,
Et attends-la
Qu'elle soulève sa robe, qu'apparaissent ses jambes, nuage après nuage,
Et attends-la
Et mène-la à une fenêtre, qu'elle voie une lune noyée dans le lait,
Et attends-la
Et offre-lui l'eau avant le vin et
Ne regarde pas la paire de perdrix sommeillant sur sa poitrine,
Et attends-la
Et comme si tu la délestais du fardeau de la rosée,
Effleure doucement sa main lorsque
Tu poseras la coupe sur le marbre,
Et attends-la
Et converse avec elle, comme la flûte avec la corde craintive du violon,
Comme si vous étiez les deux témoins de ce que vous réserve le lendemain,
Et attends-la
Et polis sa nuit, bague après bague,
Et attends-la
Jusqu'à ce que la nuit te dise:
Il ne reste plus que vous deux au monde.
Alors, porte-la avec douceur vers ta mort désirée
Et attends-la
+ Lire la suite
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Immortale_peruvianaImmortale_peruviana   17 avril 2016
Elle a oublié un nuage dans le lit.

Elle m'a fait ses adieux à la hâte et dit:

Je t'oublierai.

Mais elle a oublié un nuage dans le lit.

Je l'ai alors recouvert de soie et dit:

Ne t'envole pas, ne la suis pas. Elle te reviendra.

( Des oiseaux bleus, rouges, jaunes sirotaient l'eau d'un nuage qui traînaint le pas lorsqu'il se penchait sur ses épaules )

Elle se rendra compte une fois chez elle, sans sa suite d'oiseaux que le climat à changé sur le littoral des épaules, et que les nuées se sont évaporées.
Elle se souviendra alors qu'elle a oublié..
Un nuage dans mon lit et elle reviendra perpétuer son rituel royal dans un nuage.

Je me suis réjoui de sa défaite et j'ai souri.
Mais quand j'ai été dormir dans la métonymie, l'eau m'a mouillé.
+ Lire la suite
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PiatkaPiatka   23 mai 2015
SONNET ( IV )

Lentement je masse ton soleil. O nom que j'habite en rêve, dors. La nuit se couvrira de ses arbres et s'endormira
Sur sa terre, souveraine d'une brève absence.
Dors, que je flotte
Sur les tâches de lumière qui filtrent d'une lune en moi...

Ta chevelure campe sur ton marbre, Bédouins qui dorment par inadvertance
Et ne rêvent pas. Ta paire de mouettes t'éclairent des épaules
Jusqu'à la marguerite de ton songe. Dors sur toi-même et en toi
Et que la paix des cieux et de la terre ouvre toutes grandes ses salles, l'une après l'autre, devant toi.

Le sommeil t'enveloppe de moi. Pas d'anges qui portent le lit,
Ni de spectre qui réveille le jasmin. O mon nom au féminin, dors.
Aucune flûte ne pleure une jument échappée de mes tentes.

Ainsi que tu rêves tu es, toi, l'été d'une terre nordique
Qui abandonne ses mille forêts à l'emprise du sommeil. Dors
Et ne réveille pas dans mon songe le corps qui désire un corps.
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Videos de Mahmoud Darwich (29) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mahmoud Darwich
Contrepoint (extrait), Mahmoud Darwich dit par Mohamed Rouabhi
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