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Anne Coldefy-Faucard (Traducteur)
EAN : 9782290344491
76 pages
Librio (08/04/2005)
4.04/5   328 notes
Résumé :
" Il ne se souciait aucunement de son habit : son uniforme n'était pas vert mais d'une couleur tirant vaguement sur le roux farineux. Le col en était si étroit et étriqué que son cou, bien qu'il ne l'eût point long, paraissait proprement démesuré lorsqu'il en émergeait [...]. Immanquablement, des choses se collaient à son uniforme : tantôt un brin de paille, tantôt un bout de fil, et il avait en outre l'art tout particulier, lorsqu'il était dans la rue, de passer so... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
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ATTENTION ! CHEFS-D'OEUVRE ! Voici les deux plus somptueuses nouvelles du recueil "Nouvelles de Pétersbourg".
Ma préférence va probablement à celle intitulée "Le manteau". Dans cette nouvelle, Nicolas Gogol nous accoquine au quotidien d'un modeste copiste, fonctionnaire mal payé d'un ministère, qui arbore un manteau si élimé qu'il laisse presque voir le jour, ce qui n'est pas sans conséquence quand on connait le climat de cette ville (surtout à l'époque, le réchauffement n'était pas encore passé par là!).
Le grand événement de sa petite vie va donc être l'acquisition d'un nouveau manteau, qui représente une fortune pour sa maigre bourse.
Je ne vous en dit pas plus, je vous laisse simplement savourer deux minuscules extraits :

"De retour à la maison, il se mettait aussitôt à table, mangeait rapidement sa soupe aux choux et un morceau de viande aux oignons, sans en remarquer le goût, en avalant aussi les mouches et tout ce dont Dieu, selon l'époque assaisonnait ses mets."

"La porte était ouverte, car la femme de Pétrovitch, rôtissant je ne sais quel poisson, avait laissé s'échapper tant de fumée qu'on n'y voyait même plus assez pour distinguer les cafards."

"Le nez", plus corrosive, est vraiment comparable à du Kafka (en plus drôle et plus caustique), où l'absurde tient une place prépondérante. On pourrait hasarder beaucoup d'interprétations à propos de cette nouvelle à la signification ambiguë. J'y vois pour ma part une dénonciation de la société des apparences et de la superficialité, on dirait aujourd'hui "le monde bling-bling".
Néanmoins (je sais, c'est facile le coup du nez en moins!), bien malin celui qui pourrait se vanter de déceler toute l'ampleur que l'on peut faire porter à un tel texte où si peu de notions sont explicitement assumées et où tant sont suggérées.
L'auteur sait à merveille mêler le fantastique au réaliste dans une écriture limpide et délectable, qui m'apparaît très en avance sur son temps (peut-être que la traduction a redonné un "coup de jeune" au texte original, je ne saurais vous le dire car je ne l'ai pas lu en V. O.).
En tout cas, vous ne risquez pas grand-chose à lire ces deux petites nouvelles et vous pouvez passer un très bon moment. Pour une fois, j'assume pleinement mon manque de subjectivité !
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La première nouvelle, "Le nez" est tellement invraisemblable et absurde qu'elle a tout l'air d'être sortie d'un rêve. Il faut dire qu'en russe hoc (nez) est l'anagramme de coh (sommeil /rêve).

Et oui, comment un nez pourrait-t-il se retrouver tout frais, dans un petit pain tout juste sorti du four, et ensuite se promener à sa guise, en devenant un personnage important. Au pif, je dirais que c'est un rêve, à moins d'être zen, et d'avaler cette histoire rocambolesque sereinement en la prenant pour un pied de nez. Pied de nez à ce petit monde qui ne se fie qu'aux apparences, au grade, en se couvrant de ridicule.

La seconde nouvelle "Le manteau", où l'on rencontre un pauvre petit fonctionnaire qui fait tout bien comme il faut, sans jamais dépasser de la ligne, sans rature, se faisant pourtant railler par ses collègues, tellement son aspect physique et vestimentaire sont médiocres.
Son manteau n'étant plus qu'une loque, il décide douloureusement de s'en faire un neuf, au prix de grands sacrifices. Un manteau qui pourrait le transformer, comme si l'habit faisait l'homme. Un paletot qui fera capoter son univers.

Là encore, Gogol nous livre une satire de la société de son époque, de la vie étriquée des fonctionnaires et de leur hiérarchie imbécile, de leurs préoccupations dérisoires.

Entre comédie et drame, réel et imaginaire, deux petites lectures qui m'ont donné envie de découvrir d'autres oeuvres de Gogol.
J'ai préféré "Le manteau".
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Gogol nous raconte, à travers deux nouvelles, la vie des fonctionnaires, leurs actes répétitifs, souvent dépourvus d'intérêt, mais aussi leurs aspirations et ce qu'il peut arriver quand un imprévu vient se mettre dans les rouages d'une machine bien huilée.

J'ai beaucoup aimé Arkadi, son zèle, son application dans la calligraphie, mais aussi sa solitude car tout le monde l'ignore ou se moque de lui notamment de son manteau usé. Comment faire pour pouvoir en acheter un neuf, aller affronter le couturier, discuter le prix. Gogol nous montre ainsi que, contrairement à l'adage, l'habit fait le moine.

Il nous décrit bien cette société bureaucratique et hiérarchisée de l'époque, car il la connaît de l'intérieur puisqu'il a été lui-même fonctionnaire, mais est-ce que cela a beaucoup changé ? « C'est la marche ordinaire des affaires dans notre sainte Russie. le désir de faire comme les hauts fonctionnaires fait que chacun singe les manières de son supérieur.

Dans « le nez », on est dans un tout autre registre : le domaine de l'absurde avec ce nez qui voyage dans un pain, puis est incarné dans un conseiller d'état. Gogol nous fait toucher du doigt, l'apparence, ce qui fait qu'un homme est important ou non dans la société, comment faire pour retrouver son identité (son « entièreté » plutôt) avec des épisodes hilarants comme la rédaction d'une annonce dans un journal pour retrouver le nez. Que vont penser les autres ? On ne peut décemment pas se montrer sans son appareil.

L'auteur nous propose une très belle critique de la société, « Mais la Russie est une terre si bizarre, qu'il suffit de dire un mot sur un assesseur quelconque, pour que tous les assesseurs, depuis Riga jusqu'au Kamtchatka, y voient une allusion à eux-mêmes. Ceci s'applique du reste à tous les grades, à tous les rangs. » en usant d'artifices sinon il se serait mis en danger à l'époque. Son écriture est belle, j'aime le rythme de l'écriture, les dialogues, Saint-Pétersbourg et les rues sombres le soir…

C'est le premier livre de Gogol que j'ouvre ; je viens à peine de le terminer et il me manque déjà. J'ai donc décidé de lire d'autres nouvelles, avant d'entamer « les âmes mortes » ou « le Revizor »…

Bref, un coup de foudre pour cette oeuvre magistrale ; ce n'est un secret pour personne, je suis passionnée par les auteurs du XIXe et la liseuse, c'est quand même bien pratique pour les oeuvres libres de droits.

Note : 9,5/10
Challenge XIXe
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La littérature russe classique n'étant pas ma tasse de thé, j'y vais à petites doses. En l'occurrence une dose carrément homéopathique avec ces deux courtes nouvelles de Nikolai Gogol.
« Le manteau », d'abord. Saint-Pétersbourg, 19ème siècle, dans le dédale de couloirs de l'administration, Akaki est un obscur petit fonctionnaire mal payé parmi tant d'autres, dont le travail consiste à recopier des piles infinies de documents officiels. Modeste petit soldat de la bureaucratie, jamais un mot plus haut que l'autre, jamais une virgule qui dépasse, un vrai moine-copiste. Bien qu'il s'évertue à raser les murs, tout insignifiant soit-il, il est cependant l'objet des railleries de ses collègues. L'hiver approchant, il se lance dans le projet de sa vie : économiser sou à sou pour se faire tailler un nouveau manteau, qu'il imagine somptueux. Une ambition qui lui coûtera cher...
« Le nez », ensuite. Un nez baladeur, qui se retrouve un beau matin dans un petit pain sorti du four pour le petit-déjeuner, puis jeté dans la rivière, et au même moment au milieu du visage d'une personnalité importante de l'administration. Tout ceci pendant que son propriétaire légitime s'affole de se voir au saut du lit sans son appendice, pour son grand malheur de coureur de jupons : « Pensez donc, comment vivre sans une partie du corps aussi en vue ? (...) Je vais les jeudis chez la femme du conseiller d'Etat, Mme Tchektyriev ; Mme Podtotchina, femme d'officier supérieur et qui a une très jolie fille, est aussi de mes connaissances, et pensez donc vous-même, comment ferais-je maintenant ? ...Je ne peux plus me montrer chez elles ». Et le voilà, camouflé sous un cache-nez, qui court à travers la ville, de la police au bureau des annonces et qui tombe (sans) nez à nez avec celui-ci au détour d'une rue.

Deux petits textes, dans lesquels percent pourtant beaucoup de critiques. Dans « Le manteau », Gogol mêle réalisme et fantastique et dézingue joyeusement la bureaucratie russe, faite de fonctionnaires miséreux, de hiérarchie inepte et de mesquinerie générale. Dans « Le nez », il fait du Kafka avant la lettre et dénonce par l'absurde l'importance excessive accordée aux apparences. Pathétiques ou loufoques, peu de ces personnages évitent le ridicule sous sa plume caustique.
Au final, dans un style fluide et enlevé, une dose homéopathique qui fait du bien.
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« Gogol est sans contredit réaliste. Chez qui trouver plus de vérité dans la peinture ? Tout en riant et en faisant rire, il pleurait en secret ; c'est pourquoi ses satires renferment toute la Russie sous son aspect négatif, avec toute sa chair, son sang et son souffle. "

-Ivan Gontcharov, Oeuvres, Saint-Pétersbourg, 1896, tome VIII, p. 257-


« le manteau » et « le nez » sont deux des cinq récits qui font partie des
« Nouvelles de Pétersbourg », publiées en 1843, qui n'ont été regroupées qu'après-coup lorsque Gogol s'est aperçu du point commun qui les liait : la moderne capitale de l'Empire russe.
Pétersbourg, construite sur des marais par Pierre le Grand, était alors en train de devenir un véritable mythe. Mais cette magnifique construction surgie du néant, représente plutôt pour Gogol un espace de privation et d'aliénation …

« le manteau », c'est une histoire à la fois simple et tragique, celle d'un petit fonctionnaire copiste, du nom d'Akaky Akakiévitch, qui porte un manteau rapiécé, usé jusqu'à la trame, et qui après un long temps de privations s'achète enfin une pelisse, mais pas n'importe laquelle, la pelisse dont il rêve…
Le problème, c'est qu'il se la fait voler le soir même de son achat ! Et c'est absolument burlesque !
Mais il y a aussi un aspect fantastique dans cette nouvelle.
Le fantôme d'Akaky Akakiévitch va tourmenter son supérieur hiérarchique dans son sommeil !
« le manteau » n'est donc pas seulement le récit réaliste d'une vie faite d'humiliations et de privations ! Cet Akaky, il est grotesque, mais il est touchant, et finalement si on rit de lui, on le plaint aussi. Akakiévitch est un être prisonnier de Saint-Pétersbourg. Son aventure est entièrement déterminée par sa pauvreté. Il trouve refuge dans le rêve d'un manteau chaud, solide, presque élégant, un rêve qui exprime bien l'ingratitude de son sort !

Avec « le nez », on plonge littéralement dans le fantastique.
C'est comme si un des morceaux du corps, le nez, avait pris soudain toute son indépendance !
« Espérons que je me suis trompé. Il est impossible que mon nez ait fait la bêtise de disparaître (..)
Un phénomène inexplicable venait d'avoir lieu sous ses yeux. Un carrosse s'était arrêté devant l'entrée, la portière s'était ouverte ; se pliant en deux, un monsieur en uniforme avait sauté dehors et avait gravi le perron en courant. Quelle fut l'horreur et en même temps la stupéfaction de Kovalev quand il constata que c'était là son propre nez ! (..) le pauvre Kovalev faillit devenir fou. Il ne savait que penser d'un événement aussi étrange. Comment était-il possible, en vérité, qu'un nez qui, hier encore figurait sur son visage, ne pouvant ni marcher ni rouler carrosse, se retrouvât en uniforme ? »

Le major Kovalev est un homme qui aspire à s'élever dans la hiérarchie. Son histoire pourrait se résumer comme un drame de l'ambition. le désir de parvenir à un poste plus élevé aurait-il provoqué cette scission de sa personne ? Son nez, sitôt doué d'une existence indépendante, ne trahit-il pas les désirs secrets de son propriétaire ?
Chacun pourra interpréter à sa façon et se faire sa propre opinion…

Gogol tisse une toile de fond réaliste sur laquelle il brode, imagine, rêve, et inonde ces récits pétersbourgeois de fantastique et de caricatures. C'est très plaisant et intéressant.
Pour revenir au réalisme de Gogol qu'évoque Gontcharov dans la citation du début de mon billet, s'il n'y a pas plus réel qu'Akaki Akakiévitch, cependant ce personnage semble vivre dans un système, dans un monde qui lui est propre, différent du monde réaliste du commun des mortels.
Le « manteau » est pour lui l'âme du monde qui le réchauffe. Il l'appelle
« compagne de ma vie ».
Au milieu de la perspective Nevski, il a l'impression de marcher le long d'une ligne qu'il a tracée sur une feuille de papier. C'est un personnage dont l'état de conscience est fantastique.
Dans les personnages du « manteau » et du « nez », il y a une certaine folie diabolique, une folie qui est déterminée par le milieu moderne et citadin dans lequel ils évoluent.

Ce livre me paraît être une très bonne porte d'entrée pour qui n'a pas encore fait connaissance avec l'oeuvre de Nikolaï Gogol en général. Je ne peux que le conseiller vivement !
5/5 !
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
Or, depuis un certain temps, Akaky Akakiévitch ressentait au dos et à l’épaule des morsures particulièrement douloureuses, bien qu’il s’efforçât de parcourir le trajet habituel aussi vite que possible. Il songea enfin qu’il pouvait y avoir quelque accroc à son manteau.
L’ayant examiné bien attentivement, il découvrit qu’en deux ou trois endroits, précisément au dos et à l’épaule, l’étoffe était pareille à une fine toile : le drap, usé, était devenu transparent, et la doublure s’effilochait sous les doigts.
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À la fin, Akaki rendit le dernier soupir. On ne mit les scellés
ni sur sa chambre ni sur son armoire, par la simple raison qu’il
n’avait point d’héritier et ne laissait pour tout héritage qu’un
paquet de plumes d’oie, un cahier de papier blanc, trois paires
de bas, quelques boutons de culotte et son vieux manteau. À qui
échurent ces reliques ? Dieu le sait. L’auteur de ce récit ne s’en
est pas informé.
Akaki fut enveloppé dans un linceul et transporté au cimetière
où on l’inhuma. La grande ville de Saint-Pétersbourg
continua à mener son train de vie ordinaire, comme si le
conseiller titulaire n’avait jamais existé.
Ainsi disparut un être humain qui n’avait eu ni protecteur
ni ami ; qui n’avait inspiré d’intérêt réellement cordial à personne,
qui n’avait jamais excité la curiosité des questionneurs,
pourtant si ardents à s’enquérir, à piquer un insecte rare au
bout d’une épingle pour l’examiner microscopiquement. Sans
une seule parole de plainte, cet être avait supporté le mépris et
la raillerie de ses collègues. Sans qu’il y eût été poussé par un
événement extraordinaire, il avait pris le chemin du tombeau et
lorsque, à la fin de ses jours, un manteau lui avait donné tous les
transports de la jeunesse, le malheur l’avait terrassé.
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Mais rien n’est durable dans ce monde, et c’est pourquoi la joie est moins vive dans l’instant qui suit le premier, s’atténue encore dans le troisième, et finit par se confondre avec l’état habituel de notre âme, comme le cercle que la chute d’un caillou a formé sur la surface de l’eau finit par se confondre avec cette surface.
"Le nez"
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Le jeune homme cacha son visage dans ses mains et il songea combien il y a dans le cœur de l’homme peu de sentiments vraiment humains, et combien la dureté et la rudesse est le propre de ceux qui ont reçu une bonne éducation, même de ceux qui passent généralement pour bons et estimables.
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Ce 25 mars survint à Pétersbourg un événement des plus curieux. Le barbier Ivan Iakovlevitch, sis perspective de l’Ascension (son nom de famille s’est perdu et sur son enseigne figure simplement un monsieur à la joue barbouillée de savon, avec cette inscription : « On pratique aussi la saignée »), le barbier Ivan Iakovlevitch, donc se réveilla d’assez bon matin et sentit une odeur de pain chaud. Se soulevant dans son lit, il vit que son épouse, dame plutôt respectable, qui raffolait du café, retirait du four des pains qu’elle venait de cuire.
« Aujourd’hui, Praskovia Ossipovna, je ne prendrai pas de café , dit Ivan Iakovlevitch. À la place, je mangerais bien du pain chaud avec de l’oignon. » (Pour être franc, Ivan Iakovlevitch aurait aimé l’un et l’autre, mais il savait qu’il était impossible de réclamer les deux à la fois : Praskovia Ossipovna ne tolérait pas ces caprices.) « Que cet idiot mange du pain si ça lui chante ! se dit-elle in petto. Tant mieux pour moi, ça me fera plus de café.» Et elle jeta un des pains sur la table.
Pour respecter les convenances, Ivan Iakovlevitch passa son havit par dessus sa chemise de nuit et, s’asseyant à la table, prit du sel, éplucha deux têtes d’oignon, empoigna son couteau, puis, la mine grave, entreprit de couper le pain. L’ayant partagé en deux, il jeta un coup d’œil à l’intérieur et, surpris, y vit une chose blanchâtre. Ivan Iakovlevitch gratta prudemment du couteau, tâta : « Compact, on dirait ? pensa-t-il. Qu’est-ce que ça peut bien être ? »
Il finit par y fourrer les doigts et retira… un nez ! Les bras lui en tombèrent littéralement ; il se frotta les yeux, palpa : il n’y avait pas à tortiller, c’était un nez ! . Pis : un nez de connaissance. L’effroi se peignit sur le visage d’Ivan Iakovlevitch.
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Pour en savoir plus : http://ateliershenrydougier.com/moscou.html Lire un extrait : https://fr.calameo.com/books/005553960838d5c676209 A commander en ligne : https://www.interforum.fr/Affiliations/accueil.do?refLivre=9791031204802&refEditeur=155&type=P
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