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ISBN : 2070632083
Éditeur : Gallimard (30/04/2010)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 110 notes)
Résumé :
Une petite hirondelle en route pour l'Égypte décide de passer la nuit à l'abri d'une statue dominant la ville. Couverte de minces feuilles d'or fin, des yeux faits de saphirs, un gros rubis ornant le pommeau de son épée, c'était la statue du Prince heureux. Soudain, une goutte d'eau glissa sur son aile : la statue pleurait! Le Prince heureux pleurait sur les misères de sa ville...
A partir de 11 ans.
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
sabine59
  11 décembre 2016
Je suis allée hier à l'intéressante exposition Oscar Wilde au Petit-Palais, à Paris, avec mon fils et ma belle-fille. Ses célèbres aphorismes ponctuaient chaque salle.J'ai aimé en particulier la présentation des tableaux accompagnés des commentaires de l'auteur en tant que critique d'art, déjà plein de verve et d'ironie, les nombreux manuscrits originaux, et la projection du film où Robert Badinter nous raconte son terrible séjour en prison, après ce qu'il appelle " son suicide judiciaire".
De cette exposition, j'ai rapporté quelques livres, dont cet album, illustré par Lisbeth Zwerger, que j'ai adoré ( je l'ai lu dans le train, au retour). C'est un conte de Noël, extrait du " Prince heureux et autres contes", publié en 1888.
Voilà un récit délicieux, tout en symbolisme et poésie.Les enfants d'un village ont l'habitude d'aller jouer dans le magnifique jardin d'un géant, qui s'est absenté sept ans,parti chez un ami et on retrouve le goût du paradoxe de l'auteur, je cite " Ces sept ans écoulés, lui ayant dit tout ce qu'il avait à lui dire , car sa conversation était limitée", il revient dans son château.
Evidemment, il chasse les enfants et entoure son jardin d'un grand mur.Mais un phénomène étrange se produit: l'hiver ne quitte plus le domaine du géant, qui se lamente et ne comprend pas .Par une brèche du mur, les enfants rentrent un jour dans le jardin, qui se métamorphose et retrouve sa splendeur.Le géant lui aussi se transforme et accueille avec plaisir désormais tous les enfants.
Cependant, un petit garçon qu'il avait aidé à monter sur un arbre et qui l'avait embrassé n'apparaît plus.Il s'en désole et ne le retrouvera, figure chrétienne de la résurrection, que bien plus tard...
Les personnifications des éléments naturels comme la neige, le vent " emmitouflé de fourrures et qui mugissait toute la journée aux quatre coins du jardin" m'ont beaucoup plu. Le jardin , sorte d'Eden harmonieux, est décrit avec délicatesse et sens du merveilleux.Les arbres , véritables amis protecteurs, se penchent vers les enfants, les fleurs sourient, tout un univers de douceur et de joie.
Les illustrations ont un aspect vintage, dans des tons sépia, qui s'accordent bien à l'époque du texte.Le trait est fin pour rendre les expressions des visages et les éléments de la nature prennent un aspect humain tout en légèreté.
Une jolie découverte, preuve qu'Oscar Wilde, au-delà de ses remarques acerbes , de son impertinence, de ses provocations sait aussi se faire tendre et généreux.C'est d'ailleurs ce que conclut son petit-fils, à l'origine de l'exposition, en expliquant par exemple qu'il a voulu aider d'autre détenus, à sa sortie de prison.Un endroit où il n'aurait jamais dû aller, l'homosexualité n'étant pas une faute.Mais la bonne société anglais étriquée a trouvé là l'occasion de se venger de son originalité et de sa lucide analyse de ses contemporains faussement moralistes.Cela l'a détruit, physiquement et intérieurement.
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jeunejane
  29 décembre 2016
Dans ce petit livre paru aux éditions Folio Junior, on peut découvrir 5 contes d'Oscar Wilde :
- le prince heureux qui, changé en statue va venir en aide aux plus démunis grâce à trois pierres précieuses et aux feuilles d'or qui le couvrent. Il lui faudra l'aide d'un hirondeau pour y parvenir. Celui-ci, par amour pour une flèche d'eau, a raté l'envol de ses semblables pour l' Egypte à la venue de l'automne.
- le rossignol et la rose où l'oiseau viendra en aide à un jeune étudiant afin qu'il puisse offrir une rose rouge à sa bien-aimée très capricieuse et ignorante.
- le géant égoïste qui entoure sa propriété d'un haut mur pour éviter les enfants et leurs bruits. Toute vie disparaît de son domaine et un élément va réveiller sa sensibilité.
- L'ami dévoué qui, sous forme de fable moralisatrice racontée à un rat d'eau va nous raconter l'histoire de Hans qui donnait tout à un meunier qu'il pensait être son ami et qui en profitait éhontément.
- La fusée remarquable ou devrait-on dire "La fusée vaniteuse" ( je crois d'ailleurs qu'elle porte un autre titre à l'origine) où les pétards destinés au feu d'artifice du mariage du prince et de la petite princesse se mettent à faire la conversation entre eux. Même jetée dans la boue, cette fusée prend chaque insulte pour un compliment.
C'est dans ce dernier conte que l'on retrouve le plus l'humour d'Oscar Wilde.
On rencontre dans trois histoires le thème de la générosité bien mal payée en retour et la mort, la finitude dans les cinq contes.
L'ambiance poétique et l'imagination sont au rendez-vous.
J'ai un peu moins aimé la dernière qui manquait de lien entre les évènements du début et la suite.
Merci à Sabine qui, après sa visite à l'expo au Petit Palais et sa critique, m'a fait découvrir ces contes inconnus pour moi.
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juliette2a
  01 mars 2012
Une magnifique fable qui montre à tous que le bonheur existe mais qu' il suffit juste de le mériter...J'ai vraiment aimé ce petit livre plein de douceur, très joli et admirablement bien écrit par l'un des plus grands-sinon LE plus grand- des auteurs irlandais de tous les temps.
A lire !!!
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PiertyM
  19 avril 2014
Un merveilleux petit conte! On évolue en toute beauté avec le conte, il nous surprend au fur et à mesure avec des dialogues simples et des personnages sereins.
Le prince heureux n'est qu'une grande statue hissée en haut de la cité, que tout le monde admire car sa beauté et son aspect heureux fascinent. Une hirondelle quitte son partenaire le roseau pour rejoindre ses amis en Egypte. de passage, elle se pose sous la statue d'où un moment elle sent tomber les gouttes de pluie...non ce sont les larmes de la belle statue du prince heureux.
Oui le prince pleure parce que depuis est devenue statue il a un autre regard du monde, la misère de son monde lui est enfin révélée....il pleure parce que, lorsqu'il était dans son palais, il était heureux sans soucier des autres, sans soupçonner une quelconque misère existant à l'extérieur...
Toute statue qu'il est, il aimerait intervenir dans la misère de son monde, pour mettre en pratique son oeuvre il lui faudrait bénéficier de l'aide de l'hirondelle...
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BrunoA
  15 avril 2013
Oscar Wilde nous offre avec ce recueil des récits particulièrement enchanteurs qui nous emportent dans un univers créé de toutes pièces où on découvre des personnages irréels auxquels l'auteur donne une épaisseur.
Wilde, dont les fameux aphorismes sont entrés dans le langage courant, a créé un monde bien à lui, où l'esthétique occupe une place prépondérante, et où on éprouve un immense plaisir à évoluer.
Tout simplement magnifique.
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Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
Enya75Enya75   15 février 2019
Tout en haut de la cité, sur une petite colonne, se dressait la statue du Prince Heureux.
Elle était toute revêtue de chèvrefeuille d'or fin. Elle avait, en guise d'yeux, deux brillants saphirs et un grand rubis rouge ardait à la poignée de son épée.
Aussi, on l'admirait beaucoup...
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JoohJooh   23 septembre 2013
Les yeux du Prince Heureux étaient emplis de larmes, et des larmes coulaient le long de ses joues d'or. Sous la lumière de la lune, son visage était si beau que le petit martinet se sentit envahi de pitié.
«Qui êtes-vous ? demanda-t-il.
- Je suis le Prince Heureux.
- Alors pourquoi pleurez-vous ? demanda le Martinet. Vous m'avez complètement trempé.
- Lorsque j'étais en vie et que je possédais un cœur d'homme, répondit la statue, j'ignorais ce que c'était que les larmes car je vivais au palais de Sans-Souci, où le chagrin n'a pas le droit de pénétrer. Pendant le jour je jouais dans le jardin avec mes compagnons, le soir je menais le bal dans le Grand Salon. Le jardin était ceint d'un mur fort imposant, mais jamais je ne me souciai de demander ce qui se trouvait derrière. Tout était si beau autour de moi ! Mes courtisans m'appelaient le Prince Heureux, et si le bonheur n'est rien d'autre que le plaisir, oui, j'étais heureux. Ainsi je vécus, ainsi je mourus. Et maintenant que je suis mort, on m'a installé ici, tellement haut que je peux voir toute la laideur et toute la misère de ma ville. Mon cœur a beau être fait de plomb, comment ne pleurerais-je ?»
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Virgule-MagazineVirgule-Magazine   02 janvier 2019
Dans le jardin seul du géant égoïste, c’était encore l’hiver.
Les oiseaux ne se souciaient plus d’y chanter depuis qu’il n’y avait plus d’enfants et les arbres oubliaient de fleurir. […]
Les seules à se réjouir, ce furent la neige et la glace.
– Le printemps a oublié ce jardin, s’écriaient-elles. Alors nous allons y vivre toute l’année.
La neige étala sur le gazon son grand manteau blanc et la glace revêtit d’argent tous les arbres.
Alors elles invitèrent le vent du Nord à faire un séjour chez elles.
Il accepta et vint.
Il était enveloppé de fourrures. Il rugissait tout le jour par le jardin et renversait à chaque instant des cheminées.
– C’est un endroit délicieux, disait-il. Nous demanderons à la grêle de nous faire visite.
La grêle arriva, elle aussi.
Chaque jour, pendant trois heures, elle battait du tambour sur le toit du château jusqu’à ce qu’elle eût brisé beaucoup d’ardoises et alors elle tournait autour du jardin aussi vite qu’il lui était possible. Elle était habillée de gris et son souffle était de glace.
– Je ne puis comprendre pourquoi le printemps est si long à venir, disait le géant égoïste quand il se mettait à la fenêtre et regardait son jardin blanc et froid. Je souhaite que le temps change.
Mais le printemps ne venait pas. L’été non plus.
Dans tous les jardins, l’automne apporta des fruits d’or, mais il n’en donna aucun au jardin du géant. […]
Et toujours c’était l’hiver chez le géant et le vent du Nord, et la grêle, et la glace, et la neige, qui dansaient au milieu des arbres.
Un matin, le géant, déjà éveillé, était couché dans son lit, quand il entendit une musique délicieuse. Elle fut si douce à ses oreilles qu’il crut que les musiciens du roi devaient passer par là.
En réalité, c’était une petite linotte qui chantait devant sa fenêtre, mais il y avait si longtemps qu’il n’avait entendu un oiseau chanter dans son jardin qu’il lui sembla que c’était la plus belle musique du monde.
Alors la grêle cessa de danser sur la tête du géant et le vent du Nord de rugir. Un délicieux parfum arriva à lui à travers la croisée ouverte.
– Je crois qu’enfin le printemps est venu, dit le géant. 

(le Géant égoïste, 1888)
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MissSherlockMissSherlock   23 septembre 2013
Seul le petit enfant ne s'était pas enfui, car ses yeux étaient si pleins de larmes qu'il n'avait pas vu venir le géant.
Et le géant se glissa derrière lui, le prit gentiment dans ses mains et le déposa sur l'arbre.
Et l'arbre aussitôt fleurit ; les oiseaux y vinrent percher et chanter et le petit garçon étendit ses deux bras, les passa autour du cou du géant et l'embrassa.
Et les autres enfants, quand ils virent que le géant n'était plus méchant, accoururent et le printemps arriva avec eux.
-C'est votre jardin maintenant, petits enfants, dit le géant.
Et il prit une grande hache et renversa la muraille.
Et quand les gens s'en allèrent au marché à midi, ils trouvèrent le géant qui jouait avec les enfants dans le plus beau jardin qu'on ait jamais vu.

[Le Géant égoïste]
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jeunejanejeunejane   29 décembre 2016
" Oh ! " cria l'un des enfants, " regarde ce bâton pourri ! Je me demande comment il est venu ici. " Et il retira la Fusée du fossé.
"Bâton pourri ! " dit la Fusée, " impossible ! Bâton de prix, voilà ce qu'il a dit. Bâton de prix est très flatteur. Il me prend sûrement pour un dignitaire de la Cour ! "
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Videos de Oscar Wilde (62) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Oscar Wilde
Bande annonce du film The Happy Prince (2018)adaptation d'une nouvelle d'Oscar Wilde, The Happy Prince and Other Tales.
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature anglaise et anglo-saxonne>Littérature anglaise : textes divers (270)
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