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ISBN : 2888901633
Éditeur : Paquet (15/10/2007)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Chez les kisaeng - l'équivalent coréen des Geishas - le parfum prime sur le plaisir des yeux. Mais il faut pour cela de l'esprit et de l'instruction ! Chaque geste se fait alors poème et chaque pas devient une danse...
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Aelinel
  02 décembre 2017
C'est à l'occasion d'un déclassement des bibliothèques de ma ville que j'ai acquis les trois tomes de ce manhwa coréen (l'équivalent du manga japonais). En effet, les couvertures très exotiques m'ont immédiatement tapé dans l'oeil et un bref regard à l'intérieur m'a vite décidé à les prendre. (De toutes manières, dans ce genre de manifestations, il ne faut pas trop traîner car ce sont les bandes dessinées et les mangas qui partent en premier !). Puis, c'est en le feuilletant bien tranquillement chez moi que je me suis rendue compte du réel sujet du manhwa : il abordait en effet les Kisaeng, l'équivalent coréen des geishas japonaises. J'avais lu le roman d'Arthur Golden, Geisha et j'avais adoré. Malheureusement, à la lecture du manhwa, la déception s'est vite fait sentir au bout de quelques pages…
Les courtisanes de Songdo sont connues dans tout le pays pour être des créatures irrésistibles : elles sont non seulement belles mais elles maitrisent aussi les Arts pour envoûter les hommes. Et nombre de marchands itinérants qui ont osé faire un détour, se retrouvent sur la paille après avoir succombés aux Délices de Songdo. C'est ainsi que deux jeunes filles de onze ans, Beodeul et Hyongeum finissent chez Choseon, une « vieille » courtisane de quarante ans pour débuter leur apprentissage. Or, les jeunes filles sont complètement opposées. Beodeul issue d'une famille noble désargentée n'est pas seulement belle, elle est douce, sensible et douée en chant. Quant à Hyongeum, d'origine plus modeste, si elle possède un physique des plus communs, son effronterie et son assurance la font déjà remarquer des hommes malgré son jeune âge. Choseon aura alors beaucoup de mal à choisir entre les deux…
Deux choses m'ont prodigieusement agacé à la lecture des trois tomes :
– le décalage entre la forme qui se veut poétique (notamment par ses dessins et ses envolées lyriques) et le fond vulgaire. Si les Kisaengs sont censées être l'équivalente des geishas, elles doivent donner du plaisir aux hommes. Ce plaisir, ce n'est pas uniquement le sexe mais aussi l'enchantement des sens au travers du raffinement des Arts comme le chant, la musique, la danse, la poésie, etc… C'est d'ailleurs ce qui fait la différence entre la courtisane et la prostituée. Dans ce manhwa, le raffinement des Kisaengs est complètement passé à la trappe au profit d'un traitement plus vulgaire et j'ai trouvé cela dommage.
De plus, si envolées lyriques il y a, elles s'avèrent être répétitives et lassantes au bout de trois tomes : les femmes sont comparées toutes les deux pages à des fleurs qui attireraient par leur charme et leur parfum énivrant, les papillons errants, comprenez les hommes.
– l'âge des deux jeunes apprenties : Beodeul et Hyongeum ont onze ans et sont prépubères. Certes, dans Geisha, Chiyo a neuf ans quand elle débute son apprentissage mais le sujet était traité avec davantage de pudeur. Dans Histoires de Kisaeng, Kim Dong-Hwa ne fait pas la dentelle et confronte les petites filles à la bagatelle très tôt (notamment lorsqu'elles surprennent une kisaeng en plein ébats avec un client ou que Hyongeum, précoce, veut rapidement devenir une femme pour mettre les hommes à ses pieds). J'ai trouvé cette histoire très racoleuse et disons-le franchement le fait que certains hommes puissent être attirés dans le récit par les deux jeunes filles est choquant et met mal à l'aise.
Si j'ai peu goûté ce manhwa, force est de reconnaître que deux points positifs sont à évoquer :
– les dessins sont très jolis et délicats. Ils possèdent une petite touche exotique, notamment dans la figuration des paysages (montagne, arbre, cours d'eau ou fleurs).
– les sentiments qui unissent les deux petites filles entre elles et envers leur « mère » Choseon ne sont pas dénuées d'une certaine noblesse. Même si elles sont guidées par l'ambition de devenir chacune la meilleure Kisaeng de Songdo, elles n'en oublient pas pour autant leur amitié ou l'honneur de leur « mère » qu'elles veulent préserver, quitte à faire un certain nombre de sacrifices.
En conclusion, Histoires de Kisaeng est une lecture oubliable qui n'aura pas sa place dans ma bibliothèque. Je vais bien vite placer les trois tomes dans une boite à livres de ma ville sans oublier de mettre un petit mot d'avertissement. En effet, si l'on peut omettre le manque de raffinement et de pudeur, le fait que le récit mette en scène des filles aussi jeunes peut heurter. Je regrette d'ailleurs que l'éditeur ne l'ait pas notifier avant…
Lien : https://labibliothequedaelin..
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rabanne
  26 février 2016
Manhwa coréen (équivalent du manga japonais) à l'iconographie emprunte de délicatesse et de poésie.
De magnifiques estampes, ainsi que des poèmes, viennent compléter également les pages de cette bande dessinée.
Cette trilogie raconte le destin de deux très jeunes filles indigentes confiées à une maison de Kisaeng (courtisane, ou geisha au Japon) dans le village de Songdo.
Elles doivent servir respectueusement leur "mère", qui devra se charger de leur éducation morale et artistique. Mais les débuts sont difficiles. Rivalité, jalousie, déception, violence, espoir les attendent...
Bien entendu, d'autres personnages gravitent autour de ces apprenties kisaeng, dont les hommes : clients ou visiteurs de passage, marchands comme nobles, et même un moine...
C'est une plongée dans une autre culture, un langage où la poésie et la métaphore sont omniprésentes, dans la pensée comme dans le geste, dans les situations cocasses (ce n'est pas dénué d'humour) comme émouvantes.
Cette trilogie m'avait attirée par sa première de couverture vraiment superbe, avec pour chaque tome un portrait de femme en habit traditionnel (hanbok coréen).
Et puis aussi, parce qu'il y a ces racines qui résonnent toujours en moi...
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choumette
  04 mars 2014
Découverte pour moi de ce genre de livre, le Manhwa, le comparse coréen du manga japonais mais qui se lit dans notre sens habituel. J'ai beaucoup aimé. J'étais un peu réticente au début à cause des dessins en noir et blanc, et puis finalement je trouve que cela donne un sens épuré à l'histoire. Mais il m'a tout de même été parfois difficile de reconnaitre certains personnages, j'avais l'impression à certains moment de voir les mêmes.
C'est l'histoire de deux petites filles coréennes (11-12 ans) qui veulent devenir des Kisaeng (les geishas chez les japonais).
On découvre donc leur apprentissage pour devenir de bonnes courtisanes. Tout est exprimé avec beaucoup de poésie et de métaphores, jamais de vulgarité dans ce monde tout de même sexuel.
Ce 1er tome installe le décor, les personnages, j'ai vraiment envie de lire la suite pour voir ce qu'elles vont devenir.
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Arizonanne
  12 février 2016
L'histoire est assez proche de Histoire couleur terre du même auteur.
Les personnages sont différents mais ils ont des personnalités similaires.
En le lisant, j'ai même cru l'avoir déjà lu.
Malgré tout, ces "histoires" sont sympathiques et font passer un bon moment.
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m4nero
  19 août 2011
Une belle série empreinte de nostalgie, sur deux jeunes filles pauvres qui rivalisent pour devenir la meilleure Kisaeng (le modèle coréen de la Geisha). On y parle d'art, de tenacité, de féminité et de relations entre les êtres...
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
gavarneurgavarneur   09 février 2016
Les fleurs de prunier sont maintenant sur le déclin.
Pourquoi mon bien-aimé tarde-t-il tant à venir?
Le chant de la pie me fait précipiter sur le miroir pour redessiner mes sourcils.*
Les fleurs du prunier sont déjà fanées
mais mon bien-aimé tarde toujours à venir.
Le chant de la pie résonne en vain et je n'ai plus le cœur à me contempler dans le miroir.
(Lee Ok Bong)
*selon les croyances populaires, le chant de la pie est annonciateur d'une bonne nouvelle ou de la visite d'un être cher (ndt)
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rabannerabanne   26 février 2016
Il faut prendre la barque du destin pour devenir courtisane... Vous devez faire table rase du passé pour pouvoir monter à bord...
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laurannslauranns   30 août 2017
Mère est trop vieille pour attirer les clients. Même les papillons aveugles refusent de se poser sur une fleur fanée.
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Video de Kim Dong-Hwa (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Kim Dong-Hwa
Trailer du coffret des quatre volume de "La bicyclette rouge"
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