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Robert André (Autre)Pierre Pascal (Autre)Boris de Schloezer (Autre)
EAN : 9782070373529
314 pages
Éditeur : Gallimard (02/02/1982)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 232 notes)
Résumé :
Les Nuits blanches, c'est d'abord un vrai roman d'amour. Un jeune homme solitaire et romanesque rencontre, une nuit, dans Petersbourg désert, une jeune fille éplorée. Désespérée par un chagrin d'amour, Nastenka se laisse aller au fantasme du jeune homme, amoureux depuis le premier instant, le berce - et se berce - dans l'illusion, jusqu'à ce que... le fiancé revienne et qu'elle se jette dans ses bras. Dès lors, comme le note Michel del Castillo dans sa lecture, tout... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
Junie
  29 janvier 2019
Par un soir de printemps, un jeune homme solitaire et rêveur croise une fraîche jeune fille sentimentale et passionnée.
Ce roman se range dans la catégorie "roman où il ne se passe rien". Deux personnages qui ne font que parler et se prendre la main au clair de lune. Ils se confient leurs espoirs et leurs pensées secrètes, et parce qu'ils sont dans le noir, ils osent dévoiler leurs sentiments, leur folie, leur faiblesse.
Leurs confidences sont pleines de pudeur, de délicatesse. Comme deux orphelins, ils se rapprochent l'un de l'autre car ils crèvent de solitude depuis si longtemps. Ils sont paniqués par l'arrivée d'un simple visiteur, à qui ils ne trouvent rien à dire. Deux sauvages, deux reclus, qui espèrent rencontrer un être qui saura les apprivoiser.
Ce qui rend leurs vies supportables, c'est l'imagination, cette folle du logis qui fait surgir des bonheurs extravagants.
"Rêve nouveau - bonheur nouveau! Nouvelle prise d'un POISON raffiné, sensuel! Oh, qu'aurait-il à faire de notre vie réelle? Pour son regard acheté, vous et moi, Nastenka, nous vivons dans une telle paresse, une telle lenteur, une telle pâleur; pour lui, nous sommes si mécontents de notre destin, notre vie nous pèse tellement ! Voyez ces ombres magiques, si envoûtante, si fantasques, insouciantes, qui s'assemblent devant lui et composent un tableau magique et animé, où il se retrouve lui-même au premier plan, dans le rôle du héros, évidemment, notre rêveur..."
Dans ces pages qui décrivent les divagations du rêveur, ses délires mégalomanes de plus en plus exaltés, on est au coeur du récit. C'est cette longue description, qui nous dévoile la vie secrète du rêveur, ses voyages immobiles, qui me semble être le véritable sujet de cette longue nouvelle.
Dostoïevski se livre à une description de ses propres états d'âme, il est ce rêveur impénitent qui se laisse dévorer par ses songes avant de retomber, épuisé, malade, malheureux, dans un sommeil accablé, désespéré.
Pendant quelques heures, il se bercera d'illusions et croira saisir au vol l'amour de la jeune fille. le destin du rêveur est de rêver.
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Moissagaise
  24 mai 2018
Les Carnets du sous-sol ont été rédigés en 1864. Dostoïevski est alors accablé de dettes. Il délaisse sa femme mourante et part en Europe avec sa maîtresse. Il perd sa femme, puis son frère, Michel, dont il a toujours été très proche. La revue « le Temps » qu'il a fondée avec lui menace de fenner.
Dans la première partie, nous découvrons que le narrateur vit depuis vingt ans dans une cave et ressasse ce qui le torture dans un long monologue au cours duquel il s'analyse de manière très détaillée et approfondie. Il se présente comme un homme vil : « Je suis un homme malade ... Je suis un homme méchant. Je suis un homme déplaisant. » Il souffre d'autant plus qu'il n'est pas réellement capable d'être méchant : « Jamais je ne pus réussir à devenir réellement méchant. »
L'origine de sa souffrance provient avant tout de la trop grande conscience qu'il a de lui-même :« Une conscience trop clairvoyante, je vous assure, messieurs, c'est une maladie, une maladie très réelle. »
Il est pétri de paradoxes : il a besoin de s'isoler et recherche pourtant sans cesse la présence et le regard de l'autre. Ceci est visible dans l'écriture de ce monologue qui instaure un constant dialogue avec le lecteur que le narrateur interpelle ; il lui donne des explications, imagine ses arguments pour mieux les démonter et y répondre : « Je veux maintenant vous raconter, messieurs ». « Vous vous imaginez, je le parie ».
Il considère son lecteur comme un « homme normal » et l'envie pour cette raison même, car contrairement à lui, il souffre en raison de la conscience qu'il a de son intelligence. Elle le paralyse et l'empêche d'agir, tout comme ses doutes. Cette conscience porteuse de souffrance est pourtant indispensable pour qui veut continuer à vivre.
Cette première partie au rythme effréné, où les phrases parfois très longues se terminent à bout de souffle, cède la place à une deuxième partie fort différente, presque romanesque. le narrateur passe son temps à s'humilier, se rabaisser. Il rencontre une prostituée, Lisa, à l'égard de laquelle il devient moralisateur. Lorsque cette dernière vient auprès de lui pour lui déclarer son amour et lui dire qu'elle veut vivre auprès de lui et se détourner de la prostitution, il ressent le besoin de donner corps à sa méchanceté en l'humiliant, en la faisant souffrir au point de retirer du mal qu'il inflige une forme de jouissance.
L'homme du sous-sol se comporte ainsi parce qu'il est en quête d'un idéal qu'il ne parvient pas à atteindre ni même à exprimer. Il est furieux que les hommes se croient libres alors qu'ils ne sont que les esclaves de la raison. Ils ne comprennent pas le narrateur qui, épris d'absolu, leur semble n'être qu'un homme aigri, amer, en colère contre tous, alors qu'il est avant tout en quête d'un idéal. Et ce qu 'il cherche est probablement la foi. Les passages la concernant avaient d'ailleurs été supprimés par la censure.
Les Carnets se présentent par ailleurs comme une critique du roman Que faire ? de Tchernychevski paru en 1863. Tchernychevski affirme que l'homme aurait de meilleurs rapports avec les autres et pourrait devenir bon s'il connaissait son intérêt. En servant ses intérêts, il servirait au mieux l'intérêt général. La relation de l'homme du sous-sol et de Lisa est elle-même une parodie de l'histoire racontée par Tchernychevski où une prostituée devient la parfaite épouse d'un honnête homme. Pour Dostoïevski, ces arguments ne seraient tangibles que si l'homme était rationnel, ce qu'il n'est pas. Il nous montre au contraire que l'homme peut agir contre son intérêt. Une vie ou tout serait réglé d'avance serait d'ailleurs ennuyeuse, et pour lutter contre cet ennui-même, l'homme agirait pour s'en évader et donc contre son intérêt.
« L'homme du sous-sol est capable de demeurer silencieux dans son sous-sol quarante années durant ; mais s'il sort de son trou, il se déboutonne et alors il parle, il parle, il parle ... » écrit Dostoïevski.
Et comment demeurer indifférent à la parole de l'homme du sous-sol dense, intense, dérangeante, bouleversante. violente ?
J'ai éprouvé à la lecture de cet ouvrage une fascination un peu semblable à celle que j'ai ressentie à la lecture des Pensées de Pascal qui furent mon premier coup de foudre littéraire. Je ne sais pas si Dostoïevski a lu Pascal, mais de nombreuses similitudes semblent relier leurs systèmes de pensée.
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GuillaumeTM
  06 avril 2014
Les deux récits du présent volume mis ensemble créent une sorte de contraste. Ils mettent surtout à jour l'évolution de Dostoïevski en écrivain sous l'influence de Gogol en écrivain génial, l'événement de cette métamorphose étant son séjour au bagne, de 1850 à 1854, qui le transfigurera totalement.
Quelques balises chronologiques pour bien situer les deux périodes dans lesquelles ont été rédigés ces deux histoires : Les nuits blanches a été publié en 1848 (donc avant son arrestation) et le sous-sol en 1864.
Le premier texte : Les nuits blanches (qui fut librement adapté au cinéma sous le titre : Quatre nuits d'un rêveur par Robert Bresson en 1971) narre l'errance nocturne d'un jeune fonctionnaire de Pétersbourg qui se qualifie lui-même de rêveur. Lors d'une de ses virées pédestres, il rencontre une jeune demoiselle en pleurs importunée par un ivrogne. N'osant tout d'abord l'aborder, il fait fuir l'homme malveillant et la raccompagne jusqu'à son domicile. Sur le chemin, ils se promettent de se donner rendez-vous la nuit suivante au même endroit à la seule condition que leur relation reste purement amicale sous le signe de la confidence. Nastenka, puisque c'est ainsi qu'elle se prénomme, et le jeune narrateur se verront durant quatre nuits.
Le deuxième texte : Aussi traduit sous le titre des Carnets du sous-sol, utilise la forme du journal intime. Il s'agit d'un homme de quarante ans, aigris et misanthrope qui digresse, dans la première partie, sur l'espèce humaine, jetant ses foudres sur ceux qu'il appelle les hommes d'action. Lui, aurait aimé être comme eux, mais comme il n'en est rien, il se complaît dans sa haine et son dégoût qu'ils lui inspire. Dans la deuxième partie il nous conte un épisode de sa jeunesse où il est ressorti encore plus pitoyable qu'à l'accoutumée. On ne peut s'empêcher de ressentir un peu de pitié à la lecture de ses réminiscences.
La palme revient au deuxième récit, l'auteur montre enfin toute l'étendue dont il est capable dans un personnage Dostoïevskien en diable, une histoire dont nombre de philosophes ont su s'inspirer pour leurs concepts. le premier récit étant avant tout onirique, c'est ce qu'on en retiendra : un songe à la saveur à la fois mélancolique et nostalgique.
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diablotin0
  18 novembre 2015
J'ai lu il y a quelques années ce livre que j'ai adoré. C'est un coup de coeur ! C'est une très belle histoire d'Amour mais ô combien douloureuse. Les sentiments sont exacerbés bien que décrits avec beaucoup de pudeur.
Le film "les nuits blanches" de Visconti avec Maria Schell, Marcello Mastroiani et Jean Marais est également pour moi un chef d'oeuvre.
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Ingannmic
  29 novembre 2014
Nous, lecteurs, avons parfois des préoccupations qui paraîtraient probablement oiseuses et futiles aux yeux de ceux qui se contentent d'ouvrir quotidiennement un programme TV...
Face à un récit qui nous a laissé froid, et d'autant plus s'il s'agit de celui d'un auteur éminemment reconnu, deux de ces préoccupations peuvent se poser : celle d'être passé à côté de quelque chose d'important, et d'avoir ainsi laissé échapper une occasion de plaisir de lecture, et celle de se montrer suffisamment crédible pour expliquer que tel texte, unanimement apprécié, écrit par tel monstre de la littérature, ne nous a pas vraiment conquis.
Bon, je me lance, quitte à passer pour une vilaine blasphématrice : je n'ai pas aimé "Les Nuits blanches" de Dostoïevski...
Le narrateur est un de ces héros Dostoïevskien, torturé, alambiqué, qui s'invente des histoires en utilisant comme matériau le fruit d'observations effectuées lors de ses déambulations citadines, qui s'imagine que les façades de certaines maisons, devenues familières, lui parlent…
Timide et asocial, notre héros, Saint-Pétersbourgeois, préfère la ville la nuit. Lors de l'une de ses promenades nocturnes, il croise la route de Nastenka, jeune fille avec laquelle, en l'espace de quatre nuits, il se lie. Elle lui confie être dans l'attente du retour du grand amour de sa vie, et lui, éperdu, maladroit, se laisse embobiner par les belles paroles de cette fausse ingénue qui profite de lui, n'osant lui avouer les sentiments qu'elle lui inspire.
L'auteur a sous-titré ce court texte "roman sentimental", mais il s'agit là d'un sentimentalisme quelque peu amer, qui laisse aux oubliettes l'innocence et la droiture des jeunes filles… Cette forme de cynisme m'a plu. Dostoïevski donne à son histoire un ton désabusé, lucide, qui rompt avec une certaine idée, désuète, du romantisme. Mais je me suis sentie agacée tout au long de ma lecture par l'excès de lyrisme avec lequel s'exprime le narrateur, et ne suis jamais parvenue à éprouver d'empathie pour ce pauvre bougre malchanceux et trop naïf.
Suis-je donc passée à côté de quelque chose ? Ceux qui ont apprécié ce texte -et ils sont nombreux- sauront peut-être me le dire. A moins que Praline, avec qui j'ai fait cette lecture en commun, n'éclaire ma lanterne.
En tous cas, à l'issue de cette note, je réalise qu'il n'est finalement guère question de crédibilité, lorsqu'il s'agit d'expliquer pourquoi nous n'aimons pas tel ou tel roman par ailleurs bien écrit. C'est bien plus bête que ça, c'est juste une question de goût... de sensibilité. de moment, aussi, parfois. Ou d'incompatibilité avec le personnage principal, comme c'est le cas ici.
Les seules préoccupations du lecteur devraient sans doute être celle du plaisir qu'il prend ou non à une lecture, et de l'empreinte qu'elle laisse en lui...

Bon, j'ai une deuxième chance : j'ai lu "Les Nuits blanches" dans une édition qui la couple avec un autre texte de Fédor Dostoïevski, "Le Sous-sol" (parfois aussi intitulé "Les Carnets du Sous-sol" ou "Le souterrain").
Il débute comme un journal, dans lequel un quadragénaire décrit par le menu les mécanismes du mal qui le ronge. Un mal psychique, une forme de maladie mentale qui le pousse à éprouver une volupté malsaine pour la souffrance. Homme haineux, aigri, il vit quasiment comme un reclus dans une chambre misérable -il vivote grâce à un héritage depuis qu'il a démissionné de son poste de fonctionnaire-, et se complait dans la déchéance et l'inaction.
Il se considère même, par cette inaction qu'il dit avoir sciemment choisi, comme supérieur aux autres hommes, ces raisonnables, ces médiocres qui se plient spontanément aux règles établies par la société, soi-disant dans l'intérêt des individus. Lui est un être qui pense, qui considère sa passivité comme une révolte, une manière d'obéir à sa nature plutôt qu'à un quelconque ordre collectif.
En un long et bouillonnant monologue intérieur, il crache ainsi son mépris pour ses semblables, insistant sur sa marginalité, qui le relègue dans une sorte de souterrain -virtuel- isolé du monde. le développement frénétique de sa philosophie à la fois profondément pessimiste et hargneuse a une dimension presque hypnotique, et imprègne fortement le lecteur.
Dans un second temps, le narrateur se propose de nous conter un épisode survenu quelques années auparavant, lorsqu'il avait encore un semblant de vie sociale. L'anecdote est piquante, notre héros, déjà fielleux, dépressif et misanthrope, se ridiculisant aux yeux de certains de ses camarades au cours d'une soirée qu'il terminera dans les bras d'une prostituée qu'il prendra un malin plaisir à humilier. On y devine les prémisses de la dépression qui conduira le héros à se couper du monde.
J'ai beaucoup aimé cette deuxième partie du roman, très vivante, et même par moments cocasse. Elle permet d'équilibrer un récit qui, centré entièrement sur les réflexions existentielles de son héros, aurait fini, je pense, par lasser.
Un juste dosage, donc, pour un texte fort et torturé, comme je les aime !
Lien : http://bookin-ingannmic.blog..
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Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B   30 avril 2016
Pour moi, les maisons aussi sont des connaissances. Quand je me promène, chacune a l'air de courir à ma rencontre dans la rue : elle me regarde de toute ses fenêtre et me dit, ou tout comme : « Bonjour ! Comment allez-vous ? Moi, je vais bien, Dieu merci ! Au mois de mai on va m'ajouter un étage. » Ou : « Comment allez-vous ? Demain on me met en réparation. » Ou : « J'ai failli brûler et j'ai eu bien peur », et autres semblables discours.

LES NUITS BLANCHES.
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Nastasia-BNastasia-B   03 novembre 2012
Regardez-le de côté, Nastenka : vous verrez tout de suite que ce sentiment de joie a déjà heureusement agi sur ses faibles nerfs et sur son imagination maladivement excitée. Tenez, il réfléchit à quelque chose... Vous pensez, à son dîner ? à la soirée d'aujourd'hui ? Que regarde-t-il ainsi ? Est-ce ce monsieur grave qui vient de saluer si pittoresquement une dame qui l'a dépassé, il n'y a qu'un instant, dans son fringant attelage, dans sa brillante calèche ? Non, Nastenka, qu'a-t-il à faire maintenant de toutes ces misères ? Il est riche maintenant de sa vie particulière ; il est soudain devenu riche, et le rayon d'adieu du soleil qui s'éteint n'a pas inutilement brillé si joyeusement devant lui et fait surgir de son cœur réchauffé tout un essaim d'impressions.
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fredhofredho   29 décembre 2015
Savez-vous que j’en suis à fêter l’anniversaire de mes sensations, l’anniversaire de ce qui me fût cher, de quelque chose qui, au fond, n’a jamais existé – parce que l’anniversaire que je fête est celui de mes rêves stupides et vains – et à faire cela parce que ces mêmes rêves stupides ont cessé d’exister, parce qu’il n’est rien qui puisse les aider à survivre : même les rêves doivent lutter pour survivre !.
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Nastasia-BNastasia-B   08 novembre 2012
Oh ! comme c'est cruellement inhumain ! reprit-elle encore. Et pas une ligne, pas une ligne ! Si seulement il avait répondu qu'il n'a pas besoin de moi, qu'il me repousse..., mais pas une seule ligne en trois jours pleins ! Comme ça lui est facile d'offenser, d'humilier une pauvre fille sans défense, dont le seul tort est de l'aimer ! Oh ! combien j'ai souffert pendant ces trois jours ! Mon Dieu, mon Dieu ! Quand je pense que c'est moi qui suis venue le trouver la première fois, que je me suis abaissée devant lui, que j'ai pleuré, que j'ai imploré de lui une goutte d'amour...
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krzysvancokrzysvanco   02 juillet 2016
Oui, si ma main tremble, c'est que jamais encore elle n'a été tenue dans une aussi jolie petite menotte... J'ai perdu tout à fait l'habitude des femmes; c'est-à-dire que je ne l'ai jamais eue... Je vis seul, vous savez. J'ignore même comment on leur parle. Tenez, maintenant encore, j'ignore si je ne vous ai pas dit quelque sottise. Dites-le-moi franchement; je vous préviens, je ne suis pas susceptible...
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Hommage à Dostoïevski par Luc Durtin avec Madame Roubéssinski et Pierre Descaves. Première diffusion le 20 avril 1956 sur Paris Inter. Un grand russe du siècle : Fiodor Dostoïevski, auquel était rendu un hommage, en 1956, à l’occasion du 75ème anniversaire de sa mort, au Théâtre des Arts à Paris. Gens de théâtre, une belle voix russe, des comédiens interprétant des extraits de pièces (adaptation des romans : “L’éternel mari”, “Crime et châtiment”, et “Les frères Karamazov”…), oui, l’émission sera très théâtrale.
Thèmes : Littérature| Littérature Russe| Roman| Fiodor Mikhaïlovitch Dostoïevski
Source : France Culture
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