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EAN : 9782246822448
220 pages
Grasset (26/05/2021)
3.75/5   14 notes
Résumé :
Peut-on s’arrêter de fumer sans oublier le fumeur qu’on a été ?
Dans ce livre à mi-chemin entre l’essai et le récit, Nathan Devers raconte sa vie à la lumière de la relation qu’il a entretenue, pendant plus de dix ans, avec le tabac. Il revient sur des expériences qu’ont sans doute partagées la plupart des fumeurs : la première cigarette, l’apparition de la dépendance, ses effets bénéfiques et néfastes, l’incapacité de faire quoi que ce soit sans « en allumer... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Un coup de coeur pour ce livre brillant, iconoclaste et un rien potache.
À lire si vous êtes fumeur, ancien fumeur ou si, dans votre entourage, vous avez des fumeurs qui ne se laissent pas convaincre de mettre fin à leur addiction.
Écrire un éloge de la cigarette en 2021 ? Dois-je vous faire un dessin ? Ceci étant dit, la morale contemporaine est sauve, l'auteur a arrêté de fumer. Sa méthode ne m'a pas été d'une grande aide, mais qui sait ? Elle fonctionnera peut-être pour vous si vous l'adaptez.
Nathan Devers s'interroge sur le fait que peu d'écrivains ont écrit sur la cigarette alors que certains n'ont pas hésité à évoquer d'autres substances — illicites celles-là —, il raconte et analyse la nouvelle de Pierre Louÿs : Une volupté nouvelle que je vous laisse découvrir, en lisant la nouvelle elle-même ou Espace Fumeur. Il m'a aussi fait sourire avec un "scribouillard" oublié Maurice de Fleury.
Un livre facile à lire et plein de trouvailles.

Lien : https://dequoilire.com/espac..
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Espace fumeur / Nathan Devers
D'entrée, dans un long préambule, l'auteur de cet essai nous prend à rebrousse-poil si l'on peut dire à savoir que pour lui, l'humain se définit par sa contre-identité, c'est à dire par les habitudes et les convictions qui ne sont pas les siennes. L'homme ainsi se construit en tuant ce qu'il n'est pas et donc chaque pas en avant implique un adieu. Et l'auteur de déclarer : « l'homme que je ne suis pas est fondamentalement inaccessible. Il habite un ailleurs qui se situe au plus profond de moi. » La question lancinante est : pourquoi ne suis-je pas quelqu'un d'autre ? Cette question doit se poser en sachant bien que l'homme que je ne suis pas n'est pas l'homme que j'aurais pu être, mais la part de moi-même que j'ai dû assassiner pour vivre. le raisonnement philosophique est intéressant car il débouche sur l'affirmation que j'aurais pu ne pas être l'homme que je suis ! Et l'homme que je ne suis pas est toujours en germe.
C'est par l'exemple du fumeur qui veut arrêter de fumer que l'auteur illustre son propos. Peut-on s'arrêter de fumer sans oublier le fumeur qu'on a été ? Une terrible question ! Vouloir arrêter de fumer est en quelque sorte un voyage à l'autre bout de soi. La cigarette devient au fil des pages le leitmotiv de l'essai car il semble bien que cela n'a jamais été fait dans la littérature, le petun n'ayant jamais joui du souffle romanesque de la transgression et de ce fait s'étant trouvé exclu du champ de l'art. Car on peut dire avec humour que le fumeur appartient à la secte du premier venu. L'auteur ensuite décline les différentes manières de jouir du tabac à travers les âges et montre qu'il n'y a pas de profil type du fumeur. Avec les interdictions et objurgations diverses issues de la dernière décennie sous la pression des hygiénistes de tout poil, sont apparus les espaces fumeurs.
On aborde ensuite la première partie de l'essai, consacrée à un autoportrait de fumeur et stipulant que ce livre est dédié à ceux qui n'arrêtent pas de fumer. Une analyse du fumeur extrêmement bien conduite et fort intéressante même pour le non-fumeur que je suis. En vérité, à tous, la cigarette tient lieu de viatique. Mais pour certains la cigarette ne sert qu'à se donner un genre tandis que pour d'autres, elle est une marque, un sacerdoce, une extase. En tout état de cause, la pause clope est toujours appréciée et la cigarette permet souvent au fumeur de supporter l'insupportable, de glisser sur les résistances comme dit l'auteur. Vive l'espace fumeur !
Dans une seconde partie, l'auteur évoque l'espace fumeur d'un jeune écrivain en mal d'inspiration. Ce n'est pas lui, précise-t-il bien. L'addiction de ce fumeur relève d'une poétique qui va lui faire rencontrer une Callistô à sa porte arrivée d'un passé de mille huit cent ans et qui s'enquiert de savoir ce que l'Occident a créé de nouveau en matière de plaisir, de philosophie, de découvertes en général et d'art au cours de deux millénaires. La suite laisse apparaître le destin étrange du tabac que ne connurent ni les Romains ni les Grecs qui ne disposaient en leur temps que de la mythologie du miel, du lait, des fleurs et de l'alcool. Importé d'Amérique, le tabac ne mit pas longtemps à devenir obsédant et à être mythifié. le célèbre Nicot, écrivant au cardinal de Lorraine en 1660 l'appelait « l'herbe d'Inde » et lui attribuait des propriétés « merveilleuses. »
de nos jours, le tabac est devenu une substance mortifère et les campagnes antitabac se multiplient en dépit de son apport chrématistique. Cependant il faut bien savoir qu'indiquer « fumer tue »sur les paquets, c'est parler une langue étrangère aux dépendants qui ne lisent, s'ils la lisent, la note qu'avec contemption, car la logique du fumeur n'est pas celle de la longue durée. C'est Italo Svevo qui a expliqué que le fumeur est psychologiquement malade avant que d'être physiquement malade.
L'interdiction de la cigarette au fil du temps a changé de régime puisque l'on en vient à retoucher des photos mettant en scène des personnages célèbres avec la cigarette au bec : Malraux, Sartre, Camus, Jacques Tati, Alain Delon. Ainsi on en arrive a vouloir non seulement retrancher la cigarette de l'avenir (fumer tue) mais aussi du passé en voulant nier qu'elle a pu exister et engendrer autre chose que des cancers, en l'occurrence des oeuvres.
le paradoxe nait quand Nathan Devers énonce clairement qu'il n'a pas arrêté de fumer en cessant de fumer, mais plutôt en cessant de se croire obligé d'en finir avec la cigarette. Et il explique pourquoi et comment. Et le grand jour dura une semaine dans les rues de New York…

le style de cet essai brillant est alerte et travaillé et on devine chez ce jeune auteur qui a arrêté de fumer après avoir été fumeur durant une décennie, une certaine culture littéraire, on peut dire aussi une culture certaine. Et puis il nous parle de lui et nous conte avec talent et modestie ses expériences personnelles. Pour illustrer son propos, l'auteur fait référence à de nombreux auteurs fumeurs, drogués ou pas tels que Baudelaire, Houellebecq, Pierre Louÿs, Alberoni, Levy-Strauss, Sartre, Italo Svevo, Bachelard. Assurément, un texte facile et agréable à lire en quelques heures
Extrait : « Je n'ai jamais compris pourquoi l'Éducation nationale nous demande d'apprendre autant de langues étrangères que possible, alors qu'elle consent à la paupérisation de la nôtre, alors qu'elle renonce à nous munir d'un vocabulaire qui soit à la hauteur de la richesse du réel. La pauvreté lexicale n'est pas une bagatelle : elle est une pauvreté en monde. Elle est une amnésie des choses. »
N.B. : une erreur à l'emplacement 694 du format numérique cite comme auteur Albinoni alors qu'il s'agit d'Alberoni, et l'erreur est répétée plusieurs fois à la suite du texte. Paix au faux auteur du célébrissime Adagio, puisqu'il fut composé par un certain Giazotto, obscure compositeur oublié.

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Bonsoir,
Merci beaucoup à Nathan Devers de m'avoir permis de découvrir son « Espace fumeur » chez Editions Grasset et Fasquelle. Au travers de son histoire personnelle avec la cigarette, l'auteur nous entraine dans un essai sur la cigarette sans que cela ne soit fumeux. Un livre qui mêle réalité et littérature, qui nous parle de la relation ambigüe que peuvent avoir les écrivains avec ce « rouleau de papier » et de sa propre relation à lui avec la cigarette. Il nous parle de l'addiction, du sevrage ou des multiples tentatives, des « menaces » Fumer tue et de leurs incidences. J'ai lu avec plaisir le temps de fumer quelques cigarettes fictives.
Quatrième de couv. Peut-on s'arrêter de fumer sans oublier le fumeur qu'on a été ?
Dans ce livre à mi-chemin entre l'essai et le récit, Nathan Devers raconte sa vie à la lumière de la relation qu'il a entretenue, pendant plus de dix ans, avec le tabac. Il revient sur des expériences qu'ont sans doute partagées la plupart des fumeurs : la première cigarette, l'apparition de la dépendance, ses effets bénéfiques et néfastes, l'incapacité de faire quoi que ce soit sans « en allumer une », les vaines tentatives de sevrage - et puis l'invention d'une méthode, résolument personnelle, pour en finir avec cette addiction.
Parallèlement à cette confession, Nathan Devers développe une réflexion sur l'histoire de la cigarette et son imaginaire. Qu'est-ce qui distingue le fumeur mondain du fumeur invétéré ? Comment expliquer que les écrivains, si loquaces lorsqu'il s'agit de parler des drogues ou de l'alcool, aient accordé si peu de place à la cigarette ? Existe-t-il pour autant un espace fumeur de la littérature ? C'est un tel espace que l'auteur s'emploie à construire, en faisant dialoguer quelques fumeurs mythiques, de Michel Houellebecq à Pierre Louÿs en passant par Italo Svevo, Roland Barthes et un certain Maurice de Fleury
A l'heure où la cigarette fait l'objet d'une quasi-prohibition, ce livre n'est ni une apologie du tabac ni un traité hygiéniste, mais un hommage, teinté d'humour et de mélancolie, adressé à cette espèce en voie de disparition qu'incarnent les fumeurs.
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L'auteur nous raconte son rapport à la cigarette. Livre intéressant pour tous ceux qui fument, ont fumé ou connaissent des personnes qui fument.
Je me suis retrouvée dans pas mal de situations : toutes ces fois où on nous dit que la cigarette tue. Mais bizarrement ça ne résonne pas en nous, c'est trop incertain, trop loin. La beauté des volutes de fumée la nuit.
Il nous parle aussi de la place de la cigarette en littérature, absente la plupart du temps ou effacée de certaines photographies d'artistes parce que désormais sujet tabou.
Je suis d'accord sur le poids du langage dans l'inconscient d'un fumeur : "Tu vas devenir dépendant", "Tu ne pourras jamais arrêter". Ces mots pèsent sur l'esprit et façonnent notre rapport à la cigarette.
J'ai trouvé cet essai/autobiographie très intéressant, très bien écrit et facile à lire.

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Un peu trop "philosophique" pour moi, je ne dois pas être assez intelligente pourtant je suis très concernée par le sujet puisque je fume depuis que j'ai 14 ans et qu'arrêter me parait impossible me concernant.
Je me suis retrouvé dans pleins de passages de ce bouquins et moins dans d'autres. Je me suis aussi perdu dans les passages "plein d'emphase" comme dit l'auteur.
J'avoue qu'au début du livre quand l'auteur dit qu'à la fin il y avait peut être un moyen d'arrêter de fumer, je me suis dit que j'allais le finir, forcément, je voulais savoir. Ben, un peu déçu quand même. Je ne pense pas que cette méthode me soit applicable, ni que j'en ai les moyens d'abord ;-))
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Citations et extraits (73) Voir plus Ajouter une citation
Il avoue lui-même, le plus naturellement du monde, avoir écrit son manifeste dans une “chambrette d’hôpital” abreuvé de “forces cigarettes”. Imaginons-nous un écrivain antiraciste composant une ode à l’amour entre les peuples tout en matraquant des Noirs ? Un néonazi prier dans une synagogue ? Un prêtre homophobe prendre plaisir à chatouiller des petits enfants de chœur… ? Un ministre socialiste faire de la fraude fiscale… ? Dans le cas du scientifique scribouillard qui nous intéresse, il ne s’agit pas d’une contradiction, mais d’une réfutation par l’existence d’une position intenable, d’une doctrine absurde. 
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L'idéal serait d’écrire, et donc parfois de démystifier, sans jamais accuser. De ne jamais imiter ceux qui prétendent annihiler le règne du tabac en convoquant une idolâtrie d’un genre nouveau (de la santé et du bio, de la méditation et du yoga, du sport et du soja). Car l’ancien fumeur est tout sauf un être libéré : c’est un homme éloigné, qui a renoncé à son addiction pour pouvoir en parler.   La cigarette a-t-elle seulement sa place dans l’espace littéraire ? Les conditions sont-elles réunies pour qu’elle puisse devenir un objet de l’écriture ? Je ne veux pas utiliser l’argument malhonnête consistant à dire, en introduction d’un essai, que personne n’a déjà parlé du sujet auquel on s’apprête à se confronter, mais il me semble que la cigarette occupe, en littérature, une situation pour le moins paradoxale : si elle n’a jamais été tue, congédiée ou omise, si elle n’a jamais été exclue ou bannie, si elle n’a jamais été vraiment indécente, c’est parce qu’elle a toujours plus ou moins rempli un rôle de figuration. La littérature, non contente de la tolérer, ne se prive pas de la convoquer, de l’inviter ou de la réclamer – sans jamais parler d’elle. Veut-on, dans une scène de roman, montrer qu’un personnage devient nerveux ? L’auteur lui fera fumer une cigarette. Veut-on évoquer la mélancolie de retrouvailles impossibles comme à la fin de L’Éducation sentimentale  ? Frédéric Moreau roulera une cigarette. Veut-on, dans L’Étranger , décrire l’ambiance d’une prison ? Meursault remarquera que la « punition » carcérale commence par l’interdiction de fumer. Veut-on que deux dandys discutent d’art ? Wilde les fera fumer dans The Critic as Artist . Veut-on que deux autres dandys soient victimes d’un malentendu à propos de quelque jeune femme et d’une identité secrète ? Ils échangeront leur boîte de cigarettes, chez le même auteur, dans The Importance of Being Earnest . Veut-on montrer qu’Aurélien souffre du départ de Bérénice ? Il allumera des dizaines de cigarettes sans jamais les finir.
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L’évasion est définitive, la pause n’existe que pour renvoyer à la geôle. L’évasion sonne le glas de l’enfermement, la pause cultive les chaînons. L’évasion abolit la servitude, la pause la légitime et l’entretient. L’évasion sauve, la pause n’est rien d’autre qu’un pis-aller. À la fin d’une récréation, par exemple, aucun élève ne veut regagner la salle de cours mais personne ne songerait pour autant à s’enfuir. La pause, en réalité, se joue de mes ardeurs de fuite pour mieux les contrarier. Dans le plaisir de la pause, je pressens que mon existence me sature et demeure paradoxalement incomplète. Elle m’envahit, m’étouffe, ne me laisse pas assez d’air. J’ai l’intuition qu’une autre existence aurait été possible et qu’elle m’est cependant interdite. Imaginons ainsi que je sois au travail et que je prenne ma pause du matin : devant la machine à café, je songe en rêvassant à un autre métier, à d’autres occupations, à un autre destin. Intérieurement, toutefois, je sais cet horizon impossible à atteindre. Aussi, je me contente de le visualiser mentalement, ce qui me fait oublier, en l’espace d’un instant, la monotonie de ma matinée de travail.
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Les hommes et les femmes façonnés dans le marbre d’un tel caractère, du jour où ils décident d’en finir avec cette addiction, se comportent exactement comme s’ils avaient déménagé : la difficulté de l’arrêt, ils ne l’ont pas même entrevue. Leur parle-t-on de dépendance à la nicotine ? D’accoutumance psychologique ? D’habitus sociologique ? Ils haussent les sourcils, et soupirent d’un air hautain, suggérant que ces concepts, forgés par des personnes aussi hypocrites que les patrons de Marlboro, ne valent pas plus que des superstitions inventées par un sorcier alcoolique.
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Baudelaire dit du drogué qu’au moment de savourer ses substances, il a tendance à se prendre pour Dieu. Le haschisch lui donne l’impression d’ouvrir une réplique de l’Éden, de mener son consommateur vers un état augmenté où les visions redoublent de vigueur, où l’enthousiasme se revigore, où la communauté humaine s’enveloppe d’une curieuse bienveillance. Le drogué cède même à la doucereuse illusion que le monde a été créé pour lui. Tel n’est évidemment pas le cas du fumeur : qu’est-ce qu’un paradis où j’accède vingt fois par jour ? Comment pourrais-je devenir Dieu en l’espace de cinq minutes, avant de retourner tranquillement à mes occupations toutes humaines ? La drogue fonctionne comme des montagnes russes (acmé intense et lendemain difficile), tandis que la cigarette obéit à un calendrier plus subtil, qui se greffe à celui du temps régulier : pour le fumeur, le quotidien est certes en soi imparfait mais point n’est question de l’abolir.
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Vidéo de Nathan Devers
Nathan Devers : Penser contre soi-même ? (Podcast publié le 30/01/24 par Graine de Métamorphose)
Dans Graine de Métamorphose, Claire-Marie Dikanska reçoit l'écrivain et philosophe Nathan Devers. "Pense par toi-même", cette injonction, nous l'avons tous et toutes entendue par le passé, parfois sans vraiment y prêter attention. Évidemment, je pense par moi-même puisque c’est moi qui pense. Mais cet appel à penser est en fait une invitation à douter, en rejetant d’abord les jugements qui nous déplaisent, ceux qui nous paraissent faux, ou inutiles, en s’opposant à la tradition, aux modes ou à nos familles, mais aussi en se rebellant contre nous-même, en questionnant nos préjugés, en repensant nos habitudes, en déconstruisant nos certitudes. Dans son récent ouvrage "Penser contre soi-même" publié aux éditions Albin Michel, Nathan Devers nous emmène sur le chemin de sa propre métamorphose, de la religion à la philosophie. À travers sa quête de sens, l’auteur nous invite à questionner ce que nous prenons pour notre identité, et à devenir réellement nous-mêmes.
Quelques-unes des questions à Nathan Devers : Pourquoi la philosophie, après avoir pensé devenir rabbin ? La recherche de la vérité va-t-elle parfois à l’encontre du bonheur? Dans nos quêtes de sens, que peut nous apporter la pensée sceptique ? Penser contre soi-même, qu’est-ce que ça veut dire ? Comment inviter l’altérité en soi ? Et qu’a-t-on à y gagner ? Comment échapper à ses préjugés, bouleverser ses certitudes, aller au-delà de l'identité déterminée par sa naissance ?
Qui est Nathan Devers ? Nathan Devers est écrivain. Normalien et agrégé de philosophie, il a publié plusieurs ouvrages dont deux romans : Ciel et terre (Flammarion, 2020), Prix du Cercle interallié du premier roman, et Les liens artificiels (Albin Michel, 2022) qui a connu un grand succès. Avec Penser contre soi-même, publié chez Albin Michel, il signe son deuxième essai.
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